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IT & DirectionGrand dossier8 articlesPublié le

Silicon Valley 2015, les technologies à suivre

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

En décembre et juin dernier, nous avons passé un peu de temps à San Francisco et dans la Silicon Valley avec une dizaine de journalistes européens pour les dernières éditions de l'IT Press tour organisé par Condor Consulting. L'occasion de rencontrer ou de revoir des jeunes entreprises focalisées sur l'innovation logicielle.

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Article 1 sur 8

CoreOS héraut d'une architecture container distribuée

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20154 min de lecture

Juste après la conférence Docker fin juin, nous avons rencontré le CEO de CoreOS, Alex Polvi, à l’origine - avec Brandon Philips son CTO - de la start-up spécialisée dans la technologie des containers. Installée au fin fond de Mission Street, dans un quartier que certains qualifieront de « pittoresque », la jeune entreprise emploie une quarantaine de personnes sur 3 niveaux.

Critique envers le modèle de sécurité proposé par Docker pour sa plate-forme container, CoreOS a commencé par travailler sur une alternative open source à cette technologie avec sa solution RKT (Rocket) lancée en décembre 2014. « Un peu de concurrence ne fait pas de mal, car elle oblige tout le monde à proposer de meilleurs produits », précise le dirigeant. « Nous sommes partis sur un projet open source avec une base Linux CoreOS pour proposer une architecture distribuée capable de gérer très facilement des applications dans des containers et, ce, même avec des clusters très importants ». Baptisée Tectonic, cette solution de gestion de containers travaille aussi bien avec Rocket que Docker. Difficile de ne pas faire le parallèle avec le projet Kubernetes de Google. Interrogé sur ce point, Alex Polvi n’élude pas la question en indiquant que « les équipes de Google se sont focalisées sur l’évolutivité avec leur gestionnaire de containers Kubernetes. Nous sommes partis de leurs travaux en ajoutant notre technologie avec des outils de gestion plus complets pour les entreprises ».

Tectonic disponible en version bêta privée 

Tectonic inclut une console de gestion pour les charges de travail et les tableaux de bord, un registry intégré pour construire et partager des conteneurs Linux ainsi que des outils pour automatiser le déploiement. « Quand nous avons démarré CoreOS, nous avons voulu créer et fournir l'infrastructure Google à tout le monde et aujourd'hui, cet objectif devient réalité avec Tectonic qui permet aux entreprises de par le monde de faire tourner de façon sécurisée des conteneurs dans un environnement distribué similaire à la façon dont Google fait tourner son infrastructure en interne ». Et avec ETCD, CoreOs propose de coordonner les actions de différentes machines virtuelles au sein d'un cluster. Il permet de maintenir le fonctionnement d'une application distribuée même si l'un des noeuds cesse de fonctionner, indique Alex Polvi. « Il s’agit de résoudre un des problèmes essentiels dans les datacenters, rendre des données indispensables toujours disponibles dans les datacenters avec une architecture distribuée ».

Tectonic est aujourd’hui disponible en version bêta privée auprès d’entreprises intéressées par les nouvelles technologies. Justement interrogé sur le rythme d’adoption des containers dans les entreprises, Alex Polvi se montre confiant et envisage même des VM encapsulées dans des containers sur Google Cloud. « Une VM est juste un process sur un serveur » qu’il est possible de containériser. « L’enthousiasme pour les containers, c’est le peu de delta nécessaire pour leur utilisation. C’est un modèle différent des VM, vous les mettez sur un serveur Dell ou sur un serveur Amazon, mais c’est la même chose au final. Il s’agit avant tout de gérer différemment ses applications et ses serveurs afin de baisser ses coûts de fonctionnement ».

La prochaine révolution dans le cloud et les datacenters 

Si les machines virtuelles ont été conçues pour accompagner la consolidation des serveurs, les containers qui sont nés après le cloud, ambitionnent de faire tourner de façon sécurisée des charges de travail containérisées dans un environnement distribué similaire ceux que les géants du cloud utilisent dans leurs infrastructures internes.

