Aller au contenu

Préférences et cookies

Afin d’améliorer votre expérience sur notre site et de réaliser des statistiques de visites, nous utilisons des cookies. Rien n’est déposé sans votre accord, et le refus n’enlève l’accès à aucun contenu. Ce choix peut être modifié à tout moment.

Gérer les traceursVos données

Personnaliser
IT & DirectionGrand dossier8 articlesPublié le

Elections régionales 2021, le point sur les programmes numériques

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Le Monde Informatique propose une série d'articles sur les élections régionales attendues les 20 et 27 juin 2021, en même temps que les départementales (ex-cantonales). Pendant neuf semaines, nous avons réalisé le portrait des différents porte-paroles dans les régions de France, avec un point d'honneur sur les propositions relatives à l'industrie numérique.

Aller au sommaire

Article 1 sur 8

EELV ferraille contre la fuite en avant technologique

Par La RédactionPublié le 16 juin 20212 min de lecture

Dans la course aux régions, le groupe EELV est sur tous les fronts et surtout sur celui du numérique. « Adopter une stratégie numérique responsable » est le mot d’ordre selon Katy Vuylsteker, secrétaire régionale d'Europe Écologie Les Verts Hauts-de-France. En 2019, 15% de la population française n’utilisait pas Internet. Pour réduire cette fracture numérique, plus ou moins marquée selon les territoires, les Verts souhaitent « résorber les zones blanches sur l’ensemble du territoire avec la 4G et la fibre, sans oublier les territoires ultra-marins ». Plus réfractaire à la 5G, le mouvement « rejette l’idée d’une fuite en avant technologique » qui laisserait de côté certains territoires.

« Faciliter les recherches en ligne et les démarches de chacun tout en gardant un droit au papier pour tous les publics est important », précise cette déléguée de la Commission numérique de EELV. Le droit au papier ressemble à une incongruité venant d’une écologiste, et pourtant, elle souligne que ce droit est essentiel pour ceux qui ne peuvent pas se débrouiller seul pour faire leur déclaration d’impôts en ligne.

Favoriser des acteurs du numérique responsables

Sur un autre point, celui de l’accompagnement des TPE et PME, Mme Vuylsteker insiste : « il faut mettre l’accent sur la formation au numérique et sur tous les publics. » Les commerçants qui ont pu proposer un système click and collect à la suite de la propagation de la pandémie ont su garder le cap au détriment d’autres. « Il est nécessaire de pousser la requalification vers les métiers du numérique, pour les femmes – qui sont moins mises en avant – mais aussi les personnes en reconversion professionnelle et les personnes âgées. »

Relocaliser les filières numériques, avoir une gestion des déchets numériques au niveau local, travailler sur le reconditionnement sont également au programme des Verts. Cette régulation de la souveraineté numérique permettrait ainsi de « protéger les citoyens et défendre leurs libertés individuelles » d’une part et « maîtriser les impacts - climatique et social – que pourrait favoriser la fracture numérique.

En ce qui concerne la cybersécurité, « il faut protéger l’ensemble des habitants des régions, protéger ses acteurs, les lycées, les différents organismes internes et mettre l’accent sur la cybersécurité. Les critères doivent résulter d’une concertation générale » assure la secrétaire régionale EELV de la région Hauts-de-France. Donner la priorité à une concertation générale inter-régions permettra de mieux « connaître quelles sont les bonnes pratiques et les intégrer », conclut Katy Vuylsteker.

Article 2 sur 8

LREM veut ubériser le numérique dans les villes

Par La RédactionPublié le 16 juin 20214 min de lecture

Les zones blanches sont un mythe pour ceux qui habitent en ville, une plaie pour ceux qui en subissent les conséquences. En 2020, 484 zones ont été identifiées en France comme dépourvues de connexions mobiles. « La clé du développement numérique réside dans le maillage des télécommunications haut débit sur tout le territoire sans zone blanche ». Cette proposition est excessivement ambitieuse, Bruno Bonnell l’admet lui-même. Ce député du Rhône se porte candidat à la présidence du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. « La région possède des territoires enclavés numériquement, dans l’Allier, l’Ardèche ou l’Ain, cette rupture entre deux villes peut mener à un dysfonctionnement ». Pour lui, le digital ne peut être géré comme une commodité mais comme « un axe stratégique régional ou national ».

Couvrir l’ensemble du territoire avec la 4G oui, faire de même avec la 5G, non. Selon Bruno Bonnell, « la 5G est une technologie professionnelle, indispensable au niveau des zones industrielles ». Cette installation permettrait ainsi de résorber le manque d’entreprises technologiques sur le territoire et d'offrir un environnement adapté à l’industrie 4.0. L’attractivité passe essentiellement par la capacité du territoire à fournir un réseau et « le choix se fera en fonction de la couverture 5G ».

