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IT & DirectionGrand dossier6 articlesPublié le

Région Grand Ouest : une filière numérique dynamique et transversale

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

L'année dernière avec son premier IT Tour , Le Monde Informatique avait décidé d'aller à la rencontre de ses lecteurs en province pour les aider à améliorer et à réduire les coûts de leur informatique. Aujourd'hui, nous vous proposons un premier dossier sur les régions et l'industrie numérique en France avec un focus sur le Grand Ouest : de Nantes à la Vendée en passant par les Pays de Loire.

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Article 1 sur 6

Grand Ouest : trois associations régionales, différentes mais complémentaires

Par La RédactionPublié le 5 avril 20135 min de lecture

En février 2011, la Région et la CCI des Pays de la Loire avaient lancé, avec l'aide de l'État, un programme de développement du numérique, nommé Ouest Numérique, pour piloter le développement des entreprises du numérique dans la région. Comme l'a déclaré Christophe Clergeau, le 1er vice-président de la Région Pays de Loire (il est président de Président de la commission Économie, innovation, Enseignement supérieur et recherche), « une nouvelle convention avec le soutien des associations professionnelles du territoire pour clarifier et relancer le projet Ouest Numérique est en cours de finalisation ». D'ores et déjà, la mission de développer la filière est répartie entre trois associations régionales, très différentes, mais très complémentaires, ADN'Ouest, Atlantic 2.0 et Alliance Libre.
Les animateurs de la filière
Comme l'explique Catherine Boidin, vice-présidente d'ADN'Ouest, chargée de la communication, « la mission de l'association tourne essentiellement autour de trois objectifs : apporter de la visibilité aux métiers du numérique dans les entreprises et favoriser l'investissement dans le numérique ; donner envie aux jeunes à s'orienter vers les métiers du numérique, et contribuer à leur formation pour les recruter ; nourrir les échanges entre l'ensemble des acteurs du numérique du Grand Ouest ». L'association, présidée par Christophe Chapet, par ailleurs DSI de Nantes Habitat,  compte environ 300 entreprises adhérentes de toute taille et de tout secteur d'activité réparties en 3 collèges : entreprises « utilisatrices » représentées par leurs DSI, entreprises « prestataires » et « enseignants-chercheurs ».
Elle pèse pour plus de 25 000 emplois dans le numérique principalement concentrés sur la Loire-Atlantique, la Vendée, le Maine-et-Loire et la Bretagne. « L'association organise 4 séminaires par an de haut niveau à destination des décideurs informatiques sur des thèmes liés aux systèmes d'information, mais aussi des dîners, des petits-déjeuners, des forums, des soirées thématiques, des évènements spécifiques aux pôles Bretagne, Vendée, Anjou, en tout plus de 100 évènements par an. Ce chiffre est en forte évolution et 2013 atteindra probablement les 150 évènements ! » , ajoute Catherine Boidin. L'association édite plusieurs baromètres réalisés par A2JV, un spécialiste du baromètre professionnel basé à Nantes, pour suivre, sur le territoire et sur une période donnée, l'évolution de différents indicateurs du secteur.
