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IT & DirectionGrand dossier10 articlesPublié le

Les 10 tendances technologies 2014

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

En 2014, on ne parlera plus seulement d'IT ou d'informatique dans les entreprises mais de « stratégie numérique ». En effet, les technologies initiées par le grand public ont bouleversé les usages dans les entreprises.

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Article 1 sur 10

La multiplication des objets connectés

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

80 milliards d'objets seront connectés dans le monde à l'Internet en 2020 projette l'institut Idate. Les voitures connectées, les robots, les vêtements munis de capteurs intelligents, les appareils électroménagers, le mobilier urbain, les drones, les puces, etc, la multiplication de tous ces objets connectés à l'Internet viendront s'ajouter à nos smartphones, nos tablettes et nos différents terminaux personnels et professionnels. Et soyez en sûr, certains de ces objets seront massivement utilisés dans l'entreprise, un casse-tête de plus pour les services informatiques. Prenons l'exemple des montres où le marché attend dès 2014 une véritable bataille entre la Galaxy Gear de Samsung et l'iWatch d'Apple sans oublier Google qui serait aussi en embuscade avec un modèle. Précisons que Google commercialisera également en 2014 ses lunettes connectées Glasses qui permettent d'accéder immédiatement à des informations pratiques provenant d'Internet par l'intermédiaire d'un minuscule écran semi-transparent fixé sur une monture de lunette.

Ce marché lucratif des objets connectés, la France y est plutôt en pointe, d'ailleurs, l'État s'y intéresse de très près. Prenons l'exemple de Withings, surtout connu pour sa balance connectée en WiFi (Smart Body Analyzer), le groupe a récemment reçu de la Banque publique d'investissements pas moins de 11 millions d'euros sans compter les 12,5 millions d'euros d'IdInvest Partners, de 360 Capital Partners et de Ventech, son actionnaire financier historique. Présente pour l'heure dans le grand public, l'entreprise envisage de s'attaquer prochainement au secteur professionnel (santé, entreprises, etc) avec une multitude de produits connectés. Autre exemple, celui des « smart textiles » où OMSignal, une entreprise basée chez nos cousins québécois, a créé un t-shirt équipé de capteurs qui permettent de mesurer plusieurs paramètres (pouls, respiration, humidité et température de la peau, etc) et d'envoyer toutes les données récoltées vers un terminal mobile. Citons enfin comme dernier exemple, la société française Netatmo qui a, entre autres, conçu un thermostat pour smartphone qui permet de contrôler son chauffage à distance. Celui-ci connecte les chaudières à Internet et remplace à la fois les thermostats filaires et sans fil.

Article 2 sur 10

L'impression 3D à la portée de tous

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

Savez-vous que pour la conception de l'avion 787 Dreamliner de Boeing, plus de 30 types de pièces ont été réalisés avec une imprimante 3D. De même chez le concurrent Airbus, on utilise massivement cette technologie pour concevoir les avions. Bien sûr, ces deux poids lourds de l'industrie utilisent des machines coûteuses et complexes mais ils participent indirectement à la démocratisation de ce marché de l'impression 3D. Selon le cabinet d'études Gartner, il devrait se vendre, en 2013,  56 500 imprimantes 3D (à - de 100 000 € l'unité) dans le monde toutes cibles confondues (professionnelle et grand public). Pour la nouvelle année, le marché des imprimantes 3D devrait progresser de 75% sur un an. Et de 2014 à 2015, ce secteur devrait doubler de taille.

Bien sûr, en parallèle, le marché des consommables, à savoir les matériaux utilisés par les imprimantes 3D comme les différents plastiques et métaux, devrait quant à lui bondir et représenter 615 millions de dollars en 2025 selon une étude menée par IDTechEx. Cette explosion du marché est clairement due à la chute des prix (on trouve des petits modèles basiques à 500 €), de ce fait, cette technologie est aujourd'hui accessible à tous, de la petite entreprise au grand compte en passant par le particulier. Cette révolution de l'impression 3D entraine aussi des questions en termes juridiques, notamment sur la contrefaçon et la violation de brevets à l'instar de ce qui s'est passé dans l'audio et le cinéma avec l'arrivée des plateformes de téléchargement. Pour légiférer, des normes se mettent en place, on parle même de poinçon tout comme pour les métaux précieux comme l'or et l'argent.

