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IT & DirectionGrand dossier13 articlesPublié le

Les 10 tendances technologiques 2022

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Comme tous les mois de décembre depuis onze ans, la rédaction du Monde Informatique vous propose de conclure notre série de dossiers avec une...

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Article 1 sur 13

1- Vers la décarbonation du numérique

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20213 min de lecture

Dans le rapport de l’ADEME intitulé « Le guide d’un numérique plus responsable », il est mentionné que le secteur du numérique consomme environ 10 % de l’électricité mondiale, soit 1 500 à 2 000 TWh (milliards de kWh). Et cette industrie génère entre 2 et 3 % des gaz à effet de serre en France. Si rien n’est fait, le Sénat avance même, dans une autre étude réalisée sur l’empreinte environnementale du numérique, un chiffre à près de 7 % en 2040, soit plus que le secteur aérien positionné à 4,7 % aujourd’hui. Sensibilisation, allongement de la durée de vie des terminaux, limitation des usages, promotion de la sobriété numérique, récupération de chaleur des centres de données, etc., voici les quelques axes de réflexion annoncés par le Sénat qui a voté pour la loi sur l'impact du numérique sur l'environnement le 2 novembre dernier. Qu’en est-il sur le terrain ? Si certains DSI et responsables métiers dont les services achats - qui ont tous un rôle important à jouer dans cette bataille - n’ont pas forcément attendu les propositions du Sénat pour s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre de leur entreprise, de gros efforts restent néanmoins à faire. Preuve en est par les chiffres du baromètre 2020 de l’AGIT (l’Alliance Green IT). Ainsi, seulement 14 % des entreprises ont mis en place une politique d’économie d’énergie du système d’exploitation, moins d’une entreprise sur deux mesure les impacts environnementaux des services numériques qu’elle développe, moins de 30 % des entreprises achètent du matériel écolabellisé et seulement 20 % des entreprises mettent en œuvre les bonnes pratiques de l’European Code of Conduct dans les datacenters.

S’entourer d’un écosystème engagé

Dans les faits, ce n’est pas si simple, car il n’existe pas vraiment de référentiels, les DSI peuvent toutefois se faire accompagner dans cette voie de la décarbonation, en s’appuyant sur des associations comme l’Alliance Green IT (AGIT). Cette dernière organise souvent des réunions de travail et publie du contenu sur des thèmes variés du Green IT (obsolescence programmée, écoconception des services numériques, impacts du cloud, performance énergétique des datacenters, etc.). À cela, les DSI peuvent exploiter une multitude d’outils disponibles sur le marché pour mesurer l’empreinte du numérique dans leurs entreprises. Ils doivent aussi s’appuyer sur leurs fournisseurs et prestataires, et parfois même leur imposer plus de transparence dans le choix des solutions et des plateformes. Cela dit, certains fournisseurs et prestataires prennent à bras le corps ce sujet, c’est le cas d’Atos par exemple, présent à la COP26 à Glasgow, qui a créé cet été l’offre « A to Zero » garantie « zéro émission nette. » Cette offre composée d’outils et de services a pour objectif d’accompagner les entreprises dans leur stratégie de décarbonation. Autre exemple, celui de Lenovo qui teste actuellement en Europe son offre CO2 Offset Services sur les PC et peut-être bientôt sur les serveurs dont le but consiste à compenser les émissions de CO2 provenant de la fabrication, de l'expédition et de l'utilisation de certains produits Lenovo pendant une période pouvant aller jusqu'à cinq ans par le paiement d’une redevance à son partenaire associatif Clim’Eco. Ce dernier va, par la suite, financer de la reforestation ou bien des projets d’énergies renouvelables. En contrepartie, les entreprises clientes reçoivent une certification de compensation carbone éditée par la société Clim’Eco. De nombreuses autres initiatives existent. Plus de 10 ans après la vague du Green IT, une nouvelle étape est engagée, c’est bien celle de la décarbonation du secteur du numérique.

Article 2 sur 13

2 - Les Gafamat s'emparent du marché des semi-conducteurs

Par La RédactionPublié le 9 décembre 20213 min de lecture

Mais où s’arrêtera l’hégémonie des GAFAM ou GAFAMAT (en rajoutant Alibaba et Tencent) ? Après l’Internet, l’e-commerce, les réseaux sociaux, les systèmes d’exploitation, le cloud…, voici que ces géants du numérique américains et chinois s’attaquent au marché des semi-conducteurs, un secteur qui, rappelons-le, est, d’une part, historiquement dominé par AMD, Broadcom, Intel, Qualcomm, Micron, Nvidia, Samsung Electronics ou encore Texas Instruments, et, d’autre part, touché de plein fouet par la pénurie des composants. Souvenons-nous déjà d’AWS qui avait racheté en 2015 la start-up israélienne Annapurna Labs, un fabricant de puces. Six ans après, AWS dispose de plusieurs séries de processeurs pour ses propres besoins cloud dont le CPU Graviton 2 à base d’ARM - le Graviton 3 vient d'être annoncé - qui est exploité pour les services AWS EC2 ainsi que les puces Inferentia ou plus récemment Trainium dédiées au traitement d’applications IA (deep learning). Facebook développerait également des puces pour ses propres besoins dans ses datacenters, notamment dans l’amélioration de la vidéo et le traitement de l’IA. De son côté, Google, en plus de ses avancés dans l’informatique quantique, s’est lancé dans la réalisation de puces pour les Chromebook, ces ordinateurs portables qui fonctionnent sous ChromeOS. Google suit en quelque sorte Apple qui avait présenté sa puce M1 en novembre 2020, laquelle équipe aujourd’hui les MacBook au grand dam d’Intel. Les puces de Google viendront compléter les SoC maison pour sa gamme de smartphones Pixel 6. La firme agit aussi au niveau du traitement vidéo avec ses puces de transcodage Argos. Enfin, le géant a récemment embauché une ponte d’Intel pour diriger une nouvelle entité de GCP en Israël dédiée à la conception de processeurs destinés aux serveurs. Quant à Microsoft, en plus d’avoir conçu Pluton (support du TPM 2.0) pour mieux sécuriser Windows, l’éditeur panacherait sur des puces maison pour équiper sa gamme Surface.

