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IT & DirectionGrand dossier7 articlesPublié le

Enquête salaires 2008 : les spécialités qui rapportent le plus

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

A l'exception de certaines spécialités, les analystes relèvent un tassement des salaires dans la filière IT. Cette tendance intervient pourtant dans un contexte où l'offre reste largement supérieure à la demande.

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Article 1 sur 7

Des salaires en berne, sauf pour les spécialistes et jeunes diplômés

Par La RédactionPublié le 2 mai 20084 min de lecture

On aurait pu s'attendre à une hausse importante des salaires en 2007 et début 2008, dans la filière IT, dans la continuité de 2006. Or, le niveau de rémunération des salaires des informaticiens en poste n'a progressé que de façon modérée, en dépit de l'écart important qui subsiste actuellement entre l'offre et la demande. Seuls, quelques spécialistes parviennent à tirer leur épingle du jeu. Anthony Collins, directeur de la division informatique et télécoms du cabinet de recrutement Hays, relève ainsi une très légère hausse du niveau de rémunération des informaticiens en poste, depuis un an, avec quelques exceptions pour certains profils à l'embauche. « Malgré une certaine tendance à la stagnation, quelques profils parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu sur la question des salaires, note-t-il. Il s'agit notamment des jeunes diplômés sur certaines spécialités devenues difficiles à trouver. Du coup, dans les SSII, il arrive que les salaires de certains débutants soient plus élevés que ceux de certaines personnes expérimentées, ce qui a pour effet de générer quelques tensions, en interne. » Cette tendance est également relevée par le site d'emploi IT Lesjeudis.com. « Les augmentations individuelles se font plus rares, confirme Alexandre Xiradakis, directeur marketing et communication. Il y a un an, les recruteurs récompensaient les plus expérimentés ayant cinq ans d'expérience, alors qu'aujourd'hui, ils misent plutôt sur les juniors, à coup de +10 à +20% d'augmentation à l'embauche. Les SSII vont même jusqu'à recruter des promotions entières de jeunes diplômés. » Dernière en date, Sogeti qui, en septembre dernier, annonçait l'embauche de l'ensemble de la promotion 2007-2010 de l'école d'ingénieurs Polytech' Grenoble en CDI. Des salaires d'embauche pour les juniors en forte progression Même son de cloche pour Philippe Arsac, président du cabinet de recrutement IT EuroWin Consulting Group. « Aujourd'hui, on observe un tassement des salaires des informaticiens, sauf pour les spécialistes des technologies en vogue, telles que .net et Java/J2EE, des professionnels de la BI, et des consultants PGI. Dans ces spécialités, les salaires à l'embauche ont fortement progressé. » [[page]] Confrontées à des difficultés de recrutement sur certains profils, les entreprises du secteur se rabattent sur les jeunes diplômés, qu'elles rémunèrent à des salaires qui atteignent parfois des degrés... étonnants : « A titre d'exemple, un consultant junior BI, de niveau bac +5, peut démarrer à quelque 40 000 euros annuels ! signale le PDG d'EuroWin Consulting, en ajoutant que la progression du niveau de rémunération des jeunes informaticiens a atteint jusqu'à +20% ces deux dernières années. Mais il semblerait que le rattrapage de salaires que connaissent actuellement les jeunes diplômés ne dure qu'un temps. « S'ils connaissent une progression relativement rapide, les niveaux de rémunération ont tendance à stagner passé 35 ans, tempère Philippe Arsac, qui cite le cas d'un chef de projet BI en SSII, qui, passé la trentaine, se disait prêt à diminuer légèrement son salaire pour trouver un emploi chez un utilisateur final. Car dans les SSII, les évolutions se font plus rares, dès lors qu'on se rapproche de la quarantaine. » Resserrement de l'écart entre SSII et entreprises clientes Dominique Galet, directeur de la division systèmes d'information chez Michael Page, remarque également des hausses de salaires qui profitent à plusieurs spécialités : « Les progressions du niveau des rémunérations à l'embauche visent, une fois de plus, les incontournables développeurs J2EE/Java et .net, les ingénieurs d'études et développement et les consultants SAP, indique-t-il. Dans ces filières, les volumes de recrutement sont particulièrement élevés, ce qui fait monter les enchères : c'est le cas de la fonction études et développement qui concentre quelque 65% des recrutements IT à elle seule. » [[page]] Dans la course aux salaires, les éditeurs de logiciels sont ceux qui rémunèrent le mieux leurs consultants, développeurs et spécialistes de la R&D, d'après le responsable de Michael Page, qui remarque un resserrement de l'écart des salaires entre les SSII et les entreprises clientes : « Dans les DSI, les niveaux de salaires se sont alignés sur ceux du marché, souligne Dominique Galet. Les SSII rémunèrent moins bien qu'auparavant, et les acteurs de la banque/finance sont ceux qui payent le plus. » Hausse des salaires des Bacs + 2 et +3 D'autres, comme les moins diplômés, font aussi partie des rares gagnants dans le jeu des enchères salariales : « Cela fait environ un an que les rémunérations des Bacs +2 et Bacs +3 ont été relevées à la hausse, souligne Bernard Riquier, fondateur et président du cabinet de recrutement informatique et télécoms Bernard Riquier Conseil. Il s'agit de profils opérationnels, des développeurs notamment, spécialistes de Java/J2EE et .net. Ces compétences se sont tellement raréfiées, en région parisienne, que certaines SSII d'Ile de France vont chercher leurs développeurs en province, notamment à Marseille, voire à l'étranger, dans les pays du Maghreb, en Pologne, en Roumanie, et en Inde, ou dans des pays francophones, comme Madagascar ou l'Ile Maurice. » Bernard Riquier confirme une surchauffe sur les salaires des consultants PGI, dont bénéficient les spécialistes de SAP. « Les SSII rencontrent d'importantes difficultés pour recruter des experts de SAP, signale Bernard Riquier. Les spécialistes du module SAP FI Co, en finance, comptabilité et contrôle de gestion, sont devenus quasiment impossibles à trouver. »