Comme l'explique Sylvian Redondie, responsable de A2JV et créateur des solutions, « le BaroTIC permet par exemple de recueillir auprès d'un échantillon représentatif de prestataires du numérique de l'Ouest des Indicateurs sur l'évolution de l'activité (Business) du secteur, l'idée étant d'éclairer les professionnels sur leur marché par une vision collective et partagée des ressentis ». A2JV édite aussi BaroJOB pour évaluer les métiers et les compétences du secteur des TIC, BaroDSI pour mesurer la qualité du SI, et BaroQL pour la qualité logicielle et les bonnes pratiques. Ces résultats sont ensuite diffusés auprès des adhérents d'ADN'Ouest, et vers certains institutionnels. (voir projets innovants)
5 ans d'existence pour Atlantic 2.0
Le réseau Atlantic 2.0 a en charge la promotion de l'innovation et du numérique sur Nantes et en Région Pays de la Loire. L'association, présidée par Ludovic Simon, fêtera ses 5 ans d'existence en septembre prochain. Elle compte 250 membres. Elle est soutenue par des partenaires publics (État, Région, Metropole) et privés (SFR, Orange, In Extenso, Alcatel, BPA...). Les acteurs concernés par le réseau sont plus particulièrement tournés vers les filières du web, de l'innovation et de la création numérique. Les porteurs de projet sont en majorité des autoentrepreneurs. Comme l'a rappelé Jordane Carnec, chef de Projet à Atlantic 2.0, et l'un des cinq permanents de l'association, « en février 2011, l'association a créé une cantine numérique sur la base du modèle parisien, afin d'offrir un espace de coworking aux travailleurs indépendants du numérique ».
En deux ans, la cantine nantaise est devenue une référence dans l'hexagone au point que Adrien Pogetti, délégué général d'Atlantic 2.0, a pris la première présidence du réseau national des cantines numériques. « Au total, la cantine organise 230 événements par an, dont le Web2day (cette année la manifestation est programmée les 16 et 17 mai) », a-t-il ajouté. En 2011, les membres d'Atlantic 2.0 représentaient 2000 emplois, et un peu plus de 2500 en 2012. Au cours de l'année écoulée, 45 % des membres ont initié une collaboration avec autre une entreprise/structure du réseau.
Expertise Open Source pour l'Alliance Libre
Enfin, Alliance Libre, se présente comme un pôle d'expertise en logiciels libres de l'Ouest. Créée fin 2006, à l'initiative d'indépendants et d'entreprises engagés dans le développement et la promotion du logiciel libre professionnel, l'association regroupe une quarantaine de membres. Son objectif : assurer la promotion des acteurs et de leur savoir-faire de mutualiser les moyens, aider et accompagner les futurs entrepreneurs et porteurs de projets. Selon Marc Saboureau, le fondateur et actuel président d'Alliance Libre, « il se crée environ 4 nouvelles entreprises par an dans le secteur, et leur croissance annuelle est supérieure à celle enregistrée au niveau national ». Les membres d'Alliance Libre interviennent sur des missions axées sur une expertise en logiciels libres (applicatifs, outils métiers, web, intranet, extranet) auprès de clients très divers (associations, TPE, PME, grands comptes, collectivités...). (Voir dans les Projets innovants, celui porté par CollecTIC).
Les 3 associations travaillent en partenariat et échangent tant sur les pratiques que sur certains évènements. Un certain nombre d'entreprises sont membres de deux voir des 3 trois associations. Ce qui créé une réelle dynamique et de nombreux partages.
À noter parmi les événements à venir, la 5e édition du salon MIPE Grand Ouest Métiers, Innovations, et Performance de l'entreprise, le 18 juin prochain à la CCI Nantes St Nazaire.

