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Macron fait pétiller les yeux du Syntec Numérique

En ouverture de sa soirée networking mercredi 7 juin à la CCI de Paris, le Syntec Numérique a organisé une table ronde revenant sur ses travaux menés dans le cadre de la campagne des Présidentielles 2017. L'élection d'Emmanuel Macron et la nomination de Mounir Mahjoubi au poste de Secrétaire d'Etat au numérique constitue pour l'organisme un inédit et prometteur ticket gagnant.

La rédaction

Fort de 1 800 adhérents - soit 381 de plus qu'en 2016 - et chargé de représenter les intérêts des entreprises dans les secteurs des logiciels, services et conseils technologiques, Syntec Numérique s'est impliqué tôt dans la campagne des élections présidentielles françaises. Avec l'envie (et non moins l'ambition) de peser sur les choix et décisions relatives au champs du numérique que suivra la France dans les 5 prochaines années. « On s'est positionné très fort dans la campagne présidentielle avec un millier de bénévoles impliqués », a lancé Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique en ouverture de sa soirée post-assemblée générale mercredi 7 juin à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris.

La taxe robot, pollueuse de campagne présidentielle

En juillet 2016, le syndicat a ainsi planché en mode « design thinking » sur les fondamentaux d'un travail collectif sur la campagne présidentielle avec l'idée de porter des idées et un programme numérique solide, espérant qu'ils puissent infuser dans ceux présentés par les candidats. Ce qui ne se sera pas fait sans mal : « Dans les discours politiques, le numérique était présent mais avec des nuances caricaturales comme la taxe robot qui a pollué la campagne », a indiqué Godefroy de Bentzmann. Afin de prêcher la bonne parole numérique, l'organisation a mené la charge en participant - aux côtés d'autres - à plusieurs opérations dont France Numérique 2017 et Hacking 2017, un événement auquel a d'ailleurs participé un certain Emmanuel Macron, seul des 11 candidats au poste suprême à avoir bien voulu se déplacer.

Syntec Numérique

La table ronde organisée lors de la « soirée de l'écosystème numérique » du Syntec Numérique mercredi 7 mai à Paris a fait intervenir - 2e en partant de la gauche - Silvano Sansoni (directeur général adjoint d'IBM France), Véronique Torner (co-présidente d'Alter Way) ainsi que Gilles Prunier (directeur général des services généraux d'Orange). crédit : D.R.

Les travaux du Syntec Numérique pour la campagne présidentielle ont débouché sur 40 mesures, réparties dans 4 cahiers : « Industrie du futur - transformer l'industrie par le numérique », « Education et formation - réinventer la formation grâce au numérique », « Santé - transformer la santé par le numérique » ainsi que « Villes et territoires - mettre le numérique au service de nos territoires ». Certaines d'entre elles, par exemple dans la santé (loi de programmation à 5 ans, financement réel à l'innovation pour les soins de tous), la formation tout au long de la vie (avec 15 Md€ injectés dans cette transition pour former 2 millions de personnes) ou le compte personnel d'activité pour individualiser les droits à la formation, se sont d'ailleurs retrouvés dans le programme d'Emmanuel Macron. Le syntec Numérique ne veut pas croire au hasard

« Un alignement des planètes dont on ne peut rêver mieux »

« Nous sommes heureux de voir une résonance », s'est félicité Godefroy de Bentzmann. « Nous avons le président élu qui a le plus d'appétence et de compréhension du numérique. Le succès de ce quinquennat ne se fera pas si le numérique n'est pas utilisé ». Et le président de Syntec Numérique de nous glisser : « Emmanuel Macron a complètement compris mieux que tout le monde que le numérique allait être une opportunité phénoménale pour aider les entreprises et révolutionner leur modèle traditionnel. Le fait qu'il soit élu, on aura une oreille attentive plus qu'avant ».

Le président du Syntec Numérique n'est pas le seul à qui l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, mais également de son secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi - qui devait participer à la table ronde mais excusé pour cause de campagne pour les élections législatives - est un motif de grande satisfaction. « Il y a un alignement des planètes, on peut difficilement rêver mieux pour le numérique », nous a expliqué Guy Mamou-Mani, président d'Open et ex-président du Syntec. Quant à la question de savoir si l'équipe réduite du cabinet composant le secrétariat d'Etat au Numérique (4 personnes) est trop modeste au regard des enjeux, Bernard Ourghanlian, le directeur technique et sécurité de Microsoft France n'y croit pas : « Le fait qu'il soit [Mounir Mahjoubi] rattaché au premier ministre montre l'importance. Les moyens ne sont pas qu'une question de personnes mais de prendre les bonnes décisions et que ces personnes travaillent dans la même direction.

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