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Région Nord : une filière innovante en pleine mutation au coeur de l'Europe

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Comme l'indique la chambre professionnelle des métiers du numérique Syntec Nord, la filière numérique se trouve au coeur des mutations économiques et sociales « entre un monde ancien qui ne veut pas mourir et un monde nouveau qui est en train de naître » . En région Nord-Pas-de-Calais, le secteur représente 650 M€ de CA, soit 3 % du marché national.

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Article 1 sur 11

Région Nord : déjà 20 ans d'histoire dans l'industrie numérique

Par La RédactionPublié le 17 mai 20136 min de lecture

Depuis le 1er janvier 2013, les CCI ont été regroupées par territoire. Désormais, le Nord-Pas-de-Calais est composé de quatre CCI territoriales - Grand Lille, Grand Hainaut, Côte d'Opale et Artois - plus une CCI-R dite de région. Toutes, sauf la CCI de l'Artois, ont actuellement un conseiller chargé de suivre la filière numérique.

Grand Hainaut : l'atout d'un groupe d'écoles de renommée internationale

Comme le rappelle Francis Aldebert, Président de la CCI Grand Hainaut, « cela fait plus de 20 ans que les CCI du Nord s'intéressent au numérique ». L'histoire a commencé dans les années 90, avec la mise en place du premier groupe de formation organisé autour de la PAO naissante. C'est à partir de là qu'a germé un projet autour de l'animation avec la création de Supinfocom. Naitra un peu plus tard l'Institut Supérieur de Design (ISD), rejoint en 2000 par Supinfogame.

En 2013, le groupe d'écoles de renommée internationale, créées par la CCI Grand Hainaut il y a 25 ans, a été réuni sous une entité indépendante du nom de Rubika (voir illustration principale). « En créant Rubika, notre ambition était de dépasser la dimension formation, et d'associer la création numérique à la recherche, au transfert de technologie et au développement économique afin d'en faire un des enjeux de développement du territoire du Grand Hainaut pour les 15 prochaines années ».

Une Serre numérique pour rassembler les compétences

C'est dans la technopole Serre Numérique, en cours d'achèvement que seront rassemblées ces compétences. Elle va permettre aussi aux écoles d'augmenter leur capacité d'accueil. La Serre numérique abritera un centre de recherche et de transfert de technologie en création numérique, mais aussi un centre de réalité virtuelle, un incubateur associé à un learning center, et un hôtel d'entreprise pour accueillir les jeunes entreprises sortant d'incubation. « Nous avons mis en place des outils d'intervention financière pour les porteurs de projet, et nous sommes est en train de mettre en place un fonds de garantie pour fournir des outils d'accompagnement », explique encore le Président de la CCI Grand Hainaut. L'investissement consacré au projet atteint les 36 millions d'euros, dont 60% financé par la CCI Grand Hainaut, les autres partenaires étant l'Europe, l'État, le Conseil Régional, le Conseil Général, et un partenaire territorial. L'objectif est de créer de la transversalité entre les projets. « La création numérique peut s'appliquer au transport terrestre, automobile ou ferroviaire. Le jeu, c'est aussi le serious game, c'est à dire tous les processus de simulation et d'animation. Quant au design, il concerne aussi bien le design des services, que la relation homme-machine ». Cette technopole sera associée à une zone d'activité de 20 hectares qui pourrait permettre la création de 2000 emplois dans la sphère du numérique.

Un club pour favoriser l'innovation collaborative

Par ailleurs, depuis 6 ans, la CCI Grand Hainaut a mis en place le club e-Entreprises pour regrouper les acteurs locaux de la filière numérique. Comme l'explique François Pottiez, conseiller en économie numérique à la CCI Grand Hainaut, « une des missions du club est de favoriser l'innovation collaborative. A travers le club, ces entreprises, d'assez petite taille en général, apprennent à travailler ensemble et à développer des projets en commun ».

 C'est le cas par exemple du projet LikeYourShop, qui sera lancé cette année et qui met en oeuvre une application mobile pour les commerçants indépendants. « Le Grand Hainaut se trouve à 50 km de la métropole lilloise. Le projet permet de donner plus de visibilité aux entreprises locales ». Aujourd'hui, le club compte 39 entreprises adhérentes, dont des acteurs du serious game - le jeu sérieux englobe tous les jeux vidéo dont l'objectif n'est pas uniquement le divertissement - mais aussi des acteurs traditionnels, des métiers de l'informatique et ailleurs, jusqu'à l'animation 3D.

Grand Lille : une filière e-commerce très cohérente

A l'ouest du Grand Hainaut, le territoire de Grand Lille, qui regroupe la métropole lilloise, Roubaix-Tourcoing, Villeneuve d'Ascq, et Wasquehal, historiquement marqué par la grande distribution, et berceau de la vente à distance, est naturellement devenu une terre d'e-Commerce. « Tout un écosystème s'est greffé autour de ces grands secteurs, pour vendre des solutions de marketing direct, de print, des solutions mono, multi et cross canal », raconte Frédéric Warembourg, chef de projet économie numérique à la CCI Grand Lille. « L'appropriation de l'e-commerce s'est faite assez rapidement. Nombreux aussi sont ceux qui ont travaillé à décloisonner les canaux de vente et à affranchir les frontières entre le commerce traditionnel et le commerce digital ».

Aujourd'hui, Lille, qui a un positionnement de métropole ultra connectée, ambitionne de devenir la seconde ville au monde pour le commerce ubiquitaire après Tokyo. L'autre atout de la filière e-commerce, c'est que l'ensemble de la chaine de valeur est présente sur le territoire, depuis l'expédition en passant par la livraison, mais aussi les datacenters, les centres de relation client, jusqu'aux calls centers. Idem pour toute la logistique propre à l'e-commerce.

