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Le conseil informatique retrouve des couleurs
Après des exercices 2002 et 2003 très difficiles, le marché du conseil informatique entrevoit le bout du tunnel. "Il devrait terminer l'année 2004 sur une progression à nouveau positive, autour de 2 %", a indiqué Jean-François Perret, président du cabinet PAC, à l'occasion d'une conférence organisée par le Syntec Informatique sur ce thème. La croissance devrait même se poursuivre au cours des prochaines années, avec un taux de progression annuel moyen de l'ordre de 8 % jusqu'en 2007, particulièrement dans le domaine du conseil en infrastructures, tiré par les grands projet de consolidation. "La dynamique du marché dépendra également du rythme des nouvelles réglementations qui imposent aux entreprises d'adapter leurs systèmes d'information, et du flux d'innovations chez les éditeurs de logiciels et les constructeurs", a insisté Jean-François Perret. Ainsi que de la capacité des acteurs du conseil à apporter une offre en adéquation avec les attentes des entreprises, qui ne veulent plus se faire abuser comme par le passé. "Elles veulent désormais de la valeur, du retour sur investissement et des prix en rapport avec la prestation fournie", a conclu le président de PAC.
Les acteurs du conseil semblent eux-aussi avoir retenu les leçons du passé, jurant que les pratiques ont évolué. "Nous sommes passés d'un métier de généraliste à un métier d'experts et d'industriels", a indiqué Benoît Genuini, président du comité Conseil et administrateur du Syntec Informatique, par ailleurs, président d'Accenture France. Le marché du conseil s'est lui-même modifié. Comme pour l'ensemble du secteur des services informatiques, les acteurs de taille intermédiaire, employant de 30 à 250 personnes, ont énormément souffert durant la période de crise. Ils n'emploient plus qu'un petit quart des 291 000 personnes travaillant dans le secteur, contre un tiers en 1998. "Leur recul à surtout profité aux grands groupes de plus de 500 salariés qui, à coups de fusions-acquistions, représentent aujourd'hui un quart de l'effectif salariés total contre 15 % en 1998. Ils sont devenus incontournables sur les projets de grande envergure", a assuré Benoît Genuini. Enfin, les plus petits acteurs (42 % des salariés) ont plutôt bien résisté grâce à leur forte expertise et à leur présence sur des marchés de niches. "Le conseil reste toutefois un marché très fragmenté, tant au niveau des acteurs que des projets, a conclu Jean-François Perret. Et il le restera."
