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IT & DirectionGrand dossier10 articlesPublié le

Les 10 tendances technologiques 2016

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Si l'intelligence artificielle aide désormais à créer de nouveaux services et applications à destination des entreprises en s'appuyant sur d'importantes quantités de données et sur des algorithmes performants, l'intelligence humaine reste indispensable pour créer l'innovation technologique de demain. C'est le constat que nous avons pu relever au travers de ce tour d'horizon complet de notre sélection des tendances technologiques pour 2016.

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Article 1 sur 10

1 - Les micro-usines : l'avenir de l'industrie

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Ce n’est pas une surprise, l’impression 3D est en plein boom. Selon Gartner, il devrait se vendre plus de 500 000 imprimantes 3D en 2016. Mais l’impression 3D devrait surtout bouleverser, dans un proche avenir, la vision des usines industrielles avec leurs lourds équipements et leurs longues chaines de production telle que nous la connaissons aujourd’hui, et ce, dans de nombreux domaines (automobile, biens de consommations, cosmétiques/parapharmacie, etc.). Place désormais à la modernité, à la proximité, à l’agilité et à la mobilité ! En effet, une multitude de start-ups japonaises, américaines, européennes se sert des imprimantes 3D souvent comme première brique de base à la conception de leurs produits mais les associe aussi à des micro-machines intelligentes capables de fraiser, d’usiner et de percer des pièces de toutes les matières (plastique, fer, bois, béton, etc.). Ces machines indépendantes et/ou multifonctions (à l’instar de la machine tout intégrée Mebotics créée par la société éponyme, www.mebotics.com) se démarquent le plus souvent par leur compacité, leur connectivité au web, leur flexibilité et leur faible consommation d’énergie.

Bref, en combinant l’impression 3D aux micro-machines, l’idée est de bâtir la micro-usine de demain (microfactory) fortement mobile, flexible et adaptée à la taille des produits qu’elle fabriquera. D’ailleurs, ces micro-usines se multiplient déjà dans tous les pays. Prenons l’exemple de la microfactory américaine Local Motors basée à Phoenix qui a conçu à partir d’une multitude d’équipements (imprimante 3D, fraiseuse, perceuse, tour numérique, etc.) une voiture en moins de 50 heures pour le salon automobile de Détroit en janvier 2015. Selon Local Motors, grâce à sa flexibilité, chaque voiture pourrait être réalisée à la demande et en local en opposition totale des grands acteurs de l’automobile qui ont tous gardé l’approche d’origine de conception créée par Henry Ford. En France, des microfabriques voient aussi le jour comme FabZat qui conçoit des produits dérivés et personnalisés à la demande ou encore Drawn qui fabrique divers objets liés au mobilier (meubles, répliques, casier à bouteilles, vases, etc.) à partir d’imprimantes 3D.

Article 2 sur 10

2 - LTE-U et LiFi en complément du WiFi

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Exploiter la technologie cellulaire LTE sans licence (LTE-U ou LTE Unlicensed) pour concurrencer le WiFi, c’est l’objectif affiché de Qualcomm, d’Alcatel Lucent, de Verizon, de Samsung et d’Ericsson, faisant tous partie du LTE-U Forum. Contrairement au LTE (technologie exploitée par les opérateurs mobiles), le LTE-U s’appuie sur un spectre de fréquence sans licence (dans la bande des 5 GHz) donc gratuit et non contrôlé par une autorité gouvernementale ou militaire. En utilisant cette technologie, les opérateurs permettraient à des entreprises de déployer des hotspots en lieu et place du traditionnel WiFi, bien souvent saturé. Verizon envisagerait déjà un lancement commercial de la LTE-U dès cette année, de même Qualcomm affirme que sa plateforme baptisée MuLTEfire (autre nom pour le LTE-U) pourrait offrir les performances, la capacité et la portée accrue du LTE, tout en étant plus facile à déployer comme le WiFi. Et selon la compagnie californienne, le MuLTEfire ne perturberait pas les utilisateurs de WiFi à proximité.

