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Les 10 tendances technologiques en 2017

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Comme chaque année, la rédaction du Monde Informatique a établi une liste des 10 tendances technologiques à venir ou qui vont se poursuivre en 2017. Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive mais elle reflète aussi la réalité du terrain à l'instar des expérimentations menées dans la 5G en France et à l'international ou l'émergence de la réalité augmentée pour mieux visualiser les données.

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Article 1 sur 10

Mieux visualiser les données avec la réalité augmentée

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Et si la réalité augmentée était le moyen le plus simple et intuitif pour visualiser des données ! En juin dernier, à l’occasion de l’événement DigiWorld Future 2016 organisé par l’Idate, l’institut de recherche technologique b<>com basé à Rennes, a présenté, via son application Data SpotR, une nouvelle expérience dans la visualisation des données. Pour cela, l’institut de recherche exploite un casque de réalité virtuelle - pour sa démonstration un HTC Vive - pour s’immerger dans les données. Les visiteurs présents ont ainsi pu survoler la cartographie, traverser le nuage de points, contourner l’histogramme, pointer et afficher des informations complémentaires. Cette nouvelle expérience de datavisualisation pourrait largement se démocratiser à court terme dans divers secteurs comme celui de l’immobilier, du SIG (systèmes d’information géographique), du BTP, de l’énergie et plus largement ceux des applications décisionnelles. A ce titre, SAP ou encore IBM mènent plusieurs expérimentations sur l'intégration et la convergence de la réalité augmentée avec leurs solutions de business intelligence et d’analyse de données.

Lors de la Virtual Reality Developers Conference, qui s’est tenue à San Francisco le 2 novembre dernier, l’ingénieur Rosstin Murphy d’IBM Software a indiqué qu’il travaillait sur un programme permettant aux utilisateurs de visualiser des données en 3D depuis un casque Hololens, ces données étant issues d’applications d’analyse de données d’IBM. En exemple, big blue a pris un graphe d’une base de données MNIST qui est tout simplement indéchiffrable et illisible en 2D, alors qu’avec le même graphe en 3D, il est possible de comprendre les nœuds reliés les uns aux autres. Concrètement, face à un volume de données qui ne cesse de croître, une visualisation en 2D par l’œil humain pour analyser, corréler et comprendre ces informations a atteint ses limites. La réalité augmentée, via la 3D, pourrait aider les entreprises à mieux appréhender toutes ces données en les transformant de manière plus visuelle. Bref, de décomplexifier la lecture des données. Derrière ces technologies de datavisualisation en 3D se trouvent bien sûr les casques de réalité augmentée comme l’Hololens de Microsoft et des frameworks qui permettent de créer les applications. Il en existe de nombreux et les plus utilisés viennent souvent du monde du jeu vidéo comme Unreal Engine d’Epic Games ou encore Unity 3D. A ce titre, Google propose un SDK pour Unity afin de créer du contenu en réalité augmentée.

Article 2 sur 10

Bataille autour de la supervision des containers

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Depuis sa relance open source en 2013 (les containers sont arrivés en 2004 avec Solaris 10), la containerisation des applications avec Docker ou CoreOS est un succès, les entreprises quelle que soit leur taille l’adoptent facilement en production. C’est devenu un standard de fait. Au-delà du conteneur en lui-même, l’enjeu s’est donc déplacé sur la supervision des conteneurs en production pour suivre ce qui se passe à l’intérieur de ces conteneurs. Et pour cause, le déploiement d’une architecture microservices n’est pas sans risque car ce sont d’abord les équipes de développement qui sont responsables de leurs composants (codes, librairies) contrairement à une architecture classique où la responsabilité revient aux opérationnels, le plus souvent des administrateurs systèmes.