Les géants chinois rentrent dans la course

Face aux Américains, la Chine réagit, le pays met d’ailleurs la pression sur ses entreprises pour ne plus dépendre de la chaîne d’approvisionnement américaine et de ses partenaires taïwanais et coréens. Ainsi, Alibaba, Huawei, Baidu ou encore Tencent multiplient les annonces. Tencent, ce géant du jeu vidéo, a d’ailleurs dévoilé début novembre trois puces : la première pour le traitement de l’IA, la seconde pour la conversion des fichiers vidéo et le transcodage et la dernière ciblant le réseau pour les serveurs cloud. Côté serveurs, Alibaba a dévoilé en septembre dernier Yitian, une puce sur base ARM gravée en 5 nanomètres. Face aux sanctions américaines, l’équipementier Huawei devrait, lui aussi, se donner plus d’indépendance dans la fabrication de puces en prévoyant de construire sa propre usine notamment pour graver ses processeurs Kirin qui équipent ses équipements. Enfin, Baidu, le concurrent de Google en Chine, a présenté KunLun 2, sa deuxième génération de processeurs dédiés au traitement de l’IA.

Et l’Europe dans ce marché ? Seulement 10 % des puces sont aujourd’hui produites sur le continent essentiellement par le néerlandais NXP (ex Philips)et le franco-italien STMicroelectronics (sortis tous les deux du Top 10 en 2019 dans le classement Gartner des fabricants de puces). Pour retrouver une certaine souveraineté, surtout suite aux conséquences de la pénurie actuelle, un objectif de 20 % de puces produites en Europe a été fixé dans 10 ans ; pour ce faire, des investissements massifs vont être engagés. Le problème est que le retard technologique, notamment sur la gravure des composants, est tel qu’il est difficile d’imaginer comment le combler.

Article 3 sur 13

3 - L'entreprise composable pour booster ses performances commerciales

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

La crise sanitaire a eu le mérite de mettre en évidence le manque d’agilité de nombreuses entreprises notamment dans la capacité à répondre aux enjeux du télétravail. En effet, pendant des jours voire des semaines, les services informatiques ont dû multiplier leurs efforts, en termes de gouvernance, de processus, d’équipements, de maintenance, de déploiement d’applicatifs dédiés ou d’augmentation de bande passante, pour faciliter l’accès aux ressources de l’entreprise pour tous leurs collaborateurs internes et externes bloqués à leur domicile. Pour mieux répondre à ces difficultés qui potentiellement peuvent se répéter et s’amplifier, le cabinet Gartner et d’autres acteurs mettent en avant depuis 2020 la stratégie de l’entreprise composable permettant d’accélérer la prise de décision, gage de meilleures performances commerciales. L’entreprise composable s’apparente avant tout à une approche modulaire, une sorte de lego géant comme des blocs de constructions IT interchangeables, qui pourraient facilement être pilotables. L’objectif final, au-delà de la réactivité dans cette prise des décisions, est aussi de réduire les coûts d’exploitation en réutilisant les blocs.

Tout est composable, des infrastructures aux applications

Aujourd’hui, cette stratégie composable est déjà bien amorcée notamment dans le domaine des infrastructures et systèmes. Ces deniers consistent à former des pools de ressources qui sont automatiquement créés via des moteurs d’orchestration, presque en temps réel, pour répondre aux besoins de chaque application ou charge de travail. Cette approche l’est aussi dans les applications grâce entre autres aux microservices, au low-code, etc. Un ERP, par exemple, les développeurs peuvent le construire module par module, avec des cycles de mise en œuvre très courts. Les API jouent également un rôle central dans l’entreprise composable, car elles facilitent le partage des données sécurisées entre les services internes et externes. Enfin, l’IA peut intervenir à plusieurs niveaux dans cette composabilité, l’automatisation déjà en éliminant toutes les tâches manuelles et chronophages ; ensuite, l’IA peut s’appuyer sur les données pour améliorer les process et prévenir des problèmes. N’oublions pas que l’humain doit être au cœur de cette stratégie composable qui réclame une culture de confiance élevée et de la reconnaissance.

Si les conditions d’une entreprise composable sont remplies, les gains peuvent vite être perceptibles. D’après les résultats de l’étude Survey of CIOs and technology executives 2022 du Gartner, 63 % des DSI des entreprises à haute composabilité ont mentionné des performances commerciales supérieures à celles de leurs concurrents en 2021. À défaut de stratégie dédiée, 75 % des sociétés cotées au S&P 500 n'existeront plus en 2027 selon le cabinet McKinsey.

Article 4 sur 13

4 - Le futur de l'IA : vers une IA générative

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

Mais qu’est-ce que l’IA générative ? L'objectif de l’intelligence artificielle générative est de permettre aux machines, via des algorithmes, d’exploiter des contenus existants tels que du texte, des fichiers audio/vidéo ou des images pour créer ensuite de nouveaux contenus. Il existe diverses techniques pour y parvenir, telles que les autoencodeurs ou les réseaux antagonistes génératifs ou GAN. L’un des secteurs qui est le plus avancé dans l’IA générative native est l’industrie pharmaceutique. Selon le cabinet Gartner, d'ici 2025, plus de 30 % des nouveaux médicaments seront systématiquement découverts à l'aide de techniques d'IA générative. C’est d’autant plus important que cette technologie d’IA pourrait grandement accélérer le processus de découverte de médicaments de plusieurs années auparavant à quelques jours aujourd’hui. Un exemple pour l’illustrer, la start-up hongkongaise Insilico Medicine, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Toronto, a créé GENTRL, une plateforme d’IA générative pour découvrir plus rapidement des molécules servant à fabriquer de nouveaux médicaments. Au cours de ses tests publiés dans Nature Biotechnology, GENTRL a pu montrer son efficacité en identifiant six nouvelles molécules du début à la fin en seulement 21 jours, dont quatre d’entre elles ont permis d’inhiber une protéine (le DDR1) associée à diverses maladies, dont la fibrose. La start-up a même mis le code source de son système en open source.

