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IT & DirectionGrand dossier10 articlesPublié le

Les 10 tendances technologiques 2018

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Comme tous les ans, le Monde Informatique se prête au jeu de lister les 10 tendances technologiques. L'année 2018 affiche une certaine continuité sur plusieurs points : l'omniprésence de l'intelligence artificielle, l'ouverture de la blockchain vers d'autres marchés que la finance ou encore le déploiement des méthodes agiles à grande échelle en France.

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Article 1 sur 10

Omniprésence Intelligence artificielle

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

A l’instar de 2017, l’année 2018 renforcera la popularisation de l’intelligence artificielle (IA). Nous pouvons déjà le constater tous les jours par la multiplication des annonces d’éditeurs et de constructeurs intégrant dans leurs applications une brique ou un dispositif liés à l’IA. Sous prétexte d’automatisation encore plus forte, leurs solutions sont souvent dopées au machine learning, au deep learning et autres algorithmes évolués. Citons Cisco, Dell-EMC, Sophos, HP, IBM ou des pure players comme le français Sinequa et le britannique Anon.ai qui utilise des technologies d’IA dans l’anonymisation des données. En 2018, l’intelligence artificielle associée à la robotisation nous accompagnera aussi dans notre vie quotidienne, au volant de notre voiture connectée mais aussi à la banque comme la Société Générale qui a créé, en s’associant avec la startup Jam, un chatbot sur Facebook Messenger axé sur les bons plans dédiés aux jeunes de 18-30 ans. Derrière toute cette intelligence, il est nécessaire de disposer de machines et d’infrastructures performantes et puissantes.

Des fondeurs comme Nvidia, Intel ou encore AMD s’y activent pour fournir des puces boostées aux gigaflops et aux teraflops de puissance de calcul. Intel a même porté cette intelligence artificielle dans une clé USB. Baptisée Movidius Neural Compute Stick, cette clé, destinée aux développeurs dans leurs futurs projets embarqués de calculs neuronaux, intègre un processeur de calcul (VPU pour Visual Processing Unit) basse consommation cadencé à 600 MHz couplé à 4 Go de RAM LPDDR3. Rien que ça ! En outre, cette profusion d’intelligence artificielle fait également peur car elle menace à terme l’existence même de nombreux métiers, des hôtesses d’accueil aux télémarketeurs en passant par la production manufacturière et les métiers liés au transport et à la logistique. Bien sûr, ces technologies créeront des nouveaux emplois, plutôt très qualifiés, mais elles ne compenseront pas, contrairement à ce que pensent certains experts et analystes, aussi optimistes soient-ils, ces millions d’emplois à faible et moyenne valeur ajoutée. Même le Cigref a produit une note sur le sujet.

Article 2 sur 10

5G et WiFi à 10 Gb/s pour booster les réseaux sans fil

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

2018 devrait être une année charnière pour la 5G avant une première mise en service commerciale dès 2019-2020. Qualcomm, Ericsson, Huawei, Alcatel Lucent ou encore Nokia ne ménagent pas leurs efforts pour multiplier les expérimentations autour de la 5G avec les opérateurs. Dernier en date : Nokia qui, en octobre dernier, a organisé un Smart Campus dédié à la 5G sur son site de Nozay. L’équipementier a, par exemple, procédé avec Orange au pilotage d’un drone via le réseau cellulaire 5G. Et pour faciliter l’arrivée de la 5G en France, l’Arcep va attribuer de nouvelles fréquences dans les bandes des 2,6 GHz (2,57-2,62 GHz) et 3,5 GHz (3,4-3,8 GHz). Cette mesure fait suite aux résultats de la consultation publique publiés en juin dernier et donne donc un point de départ pour que les opérateurs puissent commencer à déployer leurs infrastructures sur le territoire.

