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Premier Oracle OpenWorld après le rachat de BEA
Dossier de la rédaction
Pendant cinq jours, du 21 au 25 septembre dernier, OpenWorld 2008 a rassemblé quelque 43 000 utilisateurs d'Oracle à San Francisco. Parmi eux figuraient pour la première fois des clients de l'éditeur BEA, racheté en janvier 2008.
Aller au sommaireVoilà plus de trois ans qu'Oracle travaille sur sa suite Fusion Applications qui doit réunir le meilleur des grands progiciels de gestion qu'il a rachetés depuis 2005 (PeopleSoft, JDE et Siebel , en tête). Sa prochaine conférence Open World (21-25 septembre 2008, San Francisco) devrait permettre d'en savoir un peu plus sur les développements en cours.
La livraison de cette suite applicative était à l'origine annoncée pour 2008, avec une première salve prévue pour 2007. Le déroulement de ce calendrier a pour l'instant été respecté puisqu'Oracle a effectivement présenté en novembre dernier, sur l'édition 2007 d'Open World, les premières pièces de Fusion Applications. Celles-ci sont axées sur la gestion de la relation client (GRC, en anglais CRM) et sont proposées en ligne (sur le mode 'Software as a service').
Fusion Applications embarque l'analyse de données
Depuis, l'éditeur a fourni peu de détails sur les étapes suivantes. Il semble toutefois que les développements progressent bon train, selon un billet posté fin août sur le blog de Floyd Teter, un utilisateur américain, familier des applications Oracle depuis une dizaine d'années. Une visite au siège social de l'éditeur a permis à cet utilisateur privilégié de constater « de visu » les avancées fonctionnelles, « bien réelles », de Fusion Applications.
« Pas de présentations PowerPoint, ni de prototypes semi-opérationnels », relate Floyd Teter qui affirme avoir vu « d'authentiques applications » et avoir assisté à l'exécution de transactions ainsi qu'à l'exploration de données, à partir d'une application analytique pouvant descendre jusqu'aux détails de la transaction.
Il décrit des fonctions inspirées de la démarche Web 2.0, qui mettent l'accent sur la collaboration entre utilisateurs et qui proposent des outils d'analyse au sein du contexte fonctionnel.
Espérons qu'Oracle profite d'Open World 2008 pour révéler à un public plus large les progrès réalisés sur Fusion Applications.
Une livraison progressive qui prendra du temps
En juin dernier, à l'occasion de la présentation des résultats financiers annuels, Larry Ellison, PDG d'Oracle avait annoncé une livraison de la suite sur plusieurs années, à partir de 2008. « Nous allons continuer à livrer des applications Fusion jusqu'à ce que nous ayons une version Fusion de chacune des applications que nous commercialisons. Mais cela nous prendra du temps », avait-il alors reconnu.
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Avec Beehive, Oracle se met à la collaboration
La conférence utilisateurs d'Oracle a pris ses quartiers d'automne au Moscone Center de San Francisco. En cinq jours (21-25 septembre) et 1 800 sessions, OpenWorld va présenter la revue de détail d'une offre étendue, régulièrement complétée par croissance externe ; un catalogue produits qui va de la base de données aux applications de gestion, en passant par une vaste gamme d'outils de middleware et de développement.
Pour cette édition 2008, marquée notamment par le rachat de l'éditeur de middleware BEA Systems, Oracle dit attendre 43 000 participants, soit un millier de plus qu'en 2007. Les clients français, parmi lesquels France Télécom, y sont aussi plus nombreux que l'an passé : 150 ont programmé leur venue, Oracle n'ayant pas prévu de version européenne d'OpenWorld.
Beehive, pour communiquer au moment opportun
Le président Charles Phillips a consacré sa conférence d'ouverture aux applications, rappelant qu'Oracle continuait à faire évoluer les gammes rachetées (Siebel CRM, PGI de PeopleSoft et JD Edwards) et déroulant les plus récentes mises à jour.
