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Omniprésence Intelligence artificielle
A l’instar de 2017, l’année 2018 renforcera la popularisation de l’intelligence artificielle (IA). Nous pouvons déjà le constater tous les jours par la multiplication des annonces d’éditeurs et de constructeurs intégrant dans leurs applications une brique ou un dispositif liés à l’IA. Sous prétexte d’automatisation encore plus forte, leurs solutions sont souvent dopées au machine learning, au deep learning et autres algorithmes évolués. Citons Cisco, Dell-EMC, Sophos, HP, IBM ou des pure players comme le français Sinequa et le britannique Anon.ai qui utilise des technologies d’IA dans l’anonymisation des données. En 2018, l’intelligence artificielle associée à la robotisation nous accompagnera aussi dans notre vie quotidienne, au volant de notre voiture connectée mais aussi à la banque comme la Société Générale qui a créé, en s’associant avec la startup Jam, un chatbot sur Facebook Messenger axé sur les bons plans dédiés aux jeunes de 18-30 ans. Derrière toute cette intelligence, il est nécessaire de disposer de machines et d’infrastructures performantes et puissantes.
Des fondeurs comme Nvidia, Intel ou encore AMD s’y activent pour fournir des puces boostées aux gigaflops et aux teraflops de puissance de calcul. Intel a même porté cette intelligence artificielle dans une clé USB. Baptisée Movidius Neural Compute Stick, cette clé, destinée aux développeurs dans leurs futurs projets embarqués de calculs neuronaux, intègre un processeur de calcul (VPU pour Visual Processing Unit) basse consommation cadencé à 600 MHz couplé à 4 Go de RAM LPDDR3. Rien que ça ! En outre, cette profusion d’intelligence artificielle fait également peur car elle menace à terme l’existence même de nombreux métiers, des hôtesses d’accueil aux télémarketeurs en passant par la production manufacturière et les métiers liés au transport et à la logistique. Bien sûr, ces technologies créeront des nouveaux emplois, plutôt très qualifiés, mais elles ne compenseront pas, contrairement à ce que pensent certains experts et analystes, aussi optimistes soient-ils, ces millions d’emplois à faible et moyenne valeur ajoutée. Même le Cigref a produit une note sur le sujet.