Article 2 sur 7

Sondage : un lecteur sur deux n'a pas été augmenté ces 12 derniers mois

Par La RédactionPublié le 2 mai 20082 min de lecture

D'après le 'sondage flash' proposé sur Lemondeinformatique.fr, sur près de 1 300 répondants, près de la moitié n'ont pas été concernés par la moindre augmentation de salaire au cours des douze derniers mois de l'année. Et un peu moins du quart ont connu une légère revalorisation de leur salaire, inférieure à 3% (voir le tableau ci-dessous). On comprend ainsi pourquoi, actuellement, la question des salaires mobilise les salariés de certains éditeurs de logiciels et SSII. En témoignent les récentes manifestations publiques des salariés d'IBM, de Business Objects et plus récemment de Capgemini, pour une revalorisation de leurs salaires ou pour le maintien de leurs primes d'intéressement. « Les salariés de la IT demandent le retour des augmentations générales, devenues inexistantes dans les services informatiques, indique Yvan Béraud, secrétaire national du syndicat F3C CFDT. Chez Cagemini notamment, les informaticiens réclament un rattrapage de la perte du pouvoir d'achat sur plusieurs années, une revalorisation des indemnités repas, et souhaitent une meilleure cohérence du référentiel métier. » Et le représentant syndical de pointer l'absence de gestion des salaires qui règne actuellement dans certaines SSII. « Dans ce secteur, les salaires souffrent très souvent d'une mauvaise répartition, déplore t-il. On voit fréquemment des cas de chefs de projets débutants embauchés plus cher que leurs collègues en poste, pour des fonctions et responsabilités équivalentes, et ce, au sein d'un même service. Dans certains cas, les écarts peuvent parfois monter jusqu'à 30%. » Les résultats de notre 'sondage flash'
Augmentation sur ces 12 derniers moisNombre de votantsPourcentage
0%63549,3%
moins de 2,9%29222,7%
entre 3 et 5,9%17713,7%
entre 6 et 9,9%836,4%
10% ou plus1017,8%