A ce train de nouveautés attendues a succédé une annonce plus surprenante. Avec Beehive (la ruche), c'est une plateforme complète de services de collaboration que Charles Phillips a présentée, en mettant l'accent sur l'intégration des différents outils offerts et la gestion sécurisée des accès : e-mails, voix, messagerie instantanée, gestion de la présence des utilisateurs, des contacts, du calendrier et des tâches, auxquels s'ajoutent des outils de recherche, de conférence, de boîte vocale, ou encore, de blogs et de wikis.
Beehive intégrée à Microsoft Outlook
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Le nom de l'offre fera immanquablement penser aux anciens clients de BEA à ce projet de framework de développement aujourd'hui hébergé par Apache, mais il s'agit bien d'une suite logicielle directement concurrente des solutions de travail collaboratif promues par Microsoft, Novell ou IBM Lotus.
Avant tout destinée aux clients d'Oracle (plutôt de grandes entreprises), la suite Beehive présente l'intérêt de pouvoir s'insérer dans un processus métier pour pouvoir collaborer au moment le plus opportun. Il peut être intéressant, par exemple, lors d'une prise de commande, de contacter un commercial par messagerie instantanée pour obtenir une précision sur un produit. A noter que Beehive peut s'utiliser à partir d'un client Microsoft Outlook (avec lequel il présente une intégration avancée) ou d'un autre client de messagerie IMAP.
Des outils de gouvernance et d'entreprise 2.0
Cette toute nouvelle solution succède à l'ancien OCS (Oracle Collaboration Suite). Elle se veut plus ouverte sur les logiciels tiers car bâtie sur des standards ouverts, orientée « entreprise 2.0 » grâce à la présence d'outils estampillés Web 2.0, et conforme aux exigences de gouvernance grâce à des outils de sécurité intégrés.
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Officiellement annoncé sur OpenWorld, Beehive est déjà utilisée par certains clients d'Oracle depuis mai dernier. Le fabricant américain de charpentes métalliques Whirlind Steel, notamment, a choisi la version hébergée de Beehive qu'il a intégrée avec son infrastructure de téléphonie IP interne et son service d'annuaire. L'application relie les employés de cinq de ses sites et son équipe informatique gère le contrôle des accès de façon centralisée.
CRM et réseau social
Parmi les autres nouveautés détaillées par Charles Phillips, l'ERP maison, e-Business Suite, est attendu dans sa version 12.1, pourvue de neuf nouveaux produits (gestion des prix, planification du renouvellement des pièces détachées, modélisation de scénarios pour la chaîne logistique...). Nouvelles fonctions aussi pour JDE Enterprise 9.0, ainsi que pour l'offre de gestion des talents et pour Siebel 8.1, l'application de CRM (gestion de la relation client). En complément, l'éditeur annonce les outils de CRM, Sales Campains et Sales Library, qui s'appuient sur des fonctions de réseau social (tags, commentaires, notations, partage de contenus...), l'un pour augmenter les taux de retour des campagnes marketing, l'autre pour constituer des documentations commerciales.
Le président d'Oracle a également présenté deux packs d'intégration (AIA) apportant des composants applicatifs pour les secteurs de l'assurance et de la fourniture d'énergie (« utilities » en anglais) ; deux packs destinés à faciliter la création d'applications composites, et qui peuvent s'utiliser avec le serveur d'application WebLogic de BEA, devenu le conteneur Java officiel d'Oracle. Rappelons que les solutions métiers, alimentées par le rachat d'éditeurs spécialisés, constituent l'un des axes stratégiques d'Oracle.
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Oracle accoste le 'cloud' d'Amazon
Il en va d'OpenWorld, la conférence utilisateurs d'Oracle (21-25 septembre, San Francisco), comme du catalogue de solutions de l'éditeur. Le foisonnement de produits génère une cascade de mises à jour et d'avancées, dans les trois catégories d'offres investies par Oracle : applications, middleware et base de données.