Multiplier les formations hybrides dans les villes

Le député du Rhône soulève un autre point, celui de la démultiplication de formations au numérique dans les régions. « Nous devons démultiplier par dix le nombre de formations, avec une partie d’entre elles déportées dans des villes comme Moulins ». Des formations hybrides donc, mêlant téléformation et formation en physique. « On ne va pas demander aux gens de venir se concentrer dans des villes pour se former au digital, il faut faire l’inverse, aller porter la parole numérique dans des villes isolées, ubériser le numérique, et créer des centres de formation supplémentaires » ajoute-t-il. Une idée qui fait écho au Bossu de Paul Féval, « si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » que Bruno Bonnell met simplement au goût du jour.

Ce projet de formation hybride est une évidence pour Bruno Bonnell qui se qualifie lui-même de candidat hybride. Cette proposition va de pair avec une autre problématique. La fracture numérique et plus précisément, l’illectronisme - cheval de bataille de ce candidat - qui touche encore 20% de personnes vivant en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il appelle ainsi, notamment, à une complémentarité entre générations, « pour encourager les plus jeunes à former les personnes plus âgées ». L’objectif « zéro illectronisme » est aujourd’hui une problématique à laquelle les régions doivent répondre rapidement. « Si l’on veut transférer les usages du numérique dans le quotidien, il ne faut oublier personne », explique-t-il.

Former plus et mieux est une nécessité pour les publics et les entreprises. Le passage au numérique des entreprises, notamment des PME, doit s’accompagner d’une multiplication d’agents formés et disponibles. « Notre objectif est d’accompagner les gens sur le chemin de la formation, leur donner les moyens, encourager l’innovation, les aider à trouver des partenaires internationaux, faire partie de l’environnement numérique mais surtout ne pas rentrer dans le cœur de la machine », explique Bruno Bonnell pour qui cette ligne à ne pas franchir est un gage d’indépendance des entreprises.

Pousser à plus de cybersécurité

Après 40 années d’entreprise, le député LREM du Rhône a vu les domaines de la robotique et de l’informatique évoluer à vitesse grand V en laissant de côté certains aspects pourtant primordiaux pour toute entreprise. Il projette ainsi de « créer une école de la cybersécurité dans la région Auvergne-Rhône-Alpes avec une base et plusieurs antennes ensuite ». Où ? « Pourquoi pas Valence d’abord » lâche-t-il. Le budget alloué à la cybersécurité représente aujourd’hui près de 3,5 milliards d’euros en France, un chiffre qui devrait gonfler avec le plan de relance annoncé par Emmanuel Macron en février dernier.

A cet effet, une aide d’1 milliard d’euros a été débloquée afin de permettre à la filière française de doubler ses effectifs d’ici 2025 mais aussi renforcer la sécurité des entreprises, hôpitaux et administrations aujourd’hui menacés par les cyberattaques. Bruno Bonnell estime qu’il faut « instaurer une pédagogie sur la cybersécurité, à la fois dans les entreprises et dans les écoles de formation au numérique ». Le réflexe sécurité des biens et des personnes en milieu professionnel devrait ainsi inclure la cybersécurité comme réflexe inhérent à toute entreprise.

La e-santé à l’ordre du jour

Le digital pourrait également s’immiscer dans le domaine de la santé pour réduire l’enclavement médical de certaines villes. « La télémédecine est une solution viable dans certains villages enclavés, pour un premier diagnostic ou pour des recommandations », précise le candidat aux régionales. Installer des centres de télémédecine là où il y a des centres de santé. A l’avenir, « chaque pharmacie de village pourrait installer un centre de télémédecine là où il y a des déserts médicaux ». Selon Bruno Bonnell, travailler sur des expérimentations de ce type participerait à la réduction du gouffre numérique existant dans certains territoires.

Article 3 sur 8

LFI fait le pari d'un numérique au service des Français

Par La RédactionPublié le 16 juin 20213 min de lecture

« La transformation numérique doit se faire dans l’intérêt général humain, non pas dans celui des multinationales ». La France Insoumise (LFI) milite pour un numérique au service des Français et interroge sur l’indépendance de la France aujourd’hui dans le domaine du numérique. Depuis 2016, Jill Maud Royer assure la supervision des outils numériques de LFI et a participé à l’élaboration du programme numérique du parti politique.

Selon elle, « la transformation numérique doit passer par un engagement des collectivités territoriales, de l’Etat et des entreprises dans le développement de logiciels libres ». Reprendre les rênes du numérique, des données personnelles et de leur relocalisation est fondamental, explique cette développeuse et membre de la liste de Clémentine Autain, députée LFI et candidate en Île-de-France aux élections régionales 2021.

Le RGPD, figure de proue

« Doter la CNIL de réels moyens, efficaces, et faire respecter l’application du RGPD en France » sont des points sur lesquels Jill Maud Royer, également co-cheffe de file pour La France Insoumise dans le département des Hauts-de-Seine, insiste, pour engager cette transformation vers le numérique. Face à une recrudescence des attaques cybercriminelles ces derniers mois dans le secteur public et la fuite de données personnelles, cette candidate souhaite renforcer les moyens IT actuels et le développement de formations en cybersécurité, à toutes les échelles du territoire. « La protection des données doit passer par une meilleure formation de ceux qui les manipulent, c’est-à-dire tous les agents administratifs de l’Etat », ajoute-t-elle. Jill Maud Royer laisse également présager que ces formations pourraient à l’avenir être présentées dès l’enseignement secondaire.

