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IT & DirectionGrand dossier12 articlesPublié le

Bilans et perspectives 2008-2009

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Netbooks qui relancent un marché de la micro morose, prise de conscience écologico-économique avec le Green IT, débuts du 'cloud' et affirmation du Saas, 2008 a encore été une année riche pour tous les décideurs du monde informatique. Une année pleine de conflits, aussi, au niveau économique (tarifs SAP, fusion-hésitation avortée entre Microsoft et Yahoo...) comme au niveau social, avec une avalanche de plans d'économies et de suppressions de postes.

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Article 1 sur 12

Le Web 2.0 fait une percée en entreprise

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20092 min de lecture

Comment concilier les nouveaux usages du Web (que l'on nomme abusivement Web 2.0) et les pratiques de l'entreprise ? Le succès des blogs et des réseaux sociaux a mis en évidence l'émergence d'une nouvelle génération, familière des outils, mais pas forcément technique dans l'âme, les « digital natives ». Qu'elles le veuillent ou non, les entreprises doivent prendre en compte ce phénomène. D'une part, parce que quelles que soient les mesures de sécurité mises en place, ses collaborateurs font fi des frontières érigées entre les outils personnels et les outils professionnels, et exigent de ces derniers la même fluidité, la même simplicité. Plutôt que de subir ces nouveaux usages, il vaut donc mieux les encadrer. D'autre part, les entreprises ont tout intérêt à savoir utiliser ces nouveaux outils et ces nouveaux usages à leur propre profit. Le Web 2.0 est en effet un espace où s'instaure un dialogue inédit entre les représentants d'une entreprise et ses clients ou ses partenaires, et où les « digital natives » peuvent au mieux exprimer leur talent. Pourquoi ne pas en tirer parti ? A lire, à regarder et à écouter sur ce sujet : - Le réseau social Viadeo ouvre un espace entreprise pour les PME - Le Cebit invente l'expression « webciety » pour société et Web 2.0 - Tribune libre : les 'digital natives' en coaches technos des managers - Lancement en France de Worketer.com, un réseau social destiné aux informaticiens - Débat vidéo : l'entreprise 2.0, mythe ou réalité - En 2013, selon Forrester Research, le marché des outils du Web 2.0 en entreprise devrait peser 1,8 milliard de dollars - Réseaux sociaux et CV vidéo pertinents ou pas pour se faire recruter ? - Les réseaux sociaux, source d'information pour les entreprises - Google, Microsoft, Facebook et MySpace au Web 2.0 Summit : Microsoft a-t-il perdu la bataille du Web ? - Dossier : comment tirer parti des atouts des 'Digital natives' en entreprise - Les seniors bel et bien compatibles avec le Web 2.0 - Entreprise et Web 2.0 : le nouveau pouvoir des conversations - Etude Jemm Research : quels outils pour le Web 2.0 en entreprise - Etude IBM : comment adapter l'entreprise aux consommateurs 2.0 - Les mashups d'entreprise vedettes de la Web 2.0 Expo - Les entreprises encore très réticentes face au Web 2.0, d'après MessageLabs - Le réseau social, nouveau canal de recherche d'emploi - Micropole-Univers s'intéresse au dialogue social via le Web 2.0 - La conférence Demo montre un Web 2.0 plus professionnel - Les outils du Web 2.0 utilisés par un cinquième des entreprises, selon Changewave

