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EMC World 2007 : EMC mise sur la consolidation
Dossier de la rédaction
L'heure est à la consolidation ou, plus simplement, à la digestion. Après s'être lancé dans une frénésie de rachats et mené une stratégie horizontale en débarquant sur différents segments du marché, EMC temporise.
Aller au sommairelemondeinformatique.fr: Vous avez annoncé suspendre votre stratégie de croissance extérieure. Pouvez-vous alors commenter l'avenir du groupe?
Joe Tucci : Ce n'est pas exact. Ce que j'ai dit, c'est que je préférais qu'il n'y ait plus d'importants rachats. Comme je l'ai dit dans mon discours d'inauguration, lorsque j'ai parlé de notre stratégie liée à l'infrastructure de l'information et des technologies du groupe (ndlr, stockage, en réseau, disponibilité, sécurité, gestion intelligente de l'information et des contenus de l'entreprise, et archivage) je ne souhaite pas inclure d'autres sphères technologiques dans notre stratégie. Je réaliserai de petites acquisitions, mais dans le domaine du stockage, de la sécurité, de la virtualisation avec VMware. Donc, nous allons poursuivre nos rachats, mais rien de gros. Bien sûr, si une opportunité s'offrait à nous, nous la considérerions. Mais ce n'est pas dans notre stratégie de réaliser de gros rachats en ce moment.
Un rachat dans la gestion de système par exemple ?
Peut-être. Il y a déjà une brique avec VMware. C'est un segment que nous pourrions continuer à développer. Mais encore une fois, rien d'important cette année.
Cela signifie donc que vous ne souhaitez plus vous développer sur d'autres segments.
Non, je crois que nos stratégies en matière d'infrastructures virtualisées et de gestion de l'information sont bien calées. Nous sommes pour le moment focalisé sur la "stricte exécution". (ndlr, digestion des rachats et de leurs technologies) Je ne crois pas que nous devons créer de disjonction à se développer sur des marchés voisins. En même temps, il n'y a pas de grosses sociétés qui n'a pas tenté de toucher un marché voisin. 100% des sociétés que vous cataloguez comme grosses, comme Oracle, HP, IBM, s'y sont essayés. Microsoft a par exemple dépensé 6 Md$ la semaine dernière (ndlr, en rachetant aQuantive, dans le domaine de la publicité en ligne). ...
Il n'y a pas de bonne société, toute industrie confondue et surtout dans les nouvelles technologies qui soit entrée sur un marché voisin sans que cela ait du sens. Nous avons fait beaucoup dans cette direction, gestion de contenu, sécurité, virtualisation. Mais pour l'heure, je ne ressens pas le besoin d'en attaquer un autre. Il y a autrement d'autre opportunité en termes financiers sur le marché sur lequel nous évoluons. Je considère qu'il est mieux aujourd'hui de concrétiser de ce nous avons entrepris, avant de se relancer. Et en fin de compte , nous nous relancerons.
Vous intéressez-vous toujours au marché du grand public ?
Oui, c'est toujours un projet. Je crois qu'il y a là un grand marché pour une société de stockage, avec la musique numérique et les films numériques et bien plus encore. Nous réfléchissons à ce marché. Je vous le confirme. La question est 1) de savoir si oui ou non nous allons le faire, 2) comment le faire et, si oui, allons nous faire, comme je l'ai dit l'année dernière, comme Cisco parce que nous n'avons personne pour attaquer ce marché qui est très différent. EMC est une grosse société BtoB qui n'a pas l'expérience pour le marché grand public. Ce qu'a décidé Cisco avec LinkSys (ndlr, Cisco a racheté Linksys en mars 2003 pour attaquer le grand public et les PME).
L'autre option est de produire la technologie et de la proposer au marché. Donc de façon très schématique, étudions nous la possibilité de rejoindre la marché du grand public la réponse est oui. Allons nous le faire, la réponse est incertaine. Si nous entrons sur ce marché, nous pourrions le faire à travers d'autres (ndlr, en OEM), comme le fait Intel, ou décidé de la faire comme Cisco. Nous devons encore nous décider.