Article 2 sur 6

Les pôles numériques au Mans, à Angers, à Laval et en Vendée

Par La RédactionPublié le 5 avril 20136 min de lecture

Si, au coeur de cet espace du grand Ouest, Nantes occupe une place centrale en terme d'activité, d'attractivité et de rayonnement dans l'industrie numérique, d'autres villes tirent également leur épingle du jeu. Le Mans n'est pas en reste, même si, comme le précise Loïc Richer, le directeur du Développement Numérique à la CCI du Mans et de la Sarthe, « ses acteurs ont naturellement développé plus de liens avec la région parisienne, très proche (moins d'une heure en TGV) et fortement attractive, qu'avec les autres départements », sauf peut-être pour la formation professionnelle et l'enseignement. Le Mans joue aussi sur cette proximité avec Paris pour dynamiser la filière numérique sur le département de la Sarthe, pas seulement dans des secteurs qui vont de soi, comme l'industrie automobile. Les acteurs veillent à mener des actions très transversales, en s'appuyant notamment sur la Ruche numérique, un projet d'incubateur lancé par la CCI du Mans et de la Sarthe et Le Mans Métropole.

Porté par l'équipe Développement Numérique que dirige Loïc Richer, le projet est devenu réalité au bout de 5 mois. « L'objectif de la Ruche numérique est de faire la promotion des usages du numérique auprès des 15 000 entreprises sarthoises et des porteurs de projets du département », a-t-il ajouté. La Ruche sert aussi de lieu de rencontre et de pépinière pour de jeunes entreprises. Celle-ci entretient aussi beaucoup de relations avec la Cantine parisienne Silicon Sentier, ou encore les espaces de coworking comme Ici Montreuil, ou la Mutinerie. L'espace ouvrira officiellement le 10 avril avec 5 entreprises prêtes à intégrer la pépinière. La filière pèse 2200 emplois, avec peut-être une spécialité, « celle de la sécurité des systèmes d'information », a précisé Loïc Richer.

Angers, une technopole et un incubateur  

En ce qui concerne Angers, 3e agglomération du Grand Ouest après Rennes et Nantes, la filière est essentiellement centrée autour d'Angers Technopole. L'association fondée en 1986, et dirigée par Christophe Angot, compte plus de 160 adhérents, principalement des entreprises innovantes et des laboratoires de recherche en Anjou dont la vocation est de « soutenir et développer l'innovation sous toutes ses formes pour contribuer au développement économique de son territoire ». Depuis 2000, la technopole angevine s'est dotée d'un incubateur d'entreprises innovantes et depuis 2005, elle est partenaire et co-fondatrice des pôles de compétitivité Vegepolys à vocation mondiale, et Atlanpole Biothérapies à vocation nationale, de clusters comme Lea Valley (électronique) dont l'objectif est d'être reconnu comme territoire d'excellence en Europe. Enfin, depuis 2009, la technopole est labellisée Centre Européen d'Entreprises et d'Innovation (CEEI) par le réseau «European Business Network ».

Deux associations, Angers Numérique, dont l'approche est plutôt B2B, et MaineLabs, qui cherche à développer un numérique pour tous, défendaient un projet de cantine numérique qui n'a pas pris forme. Depuis le mois de septembre dernier, la ville a ouvert une Maison des Projets qui sert de lieu d'accueil pour la filière numérique, mais aussi aux acteurs artistiques et culturels. Comme l'a déclaré Yoann Digue, chargé du développement de la filière numérique sur le département, « la Maison des Projets offre un espace de co-working à tous les professionnels, quels que soient leur secteur d'activité ». Le lieu sert à centraliser les initiatives et accueille aussi des évènements, des forums, des conférences. Sur la zone d'emploi d'Angers, les entreprises TIC et électroniques représentent 265 entreprises et établissements, soit 5 600 emplois. « Elles couvrent une chaîne complète : électronique, services TIC, interactivité et multimédia ». En terme de formation, l'Université d'Angers abrite l'Institut des Sciences et Techniques de l'Ingénieur d'Angers (ISTIA). On trouve aussi sur Angers une antenne de l'ENSAM (École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers), de l'ESSCA, de l'ESEO, qui compte ouvrir un nouveau campus consacré à l'informatique et à l'électronique, l'IMIE (Institut des métiers de l'informatique et de l'Internet).