De l’IA générative à la conception générative

D’autres secteurs comme le design ou l’industrie automobile s’essaient déjà à l’IA générative ou plus exactement à la conception générative qui associe, cette fois-ci, la puissance du cerveau humain à celle de la machine via l’IA. C’est notamment le cas d’Airbus qui a créé une nouvelle cloison pour la cabine de son A320 en exploitant la technologie d’Autodesk. De même, Décathlon, toujours avec la technologie générative d’Autodesk, dessine ses vélos, ses chaussures et bien d’autres articles. Techniquement, une application générative de type CAO et modélisation 3D (Autodesk, PTC, Dassault Systèmes, SolidEdge, etc.) génère un produit prêt à être fabriqué à partir d’un certain nombre de paramètres prédéfinis par les ingénieurs (résistance de matériaux, moyens de fabrication, exigences fonctionnelles, etc.). Les ingénieurs peuvent interagir avec la technologie pour créer plus rapidement des conceptions évoluées et innover dans des délais extrêmement courts.

En observant toutes ces avancées autour de l’IA, le but recherché est bien de se rapprocher le plus possible du fonctionnement du cerveau humain. Même si ces avancés sont spectaculaires, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. N’oublions pas que nous ne connaissons que 10 % du fonctionnement et des capacités du cerveau humain, du moins c’est ce qu’il se dit, car dans les faits, personne, aucun scientifique n’explique pas précisément ce seuil des 10 % !

Article 5 sur 13

5 - Et si l'ADN devenait le support de sauvegarde ultime

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20213 min de lecture

Face à l’augmentation considérable des données chaque année, il faudra bien trouver, à l’avenir, des alternatives à nos systèmes de sauvegarde traditionnels (disques durs), d’un côté, dont les capacités maxi atteignent aujourd’hui les 16 à 20 To et, de l’autre côté, la bande en LTO-9 pour l’archivage qui stocke de 18 à 24 To en natif/ 45 à 60 To en mode compressé). Certes, ces deniers continueront d’évoluer vers des capacités plus importantes dans les 10 ans, mais ils ne seront peut-être pas suffisants pour absorber toute cette volumétrie à venir. D’autre part, se poseront aussi d’autres, problématiques à résoudre comme l’espace physique accordé au stockage dans les datacenters, les économies d’énergie et les performances. C’est donc dans ce contexte que les ingénieurs et les scientifiques travaillent sur de nouvelles technologies dans ce secteur dont le stockage des données sur ADN qui répondrait surtout aux besoins d’archivage comme le propose la bande aujourd’hui. Comme son nom l’indique, ce dernier consiste donc à convertir des données binaires (0 et 1) et à les placer dans des brins d’ADN synthétiques. Potentiellement, cette méthode fournirait la plus haute densité de stockage. Selon un article publié dans le journal du CNRS, un seul gramme peut théoriquement contenir jusqu’à 455 exabits d’informations, soit 455 milliards de milliards de bits. Toutes les données du monde tiendraient alors dans une boîte à chaussure. De même, la durée de conservation serait de plusieurs milliers d’années.

Des avancées importantes

Les derniers travaux publiés dans le stockage ADN montrent des avancées significatives. C’est par exemple le cas de Microsoft, en partenariat avec l’Université de Washington, qui a montré, en 2020, le premier système entièrement automatisé pour stocker et récupérer des données dans l'ADN synthétisée. Derrière cette expérience, l’objectif de Microsoft est bien de mettre en production un système qui, pour l'utilisateur final, ressemble beaucoup à n'importe quel autre service de stockage dans le cloud. Reste toutefois à résoudre la problématique de la latence, la lecture et l'écriture des fichiers codés par l'ADN prennent actuellement beaucoup de temps ; de même, les taux d'erreur lors de l'écriture seraient très élevés. Hormis Microsoft et ses partenaires, d’autres expériences sont menées comme celle de la société américaine Catalog (créée par des chercheurs du MIT) qui affirme en partie résoudre les problèmes de latence grâce à son approche combinatoire permettant des réductions de coûts et des gains de débit considérables. À ce titre, Catalog ou Microsoft sont toutes deux membres de l’alliance DNA Storage, dans laquelle on retrouve Western Digital ou encore Illumnia, très avancé dans le séquençage de l’ADN. En France, le CNRS et ses partenaires européens et français dont l’Université Côte D’Azur, via le projet OligoArchive, et des chercheurs de Sorbonne Université avec Twist Bioscience, entreprise américaine spécialiste de la synthèse d’ADN, et Imagene, entreprise française spécialiste de la conservation à long terme (encapsulation) de l’ADN. ont planché sur la création d’une capsule ADN. Les Archives nationales ont ainsi accueilli le 23 novembre dernier les premières archives numériques encodées sur ADN. Il s’agit de deux textes de l’histoire de France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) et la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791).

Article 6 sur 13

6- La révolution de l'Internet en orbite basse

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

Selon l'Union internationale des télécommunications (UIT), plus de 55 % de la population mondiale, soit plus de 4 milliards de personnes, sont connectés à l’Internet, une forte proportion de cette population ne l’est donc toujours pas. Même dans les pays riches incluant la France, surtout par manque de rentabilité pour les opérateurs, des zones blanches subsistent. Pour tous ces oubliés, l’Internet par satellite en orbite basse peut être la solution. En effet, ces satellites en orbite basse, donc positionnés à 500 km de la terre environ, présentent l’avantage de proposer de meilleures capacités de connexion, et ce, de par leur nombre, par rapport aux satellites géostationnaires déjà existants bien plus éloignés (à plus de 35 000 km). Pour assurer la connexion, ces satellites en orbite basse fonctionnent avec des petites paraboles au sol que l’utilisateur reçoit lorsqu’il s’abonne. Dans ce domaine, le réseau Starlink de Space X, la société d’Elon Musk est déjà bien implantée avec plus de 1800 satellites déjà envoyés, d’ici trois ans, entre 12 000 et 13 000 satellites Starlink engloberont toute la terre.