Dans une architecture sans container, l’administrateur peut facilement isoler la machine impactée sans consulter le développeur. Alors, en cas de faille sur l’un des éléments du conteneur, l’administrateur ne peut tout simplement pas intervenir car il n’a pas la maîtrise technique de ces éléments, une mise à jour d’une bibliothèque nécessite de reconstruire une nouvelle image...  Résultat : il peut être confronté à une production anarchique de conteneurs non sécurisés. Les outils de supervision et d’orchestration de conteneurs sont donc prévus pour contrer en partie ce problème, et là, le choix s’avère des plus délicats car de nombreux experts mettent encore en doute la maturité de ces outils (bugs, manque d’outillage pour adapter dynamiquement la capacité, versions communautaires ou non, absence de référencement des composants dans les conteneurs, etc.).

Il faut dire qu’entre les Paas équipés de frameworks d’orchestration de conteneurs de type Apcera Trusted Platform, cloud Foundry ou Red Hat OpenShift, les CaaS (Container as a service) de type Amazon EC2 Container Service qui intègrent aussi des plateformes d'orchestration et les pure players comme DataDog, SysDig, CoreOS Fleet, Docker Swarm, Morpheus, Marathon et Mesos (utilisé en production entre autres par Airbnb, eBay et Twitter), ainsi que Kubernetes (qui peut fonctionner au-dessus de Mesos, utilisé en interne par Google), il y a de quoi s’y perdre. La philosophie, l’approche et l’aboutissement de ces frameworks différent suivant les versions et les usages. L’année 2017 s’annonce donc décisive dans cette bataille des orchestrateurs mais une chose est sûre, la rationalisation se fera.

Article 3 sur 10

Thread, un réseau maillé pour l'IoT

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Les milliards d’objets connectés annoncés par les différents cabinets d’études dans les cinq ans à venir vont envahir notre environnement personnel et professionnel. Mais cette profusion d’objets est aussi synonyme de multiplicités des protocoles et des standards de communication. En effet, comme toute technologie récente, chaque fabricant tente d’imposer ses solutions souvent propriétaires. Et, pour accélérer l’adoption du réseau mesh par tous, Nest a publié, en mai dernier, OpenThread, le protocole réseau en open source sans fil de faible puissance et sans points d’accès central destiné d’abord pour la maison connectée. Le protocole Thread - initié à la base par Nest Labs (aujourd’hui Nest est une filiale d’Alphabet, société mère de Google) et soutenu par ARM, Samsung, Freescale et Silicon Labs - est conçu sur des standards : une base de protocole IP, de technologies IPV6 et de normes IEEE 802.11, IEEE 802.15.4 (utilisée entre autres par ZigBee) et 6LoWPAN.

L’avantage de Thread est qu’il sait donc transmettre des informations issues de protocoles applicatifs comme ZigBee, Apple Homekit, Weave ou encore le framework AllJoyn développé par Qualcomm. Bref, Thread pourrait faire office de réseau maillé de communication propre pour tous les objets connectés. Avec un réseau maillé, tous les objets servent de relai pour les autres, la latence est donc plus faible et la portée est meilleure puisque le signal Thread se transmet d’équipement en équipement. De même, ce protocole procure une faible consommation énergétique et plus de sécurité. Précisons que le Thread Group regroupe aujourd’hui plus de 220 membres dont Samsung, ARM, Microsoft, Legrand, Somfy, Atmel, Qualcomm ou encore Texas Instruments. Et pour accélérer l’adoption de son réseau Mesh par tous, le consortium a créé OpenThread, son protocole réseau en open source. Un service d’hébergement GitHub, qui rassemble toute la documentation et les ressources, est, à ce titre, accessible aux développeurs et aux utilisateurs.

Article 4 sur 10

Le grand bond en avant du deep learning

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Les 24 et 25 octobre derniers s’est tenue à Reims une formation sur le deep learning organisée par l'Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) en partenariat avec le fondeur de puces Nvidia et Atos, des acteurs très en pointe dans ce domaine. A cette occasion, de nombreuses présentations et simulations autour du deep learning ont été présentées, notamment via le supercalculateur Bull Romeo intégrant le serveur DGX-1 de Nvidia (puissance de calcul équivalente à 250 serveurs conventionnels). Cette université est l’une des premières en Europe à bénéficier d’une solution de ce type car il est nécessaire de disposer d’une grande puissance de calcul pour travailler le deep learning et créer les applications de demain, notamment dans l’agriculture et la viticulture, deux secteurs prédominants dans la région.