Accompagner l'évolution du secteur

« Par ailleurs, nous avons pu affecter des écoles et des centres de formation pour favoriser la transmission d'information et de connaissance sur le web, et répondre ainsi à l'une des grandes difficultés du secteur : l'évolution permanente des technologies, du service, des concepts marketing, qui demande une matière grise capable de s'adapter ».  Par exemple, la CCI Grand Lille a créé une école supérieure de vente et achat (ESVA), désormais intégrée au groupe Cepreco, qui propose un cycle en trois ans, mais aussi des formations continues sur le référencement, le web design, le marketing web, « tout ce tourne autour du e-commerce ». La région compte par ailleurs de nombreuses écoles qui proposent aussi bien des formations à l'ingénierie, aux systèmes, aux réseaux, qu'au marketing (SKEMA Business School, Iseg, Edhec). D'autres forment également aux contenus web et à la maitrise de l'information, comme l'Université de Lille-3 (Masters 2 en Sciences de l'information). La CCI Grand Lille organise également le plus grand salon professionnel B2B de la région, #vad.conext (anciennement VAD e-commerce), dont la 17ème édition aura lieu du 22 au 24 octobre prochains à Lille.

Côte d'Opale : un premier accélérateur de startups sur son territoire

Le 5 avril dernier, la Côte d'Opale a inauguré à Calais l'installation, sur son territoire, du premier accélérateur de startups DoJoChannel, du groupe américain DojoBoost. Le territoire a également mis en place, entre la région et la Wallonie, un Portail Information Business qui regroupe un annuaire de prestataires et donne accès à des appels d'offres publics axés sur l'informatique et les nouvelles technologies. Enfin, la CCI réfléchit à un projet OpenData et BigData lié au transport. En effet, la Côte d'Opale est un lieu de transit de marchandises en tout genre très actif - transports, flux ferroviaires, flux générés par le tunnel sous la Manche - mais, parmi elles, ne figurent aucunes données.

Pour rassembler les acteurs du numérique, présents sur la Côte d'Opale, en 2001, a été créée, à l'initiative de la CCI, l'association Cap Numérique. Comme l'explique Stéphane Watré, conseiller entreprise spécialisé en économie numérique à la CCI Côte d'Opale, « Cap Numérique offre à sa trentaine de membres, de petites entreprises, toutes prestataires de services travaillant dans le domaine de la communication, des web agencies, des prestataires informatiques, ou des éditeurs de logiciel libre, la possibilité de trouver des partenaires ». L'association réunit régulièrement ses membres pour débattre sur des thèmes. Cette année, grâce au soutien de la région et de la CCI, l'association a organisé des évènements de plus grande importance. Le prochain, qui aura lieu le 24 mai, sera consacré à l'arrivée de la génération Y dans les entreprises, « un sujet, très transversal, qui peut intéresser au-delà de la filière ». L'objectif de l'association est d'atteindre les 50 membres, afin d'être plus représentative.

Article 2 sur 11

Entretien avec Pierre de Saintignon, 1er vice-président du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais : accélérer le développement des pôles d'excellence

Par La RédactionPublié le 17 mai 20132 min de lecture

LMI : Quelle photographie peut-on faire aujourd'hui de la filière numérique en région Nord ?

Pierre de Saintignon : Elle est en fort développement malgré le contexte international de crise. Le déploiement de l'ubiquitaire va impliquer des changements sans précédents. Le digital offre des perspectives très importantes de développement de l'emploi. La filière numérique - au sens large - représente aujourd'hui environ 30.000 emplois pour environ 4.000 entreprises ou établissements.

Quels sont ses atouts, ses ambitions ?

Dans le cadre de la Stratégie Régionale de l'Innovation pour une Spécialisation Intelligente 2014-2020, il a été décidé d'accélérer le développement en région de l' « Ubiquitaire et Internet des objets » et « Images Numériques et industries créatives ».

Un site d'excellence comme Euratechnologies vise à augmenter sensiblement le nombre de projets incubés, de créations d'entreprises innovantes et d'entreprises qui investissent sur les nouveaux contenus et l'internet du futur.

Quel  impact a et peut avoir la filière sur le développement économique du territoire ?  Quelles attentes en matière d'emploi ?  Quels besoins en matière de formation ?

Des formations sont proposées aux jeunes des quartiers pour accéder notamment au métier de technicien réseau certifié Cisco, le community management, les formations supérieures évoluent pour intégrer les problématiques de l'internet des objets et de la cyber-sécurité, un Master 2, Creacity, a été initié, il associe la double compétence en technologies numériques et l'ingénierie urbaine, pour former des spécialistes de la création de la ville de demain.

Outre les pôles de compétences existants, quels projets compte mener la Région dans les années à venir ?  Qu'est-ce qui peut rendre ce territoire attractif pour des entreprises, startups locales ou poids lourds internationaux ?

La Plaine Images à Tourcoing est très active, le projet de Serre Numérique dans le valenciennois a été lancé, sur Euratechnologies les écoles ISEN-ISA-HEI vont déployer le projet Adicode sur l'innovation par le co-design et la plateforme mutualisée de l'innovation « Retail Innovation Center » du PICOM est en préfiguration. Nous sommes déjà attractifs  pour des acteurs comme Tata Communication, Microsoft, Asos et l'INRIA. « Lille Région » est au coeur de l'Europe qui imagine les contenus, les services et les produits du futur.

À Euratechnologies, il est engagé une vaste extension avec un « Campus Européen de l'Innovation », je souhaite en faire l'un des premiers lieux en Europe de la création d'entreprises innovantes dans l'ubiquitaire.

Article 3 sur 11

Le Pôle d'excellence ubiquitaire

Par La RédactionPublié le 17 mai 20134 min de lecture

Initié en juin 2011, lors des deux ans d'Euratechnologies, le Pôle Ubiquitaire a été mis en place pour coordonner « les actions des acteurs dans le champ de l'ubiquitaire, et développer les nouveaux usages associés à l'internet du futur, déployer l'internet des objets et l'utilisation des technologies sans contact, prendre en considération les externalités potentielles des nouvelles technologies ». Le pôle s'est donné pour mission de préfigurer les innovations structurantes et fédérer les acteurs portant des projets dans l'ubiquitaire autour d'une stratégie commune afin d'imaginer les nouveaux usages et permettre la création de nouveaux produits et services. Le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais, Lille Métropole Communauté urbaine, le Pôle Régional Numérique (PRN), des représentants des pôles de compétitivités, le CITC, l'INRIA, les labos de recherche de la région, l'association AS2I et le Syntec Numérique en forment le comité stratégique. Un comité consultatif donne son avis sur les grandes orientations de la politique scientifique du pôle.