Laval mise sur la réalité virtuelle

Laval a, quant à elle, misé sur la réalité virtuelle. La Mayenne compte une quinzaine d'entreprises reconnues dans le secteur. Depuis 15 ans, la ville organise le salon international de la réalité virtuelle et des technologies convergentes Laval Virtual (la dernière édition a eu lieu du 22 au 24 mars). Pour accompagner cet élan, Laval Agglomération et le Conseil Régional des Pays de la Loire mettent sur pied « une Cité de la Réalité Virtuelle Région des Pays de la Loire dont l'ouverture est prévue en 2015. Celle-ci réunira les acteurs, les équipements, les moyens et les services d'un pôle international des technologies du Virtuel », a indiqué Céline Loury, chargée de communication à la Technopole LMT. Laval Mayenne Technopole, qui a en charge le développement du territoire par l'innovation, sert aussi de pépinière pour une vingtaine de startups du département. Le parc technopolitain occupe à lui seul 450 emplois, dont une centaine à la Technopole. « Laval Mayenne Technopole est également à l'initiative du Concept-Store de l'Innovation qui ouvrira ses portes en juin 2013 en plein coeur de Laval », a rappelé Céline Loury.

Dans cet espace, les start-ups pourront tester et vendre leurs dernières innovations avant leur mise sur le marché, un concept inédit en France. Le lieu servira aussi d'espace de rencontres (conférences, formations, ateliers thématiques) et de co-working autour de l'innovation pour des travailleurs indépendants et des salariés itinérants. La ville encourage aussi les formations dans la filière numérique, comme ces Masters sur la Réalité Virtuelle, la Réalité Augmentée et l'Innovation aux Arts et Métiers ParisTech (Ensam), et une licence en développement de contenu numérique à l'École supérieure de création interactive numérique de Laval (ESCIN).

Un pôle d'activité numérique en Vendée

Enfin, la Vendée qui veut rattraper son retard et ne pas rater le train de la croissance que pourrait apporter au territoire la filière numérique a lancé un ambitieux projet de pôle d'activité numérique qui pourrait à terme permettre de créer 300 à 400 emplois. Localisée à la Vannerie à Olonne (Vendée), la première tranche d'aménagement (2 ha) de cette « numeric valley » sera essentiellement centrée autour du data center installé par l'hébergeur et opérateur Telecom déjà présent sur le territoire, Oceanet Technologies. Environ une dizaine d'autres entreprises ont aussi fait part de leur intérêt.

Comme l'a déclaré Jean-François Dejean, le président de Vendée Expansion, aménageur du territoire vendéen, le pôle d'activité numérique comprendra aussi « une pépinière d'entreprises et une école d'ingénieurs en informatique ». Ce pôle est un pari pour ce département industriel et rural, qui vit aussi beaucoup sur le tourisme. « Le numérique est un vecteur de développement certain. Nous pouvons offrir à de jeunes entreprises du secteur un lieu d'accueil, près de la mer, c'est à dire dans un cadre de vie très agréable », a-t-il ajouté. Afin d'attirer les jeunes créateurs, le pôle pourrait prendre en charge des startups sélectionnées par concours pendant deux ans. Le lancement du pôle est prévu début 2014.


Article 3 sur 6

Entretien Christophe Clergeau, 1e vice-président de la région Pays de Loire : "le numérique comme levier d'innovation pour toute la région"

Par La RédactionPublié le 5 avril 20133 min de lecture

Votre région fait un pari ambitieux sur le numérique. Quel est-il ?

La région Pays de la Loire a une histoire industrielle forte. C'est la troisième région industrielle de France. Les deux filières de la santé et du numérique, qui ont émergé au cours de ces 20 dernières années, sont en pleine explosion. Elles nous offrent une chance assez extraordinaire, à la fois d'être présents sur ces segments-là et de jouer la fertilisation croisée entre les différents secteurs de l'économie, entre les différents territoires, pour réussir la révolution numérique qui est pour non pas une révolution de la filière numérique, mais une révolution de l'ensemble de l'économie.