Techniquement, le deep learning est une branche de l’intelligence artificielle qui utilise de puissants algorithmes issus de réseaux de neurones artificiels que l’on associe à des quantités massives de données. Prenons le secteur de l’automobile : le deep learning permet d’aller bien au-delà de la simple action par rapport à une détection. Par exemple, sans une approche de deep learning, si un sac en plastique passe devant le véhicule, la première action est un freinage sec et immédiat. Avec le deep learning, l’analyse est plus poussée puisque la technologie va adapter le comportement de conduite de l’automobiliste en suivant la bonne combinaison par décision neuronale, le véhicule va ainsi ralentir sans opérer un freinage brut.

Avec le deep learning, l’objectif est clairement d’atteindre une précision proche de celle de l’humain, à l’image de Microsoft qui travaille sur la reconnaissance vocale au sein de son groupe de recherche sur l'intelligence artificielle. L’éditeur de Redmond vient d’ailleurs de réaliser, par des techniques de deep learning, une avancée notable dans ce domaine en atteignant des performances équivalentes à celles d'un interlocuteur humain retranscrivant le même texte. Aujourd’hui, tous les grands acteurs du secteur IT, d’IBM à Intel en passant par Apple et HPE, redoublent d'efforts sur le deep learning et plus généralement dans l’intelligence artificielle.

Article 5 sur 10

Des communications unifiées résolument tournées vers la mobilité

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Face à des utilisateurs professionnels de plus en plus dépendants des terminaux mobiles et qui délaissent les classiques solutions de téléphonie, les opérateurs historiques et altenatifs sont toujours plus nombreux à s’orienter vers des solutions de communications unifiées dans le cloud même si ces dernières représentent, en moyenne, moins de 10 % de parts de marché en France. La marge de progression reste donc importante. Mais les utilisateurs souhaitent également bénéficier des fonctionnalités de ces solutions UCaaS directement depuis leur smartphone, leur tablette ou leur PC portable. Pour répondre à ces attentes, les éditeurs leaders de plateformes de communications unifiées comme Broadsoft, Metaswitch ou encore le français Centile - dont les principaux clients sont avant tout des opérateurs - poussent leurs plateformes vers la mobilité. Chez Broadsoft, la pénétration du marché s’effectue ainsi avec l’application UC-One accessible depuis la plateforme cloud Broadcloud.

Au-delà de la richesse fonctionnelle (présence enrichie, chat de groupe, conférence, etc.) de cette application, Broadsoft a travaillé sur le design de son interface en la rendant intuitive et fortement personnalisable permettant ainsi d’améliorer l’expérience utilisateur depuis n’importe quel device nomade. De son côté, Centile avec Istra Mobile a rendu accessible les fonctionnalités avancées d'un téléphone de bureau sur un smartphone ou une tablette avec une intégration complète aux applications de bureautique et web pour le contrôle d'appel et l'administration des services. Les opérateurs mobiles peuvent ainsi offrir aux entreprises des fonctionnalités mobiles avancées sur le réseau GSM existant. Enfin, Metaswitch avec Accession Communicator for Mobile (Android et iOS) porte ses services de téléphonie d'entreprise sur les terminaux mobiles des utilisateurs via des accès WiFi ou réseaux cellulaires de type 3G/4G.