Euratechnologies : donner une envergure internationale à la filière

Comme l'explique Jérôme Fauquembergue, directeur opérationnel d'Euratechnologies, « la particularité du pôle d'excellence économique et d'innovation dédié aux TIC est de réunir dans un même écosystème les conditions pour accompagner les entreprises jusqu'au développement à l'international ». Le pôle, installé un parc de 150.000 m, mène aussi bien une action de formation, que de recherche et d'entreprenariat, « l'idée étant d'offrir les meilleures conditions pour apporter cette dimension ». 

Le pôle compte aussi bien des jeunes pousses que des entreprises internationales. Il comporte un incubateur, un accélérateur pour les entreprises de 0 à 5 ans, et un hôtel d'entreprises pour les entreprises plus importantes, comme Data, qui vient de s'installer sue le site, ou Asos, qui vient tout juste d'officialiser son installation, à côté de Microsoft et Cisco.

Rapprocher le monde de la recherche et celui des entreprises

« En matière de formation, l'ambition est d'axer nos écoles sur des cursus très spécifiques et de réfléchir à des formations à la carte afin de répondre rapidement aux besoins du marché et des technologies », explique Jérôme Fauquembergue. Pour la partie « recherche », les labos servent de source technologique. « D'un côté les laboratoires et leurs chercheurs développent des technologies et veulent déposer des brevets sans se soucier du marché. De l'autre, les entreprises ont du mal à appréhender la recherche. C'est pourquoi nous avons créé le plateau INRIA et le Centre d'Innovation des Technologies sans Contact-CITC-EuraRFID, qui permettent de mettre en contact chercheurs et entreprises ». Comme le précise Chekib Gharbi, directeur général du CITC-EuraRFID « nous fédérons à ce jour plus d'une soixantaine d'acteurs. Intégrateurs, offreurs ou utilisateurs de solutions trouvent chez nous de nombreux services à haute valeur ajoutée. Les entreprises, qu'elles soient grandes ou petites, peuvent par ailleurs jouir d'un réseau dynamique dans le domaine de l'Internet des Objets pour gagner en compétitivité et bénéficier de notre expertise, de nos ressources et de notre savoir-faire ».

Le pôle est essentiellement centré autour d'activités relevant de l'édition logicielle, le Social/Local/Mobile ou SoLoMo, les réseaux télécom, et le e-commerce, aussi bien les pure player que les fournisseurs de service. Au total, Euratechnologies abrite 130 entreprises pour 1800 salariés. « L'objectif est d'avoir de plus en plus d'entreprises sur le parc et de faire émerger une mentalité différente où la volonté de se développer est la principale ambition. Et c'est ce qui est train de se passer », affirme le directeur opérationnel. D'ailleurs, une fois à maturité, la plupart d'entre elles veulent rester sur le parc. Et pour cause : le bâtiment offre tous les outils dont peut rêver une entreprise, avec une salle de téléprésence, des salles de réunion, et même un datacenter. « Au fur et à mesure de son développement, les entreprises sont amenées à se déplacer plusieurs fois dans le bâtiment. Mais, comme nous les connectons dès le départ au datacenter, elles peuvent déménager de façon technologiquement indolore n'importe où sur la zone ».

Accroître la masse critique

Selon le directeur opérationnel, la filière numérique, relativement jeune, manque encore de masse critique, car peu d'entreprises dépassent aujourd'hui les 200 personnes. « Néanmoins, la filière commence à exister et les investisseurs de capital-risque s'intéressent à nous ». Euratechnologies a créé un pool de capital-risqueurs qui peuvent suivre ce qui se passe sur le parc. L'an dernier le pôle a levé 17 millions d'euros au travers d'une petite dizaine d'entreprises du pôle.  « Voilà 20 ans qu'on dit que Lille, qui se trouve à 20 minutes de Londres, 30 minutes de Bruxelles, et une heure de Paris, est au coeur de l'Europe. Nous sommes en train de le prouver. La région forme 10 % des ingénieurs de France. Nous commençons à avoir des entreprises connues en France que nous devons porter vers l'international. En trois mois, trois entreprises étrangères se sont installées ici. Donc oui, il y a des signes importants ». Euratechnologies a des bureaux à San Francisco, Shanghai, Dubai, Barcelone, et au Brésil. C'est le seul pôle en France qui a un partenariat avec l'Université de Stanford aux États-Unis.

Article 4 sur 11

Pôle Régional Numérique : un booster pour une filière exponentielle

Par La RédactionPublié le 17 mai 20134 min de lecture

Né en décembre 2006, et présidé par Mongi Zidi, le Pôle régional Numérique (PRN) est un cluster d'innovation dont la mission est d'animer et de développer la filière numérique en région Nord-Pas-de-Calais. Le pôle est financé par la Région, l'État, et la Communauté européenne. Le PRN a été reconnu grappe d'entreprise par la Datar en 2011 et adhère au réseau des clusters numériques France IT.

Comme l'explique son directeur général, Fabrice Galloo, également administrateur et vice-président de France IT, « le pôle propose à toutes les entreprises de la filière numérique de la Région Nord-Pas-de-Calais de booster leur business, mobiliser les meilleures compétences, réunir des fonds pour financer leur croissance, créer de nouveaux produits et services par l'innovation, conquérir des marchés en Europe et dans le monde ». Le PRN compte sur la région plus de 370 entreprises adhérentes, et fédère un peu plus de 4000 décideurs IT, ce qui représente environ 25 000 emplois, dont 5000 pour les adhérents du territoire au PRN. « Aujourd'hui, nous avons quasiment réussi, dans le sens où la CCI Côte d'Opale, la CCI du Grand-Hainaut, et évidemment la CCI de Lille et l'association Lille métropole, laquelle représente 60 % du marché en région, plus nos membres, sont associées au PRN », explique Fabrice Galloo.