Face au WiFi, une autre technologie alternative émerge : le LiFi. Le LiFi pour « Light Fidelity » utilise une lumière visible spécifique comprise entre la couleur bleue 670 téraHertz (THz) et la couleur rouge 480 THz. Et pour se propager, le LiFi exploite le scintillement créé par un faisceau lumineux (modulation à de très hautes fréquences imperceptibles à l'œil). Parmi les premiers cas d’utilisation, citons la société Sogeprom qui a déployé dans ses salles de réunion et dans ses bureaux, l’un des premiers prototypes de luminaire LiFi nouvelle génération créé par Lucibel, une société spécialisée dans l’éclairage LED. Ces luminaires LiFi génèrent tout simplement un flux bidirectionnel et haut débit permettant un accès à Internet par la lumière. Non seulement le LiFi est plus sécurisé car il n’y a pas, à proprement parler, de diffusion d’ondes donc des risques moindres sur le piratage des données, mais de plus les ondes lumineuses sont inoffensives pour le corps humain voire bénéfiques à certaines fréquences. Avec tous ces avantages, on comprend mieux l’intérêt des centres hospitaliers et médicaux, des écoles et de certaines entreprises pour cette nouvelle technologie.

Article 3 sur 10

3 - Des SSD de 16 To et plus

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Le 26 mars 2015, les deux fabricants de microprocesseurs et de mémoire Intel et Micron annonçaient la disponibilité de leur technologie flash 3D NAND capable d’offrir des capacités pouvant atteindre les 10 To sur un seul SSD au format 2,5 pouces. Cette annonce faisant suite à celle de Toshiba qui fait office de pionnier sur cette technologie et bien sûr celle de Samsung. Comment arrive-t-on désormais à de telles capacités sur une technologie flash alors qu’aujourd’hui les meilleurs disques SSD se limitent à 2 To ? La réponse est verticale et en 3D. Pour être plus précis, les fondeurs empilent des couches à la verticale en trois dimensions, ce qui permet d’augmenter fortement la densité des données sur une même surface qu’une simple puce NAND plane. Avec ce procédé, Samsung est par exemple capable d’empiler 32 couches et Toshiba 48 couches, ceci expliquant les fortes capacités annoncées par les fondeurs. Résultat : les premiers disques SSD grand public et professionnels devraient être commercialisés dès 2016. Samsung propose déjà des SSD de 2 To pour un prix assez dissuasif de près de 800 €, des prix qui baisseront bien sûr avec la production en volume de ces nouvelles puces flash.

De même, Sandisk, en s’appuyant sur son partenaire technologique Toshiba, devrait également mettre sur le marché ses premiers SSD à partir de 1 Go dès cette année. Enfin, de nombreux constructeurs de baies de stockage à l’instar de Dell (gamme Compellent SC9000) commercialisent déjà des baies dotées de ces disques haute densité. Face à cette prochaine génération de SSD qui arrive, quel est l’avenir du traditionnel disque dur ? Si certains acteurs parient déjà sur leur prochaine disparition, d’autres, comme Seagate, démontrent que les HDD ont encore un avenir. Ainsi, le fabricant américain assure pouvoir augmenter la capacité des disques durs jusqu’à 100 To grâce à la technologie HAMR (Heat Assisted Magnetic Recording) qui permet de chauffer à 450 °C les surfaces d’écriture. Quant à la date de commercialisation de ces disques, Seagate la planifie dès 2016-2017 pour des disques de 4 To dans un premier temps, mais d’ici à 2025, il serait possible d’obtenir des disques de 100 To.