 Face à ces éditeurs, les acteurs historiques du PABX comme Mitel (ex Aastra) et Alcatel Lucent Entreprise réagissent. Alcatel Lucent a, par exemple, récemment lancé OXO Connect, une plateforme UC hybride pour les PME qui vient succéder à l’offre OmniPCX Office. Hybride, car il existe toujours cette partie matérielle (IPBX) à laquelle viendront s’ajouter, dès ce mois de décembre, des services de communications unifiées (Rainbow Ready avec des fonctions de présence, de chat, d’appels vidéo, etc.) pour les utilisateurs accessibles dans le cloud, et ce, depuis n’importe quel device. De son côté, Mitel porte MiTeam, un outil, annoncé lors du dernier Mitel Next en octobre dernier, qui vise toutes les entreprises ayant des besoins de mobilité et de travail collaboratif.

Article 6 sur 10

L'hyperconvergence sur la voie de la maturité

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Deux milliards d’euros, c’est le chiffre d’affaires mondial en 2016 généré par les systèmes hyperconvergés selon le cabinet d’études Gartner, soit 79 % de progression par rapport à 2015. En 2019, les revenus devraient même atteindre les cinq milliards d’euros… Sur le terrain, du moins en France, il faut bien sûr nuancer l’adoption des solutions d’hyperconvergence car de nombreuses entreprises ont toujours du mal à cerner les bénéfices qu’apportent ces solutions. Et les différents POC menés avec leurs fournisseurs et leurs prestataires ne suffisent pas à lever les doutes. Cela dit, certains décideurs IT ayant déjà conduits des déploiements en production, notamment dans un projet de refonte de leur stockage, se montrent plutôt satisfaits. Ils mettent souvent en avant la simplification dans l’administration et la gestion du stockage.

Pour rappel, l’approche de l’hyperconvergence, qui opère avant tout dans un environnement virtualisé, est de faire cohabiter les ressources de calcul, de stockage, de réseau et de supervision au sein d’un même système distribué. Ainsi, les réseaux externes de stockage de type SAN n’ont plus lieu d’être et, avec eux, leurs ressources dédiées. En effet, une solution hyperconvergée dans un environnement VMware autorise une administration globale depuis vCenter par exemple (ou System Center pour un environnement Microsoft Hyper-V), plus besoin d’une console dédiée au stockage. Evidemment, l’hyperconvergence n’a pas la prétention de répondre à tous les cas d’usages d’autant que le déploiement de solutions hyperconvergées peut coûter cher (ajout de nœuds suivant les besoins). D’ailleurs, peu de DSI ayant déjà installé ce type de solution sont capables de mesurer le ROI, sûrement trop tôt… En attendant, le marché fourmille. Entre Nutanix qui se positionne comme un pionnier de l’hyperconvergence, Simplivity (une entreprise qui semblerait intéressée par HP), VMware vSAN, Atlantis Computing, Scale Computing mais aussi les leaders du stockage comme Dell/EMC et NetApp, tous ces acteurs proposent des solutions d’hyperconvergence avec, bien sûr, des approches différentes.

Article 7 sur 10

SD-WAN, une alternative ou une complémentarité aux liens MPLS ?

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Pour une entreprise multi-sites, le réseau MPLS (Multiprotocol label switching) en place depuis plus de 15 ans n’est plus forcément adapté au transfert de données sur de grandes distances et aux nouveaux usages du cloud, les services en ligne étant très gourmands en ressources réseaux. De plus, pour ces entreprises, les liens MPLS sont onéreux et complexes à déployer. Face à ce constat, de plus en plus d’entreprises s’orientent vers le SD-WAN, une technologie qui s’appuie sur un réseau Internet sécurisé, contrôlé et peu coûteux. En effet, le SD-WAN peut associer différentes liaisons Internet (ADSL, VDSL, Fibre, routage de trafic, réseau cellulaire de type LTE, satellite, etc.) pour créer, via la virtualisation, un réseau hybride. Cette virtualisation permet aussi aux administrateurs de gérer ainsi plus facilement les différents services réseaux, de configurer et de contrôler le trafic à partir de stratégies et de règles de sécurité centralisées.