Article 3 sur 7

Support et exploitation : stagnation des salaires

Par La RédactionPublié le 2 mai 20081 min de lecture

Hays note une absence de performances pour les salaires du support et de l'exploitation, en raison de la montée de l'externalisation des plateaux de hotline (vers des pays comme le Maghreb) ou de la sophistication des systèmes d'exploitation, qui impose des compétences de plus en plus élevées. Pour rester compétitifs sur un marché exigeant, les titulaires de BTS et DUT informatique n'hésitent donc pas à enrichir leurs formations initiales de certifications systèmes et réseaux de type Microsoft ou Cisco. La fourchette de rémunération pour les fonctions de support et d'exploitation
Spécialité / ExpérienceDe 0 à 2 ans2 à 5 ans5 à 10 ans
Hotliner18 K€ - 22 K€20 K€ - 23 K€22 K€ - 26 K€
Technicien support20 K€ - 22 K€20 K€ - 25 K€24 K€ - 28 K€
Administrateurs systèmes et réseaux24 K€ - 28 K€28 K€ - 32 K€30 K€ - 35 K€
Ingénieur systèmes et réseaux28 K€ - 32 K€32 K€ - 38 K€38 K€ - 43 K€
Analyste d'exploitation22 K€ - 25 K€25 K€ - 30 K€30 K€ - 35 K€
Responsable informatiqueNS35 K€ - 40 K€40 K€ - 50 K€
DBA30 K€ - 35 K€35 K€ - 45 K€45 K€ - 55 K€
NS : non significatif Source : Hays

Article 4 sur 7

Réseaux et télécoms : retour à la normale

Par La RédactionPublié le 2 mai 20082 min de lecture

Le marché de l'emploi réseaux et télécoms suit la tendance globale du marché de l'informatique. Compte tenu de la conjoncture économique et de l'évolution des technologies, les investissements vont toujours croissant dans ce domaine. En conséquence le marché de l'emploi reste dynamique. Sollicités par les nombreuses SSII du marché, les profils Bac +5 se font de plus en plus rares. Du coup, les entreprises intègrent plus facilement des profils Bac +2, pour des postes techniques dans l'infogérance, la hotline et l'administration des télécoms et réseaux. Pourtant, Hays s'attend à une baisse des investissements informatiques et télécoms pour l'année 2008. Le marché de l'emploi risque donc de suivre la tendance, ce qui laisse entendre que les salaires ne progresseront que normalement en 2008 dans les réseaux et télécoms, avec éventuellement une croissance sur les salaires des métiers et compétences de niche. La fourchette de rémunération pour les fonctions des réseaux & télécoms
Spécialité / ExpérienceDe 0 à 2 ans2 à 5 ans5 à 10 ans
Technicien réseau20 K€ - 24 K€25 K€ - 28 K€28 K€ - 33 K€
Ingénieur télécoms28 K€ - 32 K€32 K€ - 38 K€38 K€ - 45 K€
Architecte réseaux et télécomsNS38 K€ - 45 K€45 K€ - 55 K€
Ingénieur sécurité28 K€ - 32 K€33 K€ - 40 K€40 K€ - 45 K€
Responsable réseaux et télécomsNS38 K€ - 45 K€45 K€ - 55 K€
Responsable sécurité RSSINSNS50 K€ - 55 K€
NS : non significatif Source : Hays