Article 4 sur 10

4 - Les premiers pas de la voiture autonome française

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Y a-t-il un pilote dans la voiture ? Oui, mais la fonction du pilote va fortement évoluer, il ou elle ne sera plus forcément accroché(e) au volant mais fera le lien entre la voiture et l’ordinateur de bord. Nos deux constructeurs français travaillent déjà sur des voitures connectées autonomes. Commençons par PSA qui a d’ailleurs effectué une démonstration spectaculaire en juillet 2015 d’un C4 Picasso (siglé "Autonomous Driving") capable de suivre une trajectoire sur une voie rapide (autoroute Paris-Bordeaux) sans aucune action du pilote, de doubler seul et d’adapter sa vitesse en fonction des panneaux. PSA compte déjà six voitures autonomes en test sur des routes françaises et en annonce une vingtaine en 2016. Le groupe français prévoit une commercialisation de ses premiers véhicules autonomes dès 2020, une fois la réglementation adaptée. Son concurrent Renault a fait de même avec la Next Two (basée sur le châssis de la Zoé) dont une commercialisation serait également prévue aux alentours de 2020. Cette dernière est ainsi capable de se conduire sans chauffeur. Pour ce faire, la Next Two est équipée de détecteurs de mouvement, de dispositifs optiques et de nombreuses fonctionnalités électroniques pour traduire et prendre les commandes de la voiture dans certaines circonstances. En effet, cette voiture peut basculer en conduite autonome si elle est sur une route « protégée », c´est-à-dire sur voie rapide sans piéton ni cycliste ou en situation d’embouteillage dont la vitesse n’excède pas 30 km/ h sans changement de file. La délégation de conduite est alors proposée pour des durées supérieures à cinq minutes.

On le voit bien, la mutation des véhicules vers les technologies numériques est forte. Un signe qui ne trompe pas, c’est la présence massive des constructeurs automobiles au salon CES de Las Vegas en 2015. Pas moins de 11 fabricants (de Audi à Ford) étaient présents, avec de nombreux sous-traitants et équipementiers, pour montrer les multiples dispositifs de leur véhicule ultra connectée et autonome (reconnaissance vocale, multiples connexions sans fil, batteries révolutionnaires, fonctions de sécurité intelligentes, pare-brises bourrés de capteurs, etc.). Petit à petit, la réalité rattrape la fiction et la série télé K2000 qui mettait en scène une voiture autonome, il y a maintenant plus de 30 ans, n’est plus vraiment une utopie…

Article 5 sur 10

5 - La réalité virtuelle s'invite dans les entreprises

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Plus de 130 exposants étaient présents à l’édition 2015 du Laval Virtual, un salon spécialisé dans les technologies de réalité virtuelle, augmentée, 3D temps réel et immersive qui a lieu chaque année à Laval dans la Mayenne. A ce titre, Laval Agglomération ouvrira le Laval Virtual Center en 2016 qui va rassembler sur plus de 3 000 m² une multitude de services (laboratoire de tests doté d’équipements dédiés, espace de co-working, accueil d’entreprises innovantes). Il faut dire qu’aujourd’hui ces technologies ne sont plus seulement l’apanage de simples divertissements pour le marché grand public mais elles apportent désormais aux entreprises des possibilités de maximiser leur compétitivité et de booster l’acte d’achat. C’est par exemple le cas de l’éditeur français Augment qui a déjà séduit un grand nombre d’entreprises comme GDF-Suez, L’Oréal, l’université de Strasbourg ou encore des cabinets d’architectes avec son application qui permet de créer un modèle 3D dans un environnement spécifique (par exemple choisir un meuble sur catalogue chez son fournisseur et le positionner immédiatement dans son salon pour le visualiser).

Autre exemple, celui de Visible Patient, une entreprise alsacienne innovante, créée en juillet 2013 et issue de l’équipe R&D de l’IRCAD (Institut de Recherche conte les Cancers de l’Appareil Digestif), qui a mis au point une application de modélisation 3D des organes d’un patient à opérer depuis des images provenant d’un scanner ou d’un appareil IRM. En quelque sorte, cette technologie va aider le chirurgien à mieux préparer son intervention en augmentant la précision et la sécurité de chaque procédure opératoire. Et que dire des hôtels Marriott qui vont expérimenter un nouveau service pour cesser l’ambiance monotone des chambres d’hôtels en équipant ses chambres d’un casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR pour offrir à ses clients un voyage virtuel. Précisons que la station de ski de Valmorel a également retenu le casque Gear VR de Samsung pour apporter l'expérience de la montagne dans les salons touristiques.