Un enseignement numérique équilibré

Le mouvement politique souhaite en effet s’attaquer à une transformation digitale dans les collèges et lycées avec la mise à disposition de tablettes reconditionnées. Les étudiants de l’enseignement supérieur ne sont pas laissés pour compte ; LFI prétend offrir un accès numérique égalitaire, notamment grâce à un « prêt de matériel informatique à destination des jeunes, dans les Crous et les bibliothèques ». La crise sanitaire aura eu le mérite de révéler une prise de conscience concernant les inégalités d'équipement informatique auxquelles font face les jeunes générations. Cet accès ne va pas sans compter sur la « garantie d’un accès très haut débit à Internet sur l’ensemble du territoire », préconise Jill Maud Royer, tout en émettant une certaine réserve vis-à-vis de la 5G.

Cette représentante de LFI, positionnée sur la liste régionale Île-de-France, assure qu’un « grand plan de formation et d’accompagnement du numérique en Île-de-France » pourrait voir le jour si LFI remporte le siège du Conseil régional. A la clé, le financement de « filières entières, pas seulement dans les secteurs porteurs, mais aussi soucieuses de la question écologique et de l’égalité entre les hommes et les femmes ». Cette militante de La France Insoumise fait toutefois marche arrière sur certains aspects de la résorption de la fracture numérique sur le territoire. « Face à la dématérialisation du service public, il est primordial de maintenir des guichets en France pour réduire la fracture numérique. Aider par la formation ne répondra jamais à tous les cas », conclut Jill Maud Royer.

Article 4 sur 8

Le numérique se diffuse dans la politique du mouvement Libres !

Par La RédactionPublié le 16 juin 20216 min de lecture

Le territoire francilien a été le plus durement touché par la crise sanitaire. Reposant en partie sur le tourisme, l’aéronautique ou l’industrie, la région Île-de-France a néanmoins réussi à se place sur le numérique et engager une réelle transformation. Les subventions aidant, la région s’est positionnée à la fois sur l’accompagnement des PME, l’éducation et la formation professionnelle avec plusieurs aides. « Le dispositif Innov’up permet de financer jusqu’à 3 millions euros d’aide pour une entreprise technologiquement ou socialement innovante », explique Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Île-de-France et en liste pour les prochaines élections régionales, aux côtés de Valérie Pécresse, affiliée Libres!.

« Le numérique infuse et se diffuse dans nos politiques »

Le mouvement politique Libres!, qui préside la région depuis 2015, se positionne pour un second mandat. Face à la crise sanitaire, la poursuite des aides financières – allant jusqu’à 800 000 euros – notamment à l’attention des TPE et PME permet aux entreprises de se focaliser sur leur transition écologique et numérique. Le déploiement de cette aide s’inscrit dans une logique de numérisation des secteurs. « Les PME qui souhaitent se tourner vers des technologies clés telles que la robotique, la fabrication additive, l’IA seront soutenues financièrement et conseillées par des professionnels », ajoute Alexandra Dublanche. « Au-delà du financement d’un projet numérique, il y a des entreprises qui ne savent pas comment s’y prendre et cet accompagnement est crucial ».

Le développement et l’accompagnement des entreprises vers la digitalisation ne peut se faire sans certaines conditions. Préalable à tout développement, l’installation de la fibre sur le territoire francilien. « Nous nous sommes engagés à couvrir l’intégralité de l’Île-de-France en très haut débit d’ici à 2021, et 2023 pour la Seine et Marne. La présidente compte également s’engager sur la 5G et son déploiement à l’occasion des élections régionales ».

Cyber-partout 

La cybersécurité est l’un des points majeurs du programme politique de Libres ! avec le projet de création d’un campus cybersécurité. Son implantation est prévue à la Défense avec une ouverture à l’automne 2021. « La région a voté en janvier 2021 une subvention de 2 millions d’euros au projet cybercampus au titre des grands lieux d'innovation. Cela permettra de financer les aménagements pour accueillir les startups et PME ainsi que des espaces et équipements partagés ».

« Nous travaillons depuis quelques mois avec l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines sur un projet de cyber caserne » explique Alexandra Dublanche. « L'Etat vient de lancer un appel à projet pour soutenir financièrement et pousser à la création de ces centres de cybersécurité régionaux au service des collectivités et des PME. Il y a un vrai enjeu à sensibiliser, aider et identifier des acteurs locaux permettant de répondre à ces crises à venir ».