Conjointement, Charles Phillips, président d'Oracle, et Chuck Rozwat, vice-président, responsable du développement des produits, ont annoncé la possibilité d'utiliser désormais la base de données 11g et l'offre Fusion Middleware dans un environnement de 'cloud computing' permettant une facturation du produit à l'usage. L'environnement d'Amazon, E2C (Elastic compute cloud), est le premier sur la liste d'Oracle. D'autres environnements seront supportés par la suite, a précisé Chuck Rozwat lors d'une session de questions/réponses. « Pour l'instant, notre objectif est de permettre aux clients d'accéder facilement à ce type de services », a ajouté le vice-président.
Oracle ne prévoit pas à court terme de 'cloud' à son nom
Oracle lui-même n'envisage pas, pour l'instant, de fournir une plateforme purement matérielle de 'cloud computing'. Même si, rappelle Chuck Rozwat, les services d'informatique à la demande qu'il propose déjà depuis dix ans à ses clients ont beaucoup de points communs avec les offres actuelles d'informatique dans les nuages.
Le ralliement à Amazon comporte une deuxième déclinaison, elle aussi conçue comme un accès facile au 'cloud'. Le logiciel Secure Backup Cloud Module, basé sur Oracle Secure Backup, permettra d'automatiser la sauvegarde de données encryptées sur le service Simple Storage d'Amazon.
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Oracle complète 11g
Chuck Rozwat, responsable du développement des produits, a confirmé lors d'OpenWorld la disponibilité d'une mise à jour importante - 11.1.0.7 - pour la base de données Oracle 11g (livrée il y a un peu plus d'un an). En revanche, le vice-président ne communique pas de date pour la version 2 de 11g - même si les développements semblent bien avancés (Oracle serait en quête de bêta testeurs). Chuck Rozwat insiste : « L'important, c'est de fournir aux clients les informations dont ils ont besoin aujourd'hui sur les produits qu'ils peuvent concrètement déployer. » Pas de date, non plus, pour la version gratuite de la base, 11g Express Edition (XE), qui devrait suivre 11g R2.
L'intervention, toujours attendue, de Larry Ellison, fondateur d'Oracle, s'intitule cette année « Extreme Performance » et pourrait porter sur les technologies permettant d'améliorer les performances de la base de données.
Oracle VM supporte le clustering
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Parmi les évolutions de produits figure aussi celle d'Oracle VM, l'offre de virtualisation de serveur. Dans sa version 2.1.2, le produit apporte des fonctions de migration sécurisée (avec encryptage des données). Il est maintenant certifié avec la technologie RAC (Real application clusters) d'Oracle, ce qui permet de combiner virtualisation et clustering, en exécutant une application répartie sur plusieurs serveurs dans une infrastructure en grille (de type grid).
Oracle devrait maintenir sa cadence de livraison dans les prochains mois. Charles Phillips, président d'Oracle, a en effet mentionné dans son discours d'ouverture, lundi dernier, que la société allait investir 3 milliards de dollars en R&D sur son nouvel exercice (2,7 Md$ l'an dernier) pour faire évoluer son portefeuille de produits et en concevoir de nouveaux. Ses innombrables acquisitions lui apportant régulièrement de nouvelles équipes, Oracle s'appuie actuellement sur quelque 20 000 développeurs.
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WebCenter combine Oracle à BEA pour créer des portails de gestion de contenus
Parmi les annonces d'OpenWorld 2008 figure dans la catégorie des offres Fusion Middleware la constitution de la suite WebCenter. Destinée à la création de portails de différents types (intranet et extranet collaboratifs, site de commerce électronique...), cette suite permet aussi de constituer des applications composites intégrant dans la même interface des processus faisant appel à des fonctions de gestion de contenus et d'analyse décisionnelle.
Comme Oracle l'avait évoqué début juillet au sujet de l'avenir du catalogue produits de BEA, l'offre WebCenter est en fait constituée de produits déjà commercialisés, certains bénéficiant ici de mises à jour très récentes. La véritable nouveauté réside dans le fait d'avoir rassemblé dans une même suite des produits venant des deux éditeurs.