CoreOS n’est pas isolé sur le marché, Google, Red Hat, VMware ainsi qu'Apcera ont annoncé leur soutien à Rocket. Et le dernier tour de table financier, emmené par Google Ventures, a fait entrer une belle brochette d’investisseurs avec l’arrivée de Kleiner Perkins Caufield & Byers, Fuel Capital et Accel Partners. Cela porte aujourd’hui à 20 millions de dollars le montant total des fonds levés par CoreOS. Interrogé sur un rachat prochain de Docker par Red Hat par exemple, Alex Polvi estime qu’ « ils sont très sophistiqués, ils peuvent répliquer tout ce que Docker à construit. Je ne pense pas que ce soit intéressant pour Red Hat. Quelqu’un acquerra Docker ou ce sera simplement une IPO. C’est le business, nous verrons, c’est la partie fun. Si vous n’aimez par le risque ne devenez pas entrepreneur. »

Article 2 sur 8

Nuage Networks veut mettre le réseau à l'heure du cloud

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20153 min de lecture

Nous vous avons déjà parlé des développements de la start-up Nuage Networks dans le domaine de la virtualisation de réseau. Financée par Alcatel-Lucent, et bientôt Nokia Networks, cette jeune entreprise installée à Mountain View a été créée en 2012 par Sunil Khandekar, CEO, et Dimitri Stiliadis, CTO, d’anciens cadres d'ALU, pour répondre aux besoins des entreprises et des opérateurs télécoms. A savoir, résoudre les questions d'évolutivité et de provisionnement automatique de services cloud hybride, public et privé. « Les entreprises veulent accélérer le développement de leurs applications et le cloud est la bonne solution. Avec le DevOps, c’est comme appuyer sur un bouton mais sans réseau il n’y a plus de cloud. Il est donc indispensable de rendre le réseau plus souple et mieux adapté au cloud en allégeant les procédures et la complexité » nous a expliqué Sunil Khandekar lors d’une rencontre au siège de la start-up. « Les DSI n’aiment pas le cloud, car ils ont peur de perdre le contrôle. Ils ont donc besoin d’outils pour savoir ce qui se passe, garder la main en cas de problèmes liés à la sécurité par exemple, même avec une automatisation des tâches ».

Pour répondre aux besoins des DSI, Nuage pousse donc sa solution VSAP (Virtualized Services Assurance Platform) qui corrèle le fonctionnement de sous-couches virtuelles et physiques dans un réseau défini par logiciel afin de mieux prendre en charge les applications et les charges de travail. Nuage indique qu'il utilise des protocoles standard pour atteindre cet objectif au lieu des approches propriétaires proposées par ses concurrents dans le SDN qui nécessitent un matériel spécifique.

Découverte des topologies physiques et virtuelles 

La visibilité dans les opérations de réseaux physiques et virtuels est la clef pour isoler les erreurs et assurer la qualité du service. Le système VSAP découvre, agrège et maintient les topologies virtuelles et physiques pour corréler les services, l'analyse des erreurs et aider à mettre en place des mesures correctives, précise Nuage. La start-up affirme que VSAP peut travailler avec tous les routeurs pour datacenters et les commutateurs qui prennent en charge des protocoles tels que OSPF, BGP, ISIS et SNMP. Il travaille également avec le contrôleur de services SDN de Nuage pour corréler les politiques et les objets virtuels entre les infrastructures physiques et virtuelles.

VSAP suit le cycle de vie des services et des machines virtuelles, enregistre les événements historiques, en corrélation avec les événements et les alarmes entre les environnements physiques et virtuels, et maintient un inventaire de tous les points de sortie dans un tunnel virtuel sur le réseau. Il affiche également les objets virtuels associés aux éléments physiques sur la sous-couche.