L’école et le numérique : deux mondes que tout oppose

La réduction de la fracture numérique est un problème soulevé au sein des entreprises autant que dans les écoles, collèges et lycées. A cet effet, la région a déployé un programme éducatif d’équipement de 410 000 ordinateurs pour les élèves et les professeurs – déployés avant la crise et mis en application durant. « A la rentrée 2021, tous les élèves se verront équipés de ces outils, ce qui nécessite un changement complet de paradigme et de formation des professeurs », précise cette conseillère régionale. Le WiFi ne devrait plus être une option au sein des établissements et le conseil prévoit d’équiper tout le territoire de ce réseau. « Avant notre arrivée au conseil régional, seul le département parisien avait 100% de WiFi dans ses écoles, et on observait 20% dans les lycées des autres départements », ajoute Mme. Dublanche.

Ce déploiement massif du numérique « avec des outils de travail collaboratifs, du contenu éducatif à disposition, notamment sur l’apprentissage des langues, et l’orientation des élèves pour se diriger vers certains métiers » laisse rêveur face à certains dispositifs manquants à l’appel aujourd’hui. Cette évolution exige de repenser le système éducatif dans son ensemble, et au quotidien, à distance comme à l’école.

Le mouvement a pour volonté de pousser les formations au numérique dès le lycée avec le lancement d’un lycée IA, une première en France. Le lycée Paul Valéry, dans le 12e arrondissement, devrait accueillir de véritables formations technologiques. « Pour cela, la Cité scolaire sera rénovée en 2024 et disposera d'un Fablab et d’un tiers-lieu à côté du lycée pour accueillir des EdTech IA. 1750 élèves devraient bénéficier de ce projet », explique Alexandra Dublanche.

Priorité au e-learning

La région compte également rediriger d’autres générations vers les métiers du digital. « Ce que l’on essaie de faire, c’est inciter les demandeurs d’emploi à aller vers ces métiers qui recrutent » ajoute-t-elle. 45 000 formations sont actuellement proposées dans ce secteur, avec 10 000 en e-learning. La région souhaite voir plus loin et prévoit 200 000 formations dans les années à venir à disposition des demandeurs d’emploi, et accessibles depuis une application, Oriane Form Pro pour faciliter l’accès face à un système administratif qui se révèle parfois lent et rebutant. « Notre volonté est d’accélérer toutes les aides vers un retour à l’emploi sur des secteurs en tension, y compris le numérique. Notre région a des atouts considérables, nous possédons 40% des dépenses globales liées à la recherche et au développement », conclut la vice-présidente de la région Île-de-France.

La stratégie numérique française selon Les Républicains

- Instaurer un « buy european act » et réviser le droit de la concurrence européenne pour constituer des champions numériques européens et lutter contre la dépendance technologique vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine.

- Lutter contre la haine en ligne et renforcer la responsabilité des plateformes en soutenant les règlements européens Digital services Act (DSA) et Digital Market Act (DMA).

- Donner la priorité aux nouvelles infrastructures européennes sur notre territoire pour le déploiement de la 5G.

- Mettre en place d’une taxation des grandes entreprises du numérique (« taxe GAFA ») au niveau européen plutôt qu’au niveau français.

- Systématiser l’utilisation du numérique dans la lutte contre le gaspillage de l’argent public et la fraude fiscale.

- Créer un crédit d’impôt à la formation et à l’équipement numérique pour les artisans, les commerçants et leurs salariés, pour réduire de 50 % et à hauteur de 5000 € leur coût d’équipement en appareils numériques pour commercialiser leur production sur le e-commerce.

- Créer un « super IR-PME » pour rediriger l’épargne des Français vers le financement de nos entreprises numériques innovantes, avec une réduction d’impôt massive de 50% du montant investi dans une start-up innovante (dans la limite de 100 000 euros d’investissement par an).

- Garantir à chaque Français une connexion internet de qualité, au plus tard en 2023, et lutter contre l’illectronisme partout en France en développant massivement les espaces de formation numérique dans les territoires.

- Doubler le budget de la cybersécurité en France, pour arriver à 250 millions d’euros par an investis dans l’accélération de nos capacités nationales de cyberdéfense, afin de développer une filière industrielle française de cybersécurité fondée sur des partenariats entre la recherche privée et la recherche militaire, et de créer un vrai parcours de formation pour nos cybercombattants.

- Se protéger contre les effets néfastes du numérique, en menant une campagne nationale de sensibilisation « zéro écran avant trois ans », en faisant figurer un message sanitaire sur les emballages des jouets numériques disposant d’un écran et en interdisant les écrans pour les jeunes enfants dans les crèches et les tablettes numériques dans les écoles maternelles.