Notre pari, c'est vraiment un pari de bascule dans le numérique de l'ensemble du tissu économique et de développement des services et associés, que ce soit dans la communication web, le monde industriel, ou le monde du commerce et de la distribution. Nous voulons créer un cercle vertueux d'innovation pour les entreprises et que le numérique contribue à les faire monter en compétence, en chiffre d'affaires. Aujourd'hui, notre priorité, c'est d'accompagner la bascule de l'économie ancienne, notamment l'industrie, pour être le plus performant dans l'intégration des outils numériques, dans les process, dans la compétitivité des entreprises et dans l'adaptation aux attentes des clients et des consommateurs.

Les territoires sont très différents les uns des autres et n'avancent pas à la même vitesse. Pensez-vous aller vers un rééquilibrage ?

Notre volonté n'est pas de chercher un rééquilibrage, mais de valoriser les cartes de chaque territoire par rapport à cette économie. Il est clair que Nantes est le coeur battant de cette économie numérique, mais Angers est assez dynamique grâce à un tissu de jeunes entreprises innovantes qui se développent assez rapidement dans l'agglomération. Angers a aussi la carte de l'électronique professionnelle sur laquelle il faut jouer et nous devons vraiment penser à développer des compétences numériques spécifiques en lien avec le monde de l'électronique professionnelle.

Le Mans joue la carte de récupérer des entreprises ou des projets parisiens et nous soutenons cet objectif. Mais Le Mans va également accueillir la Direction de la recherche technologique du CEA, le CEA Tech, qui va déployer en Pays de la Loire, toutes les briques technologiques développées par le CEA dans le domaine du numérique, de la robotique et de la productique. Quant à Laval, elle joue la carte de la réalité virtuelle, dans laquelle nous investissons. En 2015 ouvrira la Cité de la Réalité virtuelle et nous cherchons à conforter à Laval des labos de recherche, des zones de formations, et des partenariats avec de grands industriels autour des enjeux de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée.

Comment répondez-vous à la demande des entreprises en matière de compétences et de formation ?

Nous avons confié à l'association ADN'Ouest la mission de mener le diagnostic, de construire un plan d'action et d'élaborer des propositions avec les organismes de formation de toute nature, lycée, université, école, formation continue. Il faut changer aussi l'image de l'informatique qui reste perçue, depuis la bulle Internet, comme une économie non sécurisée. De même, il faut que l'offre de formation ait une orientation métiers réelle. Certaines entreprises ont besoin de recruter de bons généralistes, et d'autres veulent des personnels pointus, immédiatement opérationnels. Par exemple, dans la programmation, nous devons vraiment avoir un appareil de formation continue qui renouvelle les compétences.

Nous sommes tout à fait ouvert à soutenir en amorçage le développement de nouvelles offres de formation initiale et continue, y compris en alternance, et à accueillir sur le territoire de nouveaux établissements de formation qui correspondent à des métiers pour lesquels nous ne disposons pas des volumes de personnes formées en région. Nous sommes conscients d'être en tension avec un besoin de développement de l'offre de formation et de mobilisation des jeunes vers ces métiers-là. La région assumera ses responsabilités, y compris avec les lycées et pour les compétences d'apprentissage. Par exemple, en 2016 ou 2017, la Région a prévu d'ouvrir un nouveau lycée à Carquefou, dans la région nantaise, où la partie professionnelle et technologique sera dédiée aux métiers du numérique.

Article 4 sur 6

Deux projets innovants dans le Grand Ouest : CollecTIC et Clever Cloud

Par La RédactionPublié le 5 avril 20135 min de lecture

CollecTIC : mettre l'Open Source au service des administrations

Sollicitées par des élus et des responsables de services, des sociétés du groupement professionnel Alliance Libre, qui travaillent de manière régulière avec les collectivités, ont décidé de former une sociétéé́ coopérative d'intérêt collectif SCIC du nom de CollecTIC pour mutualiser leurs ressources Recherche & Développement afin de créer le premier progiciel intégré, en mode web et sous licence libre couvrant l'ensemble des compétences des communes et intercommunalités de moins de 25 000 habitants. Leur objectif est de faciliter le travail des agents territoriaux, remonter des informations pertinentes et qualitatives aux élus, et contribuer à l'amélioration de la relation citoyenne.