Starlink déjà en bêta test

Après avoir reçu toutes les autorisations de l’Arcep, le service est actuellement opérationnel en France, mais seulement en version test (99 €/mois plus les 500 € environ pour la première commande qui comprend entre autres la parabole, le routeur et les câbles). À ce titre, des tests ont déjà été menés par des particuliers et des professionnels. Si Starlink semble avoir pris une sérieuse longueur d’avance, d’autres concurrents se lancent dans cette révolution de l’Internet en orbite basse, c’est le cas de BlueOrigin, la société de Jeff Besos (propriétaire d’Amazon) avec le projet Kuiper dont deux prototypes de satellites devraient être lancés fin 2022. À terme, la firme prévoit de mettre 3236 satellites en orbite basse d'ici 2030. Toujours, face à Starlink, figurent d’autres acteurs dont Boeing (132 satellites en orbite basse d’ici à 2030 complétés par des satellites en orbite haute) ou encore l’opérateur anglais OneWeb (dont Eutelsat détient un peu plus de 20 % du capital) qui dispose déjà de 358 satellites en orbite basse (648 à terme), OneWeb est maintenant à mi-chemin vers la fourniture d'un service mondial d'ici 2022. Une chose est sûre, avec tous ces satellites en orbite basse se posera la question de leur gestion pour tous ceux qui tomberont en panne ou pour éviter des collisions ; l’orbite basse pouvant devenir à terme une véritable poubelle de débris.

Article 7 sur 13

7 - Cybersécurité en mode mesh pour mieux sécuriser les actifs numériques

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

La crise sanitaire a révélé beaucoup de manquements et de failles dans le secteur de l’IT et du numérique dont la sécurité, qui est devenue l’une des principales préoccupations aujourd’hui des décideurs IT et même des dirigeants. En effet, le télétravail massif avec parfois l’usage de terminaux personnels a mis à mal la politique de sécurité de l’entreprise souvent très centralisée alors que celle-ci aurait dû plutôt se positionner au plus proche de l’utilisateur. C’est donc dans ce contexte que l’on parle de plus en plus de maillage de la cybersécurité (cybersécurité en mode mesh) ou comment déployer la sécurité là où elle est le plus nécessaire. Cette approche de la cybersécurité distribuée, contrairement à l’approche traditionnelle de type top-down, répond bien plus aux besoins d’aujourd’hui, car de nombreux actifs existent désormais en dehors du périmètre de sécurité traditionnel, des applications dans le cloud aux équipements mobiles en passant par l’IoT. Dans cette stratégie, la sécurité est, en priorité, centrée sur les identités des utilisateurs. Les services IT peuvent ainsi créer des périmètres individuels plus petits qui protègent les points d'accès distribués, tout en permettant aux gestionnaires de réseau d'offrir différents niveaux d'accès à différents composants et actifs et rendant ainsi plus difficile la tâche des cybercriminels.

Une bonne transition vers la démarche Zero Trust

La cybersécurité en mode mesh vient en complément, ou plus précisément en extension de la démarche Zero Trust, à travers laquelle vous ne faites confiance à rien par défaut. Rappelons que Zero Trust, tel qu’il a été définie par le cabinet d’études Forrester est d’abord un état d’esprit, une philosophie où l’on s’interroge sur l’évaluation du risque en continu, et ce risque est jaugé sur la santé du device et de l’application, la santé de l'identité, la nature de la destination, sans oublier les données auxquelles on accède ou celles qu’on télécharge. La cybersécurité en mode mesh est peut-être un bon moyen pour les entreprises et les organisations de débuter leur transition vers le Zero Trust. Mais cela nécessite d’effectuer un inventaire des objets et composants, de connaître leurs emplacements, les entités qui y accèdent et d’avoir une base de référence de l'utilisation quotidienne. Un changement dans la façon dont les équipes IT et de sécurité voient la mise en œuvre des sauvegardes est également nécessaire.

Article 8 sur 13

8 - Penser à l'expérience humaine dans son ensemble

Par La RédactionPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

Créée par Gartner en 2019, l’expérience totale (Total Experience ou TX) consiste, en résumé, à unifier toutes les expériences (client/CX, employé/EX et utilisateur/UX) et casser les silos qui en résultent. En adoptant cette expérience totale, les entreprises seront les plus à même de tirer profit d’interactions toujours plus mobiles et distribuées avec toutes les parties prenantes, de l’employé au client. Sur le terrain, les expériences TX sont déjà perceptibles bien avant leur mise en avant par le Gartner. Prenons l’exemple de certains cuisinistes qui proposent déjà à leurs clients cette expérience en les incitant à concevoir leur propre cuisine depuis leur domicile avec l’aide d’un professionnel, et ce, avec une interface très intuitive, c’est l’expérience UX. Ensuite, le client peut échanger aisément avec son interlocuteur chez le fabricant de cuisines via la vidéoconférence par exemple, c’est l’expérience EX. Depuis cet outil vidéo qui autorise le partage de documents, ils peuvent ensemble discuter des aménagements et des ajustements à apporter, c’est l’expérience CX. En allant plus loin, toutes ces données pourront venir enrichir le système central de l’entreprise, le CRM.

