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Que peut-on craindre du rachat de BEA par Oracle ?

Si le rachat prend tout son sens par la complémentarité des offres des deux éditeurs, il est à craindre que ses effets 'secondaires' pèsent lourdement, surtout sur les clients de BEA.

La rédaction

Après l'annonce du rachat de BEA par Oracle, pour 8,5 milliards de dollars, les inquiétudes commencent à poindre chez les clients des deux éditeurs. Plutôt chez les clients de BEA, d'ailleurs !

Certes, l'acquisition prend toute sa logique à l'étude des complémentarités au sein de leurs offres et de la cohérence stratégique d'Oracle dans la composition et l'élargissement de son portefeuille. En particulier le serveur d'application WebLogic de BEA va rapidement trouver sa place aux côtés des bases de données d'Oracle. Mais pour le reste ?

L'inquiétude des clients de BEA porte sur trois points essentiels. Tout d'abord sur le choc des cultures, très ouvert et collaboratif chez leur fournisseur, autrement plus opaque et certainement moins documenté chez le géant des bases de données.

La disparition probable d'une partie des technologies BEA, ensuite, pour limiter les doublons avec des modules développés par Oracle, en particulier autour de ses développements sur Fusion, la future plate-forme de convergence des solutions progiciels et services du géant.

Enfin le risque d'assister à une hausse à la fois du tarif des licences, justifiée par l'effet d'accumulation des briques des deux éditeurs, et de la maintenance.

Etonnamment, et à la différence de ses derniers grands rachats dans le secteur des progiciels (Siebel, PeopleSoft, etc.), Oracle n'a pas (encore ?) communiqué sur le maintient des offres et du support en place. C'est donc légitiment que s'inquiètent les clients de BEA, même si Oracle a régulièrement veillé sur l'intégration de ses acquisitions dans une démarché respectueuse des clients en place.

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Que peut-on craindre du rachat de BEA par Oracle ?