Article 5 sur 7

Etudes et développement : le règne de Java/J2EE

Par La RédactionPublié le 2 mai 20082 min de lecture

« Nous constatons aujourd'hui une forte demande des entreprises sur les profils études et développement, aussi bien au coeur des grandes structures que dans les PME/PMI, indique Anthony Collins, manager de la division Informatique et Télécoms de Hays. Java et J2EE s'étant imposés dans les systèmes d'information, nous observons une offre plus importante que la demande, qui impacte directement sur les salaires des candidats. » Le responsable du département informatique et télécoms de Hays relève une montée du marché de l'Open Source, avec des technologies comme PHP, qui tend à décoller. « Reste que les fourchettes salariales, sur ces populations de développeurs et d'ingénieurs, restent nettement en deçà de celles de leurs homologues sur Java/J2EE. »
Spécialité / ExpérienceDe 0 à 2 ans2 à 5 ans5 à 10 ans
Analyste programmeur25 K€ - 30 K€30 K€ - 35 K€35 K€ - 40 K€
Ingénieur développeur30 K€ - 35 K€35 K€ - 40 K€40 K€ - 45 K€
Ingénieur qualIté et méthodes30 K€ - 33 K€33 K€ - 38 K€38 K€ - 42 K€
Ingénieur intégration30 K€ - 35 K€35 K€ - 40 K€40 K€ - 45 K€
Concepteur / développeur Web22 K€ - 26 K€26 K€ - 30 K€30 K€ - 35 K€
Responsable R&DNSNS45 K€ - 60 K€
Chef de projet études et développement32 K€ - 37 K€37 K€ - 45 K€45 K€ - 50 K€
ArchitecteNS37 K€ - 45 K€45 K€ - 55 K€
*à partir de 35 K€ sur Java/J2EE NS : non significatif Source : Hays

Article 6 sur 7

Conseil et MOA : un marché porteur

Par La RédactionPublié le 2 mai 20081 min de lecture

Hays prévoit un marché porteur en 2008 pour les métiers du conseil et la MOA. « Les candidats étant nombreux, on reste sur un marché équilibré où les rémunérations suivent une évolution naturelle », indiquent les auteurs de l'étude. Une exception, les nouveaux entrants ont des prétentions élevées auxquelles les entreprises répondent favorablement.
Spécialité / ExpérienceDe 0 à 2 ans2 à 5 ans5 à 10 ans
Consultant30 K€ - 35 K€35 K€ - 42 K€42 K€ - 50 K€
Chef de projet MOANS40 K€ - 45 K€45 K€ - 55 K€
Directeur de projetNSNS55 K€ - 65 K€
Consultant stratégie et organisation30 K€ - 35 K€35 K€ - 42 K€45 K€ - 55 K€
Directeur informatiqueNSNS60 K€ - 70 K€
Directeur de SINSNS65 K€ - 75 K€
NS : non significatif Source : Hays

Article 7 sur 7

Décisionnel et PGI : forte demande des entreprises

Par La RédactionPublié le 2 mai 20081 min de lecture

Hays note un renouveau des outils décisionnels et des PGI dans la gestion des entreprises, aussi bien dans les grandes structures que dans les PME. Les entreprises sont extrêmement demandeuses en outils d'informatiques de gestion et, de ce fait, leur offre est devenue très forte. Mais certaines rencontrent des difficultés à recruter des seniors. Du coup, la rémunération des candidats est favorisée à la hausse, dans ce secteur.
Spécialité / ExpérienceDe 0 à 2 ans2 à 5 ans5 à 10 ans
Développeur ABAP25 K€ - 30 K€30 K€ - 35 K€38 K€ - 40 K€
Consultant ERP30 K€ - 35 K€35 K€ - 40 K€40 K€ - 50 K€
Consultant fonctionnelNS35 K€ - 40 K€40 K€ - 50 K€
Chef de projet ERPNS35 K€ - 40 K€45 K€ - 55 K€
Directeur de projetNSNS50 K€ - 60 K€
NS : non significatif Source : Hays