NSX comme principal concurrent 

Parmi les compétiteurs de VSAP, Nuage Networks cite VMware avec NSX mais pas Big Switch Networks ni même Cisco ACI. « Nous utilisons Open Flow mais pas comme Big Switch », nous a indiqué le CEO. « Nous virtualisons l’overlay pas le switch, nous ne dépendons pas des OS,  Cisco, Arista… cela n’a pas d’importance. Nous travaillons avec KVM, ESXi ou Xen et supportons déjà la technologie containers ». Parmi les partenariats, on peut citer Dell, HP, Cumulus Networks et Arista.

Disponible dès maintenant, VSAP est déjà en test chez plusieurs clients, opérateurs et entreprises en Europe et aux Etats-Unis.

Article 3 sur 8

Big Switch Networks, le petit poucet du SDN

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20153 min de lecture

Créée en 2010, Big Switch Networks repose sur une idée simple « l ‘innovation autour d’un mouvement appelé SDN », nous a expliqué le CEO de la start-up, Doug Murray. En 2013, la jeune entreprise a commercialisé son premier produit, un switch virtuel, puis en 2014 son deuxième produit, Big Cloud Fabric, et enfin dernière annonce une meilleure intégration avec VMware. L’entreprise qui a réussi à lever 47 millions de dollars auprès de Khosla Ventures, Index Ventures et Morgenthaler Ventures, emploie aujourd’hui une centaine de personnes avec des bureaux à Santa Clara mais aussi Tokyo. « Nous travaillons sur les derniers détails concernant l’ouverture d’un bureau en Europe en 2016 », nous a assuré le dirigeant.

« Nous sommes une compagnie logicielle et nous travaillons au niveau bare-metal pour les switchs. Dell est par exemple un de nos partenaires pour la revente de nos solutions. Aujourd’hui quand vous achetez un switch chez Dell, vous avez, comme pour les serveurs, le choix de l’OS ou de la plate-forme de virtualisation. Ce sont les premiers à faire ça et nous pensons que HP va également le faire ». A contrecourant du principal rival Cisco avec sa plate-forme ACI, une petite révolution s’annonce dans le domaine des réseaux. « Les géants du web ont repensé le réseau en le taillant suivant leurs besoins. Nous avons repris ce design en l’industrialisant […] Nous ne vendons pas à Google ou Facebook qui sont parmi les grandes compagnies du web mais nous voulons apporter les mêmes bénéfices sur le réseau aux autres entreprises. »

Une plate-forme de base avec personnalisation  

La croissance de Big Switch a été de 100% l’année dernière grâce à l’arrivée des premiers produits et des partenariats ont été noués avec le taïwanais Accton, Open Computer Project, Quanta, Dell, Juniper et HP Networking. « Nous considérons aujourd’hui que la base est identique et que le logiciel fait toute la différence. Accton fabrique ainsi certains produits pour Juniper, sur les chaînes les produits sont identiques avec personnalisation à la fin ». Pour la communication entre les switchs, Big Switch utilise Open Flow qui va devenir courant pour les liens entre les équipements réseau, assure le CEO.

Big Switch compte 50 clients (BT par exemple) dans le monde à ce jour (USA, EMEA et Japon), avec des contrats d’un million d’euros en moyenne. « Nos premiers clients sont des compagnies technologiques comme Google mais en plus petits. Des entreprises qui veulent un cloud comme ces grandes compagnies du web ». Le second marché de la start-up est constitué par les services publics comme le gouvernement américain. Enfin, le troisième débouché de la société est celui des opérateurs, trois au Japon utilisent déjà ces solutions.

Prêt pour la containérisation des applications 

Big Switch se concentre aujourd’hui sur la plate-forme VMware car le marché OpenStack est encore très jeune. « La majorité des charges de travail chez nos clients reposent sur VMware mais nous regardons aussi l’avenir notamment pour l’orchestration des VM et bientôt des containers », nous a indiqué Prashant Gandhi, vice président en charge du marketing produit. Et pour se distinguer des solutions traditionnels, le responsable marketing explique que Big Switch propose de construire un réseau hautement résilient avec des cartes 10/40 Gigabits et 100G pour certaines top entreprises seulement. « C’est un design que nous avons en interne ».

