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Le PDG, un danger endémique pour les systèmes d'information
Depuis un certain temps, un doute planait... mais cette fois, une enquête sérieuse permet enfin de dénoncer ce danger pernicieux, cet ennemi intérieur qui, telle une taupe, n'attend que son heure pour frapper sans scrupule le coeur même de l'entreprise. Nous avons nommé : le PDG. C'est en tout cas ce qu'affirme le très sérieux "The Economist" dans une étude conduite pour le site "intelligence économique". Si l'on en croit celle-ci, le pédégé ne saurait visiblement pas réfréner son envie d'ouvrir des pièces attachées de provenance inconnue et persisterait à utiliser son prénom en guise de mot de passe. Bref, la notion de "bonnes pratiques de sécurité" dépasse souvent le dirigeant d'entreprise sans l'empêcher de prêcher la notion de "changement de mentalité en matière de protection de la propriété intellectuelle".
L'enquête de "The Economist" ne constitue pas franchement un "scoop". De façon pratiquement systématique, les cadres supérieurs des entreprises françaises sont "dispensés" des "security policies" instituées par les DSI et RSSI. Particulièrement lorsque ces règles impliquent des politiques de changement hebdomadaire de mot de passe associant lettres, chiffres et signes de ponctuation. Il est encore plus fréquent de constater que très souvent, en cas de problème, les "patrons de grandes boites" ne connaissent pas du tout l'aspect physique de la personne qui vient récupérer l'ordinateur portable qui n'arrive plus à booter. Or, nul ne peut ignorer que c'est précisément à l'occasion d'une opération de maintenance, très simple à provoquer, qu'il est possible de mettre la main sur des documents à haut degré de sensibilité.
Mais tout espoir n'est pas perdu. L'exemple pourrait provenir "d'en-bas". Non pas des patrons de structures artisanales - hélas très souvent piratables à souhait - mais des entrepreneurs comptant de 10 à 100 collaborateurs. C'est dans cette frange du tissu industriel que l'on rencontre les cadres et dirigeants les plus motivés, les plus conscients des dangers que représente ce "mépris du cambouis technique". Les "petits patrons" donc, mais aussi les principaux timoniers du secteur banque-assurance, nombre d'entre eux étant, pour des raisons historiques, souvent issu du sérail de la grande informatique.
