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Entretien Nicolas Di Marino (responsable SI Vinci Construction Sud Est) :

Combinant cours et plongée dans l'entreprise, l'alternance peut s'avérer très pratique et surtout utile tant pour les élèves que pour les entreprises qui les accueillent. Passé par le CESI d'Aix-en-Provence, Nicolas DI Marino l'actuel responsable SI de Vinci Construction Sud Est, a pu en tirer tous les fruits.

La rédaction

Trop théorique, trop déconnecté du terrain, pas assez pratique... Quel candidat ne s'est pas heurté un jour au mur de sa propre formation lorsqu'il a postulé pour un poste et qu'il s'est entendu dire qu'il manquait d'expérience... Une réalité qui pousse tous les organismes de formations à injecter dans leurs cursus davantage de stages et sessions d'immersions dans les entreprises afin de s'assurer que les élèves répondent bien aux attentes des entreprises en termes de compétences mais aussi - surtout - d'opérationnalité. Lorsqu'il est embauché, les entreprises n'ont en effet pas parfois le luxe d'attendre et surtout prendre le temps que le jeune employé soit capable d'accomplir tout de suite les tâches essentielles rattachées à sa mission. Un challenge auquel l'alternance apporte de plus en plus une solution et qui est d'ailleurs poussé depuis quelques années au plus haut niveau de l'Etat face à l'urgence de propulser sur le marché du travail des profils tout de suite opérationnels.

Passionné par l'informatique, c'est précisément le choix de formation qu'a effectué Nicolas Di Marino, passé par le CESI Aix-en-Provence. « Ce qui m'a attiré vers le CESI c'est le mode d'alternance qui permet de sortir au bout de deux ans avec de l'expérience et de la formation. Du coup on est déjà prêt à être embauché dans une entreprise », nous a raconté Nicolas Di Marino, responsable SI Vinci Construction Sud Est. Dans le cadre de son apprentissage, Concrètement, 2 semaines d'école et 2 semaines en entreprise se sont succédées : un timing adapté permettant d'avoir suffisamment de temps pour se plonger dans les tâches demandées par l'entreprise. La formation choisie par Nicolas Di Marino a été un Bac+2 en administration systèmes et réseaux. Pour autant, afin que l'alternance ait un sens, il faut que le lien entre l'école et l'entreprise soit fort, et cela passe en particulier par un tuteur d'entreprise qui joue pleinement son rôle, au risque que la réussite ne soit pas au rendez-vous. Cela n'a pas été le cas pour Nicolas Di Marino : « Il faut que le tuteur d'entreprise joue le jeu. Quand on a un cours sur Windows Server, il faut que le projet dans l'entreprise soit aussi sur ce thème ». Une contrainte qui peut se transformer en force.

Un Bac+2 en alternance couplé à 3 ans de formation continue

Ayant débuté son contrat d'alternance en 2005, Nicolas Di Marino a pu intégrer la direction des systèmes d'information de Vinci Construction dans une de ses filiales sur Marseille. Après deux ans de cours et de missions dans l'entreprise, Nicolas Di Marino a été embauché en CDI en tant qu'administrateur systèmes réseau. Mais ce n'était là que le début de son aventure, puisqu'il a ensuite décidé de poursuivre sur son temps personnel une formation de 3 ans d'ingénieur systèmes réseaux de niveau Bac+5, toujours au CESI, « A la sortie de ce diplôme j'ai décroché un poste de responsable systèmes et réseaux qui n'existait pas, et géré les infrastructures de la région Sud Est », explique Nicolas Di Marino.

Ayant ajouté à son arc des compétences en gestion de projets, le responsable a depuis été en mesure de monter les échelons de la DSI pour prendre en charge l'ensemble des infrastructures de la région Sud Est de Vinci Construction avant d'être nommé début 2019 responsable adjoint du SI. Suite à un départ en retraite du responsable SI, Nicolas Di Marino a officiellement pris sa succession en janvier 2020. « Je gère une équipe d’environ 10 personnes internes/externes pour du support sur environ un millier d’utilisateurs, des infrastructures fixes et temporaires sur chantier, et aussi tous les projets AMOA pour les métiers », poursuit Nicolas Di Marino.

Des projets SD-WAN et dématérialisation de factures rondement menés

Dans le cadre de ses missions, plusieurs projets ont été menés de front, à savoir l'accélération du déploiement de la visioconférence poussée par la crise sanitaire et l'explosion du télétravail, la bascule du MPLS vers le SD-Wan pour gagner en qualité de service et disponibilité, mais aussi numériser la comptabilité et la facturation. « On recevait les factures sur sites et il fallait ensuite les injecter manuellement dans la GED. Nous avons digitalisé ces tâches avec des apps mobiles, cela a été très compliqué et nous a demandé énormément de boulot mais pendant le premier confinement beaucoup de chantiers BTP étaient à l'arrêt ce qui nous a laissé le temps pour le déploiement ».

Avec le recul, Nicolas Di Marino a particulièrement apprécié sa formation au CESI Aix-en-Provence qu'il garde toujours dans un coin de sa tête au moment d'effectuer à son tour des recrutements. « La valeur de l'école est reconnue au niveau professionnel, alors évidemment quand on est manager et que l'on reçoit des CV de personnes qui en sortent, on fait plus attention. Mais on recrute aussi des personnes d'autres écoles. La différence c'est que la personne est très opérationnelle, tout dépend après si l'entreprise à le temps ou pas de contextualiser un nouvel embauché », conclut Nicolas Di Marino.

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