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Capgemini affiche un optimisme forcé
En présentant ses résultats trimestriels, Capgemini évoque un « retour progressif à la croissance ». Une façon flatteuse de présenter des chiffres peu éloquents. Ainsi, Capgemini a réalisé au premier semestre de l'année un chiffre d'affaires de 2,97 Md¤, en baisse de 7,1 % à taux de change et périmètre constants et de 1,8 % à taux de change et périmètre courants, par rapport au premier semestre 2003. Une mauvaise performance qui se solde par résultat d'exploitation négatif de 20 M¤ pour la période et une perte nette de 135 M¤, contre 107 M¤ au second semestre 2003 et 90 M¤ au premier semestre 2003. Ce qui n'a pas empêché le directeur général du groupe de services informatiques, Paul Hermelin (photo), de déclarer : "J'avais dit que le groupe devait reprendre le chemin de la croissance. Je peux dire aujourd'hui que c'est fait".
Capgemini attribue ces mauvais résultats « au poids des investissement commerciaux », « à l'identification et à l'enregistrement de dépassements importants sur plusieurs contrats conclus en 2001 et 2002 » - pour 80 M¤ -, mais aussi à la « forte dégradation des résultats opérationnels de la zone Amérique du Nord et, dans une moindre mesure du Royaume-Uni. »
Dans un effort pour essayer de communiquer son optimisme, Gapgemini souligne dans son communiqué la progression de 0,8 % de chiffre d'affaires du premier semestre 2004 par rapport au second semestre 2003, à taux de changes et périmètre constants, et de 8,8 % à taux de change et périmètre courants.
La SSII souligne en outre ses « succès obtenus dans le secteur de l'infogérance, en particulier dans l'infogérance de transformation, et l'effet de l'intégration dans Sogeti de la société Transiciel ». Capgemini met également en avant son carnet de commandes : à 12,6 Md¤ au 30 juin 2004, il a plus que doublé par rapport au 30 juin 2003, à taux de change courants. Selon la SSII, ceci améliore « sensiblement la visibilité du groupe sur l'activité des prochains trimestres » et apporte « un contribution significative (+ 400 M¤) à l'augmentation du chiffre d'affaires attendue pour ce second semestre 2004. »
En outre, Capgemini rappelle les principales mesures de redressement qu'elle a engagées au second trimestre : relancer ses activités en Amérique du Nord, améliorer le contrôle de sa production, réduire les coûts de structure, fermer ou vendre les activités déficitaires non stratégiques.
Pour autant, Capgemini peine à convaincre. L'action de la SSII chutait à Paris de 12,93 % ce jeudi 9 septembre en fin de séance. Standard & Poor's a dégradé sa notation de la dette à long terme de Capgemini de « BBB » à « BBB- ».