Article 2 sur 12

L'administration Obama adepte des TIC et du Green IT

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20092 min de lecture

Difficile de ne pas qualifier l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis d'événement de l'année 2008. Y compris dans le monde des TIC. Son Blackberry toujours en main, le futur président américain est aussi un adepte du Web 2.0. Son équipe a, certes, mené une campagne classique, avec appels téléphoniques et porte-à-porte, mais elle a aussi exploité tous les recoins des blogs et des réseaux sociaux. Au cours de cette campagne, Barack Obama a également pris conseil auprès des patrons des nouveaux grands de l'IT, qu'il s'agisse de Google ou de Facebook. Parmi ceux qui auront la charge des nouvelles technologies, il a même déjà désigné Sonal Shah, une ancienne responsable de Google.org. En effet, depuis l'élection du 4 novembre, la nouvelle administration prend forme et confirme cet intérêt du futur président pour les TIC. Selon Barack Obama, ces dernières sont même une des clés de la relance économique et il les place au coeur de son « new deal » destiné à sortir les Etats-Unis de la crise. Mais ce n'est pas tout. Pour le futur président, les TIC représentent aussi un des meilleurs moyens de résoudre la question du réchauffement climatique. Pour preuve, la toute récente nomination de Steven Chu, prix Nobel de physique et adepte d'une informatique plus respectueuse de la Planète, pour s'occuper de l'énergie et de l'environnement. A lire sur ce sujet : - le 17 décembre : Un adepte du green IT en charge de l'énergie et de l'environnement pour Obama - Le 8 décembre : Barack Obama compte aussi sur les TIC pour relancer l'emploi aux Etats-Unis - Le 19 novembre : Le patron de Google encourage Barack Obama à miser sur les technologies - Le 17 novembre : Les prémices de la politique Obama 2.0 - Le 6 novembre : Barack Obama choisit ses responsables high-tech - Le 6 novembre : Barack Obama élu président des Etats-Unis - Le 5 novembre : Elections américaines : l'utilisateur de Blackberry le plus célèbre du monde l'emporte

Article 3 sur 12

Hausse des tarifs de maintenance SAP : les utilisateurs se rebellent (timidement)

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20093 min de lecture

Au premier trimestre 2008, l'éditeur allemand SAP, numéro un mondial des ERP (progiciels de gestion intégrés), propose à ses nouveaux clients un contrat de maintenance aux fonctions étendues. Jusque-là, ceux-ci pouvaient opter pour un support de base, dit « Basic », facturé annuellement 17% du prix de la licence payée, ou bien choisir le contrat « Premium » à 22% pour bénéficier d'un service plus avancé. Or, à partir d'avril 2008, le contrat Enterprise à 22% devient le seul support possible pour les nouveaux clients : une formule accessible 24h/24 et 7j/7, incluant des engagements sur les temps de réponse. L'éditeur explique que les nouvelles applications composites qui intègrent des solutions SAP et non SAP nécessitent un support avancé. Pourtant, certains analystes font remarquer que tous les clients n'auront pas besoin d'un tel niveau de service et qu'ils risquent de trouver la note un peu salée. Sur les forums, les réactions fusent. En mai, sur sa conférence Sapphire de Berlin, l'éditeur allemand réaffirme pourtant l'intérêt de sa démarche. Le contrat Enterprise aurait déjà convaincu 200 clients. SAP veut faire passer tous ses utilisateurs au contrat à 22% En juillet, l'éditeur va encore plus loin. Il annonce soudainement qu'il invitera finalement l'ensemble de ses clients à basculer sur le support à 22% dès le 1er janvier 2009. A la grande stupeur de la majorité des clubs utilisateurs. Même s'il est prévu que le passage du contrat à 17% au contrat étendu soit progressif, beaucoup d'entreprises sont certaines qu'elles n'auront pas l'utilité d'un tel niveau de support. Pour preuve, elles estiment déjà ne pas utiliser pleinement le contrat Basic. Assez rapidement, les clubs utilisateurs se mettent en ordre de marche pour parler d'une seule voix à SAP et tenter de le faire revenir sur sa décision. En novembre, l'éditeur accepte d'envisager un allongement du support sur ERP 6.0 et de mettre en place une mesure de satisfaction des utilisateurs. Cela ne suffira pas aux utilisateurs allemands qui, en raison d'une législation particulière, ont vu leur contrat brusquement interrompu. Face à leur grogne qui s'amplifie, SAP lâche du lest et leur accorde un sursis d'un an. Cet arrangement préfigure-t-il d'autres assouplissements en 2009 ? A lire sur ce sujet : - Le 11 décembre : Les clients allemands de SAP obtiennent un sursis sur les tarifs de la maintenance - Le 27 novembre : Le club américain des utilisateurs SAP se sépare de son président - Le 12 novembre : Guerre de la maintenance SAP : les utilisateurs se rangent derrière leur éditeur - Le 07 novembre : Les utilisateurs de SAP obtiennent un geste sur la maintenance - Le 16 octobre : Convention des utilisateurs SAP francophones : l'éditeur défend sa maintenance majorée - Le 13 octobre : Hausse de la maintenance SAP : Forrester suggère des parades - Le 10 octobre : Entretien avec Jean Leroux, président de l'USF, club des utilisateurs SAP francophones - Le 30 septembre : Les clubs d'utilisateurs de SAP sondent les clients sur le contrat Enterprise Support - Le 14 août : Hausse des tarifs SAP : les clubs utilisateurs en ordre dispersé - Le 22 juillet : Interview de Jean Leroux, président de l'USF, club des utilisateurs SAP francophones - Le 21 juillet : Les utilisateurs de SAP déçus mais attentifs à la valeur - Le 16 juillet : Tous les clients de SAP paieront la maintenance au prix fort - Le 28 mai : SAP affirme le succès de sa maintenance facturée 22% du prix des licences - Le 13 mars : Forrester et le CXP pointent le coût de support révisé de SAP

