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IT & DirectionGrand dossier15 articlesPublié le

2007-2008 : Bilan et futur de l'IT

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Facebook, iPhone, GreenIT, lutte anti-piratage, rachats à coups de milliards de dollars, l'année IT a été riche, et LeMondeInformatique.fr l'a suivie pour vous au jour le jour. Nous vous proposons ici un bilan thématique détaillé, ainsi que les grandes perspectives du monde IT pour 2008.

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Article 1 sur 15

Top 10 de 2007 : Facebook expose tous les excès des réseaux sociaux

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Si le Web 2.0 est déjà aujourd'hui un concept réchauffé, une de ses composantes, le réseau social, a connu en 2007 une progression fulgurante. Cet été, une étude ComScore donnait une croissance de 72% pour le leader MySpace, et de 270% pour Facebook, son challenger. Et de tous les réseaux sociaux, on peut dire que c'est Facebook qui cristallise le phénomène, et expose ce qu'il peut y avoir d'excessif dans cette nouvelle tendance. Certes, Facebook peut être vu comme une plateforme sur laquelle développer et exposer ses talents de développeurs. A en croire MySpace, qui a suivi un peu plus tard l'exemple de Facebook, c'est une des clés du succès. Facebook va d'ailleurs jusqu'à encourager financièrement les développeurs potentiels. Tandis qu'Alfresco, éditeur d'une plateforme de gestion de contenu, réfléchit à une utilisation professionnelle du réseau social, grâce à ces applications externes. Si on excepte cette utilisation professionnelle, le réseau social est emblématique du Web 2.0 : un service gratuit aux utilisateurs individuels, qui produisent eux-mêmes le contenu, et une monétisation encore relativement floue. Qui n'empêche pas l'argent d'affluer. Si on échappe à une entrée probablement fracassante en Bourse, on n'échappe pas, en revanche, après une prise de participation de Microsoft dans Facebook, à une valorisation totalement incroyable : 15 milliards de dollars. La stratégie de monétisation de Facebook illustre aussi, d'une part, la volonté d'exploitation des données personnelles à des fins mercantiles de ce type de site, et d'autre part, la grande naïveté des utilisateurs de ces sites, qui dans la grande majorité des cas confient leur vie privée à des services gratuits - mais à but lucratif - sans lire les conditions d'utilisation. C'est d'abord la méthode dite de publicité comportementale qui fait grincer des dents. MoveOn.org lance alors une pétition pour demander à Facebook davantage de respect de la vie privée. Puis le mécontentement se cristallise autour de Beacon, programme qui relie les profils des utilisateurs sur Facebook à leurs actions sur des sites affiliés. Facebook commence par expliquer que tout cela est parfaitement transparent, avant de dire que Beacon sera soumis à un strict principe d'opt-in. Un chercheur en sécurité indique alors que Beacon récupère des données, quel que soit l'avis de l'utilisateur. Facebook finit par présenter ses excuses : le réseau social n'a pas trouvé l'équilibre, entre respect de la vie privée et monétisation de ces données. Certains utilisateurs, en tout cas, ont compris la leçon : ils exploitent eux-mêmes leur profil sur le réseau social pour vendre de la publicité. Consolation, peut-être, ce ne sont pas les Français mais les Britanniques, les champions des réseaux sociaux. A tel point qu'Outre-Manche, on s'interroge sérieusement sur une interdiction de ces sites pour les employés des grandes entreprises. En France, les réseaux sociaux semblent concerner davantage les adolescents : d'après ComScore, Skyblog reste de loin le numéro un.

Article 2 sur 15

Top 10 de 2007 : Les gros du progiciel avalent les gros du décisionnel

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20082 min de lecture

L'année a commencé sous les meilleurs auspices pour le décisionnel, avec l'annonce par NCR de l'indépendance prochaine de Teradata. De fait, la 'BI', pour Business intelligence, a le vent en poupe, comme le soulignera PAC (Pierre Audouin Consultants) dans le courant de l'année, grâce à deux facteurs. D'une part, certaines entreprises commencent à considérer qu'analyser leurs performances en temps quasi-réel leur donne un avantage compétitif. D'autre part, le durcissement des législations renforce le besoin de gouvernance et d'outillage adapté. Visiblement, les géants de l'informatique ont fait le même calcul. Microsoft occupe le terrain à coups de préannonces de sa solution Performance Point Server. HP crée en début d'année une division BI, 'Business Information Optimization', et annoncera par la suite vouloir acheter dans ce domaine des leaders. Problème : HP est loin d'être le seul à voir dans le décisionnel un créneau porteur. Car si les gros du décisionnel complètent leurs offres (Cognos rachète Celequest puis s'attaque à l'analyse financière avec Applix, Hyperion reprend Decisioneering, Business Objects s'offre Cartesis puis BO vise les données non structurées avec Inxight), les gros du progiciel décident rapidement d'entrer dans la danse en rachetant les gros du décisionnel. C'est Oracle qui ouvre le bal, avec le rachat d'Hyperion pour 3,3 Md$. Puis SAP se fait la main en reprenant Outlooksoft, spécialiste de la gestion des performances financières, avant de frapper un grand coup en rachetant Business Objects pour 4,8 Md$, une somme très inhabituelle pour le géant allemand du progiciel. Alors que Cognos se félicite d'être un des derniers indépendants sur ce marché, Teradata, devenu indépendant le 1er octobre, fait alliance avec SAS. Dans la mesure où les éditeurs de progiciels veulent intégrer la BI à leur offre, les éditeurs spécialisés se doivent d'offrir une gamme complète et si possible technologiquement plus avancée. Làs, Cognos ne profite pas longtemps de son discours marketing : IBM met 5 milliards de dollars sur la table pour s'emparer de l'éditeur canadien. Malgré tous ces rachats, il y a fort à parier que les gros du progiciel n'ont toujours pas fini de compléter leur offre. Oracle a montré qu'il avait de l'appétit, en proposant 6,7 Md$ pour racheter BEA. Une offre jugée inamicale et repoussée avec succès, mais qui a mis au grand jour l'interrogation principale du secteur : qui sera le prochain racheté ?