D’autres considérations à prendre en compte, tournées vers l’humain

Longtemps axée vers une stratégie de « Customer Centric », l’entreprise doit aussi prendre en compte tous les aspects humains et pas uniquement ceux du client. Cette expérience totale peut être vue comme un véritable avantage concurrentiel, car, au-delà de l’aspect tarifaire pur, les consommateurs n’hésitent plus à prendre en considération d’autres éléments dans leur décision d’achat comme le bien-être des employés dans une entreprise, la valorisation des sous-traitants ou encore la démarche écologique engagée par celle-ci. À cela, la crise sanitaire a aussi accéléré les changements de comportement des consommateurs. Selon une récente étude réalisée en 2020 par McKinsey auprès des acheteurs du monde entier, les comportements d’achat ont changé et la fidélité à une marque n’est plus acquise ; ainsi, 59 % des consommateurs français ont déclaré avoir essayé un autre mode d’achat durant la crise, facilité, il est vrai, par les fermetures forcées des commerces traditionnels. Bref, vous l’aurez compris, la Total Experience est bien de répondre de manière plus cohérente aux exigences des clients et des collaborateurs associés en garantissant un parcours unifié simple et sans effort à chaque étape. Selon le Gartner, d'ici à 2023, plus de 25 % des applications mobiles, web et les outils conversationnels dans les grandes entreprises seront créées et/ou exécutées via une plateforme de développement multiexpériences.

Article 9 sur 13

9 - La fièvre du as a Service s'est propagée au réseau

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

Après l’Iaas, le Paas, le Saas, le DaaS…, voici le NaaS ou Network as a Service. Pour IDC, le NaaS est défini comme une infrastructure réseau que les entreprises exploitent depuis le cloud en adoptant un modèle de consommation flexible incluant du matériel, des logiciels, des licences et des services de gestion du cycle de vie. Et de par ce modèle à la demande, il permet un accès continu aux dernières technologies de réseau. Le NaaS part du constat qu’il est devenu de plus en plus difficile pour les entreprises de gérer leur réseau en interne pour diverses raisons : des services et équipements trop hétérogènes, trop chers à manager et pas assez ouverts, les réseaux sont aussi trop cloisonnés et de moins en moins bien protégés. In fine, ils ne sont plus adaptés à l’agilité que réclame le système d’information aujourd’hui et aux environnements hybrides dans lesquels évoluent les utilisateurs. Chez les équipementiers, opérateurs et fournisseurs de services, cette notion de NaaS fait désormais partie de leur ADN, les offres dédiées se multiplient depuis quelque temps et s’enrichissent, au fur et à mesure, de l’arrivée de technologies récentes comme le WiFi 6, le SD-WAN, le service d'accès sécurisé Edge (SASE), la 5G, etc. L’intégration de ces nouvelles technologies est d’ailleurs souvent un motif pour adopter le Naas ; bien d’autres critères pourraient faciliter son adoption comme l'amélioration des performances réseau ou encore l’automatisation qui permet aux équipes réseau de se concentrer sur la valeur ajoutée.

Débuter vers un NaaS à petite échelle pour dissiper les inquiétudes légitimes

Bien que le NaaS soit un marché naissant, des inquiétudes émergent déjà. D’après le rapport 2022 Global Networking Trends Reports publié par Cisco, près d’un tiers des responsables sondés s’interroge sur les coûts et les perturbations engendrées à toute modification de leur infrastructure existante. De même, ils mettent en avant d’autres freins dont la perte de contrôle par les équipes réseaux, sans oublier le patrimoine réseau existant qui n’est pas forcément adapté au NaaS. Comme tout concept naissant, ces inquiétudes se dissiperont à partir du moment où les entreprises travaillent avec des partenaires de confiance pour essayer le NaaS à petite échelle permettant de mieux évaluer les risques et les avantages.

Article 10 sur 13

10 - Le métavers pour un prolongement dans le virtuel

Par Benoît HuetPublié le 9 décembre 20212 min de lecture

Depuis le 28 octobre dernier et le discours de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, nous en savons un peu plus sur le métavers (metaverse en anglais) et pourquoi Facebook va se renommer Meta. Le métavers (contraction de méta-univers) peut se définir comme un jumeau numérique d’un monde physique. L’individu évoluera donc d’un monde physique à un monde virtuel et ces déplacements seront perçus comme des téléportations ; comme l’évoque Mark Zuckerberg, ces mouvements seront permis par des écrans, des hologrammes, des casques de réalité virtuelle ou des lunettes de réalité augmentée. En soi, cette idée n’est pas nouvelle, mais les technologies n’étaient pas aussi abouties, souvenons-nous de The Palace en 1995 où les utilisateurs pouvaient interagir entre eux à l'aide d'avatars sur un fond graphique assez simple. Plus récemment, en 2003, le jeu Second Life aurait pu être qualifié de métavers puisqu’il permettait d’incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les utilisateurs eux-mêmes. Si les progrès technologiques des périphériques (casques VR, écrans, etc.) permettent effectivement de mieux se projeter dans la vision voulue par Mark Zuckerberg, il reste beaucoup d’efforts à faire pour évoluer dans une totale immersion proche de la réalité. Le patron de Facebook l’a reconnu, bâtir cet univers prendra des années.

Jumeau numérique, le socle technique du métavers

Le métavers n’est pas seulement un environnement réservé au grand public et aux loisirs, le monde professionnel s’y intéresse à différents niveaux. Déjà en complément du jumeau numérique, ce dernier produisant en quelque sorte le socle, à savoir une représentation virtuelle en temps réel des objets, des environnements ou des processus physiques. Un exemple récent en France, celui de la vraie grotte de Lascaux, fermée au public depuis 1963, qui dispose désormais de son jumeau numérique à l’échelle 1. Ce dernier a été créé en 2019 au sein de la Cité de l'architecture & du patrimoine et fruit d'un partenariat avec l'éditeur Dassault Systèmes. Les visiteurs, équipés de casques virtuels, sont géolocalisés et peuvent interagir entre eux à travers leurs avatars dans l'intégralité des 235 mètres de galeries. Dans l’industrie, les exemples sont nombreux également comme celui du groupe de confiserie Mars qui travaille actuellement avec Microsoft sur un jumeau numérique de sa supply chain industrielle. Au-delà des jumeaux numériques, les métavers pourraient accroître le champ des possibles notamment dans le domaine de la distribution. Imaginons la grande surface dans laquelle nous avons l’habitude de faire nos courses qui se prolongerait dans sa version identique et virtuelle !