Selon le cabinet Xerfi, les marchés à forte croissance visés par la réalité virtuelle et augmentée concernent avant tout le retail, l’industrie, la santé et la culture. Ces marchés semblent si stratégiques que se produisent déjà quelques grands mouvements. Facebook a par exemple mis la main sur Oculus, une entreprise qui développe, entre autres, le casque de réalité virtuelle Oculus Rift. Facebook a même annoncé plus récemment, grâce aux technologies d’Oculus, qu’une programmation de téléportation virtuelle et non réelle était possible dès 2025. Google, de son côté, qui a déjà fait beaucoup parler de lui avec ses Google Glass, investit énormément d’argent dans ce domaine au travers de sa start-up Magic Leap. Enfin, Microsoft souhaite banaliser les hologrammes grâce à son casque HoloLens.

Article 6 sur 10

6 - Le machine learning au service des métiers

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Watson est sans aucun doute la plus médiatique des solutions « Machine learning ». En se servant des quantités massives de données, les capacités cognitives du supercalculateur d’IBM et son important jeu d’API ouvrent à d’énormes opportunités pour créer les futures applications à destination des entreprises. Récemment, lors d’un événement à New York, Watson a été capable de générer des nouvelles recettes de cuisine en lui indiquant un ingrédient de base et le type de plat souhaité. Pour ce faire, big blue a préalablement analysé 9 000 recettes du magazine Bon Appetit. Cette application désormais disponible sous le nom de Watson Chef fait suite à Watson Oncology pour la recherche contre le cancer et Watson Wealth Management pour la gestion de patrimoine. En soi, le machine learning n’est pas nouveau, Oracle, IBM, Microsoft, sans oublier les géants du web comme Amazon et Google, tous travaillent sur ces travaux depuis des années. C’est surtout le phénomène du big data et toutes ces quantités impressionnantes de données disponibles aujourd’hui qui ont accéléré les choses.

Les entreprises l’ont bien compris, elles souhaitent ainsi valoriser leurs données pour apporter de nouveaux services et être toujours plus compétitives face à une concurrence accrue. L’exemple du fabricant d'ascenseurs Thyssen Krupp est d’ailleurs très significatif sur les bénéfices du machine learning. En effet, le groupe allemand dispose d’une vision globale sans précédent sur le fonctionnement et la maintenance de ses ascenseurs grâce à la plateforme Microsoft Azure Machine Learning Service. En effet, le groupe peut détecter à l'avance les comportements anormaux afin de déterminer les pannes et permettre notamment de remplir de façon proactive les camions en pièces de rechange et accélérer ainsi le dépannage chez le client. Hormis l’industrie, les champs d'application autour du machine learning sont très larges : des banques aux assurances pour améliorer la gestion de risques, à la santé pour mettre à la disposition des personnels soignant toujours plus d’outils permettant d’affiner les diagnostics grâce à l’analyse de millions d'images médicales, en passant par le retail. D’ailleurs, les géants du e-commerce sont les premiers utilisateurs du machine learning à l’instar d’Amazon sur les recommandations produits que les clients reçoivent. La société a même profité de sa propre expérience et des données stockées dans son cloud pour lancer l’été dernier une offre dédiée, Amazon Machine Learning, à destination des entreprises.

Article 7 sur 10

7 - Architecture microservices : vers une évolution d'un modèle de développement

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Aujourd’hui, la technique d’isolation des applications Docker représente clairement le premier palier pour évoluer vers une architecture en full microservices. De par la simplicité de l’outil Docker, de nombreuses entreprises conteneurisent dans un premier temps leurs applications, essentiellement des applications web. Et dans un second temps, beaucoup de ces mêmes entreprises envisagent de redévelopper leurs applicatifs en microservices pour décomplexifier leurs solutions devenues trop lourdes à maintenir, à faire interagir et à mettre à jour. En clair, pour éliminer les problèmes liés aux gros applicatifs, il suffit de créer des petits services. Cela se traduit en architecture microservices par le morcèlement d’une application en une multitude de petits services simples à démarrer et pour faire interagir ces petits services entre eux, il suffit d’exploiter un simple bus de messaging ou une API de type Rest.