Avec toutes ces technologies rachetées, pensez vous à une solution globale intégrée ?
Absolument. Nous avons racheté des pièces détachées, dépensé beaucoup d'argent à reprendre les développements, à en assurer le support. Ce que veulent les clients est une seule technologie qui résout leurs problèmes, vendu de façon pré-intégrée, au juste prix et disposant d'un bon support. C'est ainsi que fonctionne le marché.
Allez vous alors mettre l'accent sur les services pour vous rapprocher des souhaits de vos clients ?
Il y a plusieurs façons d'aborder les services. Comme IBM, où les services représentent une grosse partie du business. Vous pouvez aussi le voir comme Cisco qui a très fort eco-système de partenaires. Cisco a un vaste portefeuille de technologies issues de rachats qu'il doit combiner à des services, qui reposent pour la plupart sur des partenaires. Ce sont deux façons différentes de considérer les services. Notre approche est de se reposer davantage sur des partenaires, et je favorise l'approche de Cisco.
EMC, est-il finalement une « software company » ?
Je ne le vois pas comme ça. Si vous regardez la répartition de nos revenus, 44 % du matériel, 40% des logiciels et 16% des services. Sommes nous une « hardware company » ? Non. Sommes nous une « software company » ? Non. Nous sommes catalogué sur ces trois catégories. De toute évidence, le logiciel devrait croître plus vite que le matériel, ce sont nos intentions. La plupart des rachats que nous avons réalisés sont dans le logiciel. Donc organiquement, cette activité progresse plus rapidement. Et nous avons contribué à son essor grâce aux acquisitions. Pas de hardware avec VMware, pas de hardware avec Documentum, un peu avec Captiva. Nous devenons plus orienté logiciel en ce sens. Mais nous sommes surtout une société basée sur l'infrastructure de l'information.... Et cela nécessite une solution complète. Vous avez besoin de logiciel, de matériel et de services. Et nos partenaires disposent de ces services ainsi que de leurs propres technologies bâties sur les nôtres.
Le logiciel constitue bien une rampe de lancement pour la vente de matériel ?
Les clients n'ont pas envie d'acheter le matériel d'un côté, une brique de stockage en réseau d'un autre, une brique de disponibilité, et d'un logiciel de sécurité et d'un outil de gestion de contenu d'un autre encore. Et là est le problème : qui fait quoi.
Avez vous des projets dans la recherche de contenu ?
Oui, nous avons racheté une technologie française de recherche fédérée (ndlr, EMC a racheté askOnce à Xerox en 2004), dont le moteur recherche où vous souhaitez. Pour certains types de requêtes, Google est le meilleur, pour d'autres, ce sera une alternative. Avec la technologie de recherche fédérée,, vous pouvez faire ce que vous voulez. Mais si la question est : envisageons nous de pénétrer le marché de la recherche individuelle, la réponse est non.
Nous savons que le recherche est importante, mais ce n'est pas un jeu dans lequel je souhaite rentrer pour le moment.
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EMC World : Joe Tucci songe à investir le marché grand public
:« L'information est l'ADN de l'entreprise », claironne une vidéo flamboyante sur les écrans géants qui bordent la scène du centre de conférence du comté d'Orange, à Orlando (Floride). Le coup d'envoi de l'édition 2007 d'EMC World est donné. C'est ainsi, dans cette ambiance surchauffée, que Joe Tucci, PDG d'EMC, entame son discours d'inauguration devant un parterre de quelque 8 000 participants (journalistes, clients et partenaires).
Tout en rappelant la mission du groupe qui, selon lui, doit assurer la disponibilité de l'information en temps record et de façon ultra-sécurisée, Joe Tucci confirme la bonne santé du marché du stockage. Selon IDC, le groupe occupe la première place des vendeurs de logiciels et matériels de stockage.