Article 3 sur 15

Top 10 de 2007 : L'iPhone dynamite le marché des mobiles

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Faut-il encore parler de l'iPhone, le téléphone mobile déjà le plus médiatique qui soit ? La réponse est évidemment oui, car quels que soient les reproches qu'on peut faire à l'appareil d'Apple - et ils sont aussi nombreux que les louanges qu'on peut lui adresser - la firme de Steve Jobs a encore réussi à marquer un marché de son empreinte. La folie iPhone démarre véritablement en janvier, avec la présentation de ce nouveau type de mobile par Steve Jobs, à la conférence Macworld de San Francisco. Un bref rappel à l'ordre de Cisco, propriétaire du nom iPhone, est vite oublié, tandis que les concurrents se déchaînent en tentant de prendre Apple de vitesse : LG signe un mobile avec Prada, le Chinois Meizu prépare un M8 frère jumeau de l'iPhone, Samsung adopte l'écran tactile pour son F700, jusqu'à HTC qui annonce le Touch quelques jours avant la sortie de l'iPhone... La déception est au rendez-vous pour les développeurs, qui apprennent qu'ils ne pourront pas créer d'applications tierces pour l'iPhone, Steve Jobs arguant qu'il ne veut pas compromettre la sécurité de son terminal. De même, on apprend - mais est-ce une surprise ? - qu'Apple n'entend pas laisser tout le bénéfice de l'abonnement aux seuls opérateurs. Avec l'iPod et le service iTunes, Apple dispose déjà de toute l'infrastructure nécessaire, il ne lui reste qu'à imposer une condition : les utilisateurs de l'iPhone devront avoir un compte iTunes. Autre condition que les utilisateurs découvrent après coup : pour changer la batterie de l'iPhone, il faudra payer 79 dollars de plus. Puis les analystes de Gartner avertissent les utilisateurs professionnels que l'iPhone n'est pas pour eux. Quelques mois plus tard, les analystes de Forrester leur feront écho, listant 10 raisons pour lesquelles l'iPhone n'est pas adapté à un usage professionnel. Les fans de la marque attendent néanmoins fermement le 29 juin, date de sortie de l'iPhone aux Etats-Unis. Et quand iSuppli dévoile qu'Apple réalise plus de 50% de marge sur ses iPhones, les actionnaires se félicitent. Alors qu'Orange est rapidement pressenti comme l'opérateur qui pourrait distribuer l'iPhone en France, on s'interroge longtemps sur les prix. D'autant qu'à la fin de l'été, Apple baisse les prix de son téléphone, alors qu'il s'en est déjà écoulé un million ! Autre sujet d'interrogation : les Français disposeront-ils d'une version sans abonnement ? Apple ne le souhaite pas, et les auteurs d'une solution de déblocage craignent des poursuites judiciaires. Cela n'empêche pas le public français de s'intéresser à l'iPhone ; les visiteurs de l'Apple Expo repartent néanmoins déçus, car l'iPhone n'y est pas visible. Les Français apprennent bientôt qu'ils devront attendre le 29 novembre pour mettre la main sur l'iPhone, une attente savamment orchestrée par Apple et Orange. Lot de consolation, on apprend qu'il y aura un kit de développement pour ajouter des fonctionnalités ou des jeux à l'iPhone. Autre consolation, Orange élabore un forfait Web illimité - mais qui demande tout de même de se connecter à des hotspots Orange, et qui vient bien sûr en sus d'un abonnement Internet qui serait déjà souscrit auprès de l'opérateur (être abonné à l'ADSL chez Orange ne donne en effet aucun avantage spécifique pour l'abonnement à Internet sur le mobile). Entre-temps, Google a lancé sa propre plateforme pour téléphones mobiles, Android. 2008 dira si le moteur de recherches parviendra à son tour à bouleverser le marché des mobiles, comme il l'a fait pour les services gratuits sur le Web.

Article 4 sur 15

Top 10 de 2007 : quand le virtuel devient réel

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20084 min de lecture

Tous les indices récoltés au cours de l'année 2007 concordent : après de long mois de tests, 2008 sera la première année de la conversion de l'informatique à la virtualisation. Contraints et forcés sous les effets conjugués de la mauvaise conscience écologique, de l'augmentation du coût de l'électricité et de la pression à la réduction des coûts d'achat et d'exploitation, les centres de données vont entamer en 2008 une profonde mutation pour aboutir, d'ici quelques années, à une totale transformation de l'environnement informatique professionnel. A terme, la virtualisation permettra de découpler totalement le matériel du logiciel et des données. Si elle touche en tout premier lieu les serveurs, elle va étendre ses mérites au stockage, à l'architecture réseau, aux postes de travail et même aux applications. Pour ces dernières, la notion d'appliance virtuelle qui pointe son nez tant chez Red Hat que chez Ubuntu - Canonical, peut passer pour un rêve d'administrateur : une application prête à l'emploi qui se pose au dessus d'un hyperviseur et qui se met à jour tout aussi simplement. Effacer les adhérences, les adresses physiques et tout ce qui rend difficile une reconfiguration automatisée ouvrent d'immenses perspectives, mais il y a toujours plus loin de la coupe aux lèvres. L'optimisation des ressources serveur risque ainsi de créer des goulets d'étranglement an niveau des entrées sorties ; de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer l'opportunisme malsain des éditeurs qui revoient à leur avantages leur politique de licence dont le calcul reposait jusque-là sur des machines bien réelles. Ces deux exemples donnent un indice des difficultés qu'il va falloir surmonter. Un effort d'autant plus difficile à réaliser que ce qui manque le plus pour l'instant, ce sont les compétences. Or, elles sont cruciales pour mettre en place l'armada d'outils d'administration que requiert un centre de données qui se pilotera à partir d'une console qui ramènera le tableau de bord d'un avion de ligne au rang de jeu pour les 5-6 ans. Quoi qu'il en soit, le mouvement est lancé et il est irréversible. [[page]] Les acteurs avec une position clé pour 2008 : - VMware , bien sûr, que sa mirifique introduction en bourse a propulsé en pleine lumière . Cette société, toujours contrôlée par EMC, s'impose comme la référence de la virtualisation sur architecture x64, tant pour ses hyperviseurs que pour ses outils d'administration. Un dossier complet, publié à l'occasion du VMWorld 2007 de septembre dernier, fait le point sur ce qui est en passe de devenir un énorme écosystème. - Microsoft , dont le retard est tel que l'on finit par se demander s'il ne découle pas d'un choix délibéré, devrait livrer son hyperviseur Hyper-V six mois après la sortie de Windows Server 2008. Soit en juillet prochain. En attendant, le premier éditeur mondial pose des jalons (ou des chausse-trappes, c'est selon) un peu partout. Déjà, Microsoft a rendu quasi impossible la virtualisation au niveau des postes clients sous Windows. Au niveau des centres de données, il place Virtual Machine Manager en embuscade au niveau de l'administration et indique qu'il faut payer le prix fort pour installer Windows Server en environnement virtuel, - Citrix , spécialiste du client déporté, a pris une position clé en rachetant XenSource, l'entité commerciale du projet Xen, hyperviseur Open Source concurrent de VMware, très en vogue dans le monde Linux. Allié objectif de Microsoft, Citrix veut jouer un double jeu, un pied dans chaque camp. Plutôt que de maintenir une division Xen, Citrix a fait le choix de disperser le savoir-faire de Xen dans toute l'entreprise. Cette décision montre que cet éditeur propose une troisième voie qui va directement du serveur au poste client. - Oracle , avec son talent unique de trouble-fête, a annoncé une offre de virtualisation maison fondée sur Xen. L'éditeur de SGBD et d'applicatifs, qui avait déjà semé le trouble en pillant le Linux de Red Hat, en profite pour sous-entendre qu'il serait risqué d'utiliser VMware. Même si cela est faux, ce genre de propos laisse des traces. Il reste aussi à citer Cisco, IBM, HP et Sun. Cisco parle depuis fin 2005 de VFrame, son outil d'administration des ressources virtualisées. Cette société a fait le choix de s'allier avec VMware en entrant à son capital et en annonçant l'intégration de VFrame Datacenter à Virtual Infrastructure. Quant à IBM et HP , très en retrait au niveau des logiciels systèmes, ils disposent de deux bras de levier : à eux deux ils fournissent la majorité des serveurs x64, sur lesquels ils peuvent préinstaller en mémoire flash l'hyperviseur de leur choix, et ils disposent de la palette d'outils d'administration la plus large. Dans le trio des constructeurs historiques, c'est Sun qui a la stratégie la plus originale. Non seulement, il a annoncé son propre hyperviseur pour faire cohabiter Solaris avec les autres OS x64 (Windows, Linux), mais il se lance aussi dans l'administration avec xVM Ops Center. Etant le moins bien implanté des trois sur le marché x64, il est celui qui a plus à perdre.

