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Les 10 tendances technologiques 2015

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Comme chaque année, la rédaction du Monde Informatique dresse les 10 tendances technologiques qui marqueront l'année 2015. Du machine learning à la révolution des objets connectés, l'intelligence se généralise dans l'IT.

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Article 1 sur 10

Machine learning : l'apprentissage machine pour de multiples applications

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

L'un des meilleurs exemples du machine learning, une technique d'intelligence artificielle, est donné par IBM et son supercalculateur Watson. En effet, au sein de l'université de l'Ontario, grâce à Watson, les chercheurs développent un service fondé sur le cloud utilisant l'analytique en continu qui permettra de prévoir l'état de santé des gens, particulièrement des enfants prématurés, de 24 à 72 heures avant l'apparition des symptômes concernant les maladies nosocomiales. Ce cas montre parfaitement bien les possibilités offertes par le machine learning dont l'objectif, rappelons-le, est d'apprendre aux machines à produire des algorithmes pour comprendre la corrélation des données et  de développer des processus d'apprentissage. Prévision des virus, détection de fraude, spéculation financière, analyse des comportements d'achat, les applications issues du machine learning ne manquent pas.

D'ailleurs, tous les grands acteurs, de Facebook à Google en passant par Microsoft, disposent d'une entité ou d'une structure dédiée au machine learning. Prenons l'exemple de Microsoft qui compte près de 700 personnes travaillant dans ce domaine dont une cinquantaine de chercheurs dans le laboratoire commun créé avec l'Inria. Déjà, on retrouve des fonctions de machine learning dans l'assistant vocal Cortana, dans le moteur de recherche Bing ou dans la Xbox, sans oublier l'offre cloud Azure ML, un outil qui permet aux entreprises de réaliser des analyses prédictives. Un article intéressant publié par Romain Casteres, consultant décisionnel de la société Dcube, décrit d'ailleurs comment on peut prédire la qualité du vin en exploitant Azure ML.

Autre exemple, celui de la société  Darktrace qui s'est récemment implantée en France. En effet, l'éditeur anglais a créé un logiciel intelligent (développé en collaboration avec des équipes de l'Université de Cambridge) capable de scruter tout ce qui se passe sur le système d'information, via une analyse des comportements des utilisateurs couplée à une analyse fine des réseaux et des équipements. L'objectif étant d'anticiper, de manière proactive, les attaques à venir.

Article 2 sur 10

La révolution des « wearables »

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Dans la vaste galaxie des objets connectés se trouvent les « wearables », des vêtements et accessoires équipés de capteurs intelligents qui se portent, comme les vêtements, les chaussures, les bracelets et d'autres accessoires. Selon une étude récente publiée par le cabinet FutureSource Consulting, les ventes d'objets connectés à porter ont progressé de 40 % au troisième trimestre 2014, ce qui représente déjà 12,7 millions d'unités commercialisées. Bien sûr, l'objet catalyseur de ce vaste marché concerne surtout les montres connectées comme l'Apple Watch ou encore la Galaxy Gear de Samsung. Hormis les montres dont la presse s'est largement fait écho, les innovations vont bon train autour des wearables à l'instar de Nike et de ses baskets intelligentes qui sont capables de mesurer la hauteur du saut, la vitesse de déplacement ou la résistance et l'endurance, puis d'envoyer toutes les données collectées vers un smartphone.

Très en pointe dans ce domaine, l'industrie française a une réelle carte à jouer pour devenir l'un des pays leaders dans la conception des wearables. Prenons l'exemple de l'entreprise Cityzen Sciences qui travaille sur le D-Shirt doté de capteurs intelligents souples intégrés au tissu pour récolter des données sur la charge de travail du sportif et de son état de fatigue. Autre exemple : l'entreprise Brochier Technologies située à Lyon qui fabrique, entre autres, des tissus lumineux (basés sur des fibres optiques) pour le domaine de la santé, ce qui a permis de mettre au point, par exemple, une couverture luminescente pour traiter la jaunisse du nourrisson. Tous ces objets intelligents à porter vont littéralement bouleverser les modes de fonctionnement dans les entreprises, surtout pour les services IT, car il est fort probable que les demandes des utilisateurs vont se multiplier dans les années à venir pour que ces objets soient reliés au système d'information de l'entreprise à l'instar du Byod en quelque sorte. De nouveaux défis seront aussi à surmonter pour les fournisseurs de l'industrie IT dans l'implémentation de ces objets au coeur de l'infrastructure, mais aussi dans la collecte et l'analyse des données issues de ces objets... 