Article 11 sur 13 · Contenu Partenaire

Les 5 tendances technologiques 2022 selon Cloudreach

Proposé par CloudreachPublié le 9 décembre 20214 min de lecture

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1 – Une approche cloud native pilotée par le business

Avec l’avènement du cloud, la question pour les entreprises aujourd’hui n’est plus de savoir s’il faut adopter une démarche cloud native, mais plutôt comment le faire le plus rapidement possible. Les entreprises qui réussissent adoptent ce nouveau paradigme de développement d'applications de façon agressive, en s'appuyant sur cette approche "cloud-first". Cette dernière crée une nouvelle approche commerciale et ouvre de nouveaux points de contact avec les clients, ce qui a un impact positif sur la capacité des entreprises à innover rapidement et à se démarquer de la concurrence.

L’avis de l’expert :

François Denis, Senior Cloud Advisor chez Cloudreach : « Aujourd’hui, c’est le business qui pilote de plus en plus ces stratégies cloud, qui fait que l’on accélère la transition vers le cloud et qui va permettre de tirer les meilleurs gains du cloud. Les clients n’adoptent plus nécessairement une approche « IT-centric ». Ce qui est nouveau, avec le Covid, c’est que cette démarche devient une évidence, voire une obligation pour survivre. »

2 – Une modernisation vers le cloud pilotée par l’IA

L’Intelligence Artificielle et l’automatisation devraient, en 2022, voir leurs rôles prendre un tournant décisif et un poids définitif dans les projets cloud des entreprises. Gartner prévoit d’ailleurs que l’an prochain, l’IA engendrera près de 4 trillions de dollars de business dans le monde. De même, l’organisme table sur un staffing des développeurs en IA à hauteur de 40 % de tous les projets de développement d'applications.

L’avis de l’expert :

François Denis : « Toutes les opérations de migration et de modernisation vers les infrastructures cloud vont être épaulées par l’IA – cela va prendre de plus en plus d’importance. Cloudreach peut, avec ses outils et son expérience, scanner les applications et mettre en place des choix automatisés, donc pilotés par l’IA, ou encore de la migration automatisée, de l’innovation ou de la modernisation. »

3 – L’importance de l’edge computing et de l’IoT

Forrester a publié un ensemble de cinq prédictions pour les marchés de l'IoT, de l'edge computing et des réseaux en 2022. Plusieurs de ces prédictions vont potentiellement avoir un impact durable non seulement sur le marché de l'Internet des Objets, mais aussi sur celui de l'informatique périphérique et des réseaux et, par conséquent, sur tout type d'entreprise touchée par ces technologies. Parmi elles, on peut observer notamment la façon dont l’edge computing et les IoT rendront les chaînes d'approvisionnement plus durables ou bien la façon dont les investissements dans les infrastructures intelligentes augmenteront.

L’avis de l’expert :

François Denis : « Les entreprises devront passer vers un modèle dans lequel l’ensemble des véhicules connectés, ainsi que tous les éléments de domotique qui sont vraiment au bord du cloud devront travailler de concert et s’interfacer avec des applications sur le cloud pour réaliser certains traitements. Cloudreach reçoit de plus en de demandes en ce sens, typiquement sur de la collecte d’informations. Parmi celles-ci, on note par exemple des demandes autour des mesures d’émissions de carbone dans le cadre de projets de décarbonisation. »

4 – La guerre des talents

En 2022, la guerre des talents dans la tech reprendra de plus belle. La fin espérée de l’épisode Covid, l’apparition de nouveaux métiers (Advanced Data Scientist, Responsable IA, DevOps, etc.) et la reprise économique ont relancé les recrutements dans les métiers de l'intelligence artificielle et du cloud. Des profils que les entreprises ont de plus en plus de mal à trouver…

L’avis de l’expert :

François Denis : « Dans le cloud aujourd’hui, il y a une pénurie de main d’œuvre : il est très compliqué de recruter des profils et il y a une énorme demande. Ce qui va être important pour les entreprises, c’est la façon dont elles vont réussir à former des personnes qui ne sont pas forcément « du sérail », puis la façon dont elles vont réussir à les garder et à mettre en place des projets qui vont attirer des talents. Pour remédier en partie à cela, Cloudreach a lancé en Europe et aux USA la Talent Academy Cloudreach, un programme d'apprentissage pratique et accéléré qui vise à trouver une grande variété de candidats et accompagne les premiers pas de leur carrière technique dans le cloud computing. Cette formation de deux ans sera accessible aux personnes qui se sont déjà lancées ou qui s’engagent tout juste dans cette industrie. »

5 – Le quotient digital (ou quotient numérique)

Dans ce tumulte d’innovations, comment mesurer à quel point les entreprises réussissent leur transformation digitale ? L’idée d’un quotient numérique devrait revenir sur le devant de la scène en 2022. Il s’agit d’un score qui englobe toutes les techniques, usages, outils et savoir-faire numériques d’une entreprise. Ce quotient permet donc à une entité de se benchmarker face aux normes actuelles pour vérifier si elle est en retard ou, au contraire, bien ancrée dans le néo-monde digital.

L’avis de l’expert :

François Denis : « L’idée est d’appliquer dans quelle mesure les leaders d’entreprises ont une approche digitale de leur entreprise. Ce n’est pas juste une mesure de la maturité mais il s’agit plutôt de la capacité des dirigeants d’entreprise à se projeter dans le monde du cloud et de ses enjeux. Cela inclut non seulement la capacité des leaders d’entreprises à saisir ces enjeux, mais aussi de mettre en place des stratégies pour y répondre. Ce n’est pas juste un constat à un instant T, c’est une projection sur l’avenir. »

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Data, IA : 9 chiffres à connaître pour anticiper les évolutions marché

Proposé par CloudreachPublié le 9 décembre 20214 min de lecture

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267 milliards $ – Selon un chiffre de Fortune Business Insights paru en 2020, le marché mondial de l’IA devrait atteindre ce niveau d’ici 2027. À titre de comparaison, l’institut avait mesuré un montant à hauteur de 27,23 milliards en 2019. Celui-ci table donc sur une multiplication globale du marché par 10 lors des 8 prochaines années, avec un taux de croissance annuel moyen de 33,2%.