Article 5 sur 8

Le MoDem fait le pari d'une relance numérique

Par La RédactionPublié le 16 juin 20216 min de lecture

« Aujourd’hui nous souhaitons présenter une liste multi-étiquettes, englobant la majorité présidentielle, le MoDem, Agir la droite constructive et Territoires de Progrès pour s’engager sur les relances promises » affirme Denis Thuriot, tête de liste pour la présidence de la région Bourgogne-Franche-Comté et maire de Nevers. Les relances, au pluriel, touchent notamment à l’éducation, le déploiement de la fibre mais aussi le passage au 4.0 pour certaines entreprises. « La crise sanitaire a imposé à l’éducation nationale et au corps enseignant d’accélérer sa mutation vers le numérique. Les cours à distance ont à la fois mis en lumière les avantages et inconvénients de ces méthodes innovantes ». François Deseille, président du MoDem de Côte-d’Or depuis 2008 et en liste pour les élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, aux côtés de Denis Thuriot – tête de liste et représentant LREM – accorde une place majeure au numérique dans notre société. « La crise sanitaire et la continuité pédagogique ont relevé des points noirs quant à l’accès numérique de certaines familles » ajoute-t-il.

Les établissements scolaires à la pointe du numérique

Tout d’abord, en termes d’équipement informatique. Il faut observer que le coût d’un ordinateur portable a beaucoup diminué en dix ans. « Les ordinateurs portables les plus abordables ont un prix qui avoisine les 300 euros. La Région, qui dispose de la compétence de gestion des lycées devra, comme cela peut être le cas dans certaines collectivités - pour l’acquisition de vélos électriques - prendre en charge une large part financière de l’acquisition d’un ordinateur portable en fonction des revenus des familles et le cas échéant en lien avec les établissements scolaires en cas de situations spécifiques ».

L’enjeu, c’est que chaque lycéen de Bourgogne Franche Comté bénéficie d’un ordinateur portable. Dans le cas où les familles n’auraient pas d’accès à internet, les opérateurs et la Région devront pouvoir fournir un accès mobile (via un boitier portable). Là encore, cela se fera en lien avec l’établissement scolaire qui reste au plus près des besoins des lycéens et des personnels scolaires. C’est un enjeu majeur quand on sait l’importance du travail et des recherches faites sur internet.

A Nevers, ville fétiche de Denis Thuriot, le premier campus connecté ouvrait ses portes en septembre 2019 avec 17 étudiants - entamant ou poursuivant une formation à distance, depuis leur domicile et lors de sessions collectives. Cette expérimentation s’est vue couronner de succès, offrant à chacun un accès à l’enseignement à moins d’une heure de chez soi. « Il s’agit de démocratiser l’accès à ces formations au plus grand nombre » ajoute Denis Thuriot. Depuis 2017, les plus petits ont aussi accès à des enseignement spécialisés avec des initiations à la robotique et la programmation. « Nous souhaitons par ailleurs proposer aux CFA de nouvelles formations pour cibler d’autres métiers, notamment ceux du digital » explique le maire.

« Cependant, au sein des établissements scolaires, la position de la Région doit aussi répondre aux besoins du personnel éducatif. En effet, l’équipement massif et précoce des jeunes en téléphonie mobile a créé des difficultés au sein des établissements », notamment un manque de concentration et des problèmes de cyberharcèlement – des situations auxquelles le personnel n’est pas toujours préparé, précise François Deseille. Denis Thuriot souhaite de son côté renforcer la sécurisation des accès aux collèges et lycées. « Des caméras de vidéoprotection pourraient être installées à l’avenir ».

Concernant la formation tout au long de la vie, la liste « La Région, partout et pour tous » compte sur l’installation des Maisons France service instaurée par le Gouvernement pour mieux appréhender les besoins et orienter les demandeurs d’emploi. « Nous proposerons un prêt « capital jeune » de 10 000 euros à taux 0% pour qu’un jeune puisse développer un projet et s’orienter vers une formation complémentaire si besoin, notamment dans le numérique » détaille Denis Thuriot.

Une présence numérique pour chaque entreprise

« Les infrastructures du numérique devront faire l’objet d’un suivi précis. Encore aujourd’hui, « la multitude d’accompagnement restent peu connues des ETI et PME ou craintes par les chefs d’entreprises. Nous devons donc inverser les choses », précise François Deseille. « Chaque entreprise sur notre territoire doit, sauf refus déclaré, être automatiquement référencé sur internet avec l’adresse, le secteur d’activité ainsi que les coordonnées. Cela permet de bénéficier d’une notoriété minimale sur internet ». Ce minimum, qui peut paraître risible lorsque l’on est une petite structure est vitale pour se construire une présence numérique.

« Par la suite, certaines entreprises voudront se doter d’une page web simplifiée, plus personnalisée et détaillée ne nécessitant aucune actualisation régulière. Dès lors, notre région dispose d’une population formée ou en cours de formation aux outils du numérique ». L’objectif de la région est d’avoir un rôle d’intermédiaire, mettant en relations offre et demande. En fonction des territoires et du nombre d’entreprises référencées, des appels d’offres seront présentés aux étudiants dans le domaine du numérique (ceux-ci ayant un statut d’autoentrepreneur ou d’entreprises du numérique). Le coût de l’hébergement se verra financé pour une durée de cinq ans par la région dans le cadre d’un appel d’offre avec un hébergeur internet. « L’accompagnement doit être ambitieux et permettre de soulager autant que possible cet effort » souhaite le président du MoDem de Côte-d’Or.