Article 5 sur 15

Top 10 de 2007 : Dell tente de se réinventer

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Pour Dell, 2007 est ce qu'il est convenu d'appeler une année de transition. Voilà plusieurs années que Dell caracole en tête des ventes de PC et portables, puis les mauvaises nouvelles s'enchaînent. Début janvier, IDC annonce que HP devance Dell sur le marché de la micro. Et Gartner enfonce bientôt le clou : en 2006, Dell n'a augmenté ses ventes que de 3,5% alors que HP a bondi de 19,2%. DisplaySearch confirme que Dell est devancé par HP sur le segment des portables et Gartner précisera pendant l'été que Dell n'est que troisième en France, derrière HP et Acer. Les études de marché se suivent et se ressemblent, jusqu'en octobre encore, où IDC et Gartner confirment que Dell se laisse distancer par HP sur le marché des PC. Les investisseurs demandent évidemment des comptes au constructeur texan. Réponse de Michael Dell, le fondateur du groupe : il reprend la tête de l'entreprise. Michael Dell commence par recruter pour optimiser sa chaîne de production, puis Dell débauche chez Motorola pour diriger sa branche grand public. Autre décision stratégique rapide : Dell arrête sa gamme de PDA. Dell, dont le service consommateurs perd des points, prend ensuite l'avis du public, via le site IdeaStorm. Lequel public conseille ardemment au constructeur d'installer Linux sur ses machines. La décision actée début mai : Dell commercialisera des portables avec Ubuntu pré-installé. Le constructeur veut aussi aller plus loin dans les services aux entreprises. Quitte à abandonner son traditionnel modèle direct. Premier service, Dell propose des data centers sur mesure. Le constructeur s'associera ensuite avec Citrix pour proposer une offre une offre de client léger. Dell se lance aussi dans quelques opérations de croissance externe, chose très rare dans l'histoire du Texan, pour étoffer son catalogue logiciel : d'abord un éditeur d'un outil d'administration à distance, puis l'éditeur d'un outil de gestion des actifs logiciels, et ensuite un autre acteur de l'administration à distance ! Mais la plus grosse dépense (1,4 Md$) est pour EqualLogic, spécialiste du stockage en réseau, acquisition qui sera complétée à Noël avec l'absorption de The Networked Storage Company, un cabinet de conseil spécialisé dans le domaine. Cela fait partie d'une stratégie dévoilée officiellement courant mai : le projet hybride. Débarrassée de son emballage marketing, cette stratégie se résume à cette question : comment trouver des relais de croissance tout en licenciant 10% de ses salariés ? Un des relais se nomme la grande distribution et les revendeurs professionnels. En fin d'année, Dell confirmera que son modèle devient plus hybride que direct. Et dévoilera son programme revendeurs, PartnerDirect. Dell profite en tout cas d'une bonne conjoncture, et présente en milieu d'années des résultats meilleurs que prévu. Et même s'il reste un petit Poucet dans le stockage, Dell y engrange des bons résultats. Dell revisite enfin sa gamme de serveurs, et passe un accord avec Sun sur le support de Solaris sur les serveurs Dell. Une alliance objective : Sun cherche à diffuser ses technologies en-dehors de sa base traditionnelle, Dell veut se montrer le plus accueillant possible. Rendez-vous pour les premières récoltes de cette stratégie en 2008.

Article 6 sur 15

Top 10 de 2007 : La lutte anti-piratage prend corps

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20084 min de lecture

Alors que le projet de loi Dadvsi (Droits d'auteur et droits voisins dans la société de l'information) avait agité l'année 2006, l'année 2007 a été marquée par la mission Olivennes. D'un côté, l'industrie du disque et du cinéma estime courir à la ruine si rien n'est fait pour endiguer les échanges pair à pair. L'Ifpi (International federation of the phonographics industries), représentant des acteurs de l'industrie musicale, estime que plus de 20 milliards de téléchargements d'oeuvres musicales ont été réalisés en 2006. De l'autre côté, des associations de consommateurs estiment, selon les cas, que cette industrie n'a pas mis en place d'offre légale suffisamment attrayante, et/ou que les verrous numériques sont une contrainte inacceptable pour l'intéropérabilité, et/ou enfin que la menace est grandement exagérée. Mi-2007, Christine Albanel semble se ranger à l'avis des industriels. La ministre de la Culture indique qu'elle verrait d'un bon oeil le retour du concept de riposte graduée. Fin juillet, avec son habituel sens de la formule, Nicolas Sarkozy missionne Denis Olivennes pour explorer les moyens de lutter contre le téléchargement illégal en expliquant que « si on continue comme ça, on va tuer la Culture ». Le PDG de la Fnac présente début septembre les membres de sa commission, et ses objectifs : Denis Olivennes promet d'explorer plusieurs pistes, qu'il s'agisse de prévention, de répression, ou d'accroissement de l'attractivité de l'offre légale. EUCD.Info, qui avait lutté pied à pied lors du débat sur la Dadvsi ne désarme pas. Les FAI semblent quant à eux prêts à collaborer avec la mission Olivennes, tout en indiquant qu'ils n'ont aucune envie de se transformer en gendarmes. Le Blic et le Bloc, qui représentent les intérêts des professionnels du cinéma, se prononcent en faveur de la création d'une base d'empreintes numériques ; une façon de préparer le terrain à la mise en place de solutions techniques pour compléter les DRM (Digital Rights Management, ou MTP, Moyens de protection techniques). L'INA et TDF annoncent dans le même temps collaborer sur une solution technique commune. Remis au président de la République le 23 novembre et signé par les FAI, les professionnels du disque et du cinéma, le rapport Olivennes s'attire les foudres de l'UFC Que Choisir, qui dénonce une surenchère » répressive et « un rapport très dur, potentiellement liberticide, antiéconomique et à contresens de l'histoire numérique ». Puis les réactions s'enchaînent. Pour l'April, (Association de promotion et de défense du logiciel libre), le rapport Olivennes est « la continuation de la dérive de ces dernières années vers la mise en place de polices privées du Net ». La question en effet n'est pas triviale, comme l'admet en creux la Commission nationale informatique et libertés : la Cnil estime que l'étude des préconisations de la mission Olivennes « pourra demander plusieurs séances plénières » . Et un avocat spécialisé en créations, médias et communications, estime que le rapport de la mission Olivennes reprend, d'une façon détournée, l'article 24 de la loi Dadvsi, annulé par le Conseil constitutionnel. Cette disposition prévoyait que la reproduction non autorisée d'oeuvres au moyen d'un logiciel d'échange de peer-to peer était constitutive, non plus d'un délit, mais d'une contravention. Les FAI se déclarent pour leur part rassurés de ne pas être mis en première ligne. Ils devront simplement envoyer aux internautes soupçonnés de téléchargement illégal des messages « pédagogiques » . Côté professionnels du disque, la SCPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France) apprécie l'accord anti-piratage mais se déclare attentive au calendrier. De fait, le rapport Olivennes demande des efforts aux industriels (certains, comme Starzik, ont commencé à proposer une offre sans DRM) et aux FAI, et certaines mesures devront être transcrites dans le droit national. Autrement dit, c'est 2008 qui verra l'aboutissement de ces mesures anti-piratage. Néanmoins, la fin de l'année a marqué un certain durcissement : début décembre, la Cnil autorise la Sacem à procéder à la constatation des infractions au droit d'auteur sur le Web et à relever les adresses IP des contrevenants. Laquelle Sacem explique, dans une interview exclusive avec LeMondeInformatique.fr, que cela n'est finalement que le prolongement de ce qu'elle pratique depuis un siècle, en allant dans les bals et discothèques constater les infractions. Au final, selon un sondage CSA/NPA, les Français sont 56% à penser qu'il « sera possible dans l'avenir de lutter contre le téléchargement illégal sur Internet ».

