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Trop cher, trop compliqué : Avis Europe congédie Peoplesoft et Atos

La rédaction

Rien ne va plus entre Avis Europe, Peoplesoft et Atos Origin, le loueur de véhicules ayant décidé d'abandonner le déploiement - programmé depuis le premier trimestre 2003 - du PGI de l'éditeur californien. Avis affirme devoir renoncer à son projet du fait des multiples retards et des surcoûts d'implémentation enregistrés avant même que la plate-forme ne soit opérationnelle. La société invoque "nombres de problèmes fondamentaux tant au niveau de la conception que de l'implémentation".

Peoplesoft explique dans un document qu'Avis avait choisi Atos Origin pour l'implémentation, Peoplesoft Global Services n'intervenant qu'au niveau du paramétrage et de la personnalisation du module Financial Management Solutions.

Personne chez l'éditeur n'a cependant souhaité répondre aux questions de notre correspondant en Grande-Bretagne tandis que chez Atos Origin, l'on se contente d'expliquer avoir effectivement enregistré l'annulation du contrat Avis Europe.

N'empêche, dès 2003 Atos Origin peinait déjà sur au moins deux gros projets de de déploiement Peoplesoft en France cette fois. Sur l'un d'eux (le spécialiste de la location de véhicules frigorifiques Petit Forestier), la société avait même passé une charge exceptionnelle de 700 000 ¤ en raison des "difficultés rencontrées avec Atos Origin dans la mise en place du nouveau système d'information".

Aujourd'hui, Avis Europe va plus loin et explique que - au moins ans un futur proche - "le projet PGI est clos et il est temps d'avoir un système informatique en état de marche".

Le loueur a dû provisionner dans ses comptes une charge exceptionnelle de 40 à 45 M¤ en grande partie liée à ses problèmes d'informatique. Une refonte - à la baisse en terme d'ambition - de l'ensemble du système IT est à l'étude.

Il y a une semaine à peine, la chaîne britannique de distribution alimentaire Sainsbury avait également tapé du poing sur la table et poussé Accenture à renégocier un contrat d'externalisation portant sur près de 3 Md¤. Des coûts jugés prohibitifs étaient là encore à l'origine du courroux du groupe.

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