Le dernier kilomètre en fibre

L’installation d’un réseau de haut débit est essentielle pour accompagner cette transformation numérique. A cet effet, le candidat à la présidence de la région souhaite supprimer définitivement les zones blanches et « s’il le faut, la région aidera financièrement sur le dernier kilomètre en fibre ». « Nous devons également déployer responsablement la 5G pour attirer les entreprises sur le territoire », estime-t-il. Mr Deseille ajoute que « personne ne peut croire qu’une PME ou ETI peut rester implantée dans une zone blanche ou grise, sans accès à un accès internet à haut débit. Que dire alors d’industrie ou entreprise de plus grande taille. Le gouvernement, dont Jacqueline Gourault (ministre MoDem en charge de la cohésion des territoires, élue d’un territoire rural) le sait parfaitement. Aujourd’hui, une bonne couverture numérique n’est plus un atout mais un minimum en termes d’attractivité et de bien-vivre dans nos territoires ».

La e-santé, un atout pour un territoire enclavé

Les vertus d’un bon réseau sont nombreuses, y compris dans des domaines comme la médecine. Face aux déserts médicaux, « les téléconsultations peuvent être un véritable atout même si elles ne doivent pas devenir la norme ». Kinésithérapeute, François Deseille est également aux premières loges de cette mutation. « Dans le cadre de suivi de soin et prévention de rechute, j’organise des séances en visio en groupe visant à réaliser des exercices physiques et des mouvements musculaires sur une durée d’une heure. Cela augmente ainsi ma capacité de suivi de mes patients ». 

Le téléchargement d’une simple application mobile permettrait aux patients et aux professionnels de réaliser ce suivi. « La e-santé ouvre un champ colossal sur la prévention, le traitement et le suivi des patients au plus près de chez eux. Cela ne doit pas exclure les personnes les plus éloignées des outils numériques mais bien être un complément quand cela est possible. La Région, comme garant de l’harmonisation du développement territorial doit être aussi un accompagnateur financier de ces révolutions numériques » estime ce praticien.

« Deux principes guident notre engagement en faveur de la Région Bourgogne Franche Comté.En tant qu’élu dijonnais, je pense au projet de ville intelligente OnDijon qui ouvre des perspectives extraordinaires dans la gestion efficiente de nos outils municipaux et de soutenir des projets innovants aux services de nos habitants. La Région doit aussi être à la manœuvre afin de débusquer des technologies naissantes en France comme dans le monde et qui pourraient - grâce à un plein soutien financier et administratif - devenir des leaders dans les nouvelles pratiques numériques et pourvoyeuses d’emplois » conclut François Deseille.

Article 6 sur 8

Pour le PCF, l'humain prime sur le numérique

Par La RédactionPublié le 16 juin 20214 min de lecture

« Notre premier souci est l’existence des zones blanches encore aujourd’hui ». Dans sa volonté de couvrir l’ensemble du territoire en haut débit, Cécile Cukierman, porte-parole du PCF depuis 2018 et sénatrice voit dans cette couverture réseau un risque d’augmentation des inégalités. « Un déploiement de la 5G pourrait accroître les inégalités territoriales si nous ne faisons pas attention. Cette technologique sera déployée bien évidemment dans les zones les plus denses et nous pourrions avoir dès demain un véritable retard dans l’accès au débit selon notre lieu de résidence ». Cette candidate à la présidence du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes présente une liste d’union entre le Parti Communiste (PCF) et La France Insoumise (LFI) sous le nom « Ensemble pour notre région ». Conseillère régionale depuis 2004, Cécile Cukierman travaille depuis 2016 au sein de l'hémicycle détenu par Laurent Wauquiez (LR), actuel candidat sortant.

Selon la sénatrice, cette question de l’accès est « vraiment révélatrice des inégalités sociales et des inégalités territoriales. Même en étant riche dans une zone non couverte, vous n’aurez pas plus d’accès qu’une personne moins aisée ». « Lorsque certaines populations souhaitent se dé-métropoliser, il faut garder à l’esprit qu’elles cherchent un confort et un accès aux infrastructures similaires à ce qu’elles avaient auparavant ». Se réimplanter dans les territoires ruraux, parfois très isolés, serait ainsi la clé pour relocaliser à la fois les emplois et les industries.

Servir l’emploi en priorité

Les petites entreprises, les commerçants et artisans ont besoin de la fibre, d’une téléphonie de qualité mais aussi d’usages adéquats. « Faire un site internet c’est bien, avoir un bon site internet c’est mieux ». Visible, facilement utilisable par le chef d’entreprise comme les salariés, l’objectif est bien sûr « de l’entretenir et le faire vivre au quotidien, ce qui pose la question de la formation ». « Si l’on veut que nos entreprises montent en gamme, il faut aider financièrement avec un accompagnement numérique pour apporter cette visibilité et maintenir de l’emploi » précise Cécile Cukierman. « Former les salariés d’aujourd’hui à des méthodes de travail de demain avec les outils adaptés » est une priorité assure-t-elle. L’objectif est de territorialiser et s’assurer que chacun maîtrise tous les usages.