Un fédérateur de métiers

Le Pôle Régional Numérique fédère également sept métiers différents : les consultants, les éditeurs de logiciel, les métiers de l'infrastructure, les SSII, tous deux très concentrés autour de la métropole lilloise, les métiers du négoce, les sociétés de logiciels libres, les web agencies, et celles qui produisent du contenu numérique. « Les domaines de l'image et du serious game sont très représentés sur Roubaix-Tourcoing, Valenciennes, et le Grand Hainaut. La métropole lilloise draine tout un pole de commerce pure player tiré par la grande distribution, autre particularisme régional ».  Mais si la région compte toutes les représentativités des grandes SSII nationales du fait de la présence des grands comptes industriels et retailler sur le territoire, « cela n'en fait pas une spécificité particulière », contrairement au e-Commerce, au web, ou encore à l'activité du Pôle Images. Autre spécificité moins connue : « grâce à notre tissu universitaire et à nos grandes écoles, qui incubent des projets et les poussent à l'extérieur, la région crée presque deux fois plus de startups que partout ailleurs en France ». D'ailleurs, sur le Nord-Pas-de-Calais, la moyenne d'âge des créateurs, patrons de PME, est aujourd'hui de 28-30 ans.

Par contre, si les jeunes pousses ont des idées parfois excellentes, leur sous-capitalisation était un vrai problème lorsqu'elles réussissaient à gagner beaucoup de clients et à lever leur premier million d'euros. Mais, « grâce aux actions menées depuis 2011, ce handicap a été compensé, et aujourd'hui, nous avons mis au point un modèle territorial du genre en matière de veille stratégique et de financement de la croissance des pépites régionales, que nous avons même déployé sur la France entière », déclare fièrement Fabrice Galloo. « Nous avons réussi des levées de fonds en région comme jamais auparavant, et qui plus est, dans le domaine immatériel, ce qui est encore plus rare ». Selon Fabrice Gallo, « aujourd'hui, seule l'innovation pilote l'économie et le développement économique d'un territoire ». Pour l'avenir, le PRN veut se positionner sur les technologies responsives et l'ubiquitaire dont les enjeux sont assez conséquents. « Nous avons bien compris ici que l'informatique c'était everywhere, anytime, any device, from device to device ! »

Parmi les autres avantages propres à la région, le directeur général du PRN fait remarquer que le Nord-Pas-de-Calais est l'unique région française ayant qualité d'euro région. «  Lille, Tournais en Belgique Wallonne et Courtrai en Belgique Flamande, forment une euro métropole ». Selon lui, « c'est une zone de idéale pour tester le déploiement d'un produit technologique, avant un lancement en Europe ou à l'international », a-t-il affirmé.

En 2011, le PRN a créé le FinancialITDay, une journée de financement de la croissance. Trente projets de la région, accompagnés par Deloitte pour les valorisations et les business plans, sont présentés à des financeurs. La troisième édition aura lieu le 30 mai prochain à Euratechnologies. Elle sera déployée dans toute la France, puisque tous les clusters de France, via le réseau France IT, ont racheté l'évènement (Marseille, le 9 octobre - Mullhouse, le 6 décembre, fin décembre à St-Etienne et Grenoble). La manifestation est associée au Nord It Days.

Article 5 sur 11

PICOM : répondre aux bouleversements des TIC

Par La RédactionPublié le 17 mai 20134 min de lecture

Le Pôle de compétitivité des Industries du commerce - PICOM est un pôle de compétitivité national dont la vocation est de favoriser l'initiation de projets innovants qui permettent à la filière des industries du commerce de rester compétitives face à un marché et à d'éventuels nouveaux entrants. D'autant que, selon une étude récente du CREDOC, les entreprises de distributions s'attendent à une mutation aussi profonde que celle qui a eu lieu dans les dix premières années de leur naissance, dans les années 70. « L'arrivée des TIC sur ce marché a bouleversé les habitudes de consommation. Ce qui nous donne toute notre légitimité à appliquer notre mission », déclare Bruno Dubois, chef de projet R&D du PICOM, rappelant que ce constat avait motivé la création du PICOM en 2006. De plus, selon Bruno Dubois, « le fait que le pôle soit installé en région Nord-Pas-de-Calais n'est pas un hasard, car il est directement concerné par le monde du retail sur la base duquel il s'est construit ». Clairement, l'objectif du PICOM est de lancer des projets initiés à partir des besoins des enseignes, de leurs problématiques et de leurs attentes. « Le coeur de notre métier, c'est d'avoir une vision prospective du retail et de travailler avec les enseignes qui sont les utilisateurs finaux de la plupart de nos clients, pour développer ou les aider à développer des projets collaboratifs de R&D avec le support des entreprises innovantes et le monde de la recherche afin de débloquer des leviers », explique le chef de projet du PICOM.

Beaucoup de projets dans la relation client

Les entreprises s'adressent directement au pôle pour savoir si telle ou telle innovation peut aider le commerce. S'il la juge pertinente, le PICOM va la mesurer auprès des enseignes, repérer celles qui peuvent être concernées et les impliquer dans le projet. Le pôle se charge aussi de rechercher les compétences, y compris dans d'autres entreprises et du côté de la recherche pour donner une dimension d'innovation. « Effectivement, le pôle est très orienté vers les usages. La technologie est un support. Par exemple, on va s'intéresser à tout ce qui permet d'enrichir la relation client, et par voie de conséquence, aux secteurs des TIC qui travaillent sur la géolocalisation, les technologies sans contact, à tous les moyens de communication qui permettent d'optimiser le parcours client de façon à le rendre le plus fluide possible ».  Pour Brunos Dubois, cet enjeu est très important dans le monde pour lequel travaille le PICOM, car il rejoint des notions de transversalité, de trans et d'omni canalité, « tous ces néologismes apparus depuis quelques années et qui vont dans le sens de l'optimisation de la relation client ».