Article 3 sur 10

Les conteneurs, des alternatives à la virtualisation traditionnelle

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Avec l'arrivée de Docker, la guerre dans la virtualisation des serveurs est relancée. Rappelons que Docker est un outil Open Source très léger basé sur le conteneur Linux standard LXC qui permet d'automatiser le déploiement d'applications dans des conteneurs logiciels virtuels. En effet, contrairement à une machine virtuelle classique, le conteneur Docker n'a pas besoin d'intégrer un système d'exploitation complet pour fonctionner puisqu'il peut utiliser les ressources de son système hôte. Cela signifie que, par rapport à un hyperviseur, les conteneurs sont plus rapides à créer et à démarrer. De plus, comparé aux classiques hyperviseurs de VMware ou de Microsoft par exemple, avec Docker, les développeurs peuvent plus facilement comparer les conteneurs, les déboguer et même les déployer sur Amazon Web Services, MS Azure et IBM Bluemix par exemple.

Enfin, Docker va également permettre aux administrateurs IT d'accélérer le déploiement des applications sur tout type de plateforme, aussi bien pour la phase de développement que de production, sans oublier une circulation plus rapide entre serveurs sur site et machines virtuelles dans le cloud. Charlie Dai, analyste chez Forrester Research, conseille d'ailleurs aux administrateurs de datacenters de s'intéresser à la version 1.0 de Docker sortie en juin dernier, même si la technologie n'est pas encore tout à fait mature. Selon lui, les conteneurs Docker vont empiéter sur le marché de la virtualisation traditionnelle. Même IBM l'affirme, Docker obtient des performances équivalentes voir meilleures que les machines virtuelles sous l'hyperviseur KVM, suite à une série de tests effectués entre les deux solutions par Big Blue dont les résultats ont été publiés cet été dans un livre blanc.

Red Hat, Google, Microsoft et IBM figurent parmi les acteurs qui soutiennent Docker. Après Azure, Microsoft va ainsi prendre en charge Docker dans la prochaine version de Windows Server. Google, de son côté, a créé la solution Kubernetes, un gestionnaire open source de conteneurs Docker. Le géant du web a également intégré la technologie des conteneurs dans ses propres datacenters. Quant à Red Hat, il a annoncé que la dernière version de son système d'exploitation RHEL supporterait les outils de Docker. De même pour Open SVC qui utilise Docker pour sa solution de gestion et d'inventaire du système d'information. Si Docker a pris une certaine avance, des concurrents arrivent à l'instar de Manta, un projet porté par Joyent, le fournisseur de services cloud, et LXD développé par Canonical, l'éditeur de la distribution Linux Ubuntu. Ainsi, la technologie de Joyent est destinée à des tâches à grande échelle et à des traitements analytiques big data. Quant au conteneur de Canonical, il ajoute des niveaux de sécurité aux charges de travail stratégiques en s'adaptant aux besoins de chaque entreprise.