Article 7 sur 15

Top 10 de 2007 : L'écologie, argument marketing ultime

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20084 min de lecture

Etre « green » ou écolo, ou ne pas être. Telle est la question qui se pose aux fournisseurs du monde informatique. Qui, sous prétexte d'attitude citoyenne, se mettent au vert. Paradoxalement, ce n'est pas de la pression des consommateurs que vient cet engouement pour les technologies vertes, les prix restant le premier critère de choix. D'autres considérations motivent les géants de l'informatique. D'abord une évolution prochaine du cadre réglementaire, qui devrait faire de 2008 l'année écolo. Ensuite, des considérations économiques. Certes, les fournisseurs sont sous surveillance : Greenpeace a commencé dès la rentrée 2006 à titiller les grands fournisseurs de téléphones mobiles et d'ordinateurs. On se souvient aussi du rapport saignant sur Apple, accusé d'utiliser des éléments toxiques. La firme à la pomme déclarera haut et fort au printemps 2007 avoir entendu l'association : Apple serait devenue éco-responsable. L'organisme milite ainsi tout au long de l'année. En septembre, Greenpeace félicite Nokia et épingle Apple et HP. En fin d'année, Nintendo obtient un zéro pointé pour sa Wii et Microsoft 2,7 sur 10. Toujours est-il que les recommandations et admonestations de Greenpeace n'auraient pas autant de poids si elles ne coïncidaient pas avec des préoccupations très terre à terre. Ainsi, si auparavant dans une salle de serveurs, le mètre carré représentait un élément majeur du coût, la consommation électrique est devenue en 2007 le critère majeur dans la facture globale. D'autant que plus les serveurs consomment, plus ils chauffent, et plus il faut refroidir la salle, en consommant encore de l'électricité. Or, si en France l'électricité reste une denrée relativement accessible et de qualité, il n'en est pas de même dans certains pays comme les Etats-Unis - notamment en Californie, qui a connu de sévères coupures - ou la Grande-Bretagne. Un hébergeur comme Telecity Redbus teste par exemple la pile à combustible pour pallier les déficiences du réseau électrique. Refroidir les data centers autrement qu'en utilisant de l'électricité devient en tout cas une priorité. Le projet Green Roof vise par exemple à planter des arbres sur le toit des salles de serveurs afin d'en rafraîchir l'atmosphère. Plus généralement, les fournisseurs s'interrogent sur la façon de réduire la consommation des data centers au sein du projet Green Grid. Une des pistes étudiées sera la virtualisation, qui est censée permettre d'utiliser toutes les capacités d'un serveur, et non quelques pour cent comme c'est le cas la plupart du temps. On apprend par ailleurs dès janvier que le label Energy Star pourrait désigner les serveurs les plus écolos. Deux mois après, HP se dit prêt pour ce futur label Energy Star 4.0. L'attitude citoyenne, écologique, dite éco-responsable, devient en effet un élément essentiel de la communication des entreprises de l'informatique. En particulier chez Big Blue, qui se transforme peu à peu en Big Green : en avril, IBM annonce qu'il proposera en option des mémoires Flash à la place de disques durs dans ses serveurs lames, car ils consommeraient 95% d'électricité en moins. Le mois suivant, IBM dit vouloir investir un milliard de dollars pour les économies d'énergie, c'est le lancement officiel du projet Big Green. Dans ce projet figure le remplacement de multiples serveurs par des mainframes dans les propres data centers d'IBM, car les mainframes seraient moins gourmands en ressources... et ils représentent une belle opportunité commerciale. Fin novembre, des « IBM fellows » feront le déplacement à Paris pour exposer leurs services et technologies écolos. Pas en reste, Microsoft s'associe à la Fondation Clinton, en annonçant son intention de développer des logiciels à destination des métropoles mondiales afin qu'elles puissent contrôler leurs émissions de carbone. Brocade se sert de l'argument écologique pour vanter ses produits par rapport à ceux de Cisco. Ricoh indique profiter de la journée mondiale de l'environnement pour sensibiliser ses employés. Vexé d'avoir été tancé par Greenpeace, l'Indien Wipro dit qu'il suivra désormais la directive européenne RoHS (Restriction on Hazardous Substance) qui interdit l'usage de certains produits dangereux pour l'environnement. Sun ouvre openeco.org, un site communautaire qui calcule, analyse et compare l'émission de gaz à effet de serre des entreprises, tandis qu'Intel lance LessWatts.org, communauté qui a pour but de réduire la consommation des composants dans tous les systèmes sous Linux. On peut encore citer Dell, qui lance un concours pour favoriser le développement de technologies vertes. Marketing ou véritable attitude citoyenne, quoiqu'il en soit, concluait Forrester dans notre dossier sur la « Green IT », tout le monde y viendra. On notera d'ailleurs que l'informatique verte sera un des principaux thèmes de l'édition 2008 du Cebit.

Article 8 sur 15

Top 10 de 2007 : Les PC à bas coût débarquent enfin

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Le mûrissement a été difficile, mais les PC à bas coût débarquent finalement en cette fin d'année 2007. La tendance habituelle à la baisse des prix s'est accélérée avec la hausse des ventes de portables, et s'est conjuguée à une volonté politique : équiper les pays émergents. Certes, les fournisseurs classiques avaient bien quelques projets dans leur besace (comme le PIC - Personal Internet Computer - d'AMD, abandonné fin 2006, ou le Classmate d'Intel, à 400$ tout de même), mais c'est Nicholas Negroponte qui aura donné la véritable impulsion. Le fondateur du Media Lab du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a créé début 2005 l'association OLPC (One Laptop Per Child), afin de concevoir des ordinateurs à 100$ l'unité, les XO, qui seraient achetés par les gouvernements des pays émergents pour être distribués aux enfants. Le concept évolue - le prix aussi, hélas - et le coup d'envoi est vraiment donné début 2007 avec l'annonce d'une mise en production du XO au troisième trimestre par le Taïwanais Quanta Computer. Les détails sont peu à peu dévoilés. On apprend ainsi que la batterie des ordinateurs OLPC pourra se recharger comme un yo-yo, puis que le XO aura un système de sécurité qui permettra de le désactiver à distance. En octobre, on apprendra même que des chercheurs travaillent à réutiliser l'énergie du bétail pour alimenter le XO ! Tandis qu'un fabricant chinois dit préparer un concurrent au projet de l'OLPC et qu'Asustek élabore un PC ultra-mobile à moins de 300$ qui sera dévoilé au cours de l'été, un prototype du XO est exposé par Red Hat à Paris, sur le salon Solutions Linux fin janvier. Et l'éditeur propose même de télécharger Sugar, le système d'exploitation du XO, afin de s'en faire une meilleure idée. L'enthousiasme est toutefois rapidement tempéré. En avril, le fabricant pressenti pour le XO annonce un retard de quelques mois. Et le projet OLPC augmente de 75% le prix théorique de l'ordinateur, en expliquant que le passage du rêve à la réalité nécessite un tel ajustement, mais que cela n'aura pas d'incidences sur les ventes. Le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, la Libye, le Pakistan et la Thaïlande auraient déjà passé commande. On s'interroge plusieurs mois sur le fait de savoir si les pays riches pourront aussi s'en procurer. La réponse finit par arriver en septembre, et elle est plutôt maligne : oui, les Etats-Unis et le Canada pourront commander des XO, mais à un prix nettement supérieur, afin de financer des XO pour les pays pauvres. C'est le programme « Get One, Give One », qui connaît un tel succès qu'il sera prolongé jusqu'à la fin de l'année. L'OLPC voit arriver un soutien de poids en juillet avec le ralliement d'Intel. L'OLPC s'était en effet engagé aux côtés d'AMD, tandis qu'Intel, fort de son projet Classmate, raillait ce qu'il qualifiait de gadget du MIT. Un autre soutien intéressé arrive en octobre : Microsoft dit travailler à une adaptation de XP aux faibles performances du XO. Les premiers tests de ce XP pour l'OLPC sont prévus pour janvier 2008. D'un coup, la production de masse pour les pays les plus pauvres est devenue un grand enjeu commercial. La polémique entre Mandriva et Microsoft sur les Classmate nigérians le montre bien. Si le but caritatif de l'OLPC ne peut être remis en doute, il est évident que les grands de l'informatique associés à ce projet cherchent quant à eux des relais de croissance.