NB : les chiffres varient cependant d’une observation à l’autre, à la baisse ou à la hausse :

Statista estimait le marché global de l’IA à 11,3 milliards de dollars en 2019 puis à 17,3 milliards en 2020, avec une prévision pour 2025 à 86,5 milliards. IDC prévoit en revanche que le marché global de l’IA pèsera plus de 500 milliards dès 2024, avec une croissance rapide de la part des services et des hardwares dans les prochaines années, les softwares représentant à l’heure actuelle 88% du poids du marché. De son côté, Gartner prédit un chiffre de 62,5 milliards pour le seul marché mondial des logiciels d’IA en 2022. Enfin, pour Omdia, ce seul marché des logiciels devrait grimper de 35 milliards de dollars cette année à 126 milliards en 2025.

274 milliards $ – D'après Statista et IDC, les dépenses mondiales en matière de big data et d'analyse d'entreprise atteindront 274 milliards de dollars fin 2022, soit une hausse de 27 % en un an (vs 2021).

91% – Selon Gartner, plus de 9 entreprises leaders sur 10 investissent dans l’IA. En revanche, 85% d’entre elles l’utilisent de façon encore « mineure », à petite échelle ou en phase de test / pilote. Selon une étude BCG, 90% des dirigeants estiment par ailleurs que l’IA représente une opportunité business pour leur entreprise.

78% – Près de 4 entreprises sur 5 estiment que l’analytique émergera comme la principale technologie à l’issue de la crise sanitaire. Dans le même temps, une récente étude du cabinet Gartner indique que la maîtrise et l’exploitation de la Data seraient même devenues un impératif pour près de 4 entreprises sur 5 en 2021 également.

3,5 milliards € – En France, depuis 2018, plus de 3,5 milliards d’euro ont été investis par l’Etat dans l’Intelligence Artificielle pour booster la compétitivité des entreprises. Ce financement se fait dans le cadre d’un plan d’investissement en deux temps : 1,5 milliard d’euros d’argent public débloqués en 2018 puis 2 milliards d’euros via un accord de cofinancement public-privé fin 2021. Selon les dernières estimations, le recours aux technologies d'IA pourrait entraîner un gain de productivité de 20 % en France d'ici 2035.

4 – Cloudreach, un intégrateur 100% cloud natif, qui accompagne depuis plus de dix ans la transformation digitale des entreprises, a établi 4 niveaux de maîtrise de la Data pour les entreprises :

Niveau 1. Les entreprises inconscientes : ce sont les entreprises qui n’ont pas conscience de la valeur de la Data. Elles ont accumulé de la donnée mais n’en font pas usage.

Niveau 2. Les entreprises prudentes : elles ont initié le traitement de leur masse de données, souvent grâce à des outils de Business Intelligence. Elles se contentent toutefois d’analyser l’existant pour comprendre le passé.

Niveau 3. Les entreprises bâtisseuses : elles se servent de la Data comme support pour chacune de leurs lignes de business. Les différents services ont accès à des outils analytiques et prévisionnels pour prendre les meilleures décisions au quotidien.

Niveau 4. Les entreprises visionnaires : ce sont les organisations qui placent la Data au cœur de leur métier. L’activité de ces entreprises repose à part entière sur le traitement et l’exploitation des données.

8 milliards – Le nombre d'assistants vocaux alimentés par l'IA devrait atteindre les 8 milliards d'ici à 2023 selon Statista, vs 3,25 milliards en 2019. Cela représente une augmentation de 146 % en 4 ans.

181 zettaoctets – En 2025, selon Satista, il y aura plus de 181 zettaoctets de données à travers le monde (soit plus de 500 disques durs d’un téraoctet par kilomètre carré, sur l’ensemble de la surface de la terre).

Top 5 – En 2025, selon Gartner, la gestion des connaissances (knowledge management), les agents virtuels, les véhicules autonomes, l’espace de travail numérique (digital workplace) et les données participatives (crowdsourced data) formeront le top 5 des cas d’utilisation les plus porteurs sur le marché de l’Intelligence artificielle.

Bonus : 5 chiffres sur les services analytiques d'AWS, le moyen le plus rapide d'obtenir des réponses à partir de toutes vos données et de les transmettre à tous vos utilisateurs.

AWS propose une large sélection de services d'analytique qui s'adaptent aux besoins des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs en matière d'analytique des données et leur permet de réinventer leur activité grâce aux données, qu'il s'agisse du déplacement des données, du stockage des données, des data lake, de l'analyse des données du big data, du machine learning (ML) ou de tout ce qui se trouve entre eux.

10 000+ de data lake exécutés sur AWS 3 fois plus rapide avec Amazon EMR qu'avec un Apache Spark standard 50 % plus économique que les autres fournisseurs de données cloud 70 % d’économies sur les coûts de stockage pour les données dans les data lake 3 Po de stockage de données dans un seul cluster avec Amazon OpenSearch Service (successeur d'Amazon Elasticsearch Service).

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Le cloud permet-il de réduire l'impact carbone de l'entreprise ?

Proposé par CloudreachPublié le 9 décembre 20215 min de lecture

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Le concept du cloud, dans l’imaginaire collectif, correspond à une vision dématérialisée de l’informatique. Pourtant, cette idée est quelque peu trompeuse au vu du nombre de data centers, d’ordinateurs, de smartphones et des kilomètres de réseaux qui sont liés à son fonctionnement. Or, ces éléments polluent et rendent donc cette notion d’immatérialité bien éloignée de la réalité.

La pollution liée au cloud, une réalité

Sujet vastement abordé, les entreprises n’ont pour autant pas toutes pleinement adopté le cloud, et ne le maîtrisent pas encore totalement. Comme toute innovation, le stade de la maturité n’a pas encore été atteint par bon nombre d’entre elles. Pour le moment, une étude IDC estime à 50% la part des entreprises qui ont adopté le cloud avant la pandémie, 45% l’ayant adopté ces deux dernières années. Parmi toutes ces entreprises, seules 15% estiment avoir acquis une véritable expertise cloud.

