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IT & DirectionGrand dossier3 articlesPublié le

Administration Territoriale : un pas de plus vers l'e-collectivité

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Vue comme un outil de transformation de l'organisation, l'informatique prend du poids dans l'administration territoriale. Même si le DSI peine encore à s'imposer en comité de direction.

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Roissy Porte de France : la mutualisation à la carte

Par La RédactionPublié le 24 novembre 20055 min de lecture

Un écueil qu'a su éviter la communauté de communes de Roissy Porte de France. Fondée en 1994, la communauté compte sept communes à son origine, s'élargit à 11 en 1996 puis finalement à 14 en juillet 2002. Sur un territoire grand comme la ville de Paris vivent 45 000 habitants, répartis dans des communes de 80 à 10 000 âmes. Economies, technologie, solidarité "La décision de mutualiser est apparue assez rapidement, en 1998. L'idée de créer une plateforme informatique a coulé de source pour répondre à une question cruciale : comment mettre en commun les moyens dont on dispose ?", explique Patrick Renaud, le président de la communauté. L'idée développée par les membres alors en place est de développer une collaboration à la carte, sans rien imposer et en respectant les spécificités de chaque commune. Un centre technique est implanté à Louvres, lieu stratégique car placé au coeur de la communauté. Pour relier les communes, un maillage hertzien est mis en place, basé sur un réseau d'antennes. Progressivement, le système informatique se dote de serveurs et équipe les collectivités de postes clients : "on dispose aujourd'hui d'une quarantaine de serveurs et de plus de 400 ordinateurs que l'on loue, précise Gilles Manceau, le directeur financier. Notre concept de base était de faire un effort en investissant sur un équipement et des technologies performants dès le départ pour générer rapidement des économies de fonctionnement". Les économies d'échelles ne sauraient cependant constituer l'unique moteur de la mutualisation. "Notre projet s'articule autour de trois éléments, indique Gilles Manceau, les économies réalisées, les moyens technologiques mis à disposition des communes et la solidarité entre les collectivités". Les premières mises en commun logicielles concernent les applications de gestion. Si, aujourd'hui, les communes partagent les solutions éditées par Ciril pour la gestion financière et la gestion des ressources humaines, les débuts furent laborieux : "au moment de la mise en place des applications mutualisées, on comptait, dans les mairies, autant d'applications que d'éditeurs sur le marché, raconte Gilles Manceau. Les tensions viennent des phases de mise en place, ça fait partie du jeu. On a su prendre le temps de former les gens". Une mutualisation à la carte La mutualisation ne signifie pas que toutes les communes membres de la communauté utilisent les moyens mis à disposition. L'accent est mis sur la modularité. Au même titre que chaque collectivité est libre d'adhérer ou non à la plateforme informatique, elle peut aussi choisir d'utiliser seulement telle ou telle application. Ainsi, une seule mairie a recours au logiciel de gestion bibliothécaire proposé. "L'idée, dans cette modularité, est de ne proposer que ce qui est nécessaire, de répondre à des demandes ou faire des propositions et, surtout, de ne pas servir une commune mieux qu'une autre", reprend Gilles Manceau. Roissy en France a beau être un territoire riche - les retombées économiques de l'aéroport Charles de Gaulle sont importantes - cela ne signifie pas que toutes les communes le sont également. "Dès lors, il ne serait pas juste que les petites collectivités n'aient pas les mêmes moyens que les plus grosses", ajoute Gilles Manceau. L'aspect solidaire de la démarche de mutualisation permet par exemple à Villeron, 750 habitants, d'utiliser la même solution de gestion financière que la plus grosse commune de la communauté. "Des communes ont recours à des applications qu'elles n'auraient jamais pu utiliser de façon autonome de par leur prix ou leur difficulté de mise en place", expose le directeur financier. Malgré tout, des difficultés inévitables La mutualisation à la sauce Roissy Porte de France, exemple de réussite idéale ? Pas tout à fait : il subsiste encore quelques difficultés. Hormis quelques délicatesses techniques liées à la sécurisation ou à l'installation du réseau hertzien qui devait tenir compte des contraintes imposées par la proximité de la zone aéroportuaire, des obstacles relatifs au côté communal se font sentir. Gilles Manceau l'exprime joliment : "la mutualisation ne se décrète pas, elle se vit". De fait, le besoin se fait sentir en permanence de dialoguer, de convaincre. Les communes, si elles sont ravies de partager certaines ressources, sont en revanche plus frileuses quand il s'agit d'autres domaines. C'est notamment le cas du secteur social ou de la déclaration à la Cnil des fichiers de l'observatoire fiscal communautaire : "c'est un problème bien humain de vouloir garder son domaine de fonctionnement, tempère Gilles Manceau. Il nous faut alors préciser comment on veut procéder, avec quelle déontologie". Fonctionnant sur un budget annuel d'un million d'euros, charges de personnel comprises, la plateforme informatique de Roissy Porte de France utilise rarement la solution de l'externalisation. "Par rapport à d'autres collectivités on y a peu recours", affirme Gilles Manceau. Les applications sont installées et gérées depuis le centre de Louvres, ce qui limite la maintenance. "En 2006, un appel d'offre sera néanmoins lancé pour renouveler une partie de notre parc", poursuit le responsable des finances. D'ici là, les compétences de l'équipe du SI suffit à assurer la presque totalité des tâches courantes. L'accent est mis sur le capital humain, à l'image du technicien supérieur récemment recruté après avoir passé deux années en alternance, entre les cours et la communauté. Un autre stagiaire d'Infosup suit la même voie, qui rejoindra bientôt le DSI, l'ingénieur réseau et l'agent administratif capable d'assurer des formations bureautiques. La formation est un des grands projets de l'équipe : "nous étudions la possibilité de créer une plateforme en ligne pour l'autoformation du personnel des communes", explique Gilles Manceau. Un personnel qui a déjà pu, par le passé, bénéficier de formations bureautiques dispensées par le service informatique, et a suivi un apprentissage aux progiciels à l'extérieur.