Selon M. Gandhi, les clients adhérent avant tout pour la simplicité et l’agilité pour les applications, notamment celles containerisées quand la technologie sera mature. Si l'équipe de Big Switch semble confiante quant à son développement, le petit poucet a encore fort à faire pour contrer le géant Cisco qui avance à grand pas avec sa solution de bout en bout ACI. 

Article 4 sur 8

Stockage distribué et virtualisé chez Hedvig

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20153 min de lecture

La start-up Hedvig – Elastic, Distribued, Virtual et Granular – sort de l’ombre après trois ans de développement intensif et furtif autour de sa solution SDS (Software Defined Storage). Et l’annonce d’un financement de 12,5 millions de dollars lors d’un tour de série A avec True Ventures et Atlantic Bridge, puis d’un autre B de 18 millions avec Vertex Ventures. La jeune entreprise est le fruit de la réflexion de son CEO Avinash Lakshman, qui a précédemment co-créé Dynamo (genèse de la base de donnée NoSQL) chez Amazon et co-développé Cassandra (SGBD open source et open source) chez Facebook.

La solution de stockage distribué Hedvig, conçue pour travailler dans des datacenters et en mode hybride (clouds privés / public), est prise très au sérieux par les investisseurs compte tenu du CV hors norme de son fondateur. Cette plate-forme de stockage exploite les ressources du cloud et celles de serveurs standards (Intel ou ARM avec des SSD pour les métadata et des disques durs pour les données) pour fournir une solution à un prix abordable. Pour optimiser les performances, chaque serveur doit héberger des métadata et conserver des ressources pour un espace cache afin d’accélérer les accès sans nécessairement passer par le réseau. « Certains de nos clients possèdent déjà des instances direct connect chez Amazon pour héberger notre logiciel et créer des disques virtuels (sans limite de taille) avec une policy unique. Le problème de latence avec Amazon n’est généralement pas un problème puisque cette copie est généralement réservée pour le back-up », nous a indiqué Rob Whiteley, vice-président marketing de la société. 

Algorithmes de dédup inline, compression et snapshots sont de la partie

La plate-forme de Hedvig qui repose sur CentOS vient répondre aux besoins en stockage qui augmentent plus vite que les budgets des services IT. C’est une problématique déjà rencontrée et résolue par les géants du web. Hedvig propose de convertir des serveurs standards en plate-forme distribuée et pas seulement scale-out : plus l’espace grandit et plus les performances augmentent grâce à l’utilisation de toutes les ressources CPU et de toute la capacité mémoire. Les protocoles supportés vont du mode bloc (iSCSI) à l’objet (Swift et S3) en passant par le fichier (NFS). Les algorithmes de déduplication inline, de compression et de snapshots sont également de la partie. Et si un nœud tombe, les autres serveurs travaillent de concert pour le reconstruire grâce 3 copies des données conservées sur les serveurs. Un disque dur de 4 To perdu sur un nœud peut être reconstruit en 20 minutes. Si la montée en capacité est linéaire avec l’ajout de serveurs, ce n’est pas le cas des performances quo dépendent trop des ressources en CPU et RAM. Pour la commercialisation de sa solution, Hedvig propose deux options : licence perpétuelle par To et une souscription à l’usage (5 mois au minimum). En Europe, des clients ont déjà adopté la plate-forme selonRob Whiteley

Article 5 sur 8

DataDirect Networks passe à l'hyper-convergence

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20153 min de lecture

Fondée en 1998 par Alex Bouzari (CEO et chairman) et Paul Bloch (président), DataDirect Networks n’est plus vraiment une start-up. Avec un chiffre d’affaires de 300 millions de dollars environ l’an dernier (profitable en 2014 mais des pertes en 2013), l’entreprise installée à Santa Clara s’est spécialisée dans les solutions de stockage à destination des systèmes hautes performances. Pour suivre les calculs intensifs réalisés par les institutions financières, les opérateurs pétroliers, les centres de recherches ou l’industrie (les principaux clients de DDN), il est nécessaire d’optimiser la stack stockage avec des solutions à la fois haute performance et haute capacité, nous a indiqué Alex Bouzari à Santa Clara.