Et ce n'est qu'un début, semble-t-il clamer lorsqu'il prédit un avenir rose à la préservation de données. « D'ici à 2010, 988 milliards de Go de données seront sauvegardés et le secteur poursuivra sa mutation. 70% des informations seront créées par l'utilisateur ». Soit, conclut-il, autant de données à sécuriser et à gérer, qui seront placées entre les mains des entreprises comme EMC. Et de citer les exemples que constituent les très tendances sites bâtis sur le partage de contenu de particuliers, dans la lignée de Youtube et de Myspace.
EMC réfléchit au marché grand public
Si Joe Tucci s'appuie sur ces exemples, c'est que le groupe lorgne sur le marché du grand public. Confirmée à l'occasion d'une session de questions/réponses à la presse, l'information reste pour l'heure succincte. « Nous pensons attaquer ce segment, c'est certain, déclare-t-il, mais nous restons incertains sur la façon de le faire. » Et de prendre exemple sur Intel et sa stratégie de vente aux constructeurs, ou celle entreprise par Cisco. « Une solution vers laquelle nous pencherons davantage », a-t-il expliqué lors d'une entrevue avec la rédaction du mondeinformatique.fr. Pour mémoire, Cisco est notamment présent sur le segment 'Consumer' à travers Linksys, qui fournit des routeurs pour le grand public.
Le groupe pourrait alors développer une 'appliance' qui servirait, par exemple, de serveur multimédia domestique. Ou alors développer une infrastructure type pour les services en ligne, notamment dans le secteur de la numérisation. Une infrastructure qu'il propose par ailleurs à travers un vaste projet de préservation du patrimoine historique mondial. Baptisé EMC information Heritage initiative, le projet, dévoilé pendant la conférence, vise à numériser le contenu historique (livres, vidéos, discours) et à le placer en ligne. Et ce, en partenariat avec quelques bibliothèques et musées, comme la John Fitzgerald Kennedy Library Museum ou l'important complexe de musées américains The Smithsonian. Une unique référence européenne pour le moment en Allemagne, mais la France devrait rapidement présenter son projet. On parle du Muséum national d'Histoire naturelle. Une opération qui dépassera la numérisation d'ouvrages, pour l'emmener dans celle des multiples espèces dont dispose l'institution.
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EMC World : EMC annonce une plateforme d'administration unique
« Il y a plus d'un an, nous avons reconstruit nos plateformes de gestion des ressources pour faire évoluer notre ligne ControlCenter et nos autres gestionnaires vers une plateforme commune, » affirme Mark Lewis, responsable du développement chez EMC. « Tous nos produits d'administration - pour Symmetrix, Clariion, Centera et Celera - seront à terme dotés d'une même interface utilisateur. » Les premiers produits utilisant cette plateforme, baptisée CMP (pour Common Management Platform) devrait apparaître dans la deuxième moitié de l'année et en 2008.
Pour Mark Lewis, les différences existant dans l'administration des différentes gammes s'expliquaient jusqu'à présent par les demandes de ses clients, les utilisateurs de Clariion préférant un look proche de Windows alors que ceux de Symmetrix s'attachant aux lignes de commande et à une interface proche d'Unix.
« Quand nous avons construit cette nouvelle pièce (ndlr : CMP), nous voulions être sûrs de conserver ces particularités, tout en ayant quelque chose de facile à utiliser, » explique-t-il. « Nos clients avec des environnements hétérogènes ont dit qu'ils n'avaient pas seulement besoin d'une interface commune, mais d'une base de données des configurations et d'une architecture communes pour qu'avec une unique interface, ils visualisent les interactions entre chaque partie de leur système de stockage. »
Pour autant, celui-ci n'a pas dévoilé un seul indice sur l'aspect final de CMP. EMC n'est que le dernier sur la liste des spécialistes du stockage à se doter d'une interface commune d'administration. IBM et son TotalStorage Productivity Manager, HP et sa suite Storage Essentials Enterprise, ou Hitachi Data Systems et son HiCommand Resource Manager Utility lui avaient déjà pavé la voie.