Article 9 sur 15

Top 10 de 2007 : AMD en panne sur la route de Barcelona

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Alors qu'en 2006 AMD taillait des croupières à Intel, 2007 passerait plutôt pour une annus horribilis. La faute aux retards successifs du Barcelona, la version quadri-coeur du processeur Opteron d'AMD. Annoncé fin 2006, pour une production prévue au deuxième trimestre 2007, Barcelona ne devrait finalement être produit en volume qu'au premier trimestre 2008 ! Un contretemps qui jette une ombre sérieuse sur les capacités d'AMD à suivre sa feuille de route et à satisfaire aux demandes du marché, alors qu'Intel reprend du poil de la bête. Pas de quoi enthousiasmer les marchés, alors qu'AMD accumule les mauvaises surprises financières. L'année 2007 commence en effet par la présentation de résultats annuels guère folichons, dus à une difficile digestion d'ATI et à la guerre des prix continuelle avec Intel. Pourtant, sur le plan technologique, tout se présente sous de bons auspices pour AMD. Même si Intel est resté archi-dominateur sur le marché en 2006, on peut dire que c'est AMD qui a mené la danse grâce à ses Opteron bi-coeurs. En fin d'année 2006, Intel réplique en annonçant ses Xeon 5300, des processeurs quadri-coeurs. Ce à quoi AMD répond avec les Opteron 8000, nom de code Barcelona, de véritables quadri-coeurs, et non de doubles bi-coeurs comme ceux d'Intel, précise alors AMD. Mais en attendant, il faut meubler. AMD booste ses Opteron bi-coeurs à 3 GHz. Et annonce pour la fin de l'année les Phenom, des quadri-coeurs pour ordinateurs de bureau. De même, alors qu'Intel lance officiellement Santa Rosa, sa plateforme pour ordinateurs portables, AMD répond en annonçant Puma, sa propre combinaison processeur/chipset pour notebooks. En juin démarre Computex, le grand show taïwanais. AMD ne fait qu'y exposer des Barcelona, faute de pouvoir les livrer. Inutile de dire que le retard de Barcelona inquiète les analystes, quand bien même AMD soutient que ses processeurs pourront sortir à l'été. Pour rassurer les marchés, le fondeur annonce un plan de restructuration qui devrait lui permettre d'économiser 500 M$ sur l'année, en limitant les embauches. La cure d'amaigrissement qu'Intel a entamée plus tôt a en effet permis au concurrent d'AMD de présenter une rentabilité en hausse. Et Intel enfonce le clou le mois suivant en exposant sa feuille de route pour les processeurs en 45 nm. AMD a bien besoin d'une telle recette magique : en avril, le fabricant publie une perte nette de 611 M$ contre un bénéfice net 185 M$ à la même période en 2006. Le trimestre suivant n'est guère plus reluisant. Alors qu'Intel améliore encore sa rentabilité, les résultats annoncés au coeur de l'été affichent une perte pour AMD de 600 M$ ! AMD veut montrer qu'il garde l'initiative. Suite à l'annonce de ces mauvais résultats, AMD convie journalistes et analystes pour leur présenter sa stratégie, dite Bulldozer & Bobcat, autrement dit centrée autour des serveurs et des appareils grand public. Et c'est finalement début septembre qu'a lieu le lancement officiel de Barcelona, rebaptisé Quad-Core Opteron - sachant que la disponibilité en volume sera pour plus tard... On apprendra d'ailleurs quelque temps plus tard que même les premières livraisons ne se font qu'au compte-goutte, la faute à un bug qu'AMD ne prévoit pas de corriger avant début 2008. Autre initiative, AMD explique qu'il livrera une version bridée de ses Phenom, des processeurs triple-coeurs, donc. Les Phenom seront d'ailleurs officiellement lancés en novembre mais tarderont à sortir vraiment, victimes du bug du quadri-coeur. Puis AMD tente de capter l'attention avec sa stratégie 2-en-1 puis 3-en-1. Mais tout cela est trop peu, trop tard : AMD annonce un quatrième trimestre consécutif de pertes en octobre, alors qu'Intel peut se targuer d'avoir vendu 2 millions de son quadri-coeur. AMD finit ainsi l'année 2007 en net recul dans le classement des fabricants de semi-conducteurs, et avec une action à son plus bas niveau depuis 4 ans. Il paraît, à en croire Hector Ruiz, PDG d'AMD, que 2008 sera « une année de transition phénoménale » .

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Top 10 de 2007 : Vista se lance en fanfare, mais les ventes restent sotto voce