A ce titre, des frameworks légers existent déjà sur le marché pour aider à la création et à la mise en place de ces architectures microservices comme Dropwizard, Sinatra (Ruby), Spring Boot (pour Java) ou Vert.X (multilangages dont Java, Javascript, Groovy et Ruby). Reste qu’aujourd’hui pour utiliser ce type d’architecture, il est plus simple de démarrer d’une feuille blanche pour un nouveau projet que de réécrire une application déjà existante. Et pour cause, l’intégration de ce type d’architecture en production est compliquée dans un système d’information existant qui fonctionne en mode synchrone alors que les architectures microservices se doivent de fonctionner en asynchrone pour une meilleure résistance, une meilleure tolérance de panne et une meilleure répartition de la charge (scalabilité).

Article 8 sur 10

8 - Processeurs : la lente migration du silicium au carbone

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Les laboratoires d’IBM associés à des partenaires internationaux dont GlobalFoundries ont fait de grands pas dans la technologie des nanotubes carbone qui pourrait bientôt équiper les futurs processeurs, à l’instar d’Intel qui travaille aussi sur ce terrain notamment avec l’université de Berkeley. L’objectif d’IBM et de ses associés est de remplacer le silicium, qui devrait théoriquement atteindre ses limites physiques dans une dizaine d’années, et repousser un peu plus encore la loi de Moore qui sert toujours de référence aux fabricants informatiques pour concevoir des ordinateurs plus petits, plus autonomes, plus véloces et moins chers. L’avantage des nanotubes réside dans sa conductivité électrique supérieure (une conductivité 1000 fois supérieure que le cuivre) avec très peu de dégagement de chaleur. A ce titre, IBM Research a annoncé, il y a trois mois, avoir réussi à diminuer le contact entre les nanotubes et le métal, qui sert de conducteur, sans faire augmenter la résistance, un mini exploit qui permet donc de diminuer un peu plus la taille des transistors. Face à cette avancée majeure, IBM cherche toujours, en parallèle, des moyens pour produire des nanotubes en volume à moindre coût. Ce qui explique aussi que le géant américain prédit une commercialisation de ces processeurs équipés de transistors en nanotubes de carbone pas avant 2020.

Cela dit, IBM Research, avec son colossal budget de 3 milliards de dollars en R&D, tente aussi de repousser les limites du silicium. Ainsi, big blue et ses partenaires ont d’une part intégré un nouveau matériau, le germanium, dans le silicium et d’autre part, ils ont eu recours à une lithographie en extrême ultraviolet (EUVL) permettant de graver des transistors en 7 nm contre 14 nm pour les processeurs actuels. De son côté, Intel, qui travaille aussi dans ses laboratoires sur la technologie de gravure à 7 nm, est actuellement focalisé sur la technologie de gravure à 10 nm dont les premiers processeurs sont prévus fin 2016 voire début de l’année 2017.

Article 9 sur 10

9 - Cybersécurité : vers une analyse comportementale des utilisateurs

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Depuis les attentats de Charlie Hebdo, la loi sur le renseignement contient un dispositif autorisant les services de renseignement à exploiter des boîtes noires installées dans les datacenters des opérateurs pour analyser les comportements anormaux et suspects des abonnés. Un dispositif qui a d’ailleurs crée une forte polémique en France par les défenseurs des libertés des citoyens et de nombreuses entreprises qui se sont insurgés sur le fait que cette surveillance soit de masse et pas ciblée. Aujourd’hui, cette analyse comportementale devient l’un des moteurs privilégiés dans la vaste panoplie de la cybersécurité à destination des entreprises. Car l’objectif est bien de détecter en amont le hacker avant qu’il ne pénètre dans le réseau de l’entreprise et qu’il applique ses méfaits. Partant de ce constat, les éditeurs de solutions de sécurité ont clairement tendance à migrer davantage leurs solutions traditionnelles de sécurité basées sur une approche périmétrique préventive vers des applications centrées sur l’utilisateur en analysant leurs comportements anormaux.