Article 3 sur 10

L'arrivée des courtiers de services cloud

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

2014 sera sûrement l'année du courtage cloud. Trouver les meilleures briques du cloud computing à tous les niveaux (SaaS, PaaS et IaaS) et aux meilleurs prix à partir d'un seul point d'entrée (portail), c'est ce que promettent les courtiers cloud (aussi appelé les cloud Brokers). Ces derniers appliquent, en fait, les mêmes recettes que dans le domaine bancaire et des assurances. Les courtiers cloud se posent donc en tant qu'intermédiaires mais pour être crédibles auprès de leurs clients, ils doivent connaître parfaitement les offres et être capables de les mesurer en termes d'évolutivité, de fiabilité, de disponibilité ou encore d'interopérabilité. Quelques entreprises françaises ou présentes en France comme LinkByNet, Cordys, EI-cloud, Nuage Labs par exemple se positionnent sur ce marché.

Le phénomène du cloud Broker pourrait aussi à terme se développer au sein même des services IT car des entreprises sont toujours plus nombreuses à faire évoluer leur système d'information en cloud privé. Transformer le datacenter de l'entreprise en un centre de services dynamiques, c'est, en effet,  ce que réclame de plus en plus les dirigeants mais aussi les utilisateurs. Une « IT as a service » en quelque sorte, avec pour objectif de réduire les coûts et de renforcer la compétitivité et la réactivité de l'entreprise face à la concurrence et aux pressions des services externes de plus en plus importantes. Cette réactivité permettrait aux services informatiques de s'adapter rapidement à la demande pour répondre aux besoins de l'entreprise et de réduire le délai d'adoption des technologies.

Pour créer et obtenir une « IT as a service » efficace, il est nécessaire de mettre à la disposition des utilisateurs un portail en libre-service qui permet de réserver des ressources IT. Pour ce faire, le service informatique se doit de créer un catalogue de services et une grille tarifaire. Mais, dans l'évolution du système d'information vers un centre de services, le rôle du DSI et de son équipe est primordial. Car cette mutation implique aussi des changements sur le métier du DSI et de ses équipes. En effet, la DSI devrait, à terme, fonctionner comme un centre de profit, elle vend ses propres services et, de ce fait, dispose de son propre budget et peut dégager des bénéfices en proposant son catalogue de services. Bien sûr, cette transformation ne se fera pas du jour au lendemain car ce changement est radical et en totale rupture avec l'héritage et l'existant.

Article 4 sur 10

Le boom de la robotisation profite aussi à la France

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

E.Zicom Robotics, Robopolis, Aldebaran Robotics, Parrot, Induct, RB3D, Robosoft, etc, toutes ces sociétés françaises ont un point commun, la robotique. Selon Erdyn, la société d'étude et de conseil en innovation, le marché mondial pourrait atteindre 26 milliards de dollars dès 2015. Bien sûr, la robotique n'est pas une activité nouvelle en soi, dans le monde industriel, elle existe depuis des années et est d'ailleurs largement dominée par les japonais, les allemands et les américains. Il y a bien longtemps que les voitures sont assemblées dans les usines par des robots industriels. Mais la nouveauté se place surtout au niveau de la robotique de service à usage professionnel et grand public qui est au croisement de plusieurs secteurs : mécatronique, électronique, optronique, logiciel embarqué, énergie, nanomatériaux, intelligence artificielle, connectique...

Si certains continents ont déjà fait de la robotique un enjeu économique majeur, l'Europe se réveille, la commission européenne  lance cette année un partenariat public-privé dans le domaine de la robotique afin d'aider les sociétés implantées en Europe à augmenter leur part de marché mondial. Et la France y participe. D'ailleurs, l'état a créé, en 2013, le plan France Robots Initiatives qui couvre plusieurs actions : de la structuration de la filière à l'accompagnement de la croissance des PME et ETI innovantes, en passant par le soutien à la formation, à la R&D et à l'innovation. Avec ce plan, la France se fixe pour objectif de compter parmi les cinq nations leaders de la robotique dans le monde d'ici à l'horizon 2020. Parmi les multiples actions de ce plan figure la création d'un fonds filière pour la robotique via la caisse des dépôts et consignation. Ce premier fonds de capital-risque dédié à la robotique de service dispose d'un budget de 60 M€. De plus, l'état met sur la table 4,4 millions d'euros pour son initiative «Start PME», qui permet une prise de participation à hauteur de 10% dans les jeunes entreprises. Au total, avec ce plan, l'état espère fédérer, dans un premier temps, près de 100 M€.