Reste que le réseau MPLS peut toujours se justifier sur des applications critiques en temps réel. Si le SD-WAN connait un grand succès aux Etats-Unis (marché mondial estimé à 6 milliards de dollars en 2020 par IDC), il reste méconnu par les entreprises françaises hormis les opérateurs télécoms et les opérateurs de datacenters. Quelques événements, à l’instar du SD-WAN Summit Paris en septembre dernier, participent néanmoins à accroître sa notoriété en France. D’ailleurs, IDC, qui a mené une étude en partenariat avec Juniper, révèle qu’une entreprise française sur cinq serait prête à se tourner vers le SD-WAN d’ici deux ans. De leur côté, les équipementiers, les éditeurs et les opérateurs, comme Nokia (via Nuage Networks), Riverbed, Cisco, Silver Peak, Citrix, Colt, Interoute, etc., montent au créneau avec des offres SD-WAN adaptées aux entreprises.

Article 8 sur 10

Cloud hybride : la voie de la raison

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Selon IDC, les souscriptions aux offres de cloud public devraient représenter 38,6 Md€ d'ici quatre ans contre 15 Md€ en 2015 en Europe de l'Ouest, soit une hausse annuelle moyenne de 20,8 % jusqu'en 2020. Près de 65 % de ces revenus sont réalisés par le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France. Dans le détail, 36 % des souscriptions aux services de cloud public sont effectuées par les industries manufacturières, de production et les banques. Ces chiffres montrent-ils une migration massive à venir des infrastructures d’entreprises dans le cloud public ? Pas si simple, ce sont surtout les coûts qui détermineront si un cloud public est plus avantageux qu’un cloud privé. Récemment, un analyste du cabinet 451 Research, Owen Rogers, directeur de la recherche de l'Unité d'économie numérique, a publié un rapport qui indique qu’un cloud privé sur site à grande échelle (à partir de 400 machines virtuelles par ingénieur) est plus avantageux en termes de coûts qu’un cloud public à condition que l’entreprise puisse disposer de toutes les ressources nécessaires pour gérer un grand nombre de serveurs à un haut niveau d’utilisation.

La mauvaise surprise du coût global

Pour ce faire, 451 Research a pris en compte le coût total de possession (TCO) qui inclut, à la fois, le nombre d’ingénieurs et les salaires associés ainsi que les exigences de la charge de travail des organisations. Bref, l’analyste arrive à la conclusion qu’un cloud public est plus économique pour les environnements informatiques plus petits. Reste que le cloud public peut aussi être une option plus avantageuse car l’entreprise n’est pas tenue d'investir ou de s'assurer qu'il y a suffisamment de capacité pour sa charge de travail. A l’inverse, selon 451 Resarch, les acheteurs de services cloud doivent aussi regarder, au-delà de la tarification, l’évaluation de tous les risques tels que l'impact de verrouillage du fournisseur sur le long terme, sans oublier la transférabilité des données d’un prestataire à un autre. Fort de ces constats, on comprend mieux le choix des entreprises de s’orienter vers des solutions hybrides qui permettent de préserver les investissements existants, les ressources humaines et de répondre à des besoins supplémentaires et/ou spécifiques. 

A ce titre, 65 % des décideurs IT interrogés par IDC déclarent avoir déjà un environnement informatique hybride en place. Même Amazon Web Services se montre ouvert au modèle hybride, le géant du cloud public a récemment conclu un accord avec VMware pour proposer une offre de cloud hybride VMware cloud on AWS permettant ainsi aux entreprises d’exploiter leurs services dans de multiples environnements. 

En conclusion, les entreprises doivent-elles privilégier le cloud hybride ? L’année 2017 mettra un terme à cette interrogation, les entreprises ne se poseront plus la question puisque le cloud hybride sera acté et acquis.