Ce développement exponentiel du cloud, notamment depuis le début de la pandémie, impacte de façon majeure les émissions de CO2 liées au numérique. Par ailleurs, d’ici 2025, le cloud pourrait représenter à la fois 20% de l’électricité mondiale et 5% des émissions mondiales de CO2, selon une étude suédoise de 2017, intitulée Total Consumer Power Consumption Forecast.

Evolution du cloud :

Selon un rapport de la Commission européenne, en 2010, en Europe, le cloud représentait 10% de la consommation des datacenters. En 2018, ce chiffre passait à 35%.

Entre 2010 et 2018, la consommation énergétique des datacenters des 28 pays européens est passée de 53,9 TWh/an à 76,8 TWh/an, représentant une hausse de 42%.

Enfin, selon IDC, le marché du cloud dans son ensemble pèsera plus de 1 000 milliards de dollars en 2024. L’étude prévoit par ailleurs que les entreprises iront vers le cloud deux fois plus vite qu’avant la pandémie. Pour elle, l’enjeu est technologique et économique. Avec cette maturité annoncée, il devient également écologique.

Des solutions de décarbonisation, une perspective

S’il a été acteur de l’augmentation des émissions de CO2, le cloud ouvre cependant des perspectives majeures en termes de décarbonisation : la suppression de serveurs sur site énergivores et l’utilisation d’applications cloud native feront notamment baisser les consommations. Indirectement, avec la pandémie et le télétravail, l’impact écologique des entreprises sera moindre. Ces éléments ont par exemple permis de réduire la taille des bureaux ou le nombre de déplacement des collaborateurs.

Pour théoriser et rendre opérationnelle cette maîtrise du cloud, des concepts tels que le Green IT, la sobriété numérique et le FinOps sont apparus. Le Green IT rassemble notamment 8 thématiques pour aider les entreprises à se transformer positivement à long-terme : les infrastructures informatiques, les datacenters, les impressions papier, la gestion de la fin de vie du matériel informatique, les achats, la gouvernance, les postes de travail et les applications. À ce jour, moins de 25% des entreprises françaises ont intégré la notion de Green IT à leur démarche – mais ce chiffre tend à grimper chaque année.

De son côté, le FinOps est devenu une pratique incontournable dans les projets cloud des entreprises cherchant la performance au meilleur coût. Fortement associé aux phénomènes de GreenIT et de sobriété numérique, il permet de mieux administrer les ressources cloud et de réduire les factures économique et écologique (certains emploient le terme “écolonomique”) pour une informatique durable et responsable. Un besoin urgent, tant les dépenses inutiles liées au cloud sont nombreuses : elles se chiffraient à 14 milliards de dollars en 2019 au niveau mondial.

En plus de l’organisation interne, le choix des prestataires s’avère décisif pour les entreprises. Les grands fournisseurs de services cloud sont les mieux placés pour mener ce changement, en créant un cloud neutre en carbone grâce aux ressources à leur disposition, qu’elles soient financières, technologiques et humaines. Par exemple, Amazon Web Services (AWS) a pour objectif d’alimenter ses activités avec 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2025. Dans l'ensemble, l'infrastructure du Cloud AWS est jusqu'à cinq fois plus efficace sur le plan énergétique que l'infrastructure typique des entreprises européennes, selon un rapport de 451 Research. L’engagement des cloud providers est une étape cruciale vers la mise en place d’un cloud plus écologique et plus durable. En France, ce rapport révèle que les entreprises européennes peuvent réduire leur consommation d'énergie de près de 80 % lorsqu'elles exécutent leurs applications sur le Cloud AWS au lieu d'exploiter leurs propres data centers.

Des entreprises proposant de multiples services autour du cloud comme Cloudreach permettent également d’aider les entreprises à remplir cette mission environnementale, qu’elles plébiscitent de plus en plus. Celles-ci cherchent à collecter de l’information précise autour du cloud, notamment celle de son empreinte carbone, pour mettre en place des plans stratégiques à long-terme.

Cloudreach les accompagne via deux approches :

D’un point du vue purement IT, avec des services FinOps ou des services qui aident les clients à moins consommer (par exemple, avec des infrastructures cloud qui consomment moins, des processeurs aux besoins réduits ou en positionnant des workloads sur des datacenters avec une empreinte carbone moindre). Concrètement, cela signifie que l’utilisation d’une électricité renouvelable peut déclencher la bascule d’un workload vers un datacenter l’utilisant. C’est vers les datacenters que se tournent d’ailleurs une grande majorité des innovations, notamment en termes énergétiques ou de refroidissement. Le passage à des sources d’énergies renouvelables ou à faible teneur en carbone peut ainsi résoudre une grande partie du problème. Selon IDC, ces innovations pourraient faire économiser 1 milliard de tonnes de CO2 d’ici 2024. Investir dans des fournisseurs de services de cloud computing qui privilégient la durabilité est la première étape vers la mise en place d’opérations écologiquement durables. Un accompagnement plus global pour que les clients apprennent quelles sont les émissions globales directes et indirectes de leur entreprise, dans leur totalité. L’impact de l’IT peut être mesuré (émissions indirectes) et l’IT peut être utilisé pour quantifier l’ensemble des émissions carbone de l’entreprise, via, par exemple, des capteurs, de l’IA ou du machine learning.

Conscientes de ces possibles évolutions, plus de 100 grandes entreprises se sont engagées dans une démarche zéro carbone, The Climate Pledge, co-fondée par Amazon. Un cloud plus écologique est, quoi qu’il en soit, une bonne nouvelle pour les entreprises, car il permet de réduire les coûts, d’améliorer l’efficacité, d’asseoir la réputation de leurs marques et de continuellement innover, le tout dans le but d’assurer une croissance saine à l’entreprise.