Parallèlement aux expérimentations 5G, le Wifi va aussi se donner des ailes, d’ailleurs, l’IEEE envisage de ratifier à la fin de l’année 2018 la nouvelle norme 802.11 ax qui, à l’instar de l’actuelle 802.11 ac, fonctionnera sur les deux bandes de fréquences 2,4 et 5 GHz et en additionnant les technologies d’optimisation des flux, de modulation et de codage MIMO, MU-MIMO et OFDMA (MU-OFDA), elle pourrait fournir un débit théorique de 10 Gb/s en crête selon les essais menés par Huawei en laboratoire. De son côté, Qualcomm a déjà annoncé deux puces compatibles (IPQ8074 pour les équipements réseaux et QCA6290 pour les terminaux). Le fondeur promet déjà des débits maximum de 4,8 Gb/s pour le modèle IPQ8074 et de 1,8 Gb/s pour le QCA6290.

Article 3 sur 10

L'informatique quantique sort des labs

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

Passer de 2 à 17 qubits (quantum-bits) en six ans, cela paraît peu à l’échelle IT mais dans le monde quantique, c’est un grand pas. En matérialisant cette avancée, on peut dire que nous sommes passés du premier processeur 4004 d’Intel en 1971 à un processeur 80286 en 1982… Là s’arrête la comparaison imagée car le quantique se base sur la superposition de plusieurs valeurs contre une seule valeur binaire (0 ou 1) pour l’ordinateur classique. Résultat : un ordinateur quantique peut calculer beaucoup plus rapidement qu’un ordinateur classique, une solution idéale pour faire progresser la recherche en chimie, en science des matériaux, en modélisation et bien d’autres futures applications commerciales. En 2017, les deux fondeurs IBM et Intel ont annoncé, à quelques mois d’intervalles, des processeurs quantiques de 16 et 17 qubits. Il y a un an et demi, IBM avait même proposé un accès public à ses processeurs quantiques depuis son Cloud, plus de 300 000 expériences quantiques ont été menées.

Aujourd’hui, avec le lancement de ses processeurs, IBM souhaite aller plus loin avec des expérimentations plus complexes que celles menées avec son précédent processeur à 5 qubits. Ce processeur est d’ailleurs accessible gratuitement par les développeurs, les programmeurs et les chercheurs pour travailler avec des bits quantiques individuels et explorer des tutoriels et des simulations. De son côté, Intel a annoncé, en octobre dernier, un processeur à 17 qubits (en partenariat avec la startup Qutech). Le problème des qubits est leur instabilité et sont donc chargés d’erreurs. Pour les maintenir assez stables, leur température de fonctionnement est proche du zéro absolu qui est de -273,15° C. Cela dit, la recherche se poursuit ; Google, par exemple, annoncerait d’ici peu un processeur de 49 qubits qui remplacerait sa première puce à 9 qubits lancée en 2015. Quant à big blue, il indique que des processeurs à 100 qubits seront fonctionnels dans la prochaine décennie. Microsoft se prépare déjà à l’informatique quantique en annonçant un nouveau langage de programmation quantique intégré à Visual Studio. Plus près de nous en France, l’équipe du projet Quantum chez Atos développe une plate-forme de simulation quantique destinée à tester les algorithmes et les logiciels des futurs ordinateurs quantiques. Rappelons que les systèmes quantiques sont destinés à des tâches que les ordinateurs actuels ne pourront jamais accomplir, comme la découverte de nouveaux médicaments et la construction de structures moléculaires.

Article 4 sur 10

Chatbots, les discussions homme-machine veulent sortir du dialogue de sourds

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

Avec la Home, cette petite enceinte intelligente à commande vocale pour le grand public, Google ouvre-t-il plus largement la porte à un renouveau de l’interaction homme-machine, notamment dans l’entreprise ? Probablement, vu la récente démocratisation des agents conversationnels, ces fameux chatbots, dont le but est de redéfinir, dans un premier temps, la relation client pour finir par s’imposer, dans un second temps, comme le prochain grand changement de paradigme dans la façon dont les humains interagissent avec le monde numérique. Selon le spécialiste de la donnée Umanis, 38 % des entreprises françaises sont actuellement en cours de déploiement d’un chatbot tandis que 52 % y réfléchissent sérieusement, démontrant le fort intérêt pour ce nouvel outil. De son côté, le cabinet Gartner estime que, d'ici 2020, 85 % de la relation client se fera sans interaction directe avec un humain dans l'entreprise. A