Article 9 sur 10

Sécurité : Cap sur les outils d'analyses comportementales

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

Lors de l’IT Tour 2016, la rédaction du Monde Informatique a pu constater l’importance du nombre des attaques de type crytolockers auxquelles les entreprises ont dû faire face. En moyenne, plus d’une entreprise sur deux (sondages effectués en temps réel via l’outil Evals.fr pendant les matinées débats) a été touchée par ce type d’attaque. De même, un nombre très important d’entre elles a subi des menaces de type DDoS, vers et autres trojans. Il faut bien comprendre que derrière toutes ces attaques, il n’existe aucune protection efficace à 100 %. La seule réponse des décideurs IT (RSSI et DSI) reste la sensibilisation auprès des utilisateurs. Des emailings, des réunions de tous les collaborateurs, des jeux de rôles, des simulations d’attaques, tout y passe pour sensibiliser les utilisateurs même si pour certains décideurs, cette sensibilisation devrait passer par la machine à baffes.

Trêve de plaisanterie ! En complément à cette sensibilisation des utilisateurs, plusieurs décideurs IT s’essaient à tester des nouveaux outils d’analyse comportementale des utilisateurs (UBA). En aucun cas, ces outils comme Brainwave, Reveelium Darktrace ou Balabit Shell Control Box remplaceront les méthodes de sensibilisation des utilisateurs mais ils permettent, en s’aidant du machine learning et du big data, de détecter des signaux faibles, des anomalies au sein des systèmes d'information. Les éditeurs de ces solutions mettent souvent en avant la réduction des faux positifs, la diminution du temps de détection et, plus généralement, leur efficacité contrairement aux offres actuelles dont le fonctionnement repose sur un modèle vieillissant de signature ou de sandboxing.

Article 10 sur 10

Cap sur la 5G

Par La RédactionPublié le 2 décembre 20162 min de lecture

La 5G ne verra pas commercialement le jour avant 2020-2025, sa standardisation définitive n’est d’ailleurs pas encore à l’ordre du jour mais les futures performances annoncées par les différentes expérimentations des équipementiers et des opérateurs nous laissent rêveur : une bande passante jusqu'à 1 000 fois plus rapide que celles des actuels réseaux mobiles, un délai maximum de temps de latence de 1 ms aller-retour de bout en bout (cinq fois moins important que la 4G), une réduction de l'utilisation de l'énergie du réseau proche de 90 % et jusqu'à 100 fois plus de périphériques connectés. La 5G sera clairement taillée pour répondre aux besoins croissants du trafic avec la généralisation des services cloud, des apps mobiles enrichies et de l’IoT. A l’heure actuelle, de nombreuses expérimentations sont menées dans le monde à l’instar de Huawei qui teste, dans le cadre de l’IMT-2020 (un groupe d’experts créé en mai 2015 pour analyser les interactions des nouvelles technologies 5G avec les réseaux futurs), la 5G en Chine dans la ville de Chendu ou de Qualcomm qui travaille sur un modem 5G (X50) dédié aux smartphones. Le X50 utilisera d’ailleurs la bande des 28 GHz, l’une des bandes de fréquence probables pour la 5G. Très impliqué dans la standardisation de la 5G, Ericsson estime qu'environ 550 millions de personnes dans le monde profiteront la 5G en 2022.

En France, sous l’autorité de l’Arcep, Orange va procéder à une série de tests 5G sur le territoire de Belfort sur plusieurs bandes de fréquence entre 6 et 100 GHz. D’autre part, Orange, en partenariat avec Ericsson, mène des démonstrations 5G qui découleront sur des projets pilotes en 2017 pour différents cas d’application dont l’accès à l’Internet sans fil pour les environnements périurbains et ruraux, l’Internet des objets dans l’industrie et dans le secteur grand public, ou encore l’accès à une couverture mobile ultra large. Enfin, plus récemment, toujours sous l’égide de l’Arcep, la ville de Rennes a été retenue pour tester en grandeur nature la 5G. Les tests dans la capitale de l’Ille-et-Vilaine seront menés, dès 2017, conjointement avec le centre de R&D rennais de Mitsubishi Electric et de l'Institut de Recherche technologique b<>com.