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Même pas croissance zéro pour les SSII selon le Syntec...

La rédaction

"Nous avions prévu un mauvais premier semestre 2002 du fait des événements du 11 septembre, mais la crise financière a détruit les espoirs d'une reprise économique au second semestre", résume François Dufaux (notre photo), président du Syntec informatique. D'autant que la forte reprise aux Etats-Unis au premier semestre ne s'est pas confirmée au second.

Résultat : l'année 2002 sera marquée par une décroissance de l'activité logiciels et services comprise entre 2 et 5 %. Soit, dans le meilleur des cas, un CA global des SSII compris entre 20,5/20,8 Md¤. Pour 2003, le Syntec informatique avance avec prudence, en retenant une croissance du PIB de 2,1 % (contre 1,1 % cette année), pas de nette reprise de la consommation (+2,2 %) et un investissement productif stable (+1 % contre -0,5 % en 2002).

Certes, tous les types de prestations ne sont pas touchées de la même manière, ni tous les secteurs. En terme d'offres, l'infogérance et la tierce-maintenance applicative continuent de croître. Cela tombe bien car ces prestations pèsent pour un cinquième dans le chiffre d'affaires des sociétés de services. En revanche, le développement et l'assistance technique, le conseil en systèmes d'information et l'intégration de progiciels applicatifs sont orientés à la baisse : cela tombe mal, car, ensemble, ils génèrent 35 % du chiffre d'affaires des SSII. Pour 2003, le Syntec Informatique n'entrevoit guère de changement, si ce n'est un petit bol d'air du côté de l'ingénierie de projets et du conseil.

Face à ce contexte pour le moins incertain, marqué par des projets de moindre envergure et des délais d'avant-vente qui s'allongent, les sociétés de services sortent la panoplie classique de la gestion de crise : gel des salaires et des embauches, sauf pour quelques profils spécifiques, réduction de la sous-traitance, ajustement des capacités de production à la demande d'ici à la fin de l'année et coup de frein sur la croissance externe. En attendant la reprise. Sur une longue période, celle-ci est incontournable puisque, de restructurations en fusions, de dérégulation en convergences technologiques et autre optimisation de systèmes d'information, les entreprises vont avoir besoin d'aide.

Et ce n'est pas la première fois que le volume d'activités diminue. Ce fut déjà le cas en 1993, lorsque le chiffre d'affaires total était passé de 9,5 Md¤ à 9,3 Md¤ (-2 %). Pour rebondir ensuite. "Nous avons atteint le fond", assure François Dufaux, pour qui les tendances à moyen et long terme restent favorables au secteur.

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