Bien connue dans le monde du HPC, la compagnie, qui affronte Cray ou EMC sur ce marché, a noué des partenariats avec Dell et HP pour la revente en OEM de ses solutions. « DD Networks est aujourd’hui un des leaders dans ce type de stockage avec près des 2/3 des plus installations dans le monde, civiles et militaires », nous avait expliqué Paul Bloch lors d’un entretien téléphonique en avril dernier. « Mais ces 2/3 dernières années, la plus grande croissance est venue du cloud [privé] et des entreprises qui s’intéressent désormais à nos solutions combinant performances et faible latence avec des accès parallèles », nous avait confié le dirigeant.

De la flash mais pas de dédup 

Aujourd’hui comme les pure players du marché et les acteurs traditionnels, DD Networks propose des solutions hybrides et 100% flash. « On travaille ce marché depuis 3-4 ans. Historiquement connu sur le marché du HPC, on entre très fort sur le marché du flash mais sans proposer de déduplication de compression ou de thin provisionning qui ne sont pas adaptés pour notre cible ». Quoi qu’en disent les pures players, le travail des algorithmes ralentit la cadence des baies de stockage en IO et avec la baisse du cout des composants NAND flash, la déduplication n’est plus aussi nécessaire qu’auparavant.

Pour répondre aux besoins des entreprises, DD Networks commercialise la solution hyper-convergeante Wolfcreek qui présente la particularité d’être disponible en deux formats : une appliance maison haute densité et préconfigurée au format 4U ou bien un solution logicielle (Software Defined Data Center) utilisable avec des serveurs Xeon bourrés de SSD (6 machines en cluster avec des liens Infiniband) dans une armoire 12U pour baisser le prix de vente. Du boulot pour les intégrateurs en fait qui sont bien souvent des partenaires clefs dans ces appels d’offre. Comme les solutions poussées par les compétiteurs VCE, Nutanix, Atlantis Computing ou Simplivity, Wolfcreek se destinent au cloud privé, à l’accélération d’applications et à la consolidation de VM - jusqu’à 100 000 selon Molly Rector CMO de DD Networks – pour les environnements OpenStack, VMware, Microsoft et Citrix. Les performances annoncées approchent les 5 millions d’IOPS avec une bande passante de 60 Gigabit/s.

Installée à Santa Clara, DDN possède aussi un centre de R&D avancé à Paris spécialisé dans le software et des bureaux à Tokyo, Dubai et Londres.

Article 6 sur 8

Pure Storage met aussi un pied dans la convergence

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20152 min de lecture

Sur le marché des solutions 100% flash, Pure Storage fait partie des précurseurs. Fondée en 2009, la start-up de Mountain View nous a de nouveau accueilli dans ses locaux sur Castro. John Colgrove, CTO et cofondateur, a analysé l’évolution de ce marché qui connaît une croissance de 50% par an et devrait atteindre les 3,3 milliards de dollars de revenus en 2018 selon IDC. Si les solutions hybrides se multiplient – combinaison de flash et de disques durs – Pure Storage reste fidèle à sa stratégie initiale tout en regardant de près l’usage de la NAND flash TLC pour réduire les prix. La 4ème génération de baies, les Flash Array//m, a été annoncée début juin, et John Colgrove justifie les efforts faits sur le matériel pour optimiser ses baies. « Si le software représente 80% de la valeur de nos solutions, nous poursuivons la conception de nos baies pour contrôler tous les composants et supprimer tout ce qui nous semble superflu. Nous avons ce que nous voulons pour chaque composant. C’est plus simple et mieux pour nos clients », a-t-il expliqué.