Les acteurs ont souhaité donner une forte dimension pédagogique à ce projet en y associant des écoles spécialisées et des doctorants. De plus, afin d'être pragmatiques et opérationnelsl, les futurs prospects et clients « collectivités » participent afin de répondre le plus parfaitement possible aux besoins. Enfin, à terme, la solution devra répondre à des spécificités techniques permettant à nos clients de bénéficier d'avantages fonctionnels et financiers. Leur programme, lancé officiellement en janvier 2012, doit aboutir courant 2013. Il doit respecter les valeurs qui guident les acteurs du logiciel Open Source. Il participe également au développement d'un pôle de compétences sur le logiciel libre générateur d'emplois et de dynamisme économique sur la Région Pays de la Loire.

Un des principes fondateurs du logiciel libre appliqué aux collectivités a été énoncé par les représentants de l'Adullact (Association des développeurs et des utilisateurs de Logiciels libres pour l'Administration et les Collectivités territoriales) dont sont membres plus de 7000 structures territoriales : « L'argent public ne doit payer qu'une fois ». Dans cet esprit, les membres de CollecTIC ont passé 2 ans à identifier et à tester les différentes briques logicielles libres disponibles pour les collectivités, et les ont classésé en 3 catégories : celles qui existent et fonctionnent correctement, comme c'est le cas par exemple d'AFI GRH 2.0 (gestion de la paie et des ressources humaines) ou d'OpenElec (gestion des élections) ; celles qui doivent être revues et/ou complétées pour être utilisées efficacement comme Iconito Périscolaire (gestion des accueils périscolaires) ou Websubvention (gestion des subventions) ; et enfin celles qui n'existent pas : la gestion de l'état civil (central pour une mairie!) ou la gestion des interventions des services techniques.

« En premier lieu, il s'agit de développer les briques manquantes, afin que le logiciel libre couvre l'ensemble des compétences des communes, qu'il s'agisse de logiciels métiers, d'applications en ligne facilitant la relation citoyenne, ou d'outils décisionnels pour les élus et cadres des collectivités », comme l'a déclaré Eric Thomas, gérant de la société collective. Ensuite, il faut relier ces différentes briques logicielles pour leur permettre de communiquer, et rendre les applications interopérables. L'objectif est d'éviter les nombreuses ressaisies qu'imposent aujourd'hui les logiciels métiers fonctionnant en silos.

Enfin, il s'agit aussi de prendre en compte l'aspect humain, et de mettre en place une méthodologie spécifique de la conduite du changement, une condition de la réussite du projet. L'intérêt de cette méthodologie est d'intégrer pour CollecTIC les logiques de fonctionnement des agents territoriaux afin de faciliter leur appropriation de l'outil. Les sociétés, membres de ce projet sont toutes nantaises : Makina Corpus pour la partie passerelle entre les outils de gestion des communes et des services ; Siclic pour la partie messagerie, petite enfance et le suivi du projet ; Inextcom pour toute la partie Web ; BlueXML pour la GED ; Terres Nouvelles pour le graphisme ; Cosialis Consulting pour l'étude des besoins fonctionnels en liaison avec les mairies.

Clever Cloud : du cloud français à la demande

Créée en 2010, la start-up propose à ses clients de s'affranchir des contraintes de l'hébergement informatique. Conçu sur le principe du PaaS (Platform-as-a-Service), le produit de Clever Cloud permet de déployer facilement et rapidement (en quelques minutes) un site web, un e-commerce, un intranet ou un service métier dans le cloud, sans se préoccuper du volume, et sans coûts d'entrée ni de sortie. Le système de facturation est basé uniquement sur les ressources consommées. Par ailleurs, le service est capable d'adapter les ressources dynamiquement en fonction du niveau de charge de l'application, garantissant un haut niveau de service. « Ce qui devrait permettre aux DSI de se concentrer sur l'essentiel de leur mission », comme l'a déclaré Quentin Adam, l'un des six co-fondateurs et CEO de la structure.