WebCenter inclut WebLogic Server 10g 3
On trouve en particulier dans WebCenter la version 10g Release 3 de WebLogic Server, sortie en août, peu de temps après qu'Oracle a officiellement choisi de faire de WebLogic Server son serveur d'applications. Le produit apporte sa plateforme de commerce électronique, capable de récupérer des contenus dans tous les référentiels compatibles JCR 1.0. Sa nouvelle version présente une meilleure intégration avec les produits d'Oracle, notamment avec l'outil de développement JDevelopper et la console d'administration Enterprise Manager, mais également avec l'offre de gestion de contenus d'Oracle, Universal Content Management.
Des espaces communautaires avec Aqualogic User Interaction
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La suite WebCenter comprend par ailleurs un framework JavaServer Faces pour développer les applications composites, ainsi qu'un ensemble de services de communication (wikis, blogs, espaces de discussion...) à intégrer dans les processus pour une utilisation contextuelle. On y trouve aussi l'ancien BEA AquaLogic User Interaction, rebaptisé WebCenter Interaction, qui permet de créer des espaces communautaires intégrant des environnements hétérogènes.
Enfin, la suite inclut WebCenter Anywhere, un ensemble de services permettant d'accéder aux différentes applications depuis un terminal mobile.
Sur OpenWorld, Thomas Kurian, vice-président d'Oracle pour l'offre Fusion Middleware, a largement illustré les différentes applications de la suite WebCenter, et en particulier sa capacité à exposer des fonctions de gestion de contenus de l'offre Universal Content Management, cette dernière ayant été constituée à la suite du rachat de Stellent en novembre 2006.
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Oracle s'attaque à Teradata avec une solution matérielle
Larry Ellison, fondateur d'Oracle, apprécie le spectacle et la démesure. Et il n'a jamais rechigné à ménager ses effets. Sur la scène du Moscone Center de San Francisco, après avoir fait défiler les images de son yacht engagé dans l'America's cup, l'emblématique patron a littéralement fait surgir sous ses pieds la « HP Oracle Database Machine », promise, selon ses voeux, à révolutionner l'univers des entrepôts de données. Autrement dit à faire vaciller Teradata, l'acteur dominant du secteur.
Cette armoire rack, conçue avec HP, contient le serveur de stockage Exadata, « première solution matérielle » de l'histoire d'Oracle, a plaisanté Larry Ellison. Une judicieuse combinaison de logiciel et de matériel, spécialisée dans le stockage et le traitement de l'information.
Améliorer les performances en réduisant la distance entre le stockage et le moteur du SGBD
« Les grandes bases de données triplent de taille tous les deux ans. Or, les performances des datawarehouses faiblissent dès qu'ils atteignent le téraoctet, et même le plus véloce tombe complètement autour de 10 To », assène Larry Ellison en pointant du doigt le goulet d'étranglement entre bases de données et serveurs de stockage. « Pour résoudre le problème, il faut réduire le volume des flux entre la base de données et le système de stockage, ou bien élargir les tuyaux. » Et de conclure : Oracle a fait les deux, en permettant aux requêtes de s'exécuter au plus près des données.
SGBD et stockage en grille
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La « HP Oracle Database Machine » combine donc des serveurs de bases de données Oracle, reliés en grille, avec les tout nouveaux serveurs de stockage Exadata, également reliés en grille. L'ensemble est packagé dans la même armoire rack, et commercialisé par Oracle. Le support du matériel est assuré par HP.
1 400 fois la capacité du plus gros iPod
La configuration est musclée. A lui seul, le serveur de stockage Exadata, muni du logiciel Oracle Parallel Query Database sous Oracle Enterprise Linux, est équipé de deux processeurs Intel (huit coeurs) et de douze disques durs apportant jusqu'à 12 To. Quant à la « machine HP Oracle », aujourd'hui disponible sous Enterprise Linux (d'autres environnements suivront, promet Larry Ellison), elle réunit huit serveurs de base de données Oracle (64 coeurs Intel), le logiciel de clustering RAC (Real application clusters) et 14 serveurs de stockage Exadata (soit 112 coeurs Intel) qui offrent une bande passante de 14 Go de données par seconde et jusqu'à 168 To. « Sa capacité est 1 400 plus importante que celle de l'iPod le plus musclé », ironise Larry Ellison.