« La formation est un temps humain. S’il y a des modules à distance, très bien, mais cela doit s’accompagner de formations en groupes, en physique. Si l’on propose des formations à distance dans le Cantal et des formations en physique à Lyon, il y a un problème d’inégalité territoriale » soutient la porte-parole du PCF. « L’accès à la formation doit rester un service offert à tous les habitants de la région ». La région qui possède la compétence de la formation professionnelle se doit d’être attentive, « lorsque l’on parle de former davantage aux métiers du numérique, on ne doit pas oublier tous les métiers existants qui ont besoin de monter en gamme dans l’usage du numérique. Il faut une offre spécifique à destination de ces métiers-là ». « La mono-industrie, ça ne m’intéresse pas. Nous sommes la première région industrielle de France et je pense que nous devons garder cette diversité que nous possédons ». Cécile Cukierman entend par là renforcer les métiers du numérique sur l’ensemble du territoire sans oublier les autres domaines d’activité.

« L’humain avant le digital »

La e-santé n’est pas une réponse aux déserts médicaux maintient la candidate à la région Auvergne-Rhône-Alpes. « Je demeure convaincue que la médecine est un acte humain ; elle permet aussi un lien social que l’on ne retrouve pas avec la télémédecine ». Le risque est, selon elle, de croire qu’une téléconsultation peut remplacer une consultation humaine. « Le conseil régional peut venir appuyer ce déploiement numérique dans certains établissements pour faciliter la téléconsultation si et seulement si c’est en complément de consultations en physique » affirme la candidate.

Il en va de même pour la numérisation de certaines demandes administratives. « Cela devient excluant pour beaucoup de gens les déclarations en ligne ». « Nous avons besoin dans nos communes d’accompagner et faciliter les démarches » ajoute-t-elle. Au quotidien, la dématérialisation grandissante de démarches indispensables et obligatoires, facilite la vie de beaucoup de gens mais la complexifie également pour d’autres, reproche Cécile Cukierman. Elle prône avant tout le lien humain existant dans le service public, qui permet de n’exclure personne. « Il ne faut pas stopper cette transformation, mais ce fossé numérique provient à la fois de l’âge, mais aussi du niveau de formation et de la volonté de chacun de s’y conformer. La clé réside selon elle dans les jeunes générations. « Chaque lycéen doit pouvoir bénéficier d’un équipement informatique personnel, tablette ou ordinateur, sous forme de prêt pour l’année scolaire en cours ». « Si demain nous avons des lycéens pleinement en capacité de maîtriser les outils informatiques, on contribue à réduire la fracture numérique à venir ». « Le vrai défi du 21e siècle est de chercher à faciliter l’accès aux usages du plus grand nombre tout en excluant aucun individu » conclut la candidate.

Article 7 sur 8

Le PS mise sur la fibre et l'innovation technologique dans l'agriculture

Par La RédactionPublié le 16 juin 20215 min de lecture

« La Bretagne a une particularité : les gens vivent beaucoup dans des logements disséminés sur le territoire, et la densité de population est assez faible de fait ». Le constat, simple, présente tout de même un problème de taille. « L’objectif est de finir de fibrer la Bretagne en 2026 », explique Loïg Chesnais-Girard, président sortant en lice pour un deuxième mandat. Affilié au Parti socialiste, cet homme originaire de Lannion est convaincu qu’un changement doit s’opérer rapidement sur la couverture en réseau haut débit de la région. Le programme, « la fibre pour tous en Bretagne » sur l’ensemble des territoires qui ne sont pas couverts par le marché, doit devenir une priorité pour les années à venir.

« Nous avons fait le choix d’avoir un réseau public qui reste notre propriété et que l’on louera aux opérateurs » ajoute le président de la région. Le chantier coûtera au total 1,6 milliard d’euros pour 1,4 million de prises. « Nous avons signé un accord avec Orange, Free, Bouygues, SFR, qui louent notre réseau et payent une redevance en fonction ». Le programme devrait permettra d’offrir ce service dans les fermes, les maisons isolées, les hameaux, les villages, ou encore les petites communes.

Une plateforme unique pour les services publics

La région compte bien entamer une véritable révolution digitale à destination de tous les publics. « Nous travaillons sur une plateforme servicielle qui a vocation à faciliter la relation entre les citoyens et la collectivité, par exemple pour prendre ses abonnements de bus, de bateau, demander une aide à la formation, ou encore demander un accompagnement en tant qu’entreprise, que ce soit sur l’innovation ou l’investissement » détaille Loïg Chesnais-Girard. L’objectif de l’exécutif : embarquer l’ensemble des outils de services sur une unique plateforme numérique. « Nous pensons la construction de cette plateforme comme un outil créé et adapté aux différents usages du numérique pour nos citoyens ».