Au sujet des dernières baies, Chadd Kenney CTO americas chez Pure Storage, nous a indiqué que « le facteur de simplicité est un des garants de notre succès. Des clients qui ont déployé plusieurs Po ont pu faire évoluer leurs baies Pure Storage pour accélérer encore leurs applications ». Comme nous vous l’expliquions la semaine dernière, le programme Evergreen Storage de la start-up californienne donne aux clients la possibilité de mettre à jour leurs équipements durant une dizaine d’années.

Autre axe de développement pour Pure Storage, le marché des systèmes convergés avec la plate-forme FlashStack, lancée en décembre dernier avec Cisco pour la partie serveurs (UCS) et switchs (Nexus), et VMware pour la couche virtualisation avec vSphere et Horizon View. Une solution taillée pour se mesurer à celles de VCE ou FlexPod pour la consolidation de VDI, l’accélération d’applications… Interrogé sur le partenariat avec VMware - et plus particulièrement Evo ;rail - Joel McKelvey en charge des solutions cloud et virtualisées nous a confié que les discussions étaient régulières et fécondes mais qu’il était encore trop tôt pour parler d’autres intégrations. Au sujet de FlashStack, Pure Storage annonce juste le support de Citrix Xen Desktop et Microsoft SQL Server pour répondre aux besoins des clients. 

Article 7 sur 8

Basho met le cap sur les big data

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20154 min de lecture

Basée à Cambridge, dans le Massachusetts, Basho Technologies a fait un détour par la Silicon Valley pour nous présenter ses solutions qui reposent sur une base de données NoSQL distribuée et open source (licence Apache 2) baptisée Riak KV. La start-up développe également une solution de stockage objet appelée Riak S2. Enfin depuis peu, la start-up a aussi lancée Data Platform, une solution de traitement dédiée au big data, particulièrement remarquée au dernier salon Big Data à Paris.

Tous les géants de l'Internet ont construit leur propre solution car ils ne trouvent pas de base de données commerciale adaptée à leurs besoins. « Quand vous devez faire travailler une base de données dans plusieurs pays, les coûts en licence peuvent également devenir très élevés avec une solution comme Oracle. Voilà pourquoi des clients cherchent d’autres options et viennent nous voir », nous a indiqué Dave McCrory CTO de Basho.

Triple copie des données 

Comme beaucoup de systèmes distribués, l’architecture de Rial KV exploite un ring avec des nœuds qui peuvent être facilement ajoutés pour agrandir la base de données et la reconstruire en cas de défaillance. La plate-forme n’est toutefois pas de type mesh mais repose sur une redondance classique avec une technologie baptisée multicluster réplication. La réplication utilise trois copies des données sur différents clusters afin de palier tout incident. En cas de sites distants, Dave McCrory recommande de travailler avec le même nombre de nœuds - même si ce n’est pas une obligation - pour garder la même cohérence et les mêmes performances. La croissance des performances est presque linéaire lors de l’ajout de nœuds supplémentaires grâce à un mécanisme d’équilibre de charge. Les langages supportés vont de Java, à Ruby en passant par .Net et Go. « Ce dernier est très populaire dans la vallée quand vous travaillez avec des infrastructures, Docker notamment. Les développeurs choisissent généralement Go avec Cloud Foundry », a souligné le CTO. Parmi les clients, on peut citer League of Legends et ses 27 millions de joueurs sur la partie chat, mais également Yammer, encore pour le chat.

Autre plate-forme chez Basho, Riak S2, la solution de stockage objet optimisée pour les vidéos, les images et les fichiers de plus d’un Mo. Conçu pour travailler de concert avec les clouds publics, privés ou hybrides, Riak S2 est compatible Amazon S3 et OpenStack Swift, avec des API robustes pour gérer des Po sur une plate-forme distribuée et évolutive de type « clusters of clusters ». Best Buy (pour le catalogue et les cessions data), Cisco, CNN ou ComCast (streaming vidéo) sont déjà des clients.