Article 5 sur 10

L'e-citoyenneté en marche forcée

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

Faire participer les citoyens pour améliorer les différents services (transport, énergie, etc) d'une ville, d'une collectivité, d'une région ou d'un département via des moyens IT de communication et de collaboration (réseaux sociaux, plateforme communautaire, etc), c'est devenu la nouvelle lubie de nombreux élus. En effet, les projets de plateforme e-citoyenne se multiplient en France, leur objectif est de permettre aux utilisateurs de poser des questions et d'apporter leur contribution sur les politiques et thématiques publiques qui les intéressent. Bien sûr, ces plateformes 2.0 n'ont pas seulement un rôle interactif, elles sont aussi là pour mettre à la disposition des citoyens des services de téléchargement de documents administratifs. Cette e-citoyenneté se renforce et est à mettre en parallèle avec toutes les initiatives autour des villes intelligentes.

Qualifier une ville d'intelligente signifie qu'elle a aussi clairement intégré l'outil numérique pour aider le citoyen à mieux vivre. D'ailleurs, nous assistons à une offensive de la part des fournisseurs IT sur les Smart Cities ou les villes dites intelligentes. Schneider Electric France, Orange, Microsoft ou encore IBM, tous ces grands acteurs ont créé une division, une structure ou un service dédiés aux Smart Cities et proposent des solutions dans lesquelles la participation des citoyens est prise en compte. Autre perspective que l'on peut qualifier d'e-citoyenne, c'est la multiplication des FabLabs, ces plateformes de recherche ouvertes à tous qui permettent de concevoir des nouveaux objets ou de nouveaux services grâce à l'accès d'outils numériques (comme les imprimantes 3D par exemple). Ces FabLabs qui stimulent l'inventivité peuvent être financés par des fonds publics ou privés (entreprises). Comme twittait la ministre déléguée à l'Économie Numérique Fleur Pellerin en décembre 2012 après la visite du FacLab de Cergy-Pontoise : « Oui, nous voulons des FabLabs partout en France. »

Article 6 sur 10

Sécurité : vers une authentification forte des identités

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

Centrer la sécurité sur l'utilisateur, c'est clairement la tendance dans les entreprises face aux nouveaux usages comme les services cloud ou le BYOD. Étant donné que le système d'information est de plus en plus ouvert et les données un peu partout, les responsables informatiques éprouvent de plus en plus de difficultés à garantir la sécurité de leur périmètre. Cela dit, une sécurité périmétrique est aujourd'hui complétement inadaptée à la circulation des flux. Et pour cause, les collaborateurs mobiles et connectés doivent pouvoir accéder au système d'information de l'entreprise quel que soit l'endroit où ils se trouvent, et ce, depuis n'importe quel terminal fixe ou mobile. Sécuriser les communications, protéger les terminaux et garantir l'intégrité des données restent, il faut le dire, des bases essentielles de sécurité mais il faut aller plus loin en architecturant aussi la politique de sécurité autour d'une gestion des identités. D'ailleurs, une standardisation se met en place avec les protocoles SAMLv2 pour le SSO (Single Sign On) et OpenID/oAuth pour la fédération des identités. Précisons que SAML2 est implémenté dans de nombreux services dont les Google Apps ou les applications de Salesforce.com.

Cette sécurité centrée sur l'utilisateur aide clairement à mieux analyser le comportement et les habitudes des salariés ou des collaborateurs car, bien souvent, les attaques sont pour la plupart issues de maladresses ou de salariés/prestataires pas forcement bien intentionnés. Toutefois, dans les respects de la Cnil, il ne s'agit pas non plus de « fliquer » les employés mais de mieux contrôler leurs droits d'accès. L'objectif est de détecter et signaler des actions qui pourraient s'écarter du cadre normal de la politique des entreprises comme l'accès, par des employés, à des informations non autorisées. Point important, l'entreprise qui s'est attachée à mettre en place des procédures, des méthodologies et à déployer des solutions techniques pour maîtriser les comportements de ses collaborateurs, ne doit pas non plus oublier celles des tiers. Les entreprises doivent aussi pouvoir contrôler la sécurité de ce qu'elles externalisent et doivent donc être vigilantes dans le choix des fournisseurs. 