L'activité de l'entreprise, qui compte 10 salariés et des prestataires externes, se situe essentiellement en dehors du territoire local. « Nous avons beaucoup de clients sur Paris, dans l'Ouest et un peu à l'international », a déclaré Quentin Adam. Mais la startup travaille beaucoup sur l'axe TGV Nantes-Angers-Le Mans, et sur Brest où elle a noué un très important partenariat. Depuis 2010, Clever Cloud bénéficie du soutien du fond d'investissement de Jérémie Berrebi et Xavier Niel (Iliad/Free) et travaille en partenariat avec le groupe iliad afin de fournir des infrastructures dehautesqualités au sein de leurs datacenters, dans lesquels elle héberge actuellement 400 serveurs, « de fait l'une des plus grosses infrastructures de cloud public en France », précise encore Quentin Adam. Grâce à cet acteur, un cloud Français est d'ores et déjà opérationnel et accueille les données et processus des entreprises françaises. « C'est une très grande fierté pour Iliad Datacenter d'accompagner un projet dont la croissance est aussi forte et dont le produit phare constitue une vraie rupture technologique par rapport au marché », a confié Arnaud de Bermingham, DG de Online.net (filiale hébergement du groupe illiad).

Originaire du bassin nantais, le CEO justifie le choix d'installer sa structure à Nantes par la qualité de vie et le dynamisme du Grand Ouest. Néanmoins, créer cette startup n'a pas été simple. « Si on a moins de 25 ans et que l'on est étudiant, il est très difficile d'entreprendre en France. Il y a aussi le problème de la crédibilité, difficile à gagner. Nous nous sommes aidés nous-même et nous avons fini par avancer », a ajouté Quentin Adam.

Article 5 sur 6

Les « Baros » : des indicateurs pour suivre l'évolution de la filière numérique

Par La RédactionPublié le 5 avril 20132 min de lecture

- BaroTIC permet de recueillir, auprès d'un échantillon représentatif de prestataires du numérique de l'Ouest, des indicateurs sur l'évolution de l'activité (Business) du secteur. Deux fois par an, un peu plus d'une centaine d'acteurs de toute taille (SSII, Éditeurs, Cabinets Conseil, Fournisseurs d'Infra, Agence Web...) représentant environ 10 000 emplois, livrent des informations sur l'évolution de leur activité passée et à venir, sur les perspectives d'investissement, les secteurs d'avenir... L'idée est d'éclairer les professionnels sur leur marché par une vision collective et partagée des ressentis.

 - BaroJOB permet de suivre l'évolution des métiers et des compétences du secteur. Cet indicateur, mis à jour deux fois par an, informe les établissements de recherche et d'enseignement sur les attentes des employeurs locaux, afin de les aider à ajuster leurs programmes pédagogiques et leurs offres de formations. Le baromètre permet de savoir quels profils ont été embauchés récemment ou ceux qui pourraient être embauchés prochainement, leurs compétences, le niveau d'expérience attendu, etc. La tendance étant directement issue du terrain permet une « mise en phase » des professionnels et des enseignements.

 - BaroQL permet de garder un oeil sur la qualité logicielle, l'Ouest souhaitant devenir une terre d'excellence sur ce sujet. La première édition du BaroQL date de 2012. Elle a permis de voir comment les éditeurs, les SSII, les services études des DSI, intègrent la qualité logicielle dans leurs développements sur des points clés comme la gouvernance et les démarches, les processus de production ou encore l'évaluation. Une seconde édition du « baro » est prévue en 2013. Elle s'intéressera aux Directions métiers des entreprises utilisatrices et mesurera leur perception de la qualité des logiciels qu'ils achètent et utilisent. Il s'agit de fournir des clés de lecture supplémentaires aux producteurs régionaux pour qu'ils améliorent la qualité de leur Logiciel sur la base des critères attendus par les utilisateurs. Cela permet aussi de faire comprendre aux utilisateurs qu'ils peuvent jouer un rôle dans la qualité finale des logiciels, et que leur implication et leurs actions collaboratives aux côtés des producteurs sont importantes. BaroQL est sponsorisé par Sigma, Open, SII, U-GIE-IRIS (Système U), Agile Garden et la Miage de Nantes.