Accompagner la montée des big data 

Avec son dernier produit Data Platform, Basho propose d’exploiter les données non structurées qui échappent aux bases de données traditionnelles. « La croissance des données non-structurées est aujourd'hui beaucoup plus rapide que celles des données structurés », selon Peter Coppola, vice-président marketing de Basho. Selon le cabinet IDC, le volume de données créées dans le monde est passé de 1,8 milliard de gigaoctets en 2011 à 7 900 milliards de gigaoctets en 2015 avec la multiplication des informations issues des capteurs IoT et des terminaux mobiles. « Les bases de données relationnelles ne sont pas capables de suivre » selon le CTO. « Vous essayez en permanence de traiter les données fraîchement récoltées, celles indexées et celles déjà en cache et en exploitation ». Voilà pourquoi la start-up compte bien positionner sa base de données Riak KV grâce à l'arrivée d'un plug-in pour le moteur Spark.« IBM ne s'est pas trompé et a récemment annoncé l'intégration de Spark sur sa plate-forme Bluemix », a noté le CTO. « Le big data est un big business avec 50 milliards de dollars de revenus attendus en 2015 », a relevé de son coté Peter Coppola.  

Basho Technologies a levé à ce jour 66 millions de dollars auprès d’investisseurs privés et non pas de ventures capitalistes. La différence tient juste au fait que l’argent des seconds provient de fonds de pension alors que les premiers investissent leurs propres capitaux. Après une remaniement de sa direction générale, Basho est repartie de l'avant avec l'ouverture cette année de bureaux en France et en Allemagne. 40% des revenus de la start-up proviennent déjà de la zone EMEA, selon Peter Coppola, notamment dans les services financiers. 

Article 8 sur 8

Jut arrive dans la cour big data

Par La RédactionPublié le 31 juillet 20152 min de lecture

Lancée en 2013 par Steve McCanne, précédemment co-fondateur de RiverBed et de FastForward, la start-up Jut répond à un besoin très simple mais désormais crucial pour beaucoup d’entreprises : fournir une solution analytique unique pour traiter des données issues de plusieurs sources. Pour ce faire, le CEO a développé une plate-forme hybride combinant des ressources locales in-memory (Jut Data Engine) et SaaS (Jut Cloud App) pour capturer, analyser et visualiser toutes les données de l’entreprise. Le moteur dédié au traitement des données est livré avec un langage de scripting maison, Juttle, pour définir les analyses et les visualisations qui permettront aux cadres de prendre les bonnes décisions pour le développement de leurs activités.

Selon le dirigeant le langage Juttle est parfaitement exploitable par les utilisateurs qui possèdent des notions de scripting SQL - il n’aurait pas été crée pour les informaticiens - pour lancer des requêtes plus ou moins complexes. Cette plate-forme d’analyse et de visualisation est destinée aux utilisateurs internes mais aussi aux clients et partenaires de l’entreprise. « Il est possible de commencer par une prise en mains simple avec des scripts déclaratifs en langage naturel puis de customiser les requêtes pour les utilisateurs plus avancés », indique le CEO. « Trois lignes de script Juttle remplacent 10 à 100 lignes de code pour MapReduce, nous sommes beaucoup moins complexe que les pipelines MapReduce ».

Un service SaaS encore en open bêta mais fonctionnel

Pour résumer, on a affaire à une combinaison de Tableau Software et de Google Dataflow avec Cassandra comme base de données NoSQL et la technologie ElasticSearch pour la recherche. Les données sont d’ailleurs passées à la moulinette JSON pour uniformiser les formats. « Nous avons construit un système ouvert et flexible capable d’accueillir différents environnements » a précisé le dirigeant. « Et nous élargissons l’intégration des connecteurs et des API en fonctions des projets pour récupérer les données sous toutes les formes […] Nous sommes encore en version open bêta pour le mode SaaS mais le service est fonctionnel », nous a indiqué Apurva Dave, vice-président en charge du marketing chez Jut. « Nous proposons déjà une vue unifiée avec des analyse en temps des données historiques sur une seule plate-forme ». Précisons enfin que si les tarifs de la solution ne sont pas encore clairement définis, il est déjà possible de tester la plate-forme en ligne à cette adresse.