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20085 min de lecture

Avec Vista, on allait voir ce qu'on allait voir. Comme à chaque sortie d'un nouveau Windows, Microsoft a misé énormément sur ce produit, et la communication de l'éditeur a été à la hauteur de ses espérances : énorme. Mais bien évidemment, les retards se sont accumulés, et la sortie en fanfare de Windows Vista s'est retrouvée décalée à janvier 2007. Toute la communication de Microsoft s'est ensuite concentrée sur le rythme d'adoption de son système d'exploitation, forcément jugé très bon par l'éditeur. Sauf que les statistiques des cabinets d'analyse sont venues plomber la fin de l'année. Dès novembre 2006, à quelques jours du lancement de l'OS pour les entreprises, Forrester prévient que l'adoption de Vista sera lente. Et Dell met les pieds dans le plat en indiquant qu'il faudra prévoir un surcoût, pour passer à 2 Go de RAM minimum. De son côté, Microsoft ne voit pas de raison pour une entreprise de ne pas adopter Vista : pour l'équipe Vista, l'OS est mieux sécurisé et moins cher à administrer que les précédents Windows. Le 30 novembre 2006, Vista est disponible pour les entreprises en licences en volume ; « Welcome to a new day », proclame Microsoft. Mais l'impact sur un système d'information est tellement énorme que LeMondeInformatique.fr explique dans un dossier spécial pourquoi il est urgent de ne pas se presser. D'ailleurs, la moitié des PC de bureau des Etats-Unis serait incapable de passer à Vista, explique un cabinet d'études. Conscient du problème, Microsoft lance fin février une série d'outils d'aide à la migration, ainsi qu'une liste d'applications compatibles ou certifiées. Et en avril, suite à une décision de justice, Microsoft se trouve contraint d'expliquer ce que le logo Windows Vista Capable appliqué sur les PC signifie ; en l'occurrence, cela ne garantit pas du tout que le PC supporte les fonctions les plus avancées, et partant les plus intéressantes, de Vista. Le véritable test aura lieu avec la mise à disposition pour le grand public. Pour le coup, Ovum est optimiste sur le rythme d'adoption de Vista par les particuliers. Sauf qu'en France, on apprend rapidement que Vista sera 40% plus cher. Finalement, c'est en direct de New York que Steve Ballmer lance Windows Vista et Office 2007 le 30 janvier 2007. Le budget marketing est colossal. Un petit exemple à l'échelle française : de longues publicités Microsoft, avec une Flavie Flament transformée en vendeuse de téléshopping, squattent les écrans. Les premiers rapports sur l'adoption du système d'exploitation ne sont guère encourageants. Ainsi, selon Gartner, il n'y a pas eu d'effet Vista sur les ventes de PC. On apprend aussi qu'un grand compte comme le ministère américain aux Transports fait passer un mémo pour interdire jusqu'à nouvel ordre toute migration vers Vista. Et les utilisateurs se plaignent sur le site 'boîte à idées' de Dell, Ideastorm : ils veulent la possibilité de commander des machines sous XP. En Grande-Bretagne, les revendeurs rapportent que la première question qui leur est posée est de savoir si une licence Vista permet de repasser à XP ! Parallèlement en effet se joue le sort de Windows XP. Dans un premier temps, Microsoft annonce que XP prendra sa retraite chez les constructeurs en janvier 2008. Comme le montre l'exemple de Dell, il ne faudrait pas que XP vive trop longtemps afin que Vista s'impose plus facilement. Car les premiers clients de Microsoft, ce sont les OEM. Auprès de qui les ventes se passent plutôt bien, explique l'éditeur. Lenovo signe par exemple un contrat global de 1,3 Md$ avec Microsoft - certes, pas que pour du Vista. Mais Microsoft est formel : Vista doperait son chiffre d'affaires et ses bénéfices. Fin juillet, Steve Ballmer dit avoir écoulé plus de 60 millions de copies de Vista, et indique : « A la fin de notre année fiscale 2008, il y aura plus de PC sous Windows dans le monde qu'il n'y a d'automobiles. » Si l'on établit une moyenne entre les analyses d'IDC et celles d'In-Stat, Vista n'a que peu d'influence sur les ventes de PC. Comme le signalait Dell avant sa sortie, ce sont surtout les fabricants de mémoire vive qui se frottent les mains. Preuve que les entreprises hésitent à migrer, Microsoft publie en juin un nouvel outil pour évaluer le degré de compatibilité d'un parc matériel, et lui adjoint un autre outil en juillet pour évaluer le TCO (coût total d'exploitation). Puis Microsoft en ajoute une louche sur la plus grande sécurité de Vista par rapport à XP. En plein mois d'août paraît une étude - commanditée par Microsoft - qui explique que 95% des logiciels les plus vendus seraient compatibles avec Vista. Malgré ces efforts de communication, on ne se hâte pas de migrer. D'après Xiti, le démarrage de Vista est plus lent que celui de XP en son temps. Et l'organisme établit ses mesures sur des OS installés et utilisés, non sur les ventes aux OEM. Forrester indique que les entreprises attendent le SP1 de Vista, voire l'arrêt du support de 2000 et de XP. Gartner fait le même constat. Un cabinet d'aide aux utilisateurs préconise même d'attendre six mois après le SP1 pour passer à Vista... alors même que la date de sortie de ce premier service pack recule sans cesse, pour être établie finalement au premier trimestre 2008. Fin septembre, une enquête auprès des DSI américains montre qu'une majorité d'entre eux n'ont pas de projet de déploiement. Les raisons de cet attentisme ? En termes technologiques, Vista n'apporte pas énormément de nouveautés. Il n'est même capable d'exploiter pleinement le potentiel des processeurs multi-coeurs. En outre, Windows 2000 remplit toujours son office, XP a été grandement stabilisé, et le système d'exploitation serveur correspondant à la génération de Vista n'est pas sorti : ce sera Windows Server 2008. Du coup, pour satisfaire les clients, Microsoft réintroduit XP en catimini : en septembre, l'éditeur met en place un programme permettant aux acheteurs de PC avec Vista pré-installé de revenir à XP. Une semaine après, on apprend que les OEM auront finalement jusqu'au 30 juin 2008 pour proposer XP. Et les premiers tests du SP1 de Vista ne sont guère encourageants : d'après une société spécialisée dans les benchmarks, le service pack apporterait des gains de performance insignifiants. Forrester de conclure : le premier concurrent de Vista, c'est XP. Et il le restera encore quelque temps. Jusqu'à l'arrivée de Windows Seven ?

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Perspectives 2008 : les cinq éléments clés à prendre en compte par les réseaux sociaux

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20084 min de lecture

S'ils veulent perdurer dans le temps, les réseaux sociaux devront prendre en compte cinq éléments essentiels en 2008 : mobilité, interopérabilité, réseaux de niche, législation et trouver les moyens de monétiser leur audience. Des réseaux de niche Première tendance de fond : la montée en puissance de sites communautaires dits « de niche ». Ce phénomène semble d'ailleurs assez logique : plus un réseau social est volumineux, et moins on y trouve ce que l'on cherche, un peu comme dans une grande surface démesurée. Si les réseaux sociaux ne veulent pas générer chez leurs membres un effet de lassitude ou le sentiment d'être « perdu » dans tout ce foisonnement de services, ils devront rationaliser et affiner leur offre. Des réseaux de niche voient quotidiennement le jour : bakespace.com s'adresse par exemple aux adeptes de la cuisine (en anglais, mais koochers.com devrait bientôt le suivre, en français), trendmill.com attire les fans de mode et (l'un des derniers en date) SoHorse.com est entièrement dédié à l'univers équestre. Vers plus d'interopérabilité Tôt ou tard, les réseaux sociaux se verront contraints d'adopter un standard d'interopérabilité. L'internaute à la recherche d'un emploi, fan de football ou encore de cuisine est obligé de se créer un nouveau profil à chaque fois, ce qui peut rapidement se révéler usant. D'autant qu'il est souvent impossible de partager automatiquement un même fichier sur l'ensemble de ces profils. Facebook a déjà fait un pas vers l'interopérabilité, en annonçant sur son blog qu'il autorisait ses partenaires, mais aussi la concurrence, à utiliser sa plate-forme comme modèle . Idem pour Google, avec le lancement d'Open Social en octobre dernier , obtenant dans la foulée le soutien de Myspace. « Cette initiative marque une grande étape dans le monde des réseaux sociaux », souligne Mary Beth Kemp, analyste senior chez le cabinet d'études Forrester. L'internaute peut développer des applications, puis les diffuser sur n'importe quel réseau social. Malheureusement, pour le moment cette portabilité n'est pas le fait de tous les sites, car peu d'entre eux sont enclins à partager leur base de données clients. « Force est toutefois de constater que nous nous dirigerons vers une standardisation de l'offre, car il s'agit d'un véritable besoin chez les internautes », ajoute avec optimisme Mary Beth Kemp. Mobilité : à prendre en compte « Les internautes ont envie d'avoir accès à leur réseau social où qu'ils se trouvent, pour mettre à jour leur statut, envoyer des messages à un contact ou envoyer en temps réel une photo prise avec son téléphone sur son compte », explique Lorentz Bogaert P-dg du réseau Netlog. Certains sites communautaires (comme Google par exemple, avec le rachat de la start-up Zingku, spécialisée le partage de photos ou de vidéos sur téléphone portable) ont déjà amorcé le décloisonnement et fait un pas vers la mobilité. « Un obstacle est à noter toutefois, les opérateurs sont très protecteurs de leur réseau de téléphonie, et cette évolution des réseaux sociaux vers la mobilité risque de faire de l'ombre au classique sms, source de revenus », note encore Lorentz Bogaert. Ce segment mettra donc sans doute encore du temps à réellement décoller. Améliorer la législation Réseau social rime également avec excès et intrusion dans la vie privée des internautes. Des lois de protection existent, mais sont-elles adaptées au phénomène des réseaux sociaux ? Apparemment non, plusieurs affaires ayant récemment défrayé la chronique, comme le lancement très controversé de Beacon par Facebook. Cet outil « qui vous suit à la trace » permet au célèbre site communautaire de monnayer son succès, en offrant aux annonceurs un accès aux données personnelles des membres, afin de leur proposer de la publicité ultra ciblée. Face aux avalanches de protestations , Mark Zuckerberg (fondateur du site) a fait un pas en arrière , en s'excusant et en promettant de brider son système de pistage. Autre problème, le manque de conscience des dangers des réseaux communautaires chez l'utilisateur. Certes aucune loi n'interdit de diffuser des informations personnelles sur un site, mais peu d'internautes sont capables d'en mesurer les conséquences (sur leur carrière par exemple). D'après Mary Beth Kemp, « dans l'idéal, il faudrait créer une charte des droits des utilisateurs de sites communautaires ». Trouver un business modèle viable « Le modèle économique le plus connu, c'est évidemment la publicité (tout comme il l'a été pour la télévision, la radio ou la presse ces cinquante dernières années), estime Jeffrey Hammond, consultant chez Forrester. Mais il existe des alternatives durables pour monétiser l'audience des réseaux communautaires, comme le principe d'abonnement, ou les services premiums ». L'internaute choisit le contenu qui l'intéresse, et paie pour y avoir accès.

