Article 1 sur 10
Les mémoires non volatiles memristors
Certaines avancées sur les nouvelles mémoires intelligentes devraient déboucher sur une production commerciale d'ici à la fin de l'année 2012. C'est notamment le cas pour HP et sa ReRAM qui pourrait potentiellement remplacer les mémoires de type Flash et DRAM. Pour bien comprendre la ReRAM, il faut savoir qu'elle est construite autour des memristors. Ces dernières comprennent une résistance avec de la mémoire et sont considérées comme le quatrième composant électrique passif (après le condensateur, la bobine et la résistance), selon les travaux du professeur Leon Chua, de l'Université de Californie à Berkeley en 1971.
Les laboratoires d'HP ont démontré que ces « mémoires-résistances » pouvaient effectuer des calculs logiques. La ReRAM est non volatile, ce qui signifie qu'elle peut conserver les données lorsqu'elle n'est pas alimentée électriquement. Ce qui n'est pas le cas pour la DRAM. Pour la production, le constructeur a fait appel à Hynix. HP dispose déjà d'échantillons dans ses laboratoires qui embarquent des capacités de stockage de 12 Go par centimètre carré.
Les principaux fondeurs travaillent sur le sujet
De son côté, IBM travaille sur une mémoire à changement de phase (PCM) non volatile. L'objectif est de produire de puces qui peuvent stocker autant de données que la technologie flash NAND, mais avec des performances accrues et une durée de vie beaucoup plus grande. Selon IBM, la mémoire à changement de phase (PCM) permet de stocker deux bits de données par cellule, sans problèmes d'erreur de données, ce qui était un inconvénient majeur au début des recherches sur les PCM. La PCM peut soutenir jusqu'à 5 millions de cycles d'écriture (100 000 cycles maximum pour la mémoire flash NAND), avec un temps de latence de 10 millisecondes. IBM a indiqué qu'il ne produirait pas en propre les mémoires mais laisserait aux constructeurs comme Samsung intégrer cette technologie dans leurs produits. A
l'instar de HP et d'IBM, Micron, en partenariat avec Samsung, capitalise sur la Hybrid Memory Cube (HMC), une mémoire RAM 15 fois plus rapide que la DDR3 actuelle. Les deux acteurs ont d'ailleurs fondé le HMCC, un consortium travaillant sur la HMC et ouvert à tous les acteurs IT.