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EMC World : une VTL capable de sauvegarder 11 téraoctets par heure
Lors de l'EMC World user conference qui se tient à Orlando, Joseph Tucci a annoncé la disponibilité en juin prochain de nouvelles solutions de stockage, notamment d'une VTL (virtual tape library ou librairie virtuelle de bandes sur disque) de grande capacité. La Disk Library 6000, basée sur la plate-forme DMX-3, pourrait stocker 1,8 petaoctets de données compressées et serait capable de sauvegarder 11 téraoctets par heure, selon Joe Tucci, le PDG de la société. Malgré son prix élevé (1 M$) elle devrait permettre aux grandes entreprises de réaliser des économies en éliminant ou en consolidant les petites VTL pour n'avoir qu'un seul système de stockage à gérer, estime-t-on chez EMC.
Joe Tucci a également indiqué que la nouvelle version du logiciel de déduplication Avama, qui sortira le mois prochain, supportera l'ensemble des outils de virtualisation de VMware, ce qui - selon lui - permettra de réduire de quelque 90% la taille des données sauvegardées sur les systèmes hôtes. Parmi les autres annonces de juin figurent l'arrivée de HomeBase, un logiciel de récupération et de stockage des données pour les PME, d'une nouvelle version de NetWorker, offrant une gestion simplifiée, et d'un upgrade de RecoverPoint supportant Microsoft Volume Shadow Copy Services, Microsoft Exchange Server et SQL Server.
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EMC World : Cisco et RSA s'associent pour sécuriser les SAN
Comme prévu, Cisco et RSA, la division sécurité d'EMC, ont annoncé hier à Interop leur volonté de développer conjointement des solutions permettant à leurs clients d'encrypter plus facilement leurs données confidentielles, lors de leur transfert vers et depuis les unités de stockage. Parmi ces projets figure l'union du SME (Storage Media Encryption) de Cisco avec la solution Key Manager de RSA.
Le SME, qui fonctionne sur les commutateurs MDS 9200 et 9500, utilisera donc Key Manager pour contrôler l'accès et le déploiement des opérations de cryptage. L'adoption d'un système unique et centralisé devrait en outre simplifier ces opérations et éviter qu'une information échappe à leur protection.
Le but est de s'assurer que les données confidentielles ne seront pas exploitables par autrui en cas de perte ou de vol, en cryptant à la fois les données et leurs clés. Aujourd'hui, SME n'est disponible que pour les systèmes de stockage à bande. Cisco envisage cependant de l'étendre à l'ensemble des unités de stockage d'ici à la fin de l'année. Le constructeur fournira également des API pour gérer la gestion des clés.
La nouvelle offre se veut une alternative aux appliances de sécurité développées par Decru, Vormetric ou NeoScale.
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EMC World : un outil de création d'interface pour le transactionnel dans Documentum
A l'occasion d'EMC World, EMC a dévoilé TaskSpace, un module de création d'interface utilisateur censé faciliter la gestion du contenu transactionnel et des processus métier dans Documentum 6. Le client TaskSpace offre une vision simplifiée de l'ensemble de la chaîne de gestion, explique Whitney Tidmarsh, vice-présidente du marketing pour la division gestion de contenu.
Lors d'une démonstration pour les clients, on a pu constater que le module offre une cartographie de l'ensemble des processus, depuis la capture de documents réalisée avec les technologies Captiva, jusqu'à la gestion des processus métier.
« TaskSpace fusionne la gestion de contenu à l'automatisation de BPM (Business Process Management) ainsi qu'au puissant outil d'analyse de la plateforme Documentum, poursuit Whitney Tidmarsh. Ce que nous réclamaient depuis longtemps nos clients et nos partenaires. TaskSpace permet d'avoir une véritable console de contrôle de ses process en temps réel ».
Selon elle, une des forces de TaskSpace est sa facilité de configuration, une constante qu'EMC essaie d'appliquer à l'ensemble de Documentum, confirme par ailleurs Balaji Yelamanchili, vice-président de la branche gestion de contenu, tout en présentant son concept de l'Entreprise content management 2.0. Un concept qui pousse la gestion de contenu vers les rouages du Web 2.0 (blogs, wiki) et les architectures orientées services (SOA).