C’est d’autant plus facile aujourd’hui car la démocratisation des big data et des méthodes d’auto-apprentissage comme le machine learning facilitent la conception de ce type de solution. Prenons l’exemple de la société anglaise Darktrace qui a mis au point une plateforme permettant de surveiller en temps réel le trafic réseau d'une entreprise notamment les risques provenant des employés de la société. Selon Darktrace, cette plateforme repose sur une approche probabiliste associée à une technologie d'auto-apprentissage continue pour analyser le réseau, les échanges, le comportement des utilisateurs et des dispositifs. Une fois cette base de références établie, la solution entre en action et peut avertir les responsables IT et les décideurs de l'entreprise des écarts par rapport « aux modes normaux dès qu'ils se produisent ». Darktrace ne vient pas remplacer les firewalls et les systèmes de sécurité déjà présents dans l'entreprise mais se positionne plutôt comme un complément.

Darktrace n’est pas la seule entreprise à s’orienter vers l’analyse comportementale pour renforcer la cybersécurité des entreprises, d’autres acteurs comme l’entreprise lyonnaise Sentryo (pour les systèmes industriels), la société toulousaine iTrust ou l’américain LastLine disposent également, au travers de leur solution, d’une approche avancée d’analyse comportementale pour lutter contre les attaques ciblées. Enfin, des acteurs plus importants comme Thales via son offre Cybels ou Cisco via l’offre Talos s’orientent aussi vers cette approche.

Article 10 sur 10

10 - Gouvernance des big data : les outils seuls ne suffisent pas

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20152 min de lecture

Pas une semaine se passe sans que l’on aborde dans nos colonnes le phénomène du big data. Sur le terrain, les entreprises sont bien conscientes de l’importance de leurs données structurées mais aussi celles qualifiées le plus souvent de « non structurées » provenant d’une multitude de sources. C’est souvent là que le bât blesse car pour ces dernières, les entreprises ne les maîtrisent pas forcément. Sont-elles vraies, fiables et de qualité ? Selon plusieurs sources, en moyenne, 1 décideur sur 3 ne fait pas confiance aux données sur lesquelles il se base pour prendre des décisions. Hormis sa véracité, ajoutons à cela le manque de clarté de la CNIL (de ce fait les entreprises appliquent dès qu’elles le peuvent le principe de précaution), sans oublier aussi que l’interprétation d’une donnée dépend avant tout de son contexte.

En effet, la donnée n’a pas la même signification en psychologie, dans l’automobile ou encore dans les mathématiques d’où l’importance d’une gouvernance dotée de bonnes pratiques pour exploiter des données de qualité. Informatica, Talend, Microsoft, Oracle, Qlik, SAP, Teradata, HP ou encore IBM, tous ces acteurs proposent l’outillage nécessaire à la gouvernance de données en permettant une prise en main rapide et une gestion facile des processus de données, mais pour comprendre la corrélation des données, les solutions seules ne suffisent pas, il est indispensable de mettre en place des règles d’architecture, c’est le métier du datascientist. Un datascientist doit être capable de mettre en œuvre les techniques d'organisation de données dans des applications métiers et de repérer ainsi les tendances vers de nouvelles opportunités dans les entreprises. Si les datascientists deviennent indispensables pour comprendre ces nouveaux comportements, ils ont toujours été des perles rares. A ce titre, l'Ecole supérieure d'électronique de l'ouest (Eseo) a récemment mené une enquête sur les profils d'ingénieurs les plus recherchés et le résultat est sans appel, 80 % des entreprises interrogées ont répondu les spécialistes du big data à savoir les datascientists.