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La French Tech sur tous les fronts
« La French Tech a tout changé, nous œuvrons, grâce à ce label, avec une plus grande visibilité qu’auparavant sur Aix-Marseille », indique Stéphane Soto, directeur délégué de la French Tech Aix-Marseille. Précisons que dans le pays d’Aix-Marseille, la French Tech est pilotée par Medinsoft, l’association locale créée en 2003 et qui a bénéficié de ce label en décembre 2014 après candidature. Lyon, Nantes, Bordeaux, Rennes, Toulouse ou encore Grenoble, toutes ces villes ont déjà obtenu ce label, le plus souvent piloté par des associations et clubs ad-hoc avec le soutien des élus locaux, des organismes publics (chambres de commerce et d’industrie) et de la BPI pour le financement. Déjà 3 000 startups ont été cofinancées par Bpifrance. Au total, depuis la création de cette marque en 2013 par le gouvernement pour promouvoir le tissu et le savoir-faire numérique français, 13 métropoles en région sont déjà certifiées. Bien sûr, ce label est encore jeune et nécessite un peu de temps dans certaines métropoles pour convaincre et mettre autour d’une table certains élus locaux, certains clubs et associations positionnés sur plusieurs agglomérations afin de définir une stratégie commune mais aussi d’impliquer les acteurs publics locaux aux organismes privés. Ces quelques retards à l’allumage ne sont pas très inquiétants en soi car la French Tech possède un réel pouvoir fédérateur entre tous les acteurs publics et privés au niveau local.
Pour Stéphane Soto, les élus locaux, du moins sur Aix-Marseille, sont d’ailleurs très réceptifs et modernistes par rapport au numérique. « Sincèrement, il y a peu de freins au développement de ce label à part quelques antagonistes qui ne souhaitent rien changer. Depuis que nous l’avons obtenu, c’est une réussite à plus de 90 % », précise Stéphane Soto qui, avec son équipe et son budget global French Tech de 200 000 €, multiplie les initiatives dont la création d’un lieu de RDV et de passage pour les startups de 500 m² dans l’un des endroits les plus prisés de Marseille au bout des docks face à la mer.
La French Tech pour accélérer aussi la mutation de toutes les entreprises vers le digital
Si certains soulignent que la French Tech est un vernis politique à l’instar des « Villes Internet » et qui coûte cher en argent public, d’autres, la très grande majorité, se réjouissent de l’existence de la French Tech. Ils la considèrent comme un vrai soutien aux startups françaises, un fonds d’investissement de plusieurs centaines de millions d’euros opéré par Bpifrance est d’ailleurs à l’œuvre.
Des événements, des lieux de rencontres, des soutiens financiers, des programmes dédiés, etc., tout est mis en œuvre pour faire émerger des champions du numérique à l’instar d’un Withings (soutenu financièrement par la BPI en 2013 à hauteur du 11 M€), un spécialiste des objets connectés qui vient de se faire racheter par le finlandais Nokia pour 170 millions d’euros. Le label French Tech, c’est aussi pour les autres secteurs économiques comme la mode, l’automobile ou la cosmétique un moyen de faciliter leur transformation vers le numérique. Par exemple, la Cosmetic Valley, qui s’étend surtout de Chartres à Orléans et soutenue par Chartres Métropole, souhaite décrocher le label French Tech et créer ainsi un incubateur Beauty French Tech. L’objectif est là aussi de faire émerger des startups spécialisées dans la beauté connectée comme Wired Beauty Technologies qui a conçu MAPO, un masque de beauté connecté. Enfin, la French Tech, c’est aussi, via Business France (ex UBI France), une marque de fabrique à l’international. De Londres à San Francisco en Californie, ce label est un véritable point d’entrée aux jeunes pousses tricolores qui cherchent à se développer et à croître dans le monde.
French Tech Meetup SF pour fédérer les entrepreneurs français aux US
Créé il y a un peu plus d’un an par Eddie Leblanc, fondateur de l’agence Oxygen et ancien journaliste, et Jean-Baptiste Su, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, tous deux implantés de longue date en Californie, le groupe French Tech Meetup San Francisco qui compte déjà plus de 1 850 membres a pour objectif de fédérer les entrepreneurs français déjà présents aux Etats-Unis et ceux souhaitant s’y installer. « Ce groupe dont l’accès est gratuit permet de créer des relations, d'assister à des meetups, d'avoir accès à une multitude de services qui aident les entrepreneurs à faire du business aux US, de faciliter le recrutement, de trouver des locaux, des stagiaires, de rencontrer des investisseurs ou encore de faire la promotion des projets crowdfunding... », détaille Eddie Leblanc.
Déjà une douzaine de « meetups » a été organisée par le groupe. Le principe repose sur une session au sein de laquelle la parole est donnée à une start-up (comme Prynt, Algolia, Wingz, App Annie, etc.) qui partage son expérience et ses besoins avec d’autres startups, des experts, des ingénieurs et des étudiants. Mais la French Tech Meetup San Francisco souhaite aller plus loin en proposant bientôt une plate-forme globale dans laquelle les membres auront accès à une multitude d’informations et de services professionnels et personnels (recherche de locaux ou de locations, dépôt d’annonces, modes de financements, etc.).