près les chatbots, les entreprises finiront par déployer des plateformes conversationnelles plus évoluées, intégrant des applications et des outils de développement, qui seront capables de répondre aux questions des utilisateurs tout en exécutant un certain nombre de fonctions. Avant d’en arriver là, un grand défi reste à surmonter, c’est la manière de communiquer. Pour David Cearley, vice-président et associé au Gartner, l’expérience ne doit pas être frustrante pour l’utilisateur. Engager une conversation structurée, comprendre l’environnement ou le contexte de la demande seront autant d’arguments de réussite pour l’émergence de ce type de plateforme. Il ne fait aucun doute que la robustesse du modèle conversationnel, le choix de l'interface et les modèles d'événements utilisés pour accéder, invoquer et orchestrer des services tiers afin d’obtenir des résultats complexes feront la différence entre les différentes plateformes des éditeurs.

Article 5 sur 10

La blockchain s'industrialise

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

En quelques années, la technologie des chaînes de registres distribués blockchain est passée d’une infrastructure de monnaie numérique avec le bitcoin à une véritable plateforme de transaction numérique sécurisée. Aujourd’hui, la blockchain n’est plus seulement réservée au secteur de la finance mais elle cible désormais de nombreux domaines comme les administrations, l’industrie, la santé, la formation, sans oublier tout ce qui a attrait aux chaines d’approvisionnement et à l’Internet des objets qui génèrent des millions de microtransactions. L’intensité des attaques de type ransomwares devrait également accélérer son adoption. D’ailleurs, les cybercriminels ne s’y trompent, ils lui font confiance comme moyen de paiement des rançons en exigeant souvent le versement en bitcoin. Pour accélérer les déploiements, les éditeurs, Microsoft, IBM, HPE ou encore SAP fournissent des offres BaaS (Blockchain-as-a-Service), permettant aux entreprises de s’engager sans avoir à recruter des développeurs experts, aujourd’hui très demandés.

Sur le terrain, les projets liés à la blockchain se multiplient à l’image de l’assureur Axa qui exploite cette technologie, notamment la solution Blockchainiz d’Utocat, pour sa plateforme de recouvrement des retards d’avion Fizzy. Autre exemple, celui de Renault qui souhaite créer un POC pour lutter contre la fraude au kilométrage des véhicules. Comment ? En développant un carnet d’entretien infalsifiable regroupant toutes les données d’un véhicule. Le constructeur PSA travaille également sur ce type de projet. Quant à l’état français, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, envisage d’effectuer des expérimentations durant le mandat du président Macron autour de la commande publique, la transmission de documents, la mise en œuvre de lois ou encore des projets en lien avec les smartcities. Le succès de cette technologie se confirme, preuve en est, la demande de compétences dédiées explose. Banques, entreprises, startups, ESN…, toutes recherchent des développeurs et des experts. Selon Burning Glass Technologies, un cabinet spécialisé dans les analyses de marché, les offres d'emploi associées à la blockchain ont augmenté de 115 % entre 2016 et 2017. Quant aux salaires, ils varient de 50 à plus de 197 K€ pour les plus expérimentés, notamment dans certains pays anglo-saxons comme l’Angleterre, haut lieu de la finance mondiale.

Article 6 sur 10

Des batteries solides pour doper l'autonomie

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

1 000 km d’autonomie pour le futur Roadster du constructeur autonomie Tesla qui sortira en 2020. Sans dévoiler plus de détails sur les caractéristiques de la batterie si ce n’est son énorme puissance de 200 KWh. Cette annonce fera-t-elle suite à une réelle promesse ? Une chose est sûre, le nerf de la guerre du véhicule électrique se joue sur la puissance et la recharge de la batterie. Aujourd’hui, la technologie lithium ion domine et pas seulement dans les véhicules mais dans tous les équipements électroniques (du PC portable aux onduleurs dans les datacenters). Cette technologie dominera encore longtemps mais d’autres matériaux comme le souffre, le vanadium, le sodium-ion, le graphène ou le zinc sont à l’étude pour représenter de potentielles solutions alternatives ou complémentaires au lithium ion. Prenons l’exemple de Samsung qui travaille à la fois sur l’usage du graphène pour améliorer la densité des batteries lithium ion et sur des batteries à électrolyte solide (solid state) pour accélérer la recharge tout en assurant une meilleure sécurité, notamment pour éviter un embrasement de la batterie au contact de l'oxygène de l'air ambiant.