Sans cacher sa jubilation, le dirigeant a aussi comparé (à son profit) sa configuration aux solutions avancées par Teradata et Netezza, ses principaux concurrents sur ce terrain, avec les fournisseurs de systèmes de stockage, EMC, IBM et NetApp en tête.
Trois ans de R&D pour cette première machine Oracle
Cette nouvelle offre, sur laquelle rien n'a rien filtré, ou si peu (d'immenses banderoles annonçant un mystérieux « X » ont été déroulées hier dans le Moscone Center), est pourtant le fruit d'un développement de trois ans. Un projet qui s'inscrit dans le cadre d'un programme de recherche de plus longue haleine sur les architectures massivement parallèles.
Des performances multipliées par 30 chez certains clients
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En toute discrétion, la solution est testée depuis octobre dernier chez une poignée de clients. Sur le papier, les résultats obtenus retiennent l'attention. Avec une demi-configuration de la « machine HP Oracle », l'opérateur bulgare de téléphonie mobile M-Tel annonce des performances multipliées par 28, en moyenne, sur 4,5 To, par comparaison avec sa précédente configuration (2 serveurs IBM p570 couplés à un système de stockage EMC). Chez LGR, investi sur trois continents dans l'infogérance de datawarehouses, on avance des performances multipliées par 30. Moins édifiant, le distributeur américain Giant Eagle annonce tout de même un facteur x16 sur 5 To de données.
Larry laisse la vedette à sa machine
Cette année, contrairement à son habitude, Larry Ellison a quitté discrètement la scène, pendant la vidéo déroulant les commentaires des premiers clients. D'ordinaire, il se fait un plaisir, non dissimulé, de répondre au vol aux nombreuses questions de la salle, pourtant archi-pleine cette fois-ci encore : 11 000 places, nombre de personnes debout ou assises par terre et bien plus à l'extérieur de la salle, face aux écrans géants. Mais, une fois n'est pas coutume, il a préféré laisser la vedette à sa « machine », sur laquelle le public s'est précipité, le flash crépitant, dès la fin du show. A l'étage, les machines étaient déjà installées sur le stand d'Oracle.
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Soletanche Bachy, impressions d'un client français de PeopleSoft et d'Agile sur OpenWorld
Parmi les 150 utilisateurs français d'Oracle ayant participé à l'édition 2008 de la conférence OpenWorld (21-25 septembre, San Francisco), le groupe Soletanche Bachy illustre assez bien, par les applications qu'il utilise, l'évolution du catalogue de l'éditeur américain. Depuis plusieurs années, cette entreprise du BTP, spécialisée dans les fondations et les technologies du sol, exploite trois logiciels du portefeuille Oracle. Or, sur ces trois références, hormis la base de données, lancée il y a trente et un ans, figurent deux produits qui ont été acquis par Oracle depuis 2005 : le progiciel de gestion intégré (ERP) de PeopleSoft, et l'offre de gestion du cycle de vie des produits (PLM) d'Agile.
Sur la conférence OpenWorld, ce client français, lauréat du Grand Prix du Trophée des applications Oracle 2008 (qui lui a valu d'être invité par l'éditeur), a souhaité tirer parti au maximum de son déplacement. Samir Hatim, directeur des systèmes d'information de Soletanche Bachy, et Alain Amandio, chef de projet, se sont inscrits chacun à cinq ou six sessions produits par jour, de 9 à 18 heures. A l'issue de la semaine, le bilan qu'ils tirent semble assez positif.