Article 7 sur 10

Le Software Defined Anything : la virtualisation à tous les étages

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

A l'occasion du dernier Sympsosium/ITxpo du Gartner qui s'est déroulé à Orlando, les analystes du cabinet d'études ont pris l'habitude, au fil des années, de lister les dix grandes tendances technologiques jugées stratégiques pour les entreprises. Pour 2014, ils ont notamment cité le Software Defined Anything (SDA), un concept où tout est défini par le logiciel et qui rassemblera de nombreux standards, comme OpenStack, OpenFlow ou encore Open Rack, qui partagent la même vision, à savoir faciliter l'interopérabilité des infrastructures IT et pas seulement au niveau des réseaux mais à tous les niveaux (stockage, plateformes, applications, etc).

Aujourd'hui, chaque fournisseur défend son pré-carré. Prenons l'exemple du Software Defined Networking (SDN), depuis quelques mois, les équipementiers réseau et les acteurs spécialisés dans la virtualisation multiplient les annonces autour du SDN, une approche basée sur la capacité de modifier par programme le comportement des équipements réseau. Mais ces acteurs, pour ne pas s'affranchir de leur valeur ajoutée, travaillent essentiellement sur des solutions propriétaires. Alors que l'objectif initialement annoncé était bien de simplifier la gestion des réseaux dans les datacenters en centralisant l'intelligence historiquement embarquée dans les équipements physiques avec des standards ouverts pour plus d'interopérabilité entre les équipements.

Il est bien compréhensible et légitime, pour des raisons financières, que les acteurs du SDN, du SDDC (Software Defined Datacenter), SDS (Software Defined Storage) et du SDI (Software Defined Infrastructure) essayent de maintenir leur leadership dans leurs domaines respectifs. En effet, ces mêmes fournisseurs ne souhaitent pas forcément se conformer aux normes et aux standards même si ces derniers sont fortement bénéfiques pour les entreprises. Alors un SDA pour favoriser l'automatisation, l'interopérabilité et la configuration de toutes la familles des «Software Defined », pourquoi pas ?

Article 8 sur 10

Le Mooc, le futur de la formation dans les entreprises

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

Les Mooc pour « Massive Open Online Course », très en vogue aux États-Unis depuis plus d'un an, sont aussi de plus en plus utilisés dans l'hexagone. En quoi consistent les Mooc ? Ces derniers renferment des cours en ligne ouverts à tous (étudiants, salariés, indépendants, chômeurs, etc). Par exemple, pour la France, ces cours gratuits proviennent le plus souvent d'universités et d'écoles prestigieuses comme HEC, Polytechnique, Paris 2, Paris 6, etc. Le Mooc encourage le partage du savoir et c'est d'autant plus révolutionnaire qu'un certain nombre de candidats peuvent suivre des cours magistraux auxquels ils n'auraient pas pu avoir accès en temps normal faute d'accès à ces établissements et de moyens financiers.

Par exemple, lors du premier Mooc aux États-Unis, Harvard, Berkeley et le MIT ont réuni plus de 150 000 candidats au travers de leur plateforme Mooc edX (plateforme mélangeant textes, vidéos et partage communautaire). Sur le marché, les plateformes Mooc commencent à se multiplier, on peut citer les pionnières américaines Udacity et Coursera mais aussi la française Edunao. Notons que Polytechnique dispense certains Mooc sur la plateforme Coursera. En France, la première plateforme française de cours en ligne, France Université Numérique (FUN), soutenue par l'État a vu le jour le 29 octobre dernier. Quelques jours après son ouverture, plus de 12 000 personnes étaient déjà inscrites pour suivre les 25 premiers Mooc qui débuteront début 2014. Les candidats pourront ainsi suivre des cours du Cnam, de l'École Centrale Paris, de l'École Polytechnique, de l'Institut Mines-Télécom, de Sciences Po, de l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, de l'Université Montpellier 2, de l'Université Panthéon-Assas - Paris II, de l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense, du Centre Virchow-Villermé (collaboration entre Sorbonne Paris Cité et Université La Charité à Berlin) et prochainement les cours de mathématiques de Cédric Villani.