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Analyse et résultats exclusifs de l'étude à télécharger

Par La RédactionPublié le 24 novembre 20052 min de lecture

Dans toutes les têtes au moment de décider d'un investissement informatique (dans quelque 75% des cas, que ce soit au niveau DG ou DSI) la notion de modernisation de la structure de la collectivité se heurte souvent aux limites quasi anthropologiques du système administratif à l'oeuvre dans l'Hexagone. Pour preuve la faiblesse (27%) - en dépit d'exemples intéressants - du taux de mutualisation du SI dans les communautés d'agglomération. Quand bien même les technologies actuelles offrent des possibilités de paramétrage et de partage de plate-forme réduisant les coûts. Tout sur la dématérialisation De fait, plus que sur la rationalisation inter-échelon administratif, l'effort se porte sur la dématerialisation des échanges, notamment en terme de gestion avec la trésorerie générale (la priorité de près de la moitié des DG d'administrations d'ici 2007) ou du contrôle de légalité (pour 35% de ces mêmes directions générales). Les problématiques RH, principaux freins à la mise en oeuvre du SI Parmi les difficultés de mises en oeuvre, celles liées à la gestion RH sont les plus prégnantes : difficultés d'adaptation, problème de recrutement de personnel spécialisé, absence de statut spécifique pour les agents informaticiens, difficulté du CNFPT (en charge de la gestion des effectifs de la fonction publique territoriale) à assumer son rôle dans le recrutement, problèmes liés à la formation professionnelle... Le libre peine à s'imposer Contrairement à une idée reçue liée à quelques migrations spectaculaires de collectivités locales importantes, le déploiement de logiciels libres n'apparaît pas comme une priorité pour la plupart des DSI ou directions générales interrogées. Du coup, Microsoft demeure outrageusement dominant sur deux niveaux applicatifs de base : la bureautique (85% avec Office) et la messagerie (65% avec Exchange). Objectif citoyenneté électronique Quel que soit l'échelon administratif, l'accès en ligne aux informations pratiques destinées aux usagers demeure le principal apport des TIC dans la relation administration-citoyen. Derrière, les régions semblent vouloir privilégier le déploiement de réseaux haut-débit et le développement de la démocratie locale. Paradoxalement au vu des efforts déployés par le Minefi au niveau national, les téléprocédures n'apparaissent pas comme un apport significatif dans la gestion de la relation-citoyen pour les directions générales. Les directions informatiques y étant néanmoins plus sensibles. Télécharger l'ensemble de l'étude Les systèmes d'information des collectivité locale - Partie 1 Format PDF Les systèmes d'information des collectivité locale - Partie 2 Format PDF Les systèmes d'information des collectivité locale - Partie 3 Format PDF

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Plus sur le web

Par La RédactionPublié le 24 novembre 20051 min de lecture

La Gazette des communes Site de presse spécialisé dans l'information sur les collectivités locales Centre National de la fonction publique territoriale Tout sur les réformes des collectivités locales et le statut des fonctionnaires locaux. Recense également les différents métiers territoriaux et propose un accès à des délégations régionales Territorial.fr Portail des fonctionnaires territoriaux, publie ou relaie régulièrement des infos sur la gestion ou le bon usage du SI ou de l'outil informatique Vecam Site d'information et de réflexion autour de l'appropriation citoyenne des technologies de l'information Les interconnectés site de l'organisation des rencontres nationales de l'intercommunalité et des TIC (prochain rendez-vous, le 6 décembre 2005 à Lyon) Adae (Agence pour le développement de l'administration électronique) service interministériel visant à favoriser le développement de systèmes d'information permettant de moderniser le fonctionnement de l'administration