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Perspectives 2008 : l'avenir des suites bureautiques

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Google Apps, Buzzword, ThinkFree, Glide... 2007 aura été le théâtre de l'éclosion d'une kyrielle de produits bureautiques en ligne, véritables suites ou briques isolées. Le point commun entre tous ces outils : ils offrent, souvent gratuitement, l'accès à des fonctions réservées jusqu'à très récemment aux clients lourds, Microsoft Office en tête. Champion de ce domaine, Google propose à ses utilisateurs, avec son service Documents, un traitement de texte, un tableur et un outil de présentation, offrant tous des possibilités de travail collaboratif et de stockage. Conscients de l'enjeu que représente le créneau de la bureautique hébergée, d'autres grands éditeurs emboîtent rapidement le pas à Google. Signalons également l'initiative, portée par Gaël Duval, consistant à porter la suite Open Source OpenOffice sur le Web. Evoquons enfin l'incursion d'Adobe sur un terrain qui n'est pas le sien : aux premiers jours de l'automne, l'éditeur se payait Virtual Ubiquity et son traitement de texte Buzzword. Si l'offre tend à devenir pléthorique, elle ne parvient pas encore à convaincre les lecteurs du Mondeinformatique.fr. Interrogés en octobre, ils étaient 54,4% à estimer que les offres hébergées ne sont pas à la hauteur des clients dits « lourds ». Au contraire, nos lecteurs sont davantage enclins à adopter un couple services en ligne/client installé sur le poste de travail. C'est, d'ailleurs, le modèle sur lequel Microsoft axe sa stratégie : Office demeure le nerf de la guerre, et est complété par une batterie de services en ligne réunis sous la bannière Office Live. La prochaine évolution consistera peut-être à doper la partie hébergée : si Microsoft ne le fait pas lui-même, d'autres le proposeront à sa place, comme l'a déjà fait Sabeer Bhatia, le cofondateur de Hotmail. Avec Live Documents, il greffe sur Office des fonctions collaboratives et entrevoit des retombées plus juteuses pour ce service que pour Hotmail. Le modèle hybride mis en place par Microsoft, s'il séduit nos lecteurs, n'a aucun avenir, selon Louis Naugès. L'inventeur du terme « bureautique » et président de Revevol estime ainsi que le couple services en ligne / client local « est mort. Microsoft continuera à traîner des pieds pour le faire perdurer et ne pas tirer un trait sur les marges énormes issues d'Office. S'il bouge, l'éditeur crédibilise le concept [du tout hébergé, NDLR] sur lequel il n'est pas le meilleur. » De fait, selon Louis Naugès, la bureautique classique va mourir. Seule subsistera la « bureautique 2.0 ». La seule question valable porte sur le temps que ce mouvement prendra. Si les PME, les particuliers et les milieux éducatifs ont déjà bien entamé le virage, c'est un peu plus délicat en ce qui concerne les grandes entreprises. « Il y aura malgré tout entre 4 et 10 entreprises en France, comptant plus de 5000 salariés, qui passeront aux suites bureautiques hébergées en 2008, prédit Louis Naugès. Le mouvement décolle tout doucement, mais c'est un mouvement de fond inévitable. » Parmi les avantages susceptibles de décider les entreprises, outre l'aspect collaboratif et les possibilités d'utilisation nomade des suites hébergées, figurent évidemment les réductions de coûts qu'elles permettent de réaliser. A titre d'exemple, Google Apps revient à environ 40 € par an et par utilisateur. Une somme qui ne souffre d'aucune comparaison avec Microsoft Office. Certes, le produit de Microsoft offre infiniment plus de fonctionnalités mais, comme le souligne Louis Naugès, « les fonctions sur le poste de travail sont inutilisées à 90% ». Reste à savoir quel(s) acteur(s) va(vont) parvenir à s'imposer sur ce terrain. Si l'offre est actuellement pléthorique, « les petits bricoleurs n'ont aucune chance ». De fait, seuls les spécialistes capables d'investir de lourdes sommes dans une infrastructure capable d'accueillir des millions d'utilisateurs pourront tirer leur épingle du jeu. Parmi eux, Microsoft et Google figurent en bonne place mais pourraient être concurrencés par des acteurs plus inattendus. « Amazon, par exemple, propose déjà des solutions de stockage (S3), de calcul (EC2) et de bases de données (SimpleDB). Il ne serait pas étonnant de le voir débarquer dans les applicatifs bureautiques », conclut Louis Naugès.