Repérer l'innovation pour le commerce de demain

Autre élément fondamental pour les années à venir, c'est la maitrise de la donnée client. « La question touche essentiellement au Big Data, ce qui veut à la fois tout dire et ne rien dire », explique encore le chef de projet pour qui le sujet est motif à nombreuses réflexions, « parce qu'il concerne à la fois le traitement de la massification des données, la capacité de les capter, de les stocker, de les analyser. Il tient une part importante dans notre feuille de route ». Plus largement, le pôle s'intéresse également à tout ce qui concerne les interactions naturelles. « J'entends, toutes les interfaces gestuelles, sensorielles, tactiles, voire olfactives qui favorisent les interactions entre les objets scénarisés. En effet, l'offre se veut de plus en plus digitalisée, numérisée, et apporte la capacité de développer une relation client dans des lieux de passage, des gares, des lieux physiques un peu nouveaux, de nouveaux espaces de vente ».

Retail Innovation Center : une plateforme mutualisée pour 2014

A côté de cela, le pôle de compétitivité travaille à la mise en place d'une plateforme mutualisée d'innovation destinée aux usages du commerce, unique en Europe. Appelée Retail Innovation Center, elle devrait voir le jour en 2014. Son l'objectif : proposer un lieu d'accueil pour héberger les projets développés dans le cadre propre du pôle, mais pas seulement. « Nous pourrons aussi mettre en place des partenariats avec des enseignes de distribution qui développeront leurs propres projets ». Le Retail Innovation Center sera basé sur des prestations de service, qui permettront à la fois de travailler sur l'analyse des usages - un laboratoire est prévu - des plateaux de développement et d'expérimentation, et un lieu de démonstration qui servira de vitrine technologique.

Article 6 sur 11

AS2i : profiter de la proximité des grands donneurs d'ordre

Par La RédactionPublié le 17 mai 20133 min de lecture

Créée en 1984, l'AS2i qui regroupe des SSII et des éditeurs régionaux, joue un rôle de conseil et d'orientation vis à vis des organisations utilisatrices et des organismes de la région Nord-Pas-de-Calais. L'association à but non lucratif, financée à 100% par des fonds privés, regroupe 40 entreprises représentant 3500 emplois. Ces entreprises, qui réalisent environ 600 recrutements par an, comptent entre 10 et 700 salariés. « C'est très disparate, mais c'est ce qui fait aussi la force de notre association », reconnaît Thierry Chevalier, son président.

L'association représente les trois collèges tels que définis par le Syntec Numérique : un collège d'éditeurs de logiciels, un collège de conseils en technologie et un collège de conseil et d'ingénierie informatique. « L'association s'est donnée pour mission de travailler en proximité avec les grands donneurs d'ordres de la région - de la distribution, de l'industrie, des services, de la banque et de l'assurance - sur la problématique du numérique pour créer une proposition de valeur au marché », explique le président de l'association. « Aujourd'hui, ce marché est de plus en plus exigeant, il nécessite de plus en plus d'expertise, et l'AS2i a entre autre pour rôle de fédérer l'ensemble de ces compétences et expertises pour renforcer sa proposition de valeur vis-à-vis de son propre marché, puisque ce sont finalement nos clients », ajoute-t-il. Ce marché est très concentré sur le Nord-Pas-de-Calais, et essentiellement sur la métropole lilloise, compte tenu de son poids économique, et de la répartition des centres de décision et des grands donneurs d'ordres.

Comme l'explique aussi Thierry Chevalier, « les entreprises doivent de plus en plus s'adapter à l'évolution du comportement d'achat des consommateurs et faire évoluer leurs business modèle  en conséquence. Les services informatiques internes doivent eux aussi évoluer pour apporter de la valeur à leurs métiers, au lieu d'être considérés comme un centre de coût. D'autant qu'aujourd'hui, avant d'investir 1 euro, il faut en démontrer les bénéfices métiers ». Selon lui, les sociétés de conseil adhérentes de l'association ont l'expertise technologique et le service pour faire évoluer les DSI en entité de service auprès des métiers internes. « L'objectif de l'AS2i est d'aider les DSI à travailler en modèle de service, à bien comprendre le discours métier, à aligner le système d'information avec des enjeux business quantifiés, et à livrer un service adapté aux exigences métiers ».

Un autre objectif de l'AS2i est de travailler la représentativité et l'attractivité de la filière numérique auprès de l'enseignement supérieur, afin notamment d'adapter les exigences de l'enseignement supérieur aux attentes des entreprises et donc du marché. Ainsi, chaque année, en partenariat avec l'Université catholique de Lille et l'Université de Lille-1, l'association réunit 1500 étudiants sur le campus de l'université lilloise. Pendant une journée, les entreprises adhérentes font des retours d'expérience sur l'activité en SSII, et sensibilisent les étudiants aux différents métiers de la filière.

Article 7 sur 11

La Plaine Images : le premier pilier de la filière image

Par La RédactionPublié le 17 mai 20135 min de lecture

Le 23 mars dernier, la Région Nord-Pas de Calais, a officialisé la fusion entre le Pôle Images et le Centre Régional de Ressources Audiovisuelles (Crrav) pour donner naissance au pôle d'excellence Images Pictanovo, qui fédèrera l'ensemble des initiatives Images. Grâce à la mutation numérique, les régions sont en train de prendre en main leur destin dans le monde de l'image. Avec ses 3000 étudiants répartis entre 62 formations, la Région Nord-Pas-de-Calais est la deuxième région de France pour la formation aux métiers de l'image. Elle compte près de 3 000 professionnels de l'image, comédiens, réalisateurs, techniciens, chercheurs, formateurs, producteurs... Le projet mené autour de l'image s'appuie sur la Plaine Images, la future Serre Numérique (voir plus bas), prévue pour 2014 et, à l'horizon 2015, la Fabrique à Images. Installée sur l'ancien site minier de Wallers-Arenberg, « la Fabrique à Images hébergera de la recherche, des entreprises, des plateaux de tournages et un centre de culture scientifique, technique et industrielle dédié à l'image ».