Fort de ce constat, les Mooc représentent clairement le futur du e-learning, il est d'ailleurs certain que les entreprises vont fortement capitaliser sur ces méthodes d'apprentissage et de formation 2.0. Les entreprises encourageront leurs salariés à les exploiter dans leur programme dédié à la formation. Certaines grandes entreprises pourraient même à court terme mettre en place leur propre plateforme pour former tous leurs collaborateurs situés partout dans le monde.

Article 9 sur 10

AMD et Intel affutent leurs puces serveurs

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

Un nouveau duel entre Intel et AMD se prépare sur le front des serveurs. En effet, Intel travaille déjà sur une génération de puces qui devrait succéder à la famille Haswell (jusqu'à 4 coeurs avec support de 32 Go de mémoire maxi). Baptisé Skylake, ce processeur visera, dans un premier temps, les serveurs, il portera d'ailleurs le nom de Xeon E3-1200 et sera gravé en 14 nanomètres. Ces puces devraient être équipées d'un contrôleur mémoire DDR4 (2400 MHz sur quatre canaux) capable de supporter jusqu'à 64 Go de mémoire RAM. Ces puces devraient équiper les serveurs dès janvier 2015.

De son côté, AMD affine ses travaux autour de sa nouvelle gamme de CPU et d'APU (accelerated processing unit) sous le nom de code Berlin (basée sur les coeurs Steamroller). Successeurs des Opteron 3300, ces processeurs viseront les serveurs rack haute densité et seront lancés début 2014. Notons que les processeurs Berlin seront dotés de l'architecture système hétérogène HSA (Heterogeneous System Architecture), un procédé qui permet de traiter le CPU et le GPU comme une entité unique. L'avantage du HSA provient de la faculté à mobiliser la puissance du GPU pour les tâches où il est utile et évite le va-et-vient de données entre les deux processeurs. Selon AMD, sur un système HSA, la vitesse de traitement de l'algorithme de détection de visage utilisé en vidéo numérique est multipliée par deux, tout en consommant deux fois moins d'énergie qu'un matériel identique sans cette architecture. Reste maintenant à convaincre les développeurs des bénéfices du HSA.

Article 10 sur 10

Les serveurs ARM 64 bits dans les datacenters

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20132 min de lecture

Si les processeurs ARM sont largement répandus dans les smartphones et les tablettes, ils pourraient bientôt l'être tout autant dans les microserveurs 64 bits et venir taquiner Intel et ses Atom 64 bits (Atom C2000). En effet, la bataille de l'efficacité énergétique est le nerf de la guerre dans les datacenters et l'utilisation d'équipements basse consommation permet donc clairement de réduire cette facture énergétique. C'est dans cet axe que les processeurs ARM 64 bits (Cortex- famille A50 avec la nouvelle architecture ARMv8) font la différence car ils sont bien plus performants que les premiers modèles en 32 bits (Cortex A15 basé sur l'architecture ARMv7-A) tout en étant toujours aussi économes en énergie. Les constructeurs pourraient surtout profiter de l'efficience énergétique des prochaines puces d'ARM (64 bits, support de la mémoire ECC...) pour concevoir des microserveurs, lesquels pourraient, à terme, équiper massivement les datacenters.

Dell a d'ailleurs montré en novembre dernier son premier microserveur ARM 64 bits (X-Gene d'Aplied Micro) fonctionnant sous une version spéciale de la distribution Linux Fedora. Cette démonstration est une première étape dans la stratégie du Texan qui ambitionne de proposer un système POC (Proof of concept) à ses clients début 2014. Quant à HP, il devrait proposer avec ses partenaires des cartouches ARM 64 bits pour ses microserveurs Moonshot. Du côté des systèmes d'exploitation, Red Hat garde un oeil attentif sur les développements des ARM 64 bits et pourrait fournir les briques nécessaires au cas où la plateforme naissante s'installerait dans les datacenters. Pour l'heure, Red Hat n'a pas encore fait d'annonce sur la sortie d'une version de Red Hat Enterprise Linux pour ARM, mais s'active en attendant sur la version Fedora pour ARM 64.