Article 4 sur 10

Transformation digitale des points de vente, à l'ère de l'omnicanal

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Affichage dynamique, application mobile, réseau social, site de vente en ligne, terminal point de vente intelligent, borne interactive, paiement mobile, outil d'analyse des comportements d'achats, solution big data, etc., les nouveaux outils ne manquent pas sur le marché du retail (commerce et distribution) pour mieux connaître, maîtriser les comportements et les attentes du consommateur. Bien sûr, tous ces outils sont efficaces s'ils permettent, via une plateforme d'interaction unique, de suivre le client, de gérer en temps réel toutes ses interactions et d'enregistrer ses besoins à travers chacun des canaux. Cette stratégie omnicanal est même devenue fondamentale pour booster littéralement l'acte d'achat du consommateur car, n'oublions pas, aujourd'hui, le client utilise et utilisera de plus en plus plusieurs canaux de vente simultanément. Citons un exemple, celui de Sephora (avec Cegid), l'un des leaders dans la vente de produits de cosmétiques. En effet, l'entreprise a mis en en place plusieurs solutions dont un moteur de recommandation des produits destiné à ses vendeuses pour augmenter le panier moyen de ses clientes, une app mobile permettant de mieux identifier les clients - via le programme de fidélité - avant le passage en caisse et une application de paiement mobile pour augmenter les ventes et accélérer les encaissements durant les périodes de pointe.

L'omnicanal marque une véritable révolution ces dernières années. D'ailleurs, selon une étude intitulée Building the B2B Omni-Channel Commerce Platform of the Future et réalisée par Accenture et hybris software, une entreprise du groupe SAP, deux tiers des fournisseurs B2B (66 %) reconnaissent que l'évolution des attentes des clients est à l'origine de leurs investissements technologiques dans des initiatives omnicanal, comme la mise en oeuvre ou la mise à jour de leur plateforme e-commerce et de leurs services mobiles. En outre, plus de huit entreprises sur dix (83 %) s'accordent sur le fait qu'une stratégie omnicanal est décisive pour leur succès à long terme, pour générer plus de ventes et de bénéfices, et 85 % des personnes interrogées admettent que les décisions relatives aux investissements technologiques s'articuleront autour de leur stratégie omnicanal. Cela nécessite bien sûr pour les entreprises de maîtriser les technologies numériques, mais aussi d'adapter leur culture et leur organisation pour proposer la meilleure offre possible à leurs clients. Les acteurs de l'industrie IT l'ont bien compris et n'hésitent pas à proposer leurs solutions et leurs applications à l'image de HP qui souhaite devenir l'un des leaders en France des terminaux point de vente pour ce marché très convoité du retail.

Article 5 sur 10

Open Compute, les géants du web partagent leur code

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

C'est un fait, les grands centres de calcul coûtent très chers à gérer. La maintenance, la facture énergétique, le cycle de vie des équipements, etc., représentent des postes de dépenses considérables pour leurs propriétaires. Ainsi, pour réduire les coûts et améliorer l'efficacité des datacenters, les grands acteurs du web décident de plus en plus de partager leurs expériences, leurs idées et leurs innovations des technologies. C'est d'ailleurs Facebook qui en 2011 a promu cette approche en créant l'Open Compute Project (OCP), l'objectif étant de s'inspirer des initiatives Open Source dans le logiciel pour concevoir et développer des solutions ouvertes et efficaces dans les datacenters autour des serveurs, du stockage mais aussi des réseaux. Et l'un des premiers travaux de l'OCP a été la mise au point du châssis Open Rack permettant d'optimiser la place des serveurs au sein des datacenters.

A ce titre, c'est en France (à l'école Polytechnique sur le campus Paris-Saclay) que l'OCP a choisi d'organiser son premier forum européen. Depuis, OCP a grandi et conquis les grands acteurs de l'industrie IT, de Dell à RackSpace en passant par HP ou encore AMD. Facebook avoue même avoir économisé un milliard de dollars sur trois ans en efficacité énergétique dans ses datacenters. Facebook n'est plus aujourd'hui le seul à partager ses expériences technologiques, Google, eBay ou encore Netflix s'y mettent également. Souvenons-nous aussi de Citrix qui a choisi de donner le projet CloudStack à la fondation Apache (même si la technologie CloudStack était à l'origine héritée de Cloud.com, une société rachetée par Citrix en 2011). En outre, le fournisseur de vidéos en streaming Netflix livre aussi certains de ses outils de sécurité sous licence open source comme Scumblr, une application web Ruby on Rails qui permet de rechercher des contenus sur Internet ou encore Sketchy, un outil qui génère automatiquement des captures d'écran.