L'ERP de PeopleSoft déployé sur cinquante entités en mode Web
Le projet PeopleSoft de Soletanche Bachy a été lancé en 2003, soit un an et demi avant qu'Oracle n'absorbe l'éditeur. Son périmètre fonctionnel couvre la finance, la gestion des clients et fournisseurs, les achats, l'affectation des ressources et le pilotage économique des chantiers. Une cinquantaine d'entités du groupe de BTP, en France et dans le monde, utilise aujourd'hui cette solution PeopleSoft, passant rapidement de 400 à 700 utilisateurs, et prochainement 900. Un projet déployé en mode Web et rondement mené par la DSI, grâce à une gestion du changement soigneusement planifiée et au solide soutien de la direction générale et de l'ensemble des autres directions (DAF, DRH, Achats, Travaux).
Après une période d'incertitude, la feuille de route pour Peoplesoft semble claire
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« Nous avons porté notre choix sur PeopleSoft peu de temps avant qu'Oracle ne lance son offre de rachat », resitue le DSI Samir Hatim. Or, dix-huit mois se sont écoulés avant que cette OPA n'aboutisse, fin 2004, semant le doute parmi les clients et prospects de PeopleSoft. « Bien sûr, nous avons été un peu inquiets pendant cette période d'incertitude, reconnaît le DSI. Mais pas au point, toutefois, de remettre en cause notre décision. » Trois ans plus tard, il estime que le produit continue à vivre bien, que le support aux utilisateurs est satisfaisant et que la feuille de route fournie par Oracle est claire. C'est notamment ce qu'il est venu vérifier sur OpenWorld.
Agile, acheté dix ans avant son insertion au catalogue d'Oracle
Concernant l'application de PLM Agile, le scénario est un peu différent. Soletanche Bachy utilise la solution depuis 1997, soit bien avant qu'Oracle ne jette son dévolu sur le produit. Le groupe de BTP recourt à ce logiciel car il construit lui-même ses matériels. « C'est une composante importante pour nous, explique Samir Hatim. La conception de notre matériel de chantier est réalisée en interne. Nous utilisons aussi beaucoup SolidWorks [NDLR : logiciel de CAO]. » Aussi, quand Oracle a racheté Agile, mi-2007, « nous avons réagi très favorablement, rassurés sur la pérennité de l'offre, se souvient le DSI. D'autant plus qu'à ce moment-là, l'éditeur du logiciel de PLM avait fermé son bureau en France. »
Des bonnes pratiques accompagnées d'indicateurs précis
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Sur OpenWorld, le DSI et le chef de projet ont concentré leurs visites sur les trois produits déployés chez Soletanche Bachy, avec un focus particulier sur PeopleSoft. « Sur cette offre, nous avons rencontré des spécialistes pointus qui descendent vraiment dans le détail des fonctions », note Alain Amandio. Il a apprécié de pouvoir compléter ces présentations en demandant des démonstrations concrètes sur les stands après les sessions.
Pour ce client, « la stratégie est très claire, la feuille de route très cohérente »
Samir Hatim souligne l'intérêt d'avoir pu s'informer sur les bonnes pratiques ('best practices') identifiées pour son secteur d'activité, même si les retours d'expérience venaient d'entreprises américaines. « Il s'agissait de cas concrets avec des indicateurs très précis en termes de conduite de projets et le détail des difficultés rencontrées et des coûts économisés. »
Bilan positif et tangible, donc, pour ce client français qui entendait aussi juger sur pièces la politique d'Oracle. « Le dynamisme est énorme, les rachats importants. La stratégie est très claire, la feuille de route très cohérente, estime le DSI Samir Hatim. C'est un éditeur qui sait où il va et qui en a les moyens. Je ne vois pas l'intérêt qu'il aurait à faire disparaître les produits qu'il rachète. Il faut de très gros moyens pour continuer à se développer et Oracle rassure sur ce point. Pour une entreprise comme la nôtre, en termes de stratégie, c'est important de s'appuyer sur un fournisseur solide. » Le message d'Oracle semble être passé.