« En tant que tiers de confiance, si un citoyen nous demande de l’aide pour trouver une formation, car il est au chômage, en recherche d’emploi, on a ses informations et on peut lui indiquer s’il a le droit à des tarifs particuliers pour les transports en commun, ou accéder à des accompagnements en fonction de son lieu de résidence. Il s’agit de regrouper les services sur un seul site ». La plateforme s’appuie sur France Connect – le dispositif mis en place par le gouvernement – afin de s’identifier et éviter la multiplication d’identifiants et mots de passe.

Intégrer le numérique tout en se protégeant

Cette proposition reste cependant dépendante de la volonté de chacun à intégrer le numérique dans son quotidien. « Nous devons travailler à l’inclusion numérique pour les personnes éloignées du numérique ». Aujourd’hui, entre 15 et 20% des citoyens ne savent pas utiliser ces outils informatiques. « Nous devons réfléchir à la manière de faciliter la vie de ceux qui veulent essayer, et trouver des solutions alternatives pour ceux qui n’arrivent pas à s’y mettre » précise Loïg Chesnais-Girard. Selon lui, une société qui ne s’intéresse pas au numérique est une société excluante. Ce sujet de société concerne aujourd’hui la plupart des régions françaises. Face à une demande croissante en services numériques de la part de la population, l’enjeu est double : répondre à ce besoin tout en prenant soin de n’exclure aucune partie de la société. Les entreprises ne sont pas en reste dans ce programme. Certaines entreprises sont capables d’intégrer le numérique sans accompagnement. Pour d’autres, la tâche peut s’avérer plus difficile. A l’exemple d’une charcuterie industrielle, d’une menuiserie ou d’un plaquiste, « il est clair qu’il faut regarder en quoi le numérique peut faciliter la vie de ces entreprises, rendre des métiers plus appétant, plus attractifs avec le numérique, avec des outils au service du client et du processus industriel ».

L’exécutif de la région Bretagne souhaite que chacune des « entreprises intègrent cela, en plus de leur protection ». Les différentes cyberattaques qui ont touché la Bretagne ces derniers mois ont parfois paralysé les entreprises. « Alors que la région prétend être une région européenne de la cybersécurité, il faut davantage pousser cet écosystème dans les années à venir, au service de nos entreprises et de la souveraineté. En Bretagne nous avons déjà des milliers d’emplois qui dépendent de la cyber ». L’action cyber en Bretagne a bien décollé sur les cinq dernières années, il s’agit désormais d’accompagner financièrement les entreprises qui se transforment et souhaitent se protéger. Des écoles de l’IA ont été lancées en partenariat avec Microsoft. La région est notamment partenaire à Rennes, Brest et Lannion.

E-santé et agriculture connectée, deux domaines d’innovation

Innover avec le numérique amène parfois à des expérimentations inédites. « Nous voulions développer deux filières, le croisement de la santé et de l’agriculture avec le numérique ». « Concernant l'e-santé, nous expérimentons déjà en région avec la surveillance des personnes âgées à domicile grâce à la télémédecine ». Le conseil régional mise par ailleurs sur son programme AGRETIC, piloté par Bretagne Développement Innovation (BDI) en collaboration avec les Chambres d’agriculture de Bretagne et le pôle de compétitivité Valorial. Il s’agit de viser à faire de la conduite numérique de bâtiments d’élevage pour réduire la consommation d’énergie et la production de carbone, travailler à la bonne connaissance hydrométrique des cultures dans les champs pour travailler sur la micro-irrigation ou encore le désherbage grâce à des robots. « Ce sont des drones solaires que l’on met dans des champs et qui détectent les mauvaises herbes grâce à l’IA et à des outils spécifiques pour couper les mauvaises herbes » détaille Loïg Chesnais-Girard. « On ne veut plus de pesticides, alors il faut trouver des solutions » ajoute-t-il.

La technologie est également déployée dans les élevages de poules pondeuses, Alors que les poules sont désormais dans de grands hangars et ont la fâcheuse tendance à pondre n’importe où, l’installation d’un robot qui circule au sein de l’élevage, permet de faire bouger les volailles et les inciter à pondre dans le nichoir et leur apprendre à prendre cette habitude. « Le robot, commercialisé par Tibot, a été financé par la région Bretagne pour imiter l’action de l’homme dans les élevages, afin de libérer du temps humain notamment ».

Article 8 sur 8

Le numérique aux abonnés absents pour le RN

Par La RédactionPublié le 16 juin 20211 min de lecture

Après avoir contacté des membres du Rassemblement National (RN) à plusieurs reprises et par différents moyens, aucun n’a donné de réponse pour échanger sur le programme numérique porté par les différents candidats des régionales. Après plusieurs recherches, le seul programme disponible traitant de la thématique du numérique est celui du programme présidentiel de 2017, il apparaît donc peu pertinent de traiter des propositions aussi anciennes. Le Monde Informatique s’interroge donc sur l’importance du numérique et de toutes les questions que cette thématique soulève, au sein du RN, et de cette absence de propositions dédiées dans le programme de chaque candidat RN aux régionales. Il s'agit du seul parti politique n'ayant pas répondu à notre demande d'interview.