De son côté, Google n'hésite également pas à partager son code. Prenons l'exemple de la solution Kubernetes, un gestionnaire open source de conteneurs Docker, plusieurs entreprises se sont montrées intéressées par l'outil de Google, on peut citer IBM, Microsoft ou encore Red Hat. Dernier exemple, celui d'eBay qui met à disposition de la communauté Open Source Kylin, son moteur d'analyse distribuée destiné à accélérer les traitements Hadoop.

Article 6 sur 10

Des langages de développement plus modernes

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Un nouveau langage pour révolutionner la programmation, est-ce vraiment nécessaire aujourd'hui ? Sûrement à en croire l'émergence d'une multitude de langages, même si aujourd'hui la majorité des offres d'emploi concernent essentiellement des développeurs possédant des compétences dans des langages déjà bien établis comme Cobol (encore très présent dans le monde bancaire), Abap (SAP), Java, C, C++, Objective C (qui sera peut-être remplacé par Swift), Python, HTML5 PHP, Visual Basic, Ruby et bien sûr JavaScript. Aujourd'hui, il n'y a pas de limitation à la création de nouveaux langages, la majorité d'entre eux proviennent de projets Open Source, certains disparaissent spontanément et d'autres connaissent un véritable succès comme ceux précédemment cités. Cela dit, quelques langages prometteurs arrivent, ou sont déjà existants depuis quelques années et devraient peut-être faire davantage parler d'eux en 2015, comme le langage D par exemple. Peu répandue, la première version du langage date déjà de 2007, néanmoins, c'est très récent pour un langage. Les particularités du langage D, qui est en fait une extension du C, sont sa puissance et son intuitivité.

D'autres langages font aussi parler d'eux dont deux conçus par Google : Dart, un langage qui vise à remplacer JavaScript, fortement exploité dans le monde web, et Go, un langage facile à coder comme un langage de scripting dynamique tout en offrant la puissance d'un langage compilé. Et que dire du langage « java killer » Ceylon développé par Red Hat. Son créateur Gavin King, même s'il est séduit par les possibilités de Java, reconnaît que ce dernier comporte de nombreuses marges d'amélioration comme sa syntaxe verbeuse, son manque de fonctions « first-class », ainsi que son faible support de la métaprogrammation, d'où ce programme Ceylon pour résoudre tous ces problèmes. Autre alternative à Java, Scala est un langage évolutif et dynamique, pas nouveau en soi puisqu'il a été introduit en 2003, mais son intérêt a fortement augmenté ces derniers temps. Enfin, citons OPA, un langage qui cherche d'abord à proposer un nouveau modèle pour rendre moins complexe la programmation web.

Article 7 sur 10

Internet des objets : vers un standard de communication

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

12 milliards d'objets connectés en 2015, 80 milliards en 2020 selon le cabinet Idate, cette folie de l'Internet des objets ne fait que commencer. Aujourd'hui, il est difficile de mesurer l'impact des objets connectés sur la sécurité des réseaux étant donné le manque de maturité de ce marché. HP avait néanmoins dévoilé les résultats d'une enquête portant sur la sécurité des objets connectés en mettant en garde leur usage. Même s'ils paraissent anodins, ils peuvent facilement être utilisés à des fins malveillantes. Ces objets sont d'autant plus vulnérables que les possibilités techniques en termes de connectivité pour tous ces objets intelligents sont nombreuses (NFC, WiFi, Bluetooth, réseau 2G, 3G, 4G, satellite, etc.) suivant la distance de lecture, la fréquence et la taille des données échangées et le type d'application.