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Perspectives 2008 : ce que pourrait préparer Google

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20082 min de lecture

Alors que le n° 1 de la recherche en ligne vient de se voir autorisé par l'Union européenne à racheter DoubleClick, Google n'en finit pas d'alimenter la rumeur quant à son prochain levier de croissance. On parle bien sûr du gPhone, mais également de centres de calculs ou de mondes virtuels à la sauce du géant de Mountain View. ComputerWorld a ainsi sondé quelques observateurs du marché afin qu'ils livrent les potentielles orientations de Google pour 2008. Tout à sa stratégie de multiplier ses revenus émanant de la publicité, Google pourrait acquérir davantage d'actifs dans les médias traditionnels, comme une chaîne de télévision, souligne Rob Enderle, analyste au Enderle Group. S'il doute d'un rachat de réseau spécialisé, l'analyste table sur de nouveaux partenariats qui gonfleraient la valeur du package publicité du groupe. Chris Winfield, président de 10e20 LLC, société spécialisée dans le marketing en ligne, voit en Google un fournisseur de logiciels et de matériels informatiques gratuits, mais sponsorisés par de la publicité. Une tendance que le moteur de recherche a débuté cette année avec son OS pour mobile Android et qui perdurera en 2008 et au-delà. Alors que certains pensent que Google investira le marché de la publicité traditionnelle, soit en diffusant ses propres spots lors du Super Bowl soit en rachetant une régie traditionnelle, d'autres prédisent un avenir plus radieux aux applications Google, qui pour l'heure peinent à décoller. Et le gPhone (Android) pourrait bien être le déclencheur estime Peter Hershberg de Reprise Media, expert en marketing en ligne, pour qui le mobile à la sauce Google offrira la porte d'entrée aux multiples services et logiciels de la marque (comme Picasa, Blogger ou Gmail voire les Google Apps). L'avenir de Google serait ainsi lié à la mobilité et pourrait également donner l'impulsion nécessaire aux services de recherche locale (surtout aux Etats-Unis), un marché trusté pour l'heure par notamment Yahoo et CitySearch. En dernière ligne de mire des experts, on retrouve sans surprise un positionnement agressif dans les réseaux sociaux et, bien sûr, l'arrivée d'un OS Linux Google qui viendrait asseoir la marque sur un marché acquis à la cause Microsoft. Lire l'article de ComputerWorld

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Perspectives 2008 : décollage prévu de l'IT verte

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20083 min de lecture

Greenpeace le prédit : 2008 sera une année où les constructeurs informatiques feront des efforts dans le recyclage de leur déchets, dans l'utilisation de composants non polluants et dans leur engagement écolo. Si le classement de l'association, qui a récemment épinglé Nintendo et pointé du doigt Nokia, n'en est qu'à sa sixième édition, la portée et surtout les retombées économiques du barème Greenpeace sur la santé de l'entreprise sont évidentes. Apple en a récemment fait les frais et a dû modifier les composants de l'iPhone, jugés trop polluants par l'ONG. Est-ce une prise de conscience des consommateurs et/ou des entreprises, pour qui l'éco-responsabilité des marques détermine l'acte d'achat ? Gaudriole marketing ou réelle problématique économique ? Autant de questions qui commenceront à trouver réponses en 2008. Pour Eric Sansonny, directeur commercial et marketing de l'hébergeur français Amen, il s'agit d'une combinaison de facteurs. La société, qui vient récemment de lancer une offre de serveurs ECO, renfermant des composants plus écolos car plus adaptés aux besoins peu critiques de ses clients, fait partie d'un marché où « la consommation d'électricité est le nerf de la guerre ». Vient s'ajouter à cela une démarche citoyenne, qui reste certes dans l'air du temps. Mais, « s'il y a une prise de conscience globale des problématiques de l'environnement, il y a aussi des problématiques économiques (comme la hausse de l'électricité ou du pétrole). C'est aussi une question de survie de réduire la facture ». Ainsi, il est clair que la sensibilisation aux phénomènes environnementaux perdurera en 2008, parce qu'elle est au coeur d'une problématique économique. Si les actions entreprises par les ténors de l'industrie informatique semblent marginales et parfois théâtrales - Sun qui enterre ses blackbox dans une mine de charbon désaffectée chinoise pour favoriser leur refroidissement -, il apparaît toutefois que de vraies mesures concrètes pourraient être mises en place en 2008. La délocalisation de petits hébergeurs vers des pays estimés plus éco-responsables (comme l'Allemagne ou le Danemark) pourrait en être une. Même si au final, c'est pour des raisons économiques, voire technologiques, que l'opération est menée. « Tout dépend de l'infrastructure réseaux en place », commente Eric Sansonny. Finalement, tant mieux si c'est aussi écolo. C'est en Europe que les esprits devraient le plus évolué dans les années à venir. L'Union européenne devrait, en 2008, légiférer et imposer des carcans juridiques pour le recyclage des déchets, mais également dans intervenir l'éducation des Etats-membres, qui tardent à déployer des politiques adaptées vers leurs citoyens. Ce que pointait du doigt une étude récente de l'université des Nations Unies, pour qui le Vieux Continent peut largement mieux faire en matière de recyclage. Les Etats-Unis, de leur côté, ont tendance à exporter leurs déchets vers les pays pauvres quitte à les polluer, nous apprend notamment la Basel Action Network (BAN), une association écologique américaine. Autant dire que 2008 sera le témoin de changements radicaux. Vers du matériel plus écolo Si les fondeurs Intel et AMD ont depuis longtemps misé sur la basse consommation de leurs processeurs, les constructeurs de l'industrie high-tech feront de 2008 une année placée » sous le signe du développement durable. Le XO, ou encore le Classmate, pourraient en partie donner le la. Développés d'abord dans un but humanitaire, ces portables pourraient entraîner dans leur sillage un engouement pour les ordinateurs plus verts. Systèmes d'alimentation écolos, OS et hardware basse conso, et financement adapté : autant de paramètres très développement durable. Les disques durs SSD (Solid State Disk) devraient également s'inscrire dans cette tendance. S'ils ne remplaceront pas tout de suite les disques à plateaux magnétiques, il devraient équiper davantage de machines dans les années à venir.

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Perspectives 2008 : les prévisions d'IDC pour le stockage

Par La RédactionPublié le 6 janvier 20082 min de lecture

Dans ses traditionnelles prévisions pour le marché du stockage, IDC anticipe qu'en 2008 les DSI embrasseront les services de stockage en ligne, pousseront à la dé-duplication dans les centres de données et adopteront des disques durs SSD (Solid-State Drive) pour consolider leur infrastructure et mettre en place une politique écolo. Selon le cabinet d'analystes, face à un marché qui progresse de 60% par an, les DSI seront contraints de revoir leur système de stockage de façon à les adapter au mieux à leur données, et de prendre en compte, dans la foulée, des problématiques d'espace et de consommation d'énergie. En 2008, les entreprises évalueront, prudemment, les technologies de disques durs SSD, poussées notamment par le besoin toujours grandissant des utilisateurs en terme de stockage en ligne, très gourmand en temps de réponse et dans le traitement de transaction. Et dans ce contexte, IDC prédit les évolutions de trois segments : l'apparition de nouveaux modèles de stockage comme celui orienté objet, de technologies de stockage « vertes », et la propagation des services en ligne. Les 10 prédictions d'IDC dans le stockage pour 2008 - Le stockage sous forme de services, comme le back-up, l'archivage et la récupération de données, devrait séduire davantage les entreprises ; - La nouvelle notion de stockage par rôle favorisera l'intégration entre la couche stockage et celle de la gestion de contenu ; - Les constructeurs vont miser sur le stockage orienté objet pour classer les données ; - La baisse des prix des SSD va doper leur adoption ; - Les serveurs virtuels vont devenir un canal idéal pour le iSCSI ; - La valeur ajoutée des services de stockage en ligne sera décloisonnée de l'infrastructure de base ; - La cryptage des disques durs va se standardiser dans les centres de données ; - Les offres pour le segment des PME (serveur et stockage intégrés) vont fleurir et se multiplier ; - Les politiques écolos dans le stockage vont pousser les entreprises à revoir radicalement leurs systèmes ; - La dé-duplication, le provisionning et les bandes virtuelles vont devenir populaires pour leur faible consommation d'énergie.