Ces batteries solides sont d’ailleurs un axe important de recherche pour bon nombre d’acteurs, de Samsung (dont l’image, rappelons-le, a fortement été écornée avec ses explosions de batteries en série) à Toyota en passant par des start-ups comme Seeo. Tous promettent une commercialisation de ces batteries solides dans les deux à trois ans à venir. Techniquement, la batterie solide exploite, comme son l’indique, un matériau solide de conduction entre les électrodes contrairement aux batteries actuelles qui utilisent un liquide, plus sensible aux courts-circuits, pour faire transiter les ions d’une électrode à l’autre. Cette technologie solide est donc plus sûre et présente également des charges plus puissantes (deux à trois fois plus d’énergie), plus rapides et un cycle de vie rallongé.

Article 7 sur 10

Le cloud serverless grossit avec les microservices

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

Cloud serverless, ce terme très en vogue depuis deux ans, ne signifie pas la fin des serveurs mais plutôt la fin de la configuration et de la gestion des serveurs par les utilisateurs qui exécutent du code. Notamment dans le cadre d'une approche micro-services selon laquelle chaque fonction exécute rapidement une et une seule tâche.P our être plus précis, les entreprises font fonctionner leurs applications sans administrer des serveurs et des machines virtuelles associées. Dès 2014, Amazon Web Services avec Lambda a été l’un des premiers à fournir une infrastructure et des microservices permettant de bâtir des applications sans serveur. Ce nouveau modèle donne aux développeurs un contrôle quasi total sur la construction et la gestion du cycle de vie d'une application, depuis son développement jusqu’à sa gestion en production. Google avec Cloud Functions ou encore Microsoft avec Azure Functions permettent également aux utilisateurs, à l’instar d’Amazon, d’exploiter des modèles de calcul entièrement sans serveur où la logique peut être créée à la demande en réponse à des événements, quelle que soit leur provenance.

Par exemple, l’entreprise nippone Fujifilm exploite la plateforme Microsoft Azure Functions et indique avoir réduit le temps de développement de ses applications de 75 %. Bien sûr, cette tendance du Cloud Serverless essuie un certain rejet en interne dans les services IT puisque l’on s’achemine vers du NoOps (No Operations), à savoir, plus besoin d’équipes opérationnelles dans les entreprises. Dans ce cas, les développeurs suffiraient et seraient responsables du cycle de vie des applications et des environnements. Même si, pour l’heure, les entreprises n’ont pas l’intention de confier les clés de la gestion de leur système d’information aux développeurs, il est évident qu’à l’avenir l’automatisation se substituera de plus en plus aux opérationnels.

Article 8 sur 10

L'agilité à l'échelle fait son chemin dans les entreprises françaises

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

Les méthodes agiles se démocratisent et leurs bénéfices ne sont plus à démontrer. Toutefois, elles sont trop souvent cantonnées à des projets isolés et menées par des spécialistes. L’objectif est donc d’étendre cette démarche à l’ensemble de l’organisation de l’entreprise, plus communément appelée l’agilité à l’échelle qui promet une optimisation de la valeur métier à tous les niveaux. C’est là que les choses se compliquent car cette agilité à l’échelle, comme toute transformation organisationnelle, est assez disruptive. Depuis quelques années, des modèles dédiés comme DaD, LeSS, SSwS, Nexus ou encore SaFe se proposent donc de faire office de guide pour l’application des pratiques agiles à l’échelle d’une organisation.