Aujourd'hui, il n'existe pas vraiment de réseaux dédiés aux objets connectés, mais l'entreprise française Sigfox semble clairement se distinguer en fournissant une solution de connectivité cellulaire capable d'établir des communications bidirectionnelles avec les périphériques et simple à intégrer aux applications logicielles. La technologie conçue par Sigfox exploite des bandes de fréquences (868 MHz en Europe et 902 MHz aux USA) libres et gratuites pour transmettre sur un spectre très étroit les données destinées ou en provenance des objets connectés. Conçue pour la transmission bas-débit (typiquement de 10b/s à 1kb/s), la technologie sans-fil UNB bénéficie d'un très haut niveau de sensibilité qui permet de transporter les données sur une longue distance. Selon SigFox, comparé à un réseau cellulaire de type GSM pour le même niveau de couverture, l'UNB nécessite environ 1000 fois moins d'antennes et des stations de base 100 fois moins chères à construire et à exploiter.

De plus, tous les éléments radio utilisés dans le réseau (émetteurs et récepteurs) sont nettement moins consommateurs d'énergie que des dispositifs utilisant une technologie concurrente (GSM ou radio large bande). Cette technologie permet donc à l'entreprise d'offrir des tarifs très compétitifs pour les communications M2M et Internet des objets bas-débit. Preuve des performances de sa technologie, Sigfox a signé en novembre dernier avec la société Atmel spécialisée dans la fabrication de microcontrôleurs et de solutions tactiles. Ainsi, Atmel vient de certifier « Sigfox Ready », sa puce SoC ATA8520 qui couvre diverses applications autour de l'énergie, l'éclairage public ou encore la maison connectée.

Article 8 sur 10

Les MBaaS, un marché en devenir

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Parse (racheté par Facebook), Appcelerator, Kinvey, Apple CloudKit, Microsoft Azure Mobile Services, ces services ne vous disent peut-être encore pas grand chose mais il est fort à parier que nous entendrons parler d'eux assez rapidement. En effet, ces plates-formes de développement pour les applications mobiles souhaitent se positionner comme des services incontournables du MBaaS (Mobile Backend as a Service). L'objectif des MBaaS est de fournir tout le package Backend (hébergement, stockage, authentification, scalabilité, API, connecteurs, etc.) quel que soit l'environnement (Android, iOS, Windows Phone) afin que le développeur se concentre avant tout sur le besoin métier de l'entreprise. C'est en quelque sorte un macro langage qu'il faut bien sûr apprendre pour développer une application mobile mais qui ne nécessite plus de faire du coding.

Il faut savoir que le développement d'une application mobile peut vite tourner au cauchemar car il ne suffit pas d'avoir une idée sensationnelle. Il faut prendre en compte dans le développement de l'application toute la problématique du Backend qui génère une énorme quantité de travail (développer le serveur, les web-services, intégrer des leads, déboguer les serveurs, gérer la scabilité et la sécurité) et donc des coûts de développement énormes dans certains cas. Les MBaaS sont donc là pour faciliter le développement en prenant en charge toute cette partie « backend » ou « home made ». Selon le cabinet Markets and Markets, la progression de ce marché, estimé à 216 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2012, est énorme. Les revenus des MBaaS devraient atteindre les 7,7 milliards en 2017.

Article 9 sur 10

La montée en puissance des darknets

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Depuis quelques années, nous assistons clairement à une montée en puissance des darknets, ces fameux réseaux cachés du web. A l'origine, ces réseaux privés virtuels comme Freenet ou Gnunet ont souvent été créés pour des raisons politiques plutôt « pacifiques » dans lesquels les utilisateurs pouvaient s'exprimer sans crainte d'être repérés (adresses IP non partagées et donc anonymes) par des gouvernements autoritaires ou des dictatures, mais aussi s'échanger des fichiers en pair à pair. Mais depuis quelques temps, ces réseaux attirent de plus en plus les pirates qui n'hésitent plus à partager des techniques d'attaques, à commercialiser des données volées comme les comptes Facebook et des numéros de cartes bancaires ou même à vendre des armes et de la drogue. Les cybercriminels profitent avant tout de l'anonymat de ces réseaux pour y commettre leurs méfaits. Plusieurs affaires d'escroqueries ont d'ailleurs été démantelées par la police comme l'affaire récente d'individus qui exploitaient le réseau Tor (The Oignon Router) pour vendre des armes et de la drogue.