Située entre Tourcoing et Roubaix, La Plaine Images est un cluster dont la vocation est de développer la filière image en région Nord-Pas-de-Calais. Occupant près de 5 hectares, la Plaine Images a pour mission de faire converger les métiers de l'audiovisuel, de l'animation, du jeu vidéo, des images de synthèse en région Nord-Pas de Calais et des technologies comme la réalité augmentée ou celle des interfaces tactiles et gestuelles. Comme le déclare Laurent Tricart, chargé de la coordination de l'Imaginarium  à la Plaine Images, « nous essayons d'avoir un panel d'acteurs économiques le plus complet possible. Ce sont soit des entreprises productrices de contenu soit des prestataires de services, avec pour certaines, des savoir-faire très spécialisés ou des savoir-faire un peu plus étendus, qui vont se positionner sur différents secteurs et s'adresser à des types de clientèle différents ».

Un terroir lié à l'industrie textile

Selon lui, deux faits expliquent le développement de la filière image, et plus globalement d'une partie de la filière numérique en région Nord. D'une part, les arts appliquées, liées à la présence de l'industrie textile. « Les formations en arts appliquées ont toujours été importantes dans la région et particulières à la métropole lilloise ». Une école comme l'ESAT, l'Ecole Supérieure des Arts et Techniques, a très tôt diversifié ses formations et pleinement inscrit tous les nouveaux usages du numérique. « Par ailleurs, la présence d'entreprises de vente à distance, comme les 3Suisse, la Redoute, extrêmement importantes sur le territoire et grandes utilisatrices d'image et de communication, expliquent aussi le développement de la filière numérique et de la filière image », estime le coordinateur.

Des entreprises technologiquement à jour

Aujourd'hui, la Plaine Images, qui a aussi une mission d'incubation, couvre 66 entreprises et porteurs de projets, « ce qui représente entre 1050 et 1100 salariés ». Ce sont aussi des entreprises assez jeunes. Parmi elles, le site compte une locomotive, Ankama, dont le jeu Dophus, est déjà traduit dans plus d'une dizaine de langues et affiche 40 millions d'abonnés à travers le monde. L'entreprise, qui s'est développée à partir du jeu vidéo, s'est orientée vers l'animation 3D, les effets spéciaux, la post-production, l'édition... A elle seule, elle emploie plus de 450 personnes. « A côté de cela, la filière se compose d'un éventail de jeunes entreprises dont les effectifs sont compris entre 3 et 8 salariés, et entre les deux, des entreprises plus matures, qui vont osciller entre 15 et 40 salariés », détaille Laurent Tricart. Une dizaine d'autres entreprises d'envergure nationale ou internationale, travaillent aussi dans le secteur du jeu vidéo. « Plusieurs d'entre elles travaillent déjà à l'export, comme a-volute, spécialisée dans le son 3D, tournée vers l'Asie, ou encore idées-3com, qui a de nombreux savoir-faire, plutôt tournée vers l'Europe du Nord ». Ankama possède des bureaux à l'étranger, et pas seulement en Asie. « Nous sommes sur des réalités très différentes de par la diversité de nature des entreprises et de leur développement », ajoute Laurent Tricart. Cependant, la filière image est très attentive au fait que les entreprises restent technologiquement à jour et qu'elles s'orientent dans des développements qui correspondent bien aux marchés d'aujourd'hui. «  Les technologies évoluent très vite, et les entreprises de jeu vidéo que nous avons sur notre territoire et qui existent à l'échelle régionale, intègrent pleinement toutes les nouvelles interfaces qui peuvent exister dans ce domaine ».

Un vivier de compétences reconnu internationalement

L'un des gros atouts de la filière image vient également de ce que l'écosystème économique, l'entreprenariat lié au numérique et à l'image, peut être largement soutenu par un vivier de ressources humaines qui permet de trouver sur place des étudiants bien formés. « Les créateurs viennent principalement de la région parce qu'ils ont été formés sur place ». Un autre exemple qui concerne plus spécifiquement le jeu vidéo, l'animation, la 3D, l'image de synthèse, c'est la présence sur le territoire de trois écoles de très haut niveau initiées par la CCI, reconnues internationalement - SupInfoCom, SupInfoGame et l'Institut Supérieur du Design de Valenciennes - désormais réunit sous la bannière Rubika. « Ces écoles répondaient à la volonté institutionnelle de soutenir la filière numérique et la filière image à l'échelle de la métropole lilloise », précise encore Laurent Tricart. Et si les étudiants de ces écoles sont recrutés à l'échelle mondiale par des studios comme Pixar, Dreamworks, il fallait aussi  faire en sorte qu'une partie d'entre eux restent sur la région. « Il y avait un écosystème économique, des formations, mais encore trop d'étudiants formés sur place qui quittaient le territoire », confirme le coordinateur de l'Imaginarium.

Depuis février 2012, la Plaine Images, à travers l'Imaginarium, dispose de ses propres laboratoires de recherche. Le projet est co-piloté par le CNRS et les Universités de Lille-1 et Lille-3, avec des chercheurs qui travaillent sur la question des images, autant en recherche fondamentale qu'en sciences humaines. « Les chercheurs viennent se mettre en réseau avec l'écosystème entrepreneurial déjà présent sur place ».

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Clusir Infonord-RSSI : un travail de veille sur la sécurité

Par La RédactionPublié le 17 mai 20133 min de lecture

L'association Clusir InfoNord RSSI, présente depuis de nombreuses années en région Nord-Pas-de-Calais, réunit des professionnels de la sécurité pour leur permettre d'échanger sur les bonnes pratiques, de faire des retours d'expérience en entreprise sur la mise en place de politiques de sécurité, le déploiement de solutions de sécurité... « Ce sont essentiellement des gens comme moi, qui travaillent dans l'opérationnel de la sécurité pour leurs entreprises respectives », explique Stéphane Omnes, Chief Information Security Officer, DSI Corporate, ADEO Services et par ailleurs membre du bureau du Clusir Infonord RSSI. Pour donner plus de visibilité à son action sur le plan régional et national, l'association a repris la marque Clusir, et a regroupé InfoNord et le Clusir, lui-même affilé au Clusif, le club de sécurité informatique français. Aujourd'hui, l'association compte un peu plus d'une quarantaine de membres actifs, essentiellement des professionnels de la sécurité, des RSSI pour la plupart, mais aussi des ingénieurs en sécurité, des responsables des opérations, du secteur privé ou public. « L'objectif principal du club est d'organiser des réunions périodiques pour que les membres échangent entre eux sur leurs problématiques de sécurité opérationnelle », ajoute Stéphane Omnes.