Ces frameworks sont même implantés ou interopérables pour certains dans ou avec des solutions commerciales d’éditeurs à l’instar de VersionOne, d’Atlassian ou de CA Technologies dont l’offre Saas CA Agile Central prend en charge la méthodologie Scaled Agile Framework (SaFe). Ces solutions ont donc été créées pour faciliter le développement agile adapté au contexte, à la culture et à la maturité de l’organisation. Comment ? En mettant en place des groupes de travail, en les organisant, en alignant les équipes sur les priorités métier et en gérant les risques et les dépendances afin de tenir les engagements dans les temps et sur le budget imparti. Paradoxalement, à en croire certains spécialistes du secteur, l’agilité à l’échelle fonctionnera d’autant mieux si cette méthodologie est déployée d’abord sur un petit périmètre puis étendue progressivement au reste de l’organisation. De plus, cette transformation, assez complexe, doit bénéficier d’un accompagnement le plus souvent opéré par un prestataire externe dédié, un cabinet de conseil ou une ESN par exemple.

Article 9 sur 10

Réhabilitation du traitement local avec l'edge computing

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

Tout le monde connaît le cloud computing, place désormais au edge computing. Alors que le cloud computing fournit, en tant que service, des ressources IT mutualisées et évolutives issues de grands datacenters, l’ege computing se veut être une approche consistant à traiter les données à proximité de la périphérie de votre réseau, là où les données sont générées. Bref, d’être au plus proche de la source pour réduire au maximum les problématiques liées à la bande passante, à la latence, au coût et à la sécurité. Quel est effectivement l’intérêt d’envoyer dans le cloud, via des réseaux saturés, des énormes quantités de données générées par des capteurs par exemple alors que celles-ci pourraient être traitées à proximité ? De par cette question, l’émergence de ce nouveau modèle distribué en local est surtout due à l’usage des objets connectés et plus généralement à la mobilité.

Mais concrètement, par quelle infrastructure répond-on au egde computing ? Par des micros datacenters permettant de multiplier les points de connexion, de stocker, de sécuriser et de restituer les datas au plus près des usages numériques. Ces micros datacenters s’inscrivent, en tout point, dans la dynamique du edge computing, pour disposer de puissance de calcul au plus près de l’utilisateur final ou de la source de données et de fournir, in fine, un temps de latence réduit, une expérience utilisateur optimisée, sans oublier une réduction des coûts d’installation et opérationnels. De nombreux fournisseurs sont déjà à l’œuvre sur ce marché à l’image de Schneider Electric qui livre des offres clés en main ou encore Eaton et Vertiv (ex Emerson) qui ont le choix de proposer des datacenters modulaires en fonction des besoins des entreprises.

Article 10 sur 10

Gestion des risques en continu à l'ère digitale

Par La RédactionPublié le 1 décembre 20172 min de lecture

Initiée par le cabinet Gartner dès 2014, l’approche Carta (acronyme de Continuous adaptive risk and trust assessment) veut que les responsables de la sécurité et de la gestion des risques adoptent une approche d'évaluation des risques en continu afin de pouvoir prendre des décisions en temps réel. En clair, dès l’année 2018, portée aussi par la conformité au RGPD, la sécurité doit être inscrite et adaptable à tous les niveaux et des réponses appropriées doivent être données instantanément pour anticiper et contenir les menaces. Aujourd’hui, Carta prend tout son sens au vu de la multiplicité et la gravité des attaques depuis trois ans. Pour garantir le fonctionnement de cette approche, il est impératif de rapprocher les équipes de sécurité et les architectes logiciels à l’instar des équipes de développement et des opérations dans l’approche Devops. En quelque sorte, Carta applique les recettes du Devops pour la gestion des risques.

Selon le Gartner, il existe trois phases dans un plan sécurité où Carta peut être appliquée. La phase exécution (Run) dans laquelle Carta conseille aux entreprises d’exploiter un minimum de ressources limitées pour se protéger et, de ce fait, se concentrer sur des menaces plus importantes. Comment ? En privilégiant l’intégration, l’analytique, l’automatisation et l’authentification. La deuxième phase baptisée Build est d’immiscer Carta dans les développements d’application, l’objectif est d’analyser les vulnérabilités dans les différents frameworks utilisés pour bâtir son application. Par exemple, de mesurer les failles potentielles qui existent dans les composants open source disponibles sur le marché et souvent très vulnérables. Enfin, la troisième phase où Carta trouve sa place concerne la planification et la gouvernance (appelé Plan). En effet, la mise en place de règles, d’évaluation des risques, de procédures et de stratégies normalisées, est un travail à réaliser.