Pour l'éditeur de sécurité Kaspersky, le réseau Tor est d'ailleurs menacé d'être submergé par des criminels qui abusent de l'anonymat qu'il procure pour cacher des réseaux de zombies souterrains, des serveurs de commande et de contrôle malveillants. Face à cette montée en puissance de la cybercriminalité, l'Union Européenne ne cache pas son inquiétude. Ainsi, lors de la présentation du premier rapport sur cette question par le centre européen contre le cybercrime (EC3), Cecilia Malmström, commissaire responsable de la Sécurité et des Affaires intérieures, a indiqué qu'il était difficile pour l'Union Européenne de lutter contre cette cybercriminalité anonyme mais pour autant l'UE ne doit pas verrouiller l'usage d'Internet. Dans un premier temps, la volonté de l'Europe est de sensibiliser davantage les utilisateurs, et surtout les enfants, sur les dangers de l'internet.

D'autre part, des "pirates anti-pirates" seront formés aux techniques des hackers pour tenter de déjouer leurs attaques. De leur côté, les fournisseurs de solutions de sécurité comme Trend Micro, Symantec, Kaspersky ou encore Microsoft, assurent lutter contre cette cybercriminalité en investissant dans des centres dédiés permettant de fournir des renseignements aux forces de l'ordre ainsi qu'aux utilisateurs pour renforcer la cybersécurité.

Article 10 sur 10

Le challenge des réseaux ouverts avec l'essor du SDN

Par La RédactionPublié le 8 décembre 20142 min de lecture

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à réclamer des réseaux plus ouverts, plus agiles et plus simples à gérer pour développer et mettre plus rapidement de nouveaux services sur le marché. En effet, la couche réseau a peu ou pas évolué depuis 25 ans contrairement aux autres strates serveurs et stockage. Il suffit simplement de jeter un oeil sur un coeur de réseau dans le système d'information d'une entreprise ou d'un datacenter pour s'apercevoir du « trop plein » de câbles qui subsiste ou encore de toute cette configuration des commutateurs qui s'effectue encore manuellement. Un comble ! A qui la faute ? Aux équipementiers très protectionnistes sur leurs solutions propriétaires, peu innovantes et souvent onéreuses. Mais les entreprises clientes commencent à mettre une certaine pression à leurs fournisseurs, comme Cisco Systems, Juniper Networks, Alcatel-Lucent, HP ou encore Brocade, pour obtenir des réseaux nettement plus flexibles et surtout programmables.

C'est en 2012, avec la création du groupe Open Network User Group (ONUG) par des décideurs IT (essentiellement des DSI) de grandes entreprises (Bank of America, Citigroup, Crédit Suisse, FedEx, Fidelity, etc.), que les choses ont commencé à évoluer, la réflexion de ce groupe étant d'élargir la disponibilité des technologies de réseau ouvert comme le Software Defined Networking. En effet, le SDN (qui n'est pas une technologie en soi mais une nouvelle façon d'opérer le réseau) pourrait à terme remplacer les nombreux réglages manuels que les ingénieurs doivent effectuer pour appliquer les modifications dans les datacenters virtualisés.

Depuis, les annonces autour du SDN se sont largement succédées chez tous les équipementiers, des start-ups ont été créées comme Viptela, Nuage Networks, une entreprise financée par Alcatel Lucent, ou encore Nicira (rachetée par VMware en juillet 2012). Aujourd'hui, la confusion est totale, il existe en effet différentes approches du SDN selon les profils des fournisseurs (fabricants, équipementiers, opérateurs, etc.). Entre l'adoption, dans les contrôleurs, du standard OpenFlow soutenu par l'ONF (Open Network Foundation), l'intégration d'API (Application Programming Interface) ou encore l'implémentation de technologies d'overlay, chaque fournisseur défend et défendra bec et ongles sa vision et sa conception du SDN pour obliger les entreprises à s'orienter vers une solution unique alors que dans l'entreprise, l'hétérogénéité du parc (et toutes les couches réseaux qui en découlent) ne fait aucun doute.