À côté de ces baromètres « filières »,  A2JV a créé le BaroDSI, un baromètre du responsable des Systèmes d'Information. Selon Sylvain Redondie, « le BaroDSI est simple et rapide à mettre en oeuvre. Il permet de remonter et donc d'écouter (sinon d'entendre) les ressentis des utilisateurs sur la qualité de service des éléments clés du SI (Matériel/Infrastructure, Logiciel de base, Logiciel métiers, Service support) ». Ces indicateurs de perception viennent ensuite alimenter les tableaux de bord du DSI, aux côtés des indicateurs « habituels » de Qualité mesurée.

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La filière numérique Grand Ouest en chiffres

Par La RédactionPublié le 5 avril 20132 min de lecture

Le marché de la filière en Pays de la Loire représente près de 2 milliards d'euros. La région Pays de la Loire est la 5e région française en nombre d'emplois bruts intervenant au sein de la filière. En 2010, elle comptait plus de 26 600 emplois directs au sein des 3055 établissements fournisseurs, et près de 5 % de l'emploi industriel régional en Pays de la Loire. À quoi on peut ajouter 20 000 informaticiens dans les entreprises utilisatrices.

La Loire-Atlantique représente à elle seule 70 % de l'effectif total. 8 % du total des emplois sur Nantes Métropole appartiennent au secteur TIC.

Le secteur est très atomisé : 80 % des prestataires TIC comptent moins de 5 salariés.

19 % des établissements dépendent d'un groupe, mais ils représentent 67 % des emplois.

Les activités sont principalement centrées autour de l'ingénierie, le conseil et la programmation (75 % de services).

Le secteur est jeune : 65 % des établissements se sont créés depuis 2000.

Hormis les startups, sur des technologies innovantes et celles sur les domaines du Web, les TPE de moins de 5 employés ont plus de mal à innover et à se mettre en partenariat.

C'est aussi un secteur sous pression : 53 % des dirigeants ont un plan de charge inférieur ou égal au trimestre. En conséquence, il est parfois difficile d'impliquer les chefs d'entreprises dans des actions collectives dans lesquelles ils ne voient pas un bénéfice direct et rapide pour leur business et comment payer les salaires du mois prochain.

(source CCI)

Enseignement et formations dans l'IT

La population étudiante

- 2500 étudiants en TIC dont 1/3 en école d'ingénieur avec 9 écoles et 600 ingénieurs diplômés par an.

- 4.3 % de doctorants (108 étudiants), dans la moyenne nationale (autour de 5 %)

- Une grande majorité d'étudiants bac +5 (36 %)

- Formation généraliste en école d'ingénieur avec un faible étiquetage informatique

Les pôles de recherche et d'enseignement

- UNAM, (Université Nantes, Angers, Le Mans). Le pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur vise à renforcer l'attractivité et la visibilité, notamment à l'international, de ses 18 établissements membres.

- AtlanStic : il regroupe le LINA (Laboratoire d'Informatique Nantes Atlantique), l'IRCCYN (Institut de Recherche en Communications et Cybernétique de Nantes), l'IREENA (Institut de Recherche en Électrotechnique et Électronique de Nantes Atlantique). En tout, plus de 500 chercheurs et 200 doctorants travaillent dans les domaines du logiciel, des architectures logicielles distribuées et des systèmes d'aides à la décision.

(source CCI)