Le club, qui se dit très restrictif sur les candidatures d'éditeurs de solutions, compte néanmoins quelques consultants en sécurité parmi ses membres. « Ils ont accepté d'adhérer à notre code de déontologie, et respectent la charte de confidentialité du club ». Plutôt dans la catégorie des offreurs, ils s'engagent à apporter de la valeur ajoutée sans arrière-pensée, et de faire profiter les membres de leurs expériences dans le but d'enrichir les débats. « C'est vraiment la philosophie qui nous anime », ajoute Stéphane Omnes. Le Clusir InfoNord RSSI entretien des relations étroites avec l'association R&D-SSI, un pôle de développement technologique de la région dont l'ambition est de promouvoir l'émergence de nouvelles solutions de sécurité qui répondent de manière plus efficace aux problématiques des acteurs opérationnels.

Le véritable intérêt, ce sont les retours d'expérience, sachant que la mise en place d'une politique de sécurité opérationnelle n'est pas faite forcément de la même manière dans une entreprise de grande distribution et une banque. « Cette diversité d'horizons apporte beaucoup de richesse aux débats. Chacun à des expériences très différentes à partager et apporte une autre vision des problématiques de sécurité ». Surtout, avec l'apparition de nouvelles technologies, les besoins en sécurité évoluent constamment et nécessitent des remises en question permanentes sur la façon d'adresser la sécurité en entreprise. « Aujourd'hui, nous avons beaucoup de débats autour du cloud et du BYOD. La technologie est toujours en avance sur les considérations de sécurité et nous devons faire un travail de veille important pour remettre constamment en cause nos politiques respectives. Le club nous permet de rester en état de veille et de partager sur ces sujets ». La région est très riche en acteurs dans le domaine de la sécurité et selon Stéphane Omnes, « le Clusir InfoNord est certainement l'un des plus actifs de France aujourd'hui ».

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Association DSI GUN : anticiper sur la demande des métiers

Par La RédactionPublié le 17 mai 20132 min de lecture

Selon Fabien Lebargy, son vice-président, l'Association DSI GUN, qui fête ses 40 ans cette année, est le plus vieux club de DSI national. Le club compte environ 80 membres actifs, responsables informatiques et DSI, travaillant pour des entreprises plus ou moins importantes de tous secteurs d'activités. Fait nouveau, beaucoup de DSI travaillent dans les filières de l'éducation, si bien que, par leur intermédiaires, l'association essaye de renforcer les sujets sur lesquels les écoles doivent investir pour préparer les informaticiens de demain. « Nous nous réunissons 5 à 6 fois par an, sans compter nos groupes de travail », déclare Fabien Lebargy. Cette année, les groupes ont abordés les problématiques soulevées par les réseaux sociaux et le BYOD et travaillent actuellement sur le Big Data (ils présenteront leurs travaux aux NordITDays, le 30 mai prochain) avant d'aborder le Cloud en fin d'année.

« Tous les sujets sont traités sous l'angle usage, technologie et impact sur les métiers de la DSI », précise le vice-président. « Nous pouvons ainsi anticiper sur la demande des métiers, évaluer les technologies qu'il nous faudra mettre en oeuvre, en terme d'usage mais aussi de RH ». C'est la première année que l'association fonctionne sur ce mode, et ça marche, puisqu'elle arrive à mobiliser 10 à 20 personnes dans chaque groupe de travail. DSI GUN entretient ainsi un réseau de connaissance par l'échange d'information, le partage, la réflexion sur des problématiques. Elle travaille en étroite collaboration avec l'AS2i. Enfin, comme le fait remarquer Fabien Lebargy, le métier s'est rajeuni. « Les DSI qui intègrent aujourd'hui l'association ont tous moins de 40 ans ».

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Le projet de Serre Numérique

Par La RédactionPublié le 17 mai 20132 min de lecture

En septembre 2014, le projet de Serre Numérique porté par la CCI Grand Hainaut sera une réalité. Comme l'explique Maxime Couvreur, ancien directeur de la Plaine Images et directeur du projet pour la CCI Grand Hainaut, « à l'origine, nous voulions rassembler dans un même lieu trois écoles de notoriété internationale, SupInfoCom, SuInfoGame, et l'ISD - désormais Rubika - pour créer une transversalité entre les cursus et avoir un groupe dédié à la création numérique. Nous voulions aussi nous placer dans une logique de cluster et de développement économique plus global ».

Le futur bâtiment de 17 000m2 comprendra un espace entreprise, avec de l'incubation, un dispositif de pépinière et d'accompagnement des jeunes entreprises, et un laboratoire de recherche axé sur le jeu vidéo et le design. « Nous serons la seule CCI en France à avoir notre propre laboratoire », déclare Maxime Couvreur. Au programme : travailler sur le play theme, et sur tous les aspects du serious game, devenue une spécialité du territoire. « Via des partenariats, d'autres laboratoires auront la possibilité de venir travailler ici dans des espaces qui seront mis à leur disposition, mais aussi des chercheurs, et l'ensemble des acteurs, écoles et entreprises », ajoute le directeur en charge du projet de Serre Numérique. « L'enjeu est de travailler sur l'accompagnement des porteurs de projet, de les faire avancer dans une logique entrepreneuriale. Donc autant en terme de formation, que de suivi des ressourcse pour faire émerger et accélérer les projets », déclare-t-il encore.

Déjà adossé à ce laboratoire, un évènement dédié au serious game et à tous les concepts associés, appelé les eVirtuose., dont la 5ème édition se tiendra les 4 et 5 juin prochains à Valenciennes. 60 conférenciers et intervenants, et environ 500 participants de toutes nationalités, y sont attendus. « Nos ambitions dépassent largement le territoire autant en terme de service que d'attractivité et d'influence », a déclaré Maxime Couvreur. Aujourd'hui, une vingtaine d'entreprises sont présentes sur la filière de la création numérique, dont KTM Advance, le leader français du serious game, qui a choisi de s'implanter à Valenciennes. « Notre objectif : créer 2000 emplois dans la filière sur les 10 prochaines années ». Le modèle a déjà essaimé, puisque, il y a 5 ans, après Arles, SupInfoCom a installé un campus à Pune en Inde, où une équipe pédagogique française forme 450 étudiants indiens et étrangers aux métiers de l'animation, du design et des jeux vidéos.

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Deux projets innovants dans le Nord : Natural Security et Giroptic

Par La RédactionPublié le 17 mai 20134 min de lecture

Natural Security : le paiement biométrique sécurisé

C'est en 2006 que Cédric Hozanne a initié le projet Natural Security au sein du PICOM. L'idée était de créer un système d'authentification qui permettait d'accéder à un certain nombre de services, comme le paiement, le retrait d'argent, l'ouverture de porte, la signature électronique, le remplacement des identifiants et des mots de passe, avec la même ergonomie et un très haut niveau de sécurité. Le marché visé est celui du commerce, de la banque et de la distribution. Le système utilise une technologie sans contact, différente de la technologie NFC. L'une de ses particularités, c'est qu'elle ne nécessite pas de manipuler le moyen de paiement, qui peut avoir n'importe quelle forme - carte, mobile, porte clef. Le principe repose la reconnaissance biométrique : il suffit de poser son doigt sur un TPE spécifique pour valider la transaction sans avoir besoin de sortir le support de paiement de sa poche. Le terminal va communiquer avec l'objet pour vérifier la signature biométrique inscrite dans ses données. L'ambition de Natural Security est de promouvoir un standard. « Nous ne vendons pas de matériel, nous ne vendons pas de services, nous vendons de la propriété intellectuelle sur une technologie à différents industriels pour qu'ils l'intègrent dans leurs produits », déclare Cédric Hozanne. Le modèle économique tire sa rentabilité de la diffusion de la technologie.

Depuis le mois d'octobre et jusqu'à fin mars, l'entreprise a équipé environ 1000 personnes sur Lille et Angoulême pour tester la technologie et le système de paiement avec des enseignes comme Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, et des petits commerçants en centre ville, en partenariat avec la BNP, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel et la Banque Accor. L'entreprise, qui compte parmi ses actionnaires la BNP, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel Arkéa, la Banque Accor, mène des actions de promotion en France, en Europe, et sur les continents nord et sud-américains. La technologie de Natural Security est en cours d'usage à l'université de San José en Californie pour faire du contrôle d'accès physique et du paiement, et elle est testée dans un système de paiement à Chicago.

L'entreprise, qui compte aujourd'hui 16 personnes est installée dans le parc Eurotechnologies et travaille avec d'autres startups du pôle. Elle a déjà recruté des personnes dans les écoles de la région.

Giroptic : une technologie unique d'imagerie à 360°.

Créée il y a 5 ans, Giroptic a développé des systèmes de prise de vue de photos panoramiques. Notamment, l'appareil photo Giroptic 360 HDR qui permet de réaliser des visites virtuelles pour les secteurs de l'immobilier et du tourisme, et un appareil photo Girocam équipé de trois objectifs et de trois capteurs, qui permet de prendre une photo panoramique complète du lieu sur lequel on se trouve en un seul clic. Comme le déclare Richard Ollier, CEO de Giroptic, « nous maîtrisons toute la chaîne, depuis électronique, le développement de firmware, la partie optique, et la partie mécanique  et les produits sont fabriqués dans nos ateliers de Lille ». Depuis 1 an 1/2, l'entreprise développe pour la marque d'électronique Géonaute, propriété d'Oxylane (Groupe Décathlon), une caméra vidéo 360° à destination du monde du sport, dont la commercialisation est prévue pour cet été.

L'entreprise, née à Roncq, est aujourd'hui installée à Euratechnologies. « Nous avons souffert d'être à l'écart de l'action économique de la région. Mais aujourd'hui, Euratechnologies répond à tous nos besoins, y compris en terme d'aide ou de conseil pour le développement stratégique de l'entreprise. L'autre avantage des pépinières, c'est qu'il y a toujours quelqu'un qui a marché dans nos pas, avec qui l'on peut échanger, et on n'est plus seul dans la création ou le développement de son entreprise ». Ingénieur de formation, Richard Ollier a fait ses études à l'école des Hautes études d'ingénieur (HEI) de Lille. Il a autour de lui une équipe de 10 personnes, principalement des ingénieurs sortis de l'Institut Supérieur de l'électronique et du numérique (ISEN) de Lille.

En tant que lauréat du concours Création du ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur, Giroptic a bénéficié d'une subvention de 150.000 euros. Pour se financer, l'entreprise a utilisé les outils traditionnels, comme l'Oséo, les Prestations technologiques régionales (PTR) et des fonds du groupe Finorpa, entrée au capital de l'entreprise il y a 4 ans. « Finorpa nous a aidé dans nos étapes clés du développement ». Aujourd'hui, sur les produits B2B, Giroptic réalise à peu près 40% de son chiffre d'affaire à l'international, essentiellement via ses sites Internet. Grâce à Decathlon, Giroptic voit davantage de perspectives à l'international. Grâce à Euratechnologies, elle a pu participer à des missions Stanford ou au Brésil. « Ces missions permettent de mettre un pied facilement et rapidement dans un pays et d'aller voir s'il y a un potentiel », explique-t-il.

Sur les deux dernières années, Giroptic a recruté 1 à 2 personnes par an, mais avec son entrée sur le marché grand public, elle prévoit de recruter 4 à 5 personnes à partir de la fin d'année, pour accélérer son développement et conserver son avance concurrentielle.