Article 4 sur 12

Hadopi, ou les efforts non comptés du gouvernement pour mettre en place la riposte graduée

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20093 min de lecture

La loi Création et Internet sera fondée sur des principes préventifs. C'est le message qu'a martelé tout au long de l'année la ministre de la Culture, Christine Albanel, à l'origine du projet législatif visant à endiguer le téléchargement illégal et à combattre le « pillage grandissant des oeuvres sur les réseaux numériques ». De fait, si le texte ne prévoit pas de sanction pécuniaire contre les internautes s'adonnant au téléchargement d'oeuvres soumises au droit d'auteur, il met néanmoins en place un mécanisme répressif : la riposte graduée. Celle-ci consiste à punir les téléchargeurs en résiliant leur abonnement à Internet après qu'ils auront reçu plusieurs avertissements. Les sanctions et admonestations seront prononcées par la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet, créée pour l'occasion. L'Europe adopte un amendement qui étrille le projet français Rapidement, internautes, classe politique et FAI montent au créneau pour dénoncer un projet de loi liberticide, techniquement irréaliste, et rédigé uniquement pour satisfaire l'industrie culturelle. Avant même que les députés français ne commencent à examiner la loi, les eurodéputés adoptent à une très large majorité un amendement qui étrille indirectement le projet français. Les édiles de Strasbourg dénoncent notamment le recours à une autorité administrative - l'Hadopi - pour priver d'une liberté les internautes condamnés. Nicolas Sarkozy, président de l'Union européenne en exercice, parviendra cependant à faire rejeter cet amendement par le Conseil de l'UE. Entre temps, les sénateurs français ont procédé à l'examen du texte. Les opposants à ce dernier espéraient que plusieurs amendements déposés par des élus soient adoptés et contribuent, par exemple, à remplacer la suspension de l'abonnement par une limitation du débit, ou à rendre les recours contre les décisions de l'Hadopi suspensifs. Peine perdue, les locataires du Palais du Luxembourg ont suivi la ligne du ministère de la Culture en rendant une copie calquée sur le projet de loi initial. Les députés examineront la loi Création et Internet au début de l'année 2009. Le texte, pour lequel la procédure d'urgence a été déclarée, ne bénéficiera que d'une seule lecture par chacune des deux chambres. En cas de désaccord, un commission mixte paritaire sera chargée d'élaborer un compromis. A lire sur ce sujet : - Le 22 décembre : Sondage flash : les sanctions contre le téléchargement illégal n'ont pas la cote
- Le 28 novembre : Riposte graduée : Paris obtient le retrait de l'amendement 138
- Le 31 octobre : Hadopi : le Sénat conserve le principe de la suspension de l'abonnement à Internet
- Le 29 octobre : Hadopi : Nouvelle salve du Sénat contre la riposte graduée
- Le 27 octobre : Hadopi : le gouvernement décrète l'urgence
- Le 24 octobre : Hadopi : Les sénateurs pour un rééquilibrage du projet de loi
- Le 6 octobre : Riposte graduée : Sarkozy en appelle, en vain, à José Manuel Barroso
- Le 29 septembre : L'Hadopi compte sur les finances publiques... et les FAI
- Le 24 septembre : Les eurodéputés étrillent à nouveau la riposte graduée
- Le 1er juillet : Les fournisseurs d'accès dénoncent prosaïquement la loi Hadopi
- Le 19 juin : L'UFC-Que Choisir étrille la loi Hadopi
- Le 18 juin : La loi Hadopi adoubée par le conseil des ministres

Article 5 sur 12

Le Green IT arrive par le biais des économies d'énergie dans les datacenters

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20094 min de lecture

2008 a sans nul doute été l'année de l'explosion du Green IT. Mais pour ses débuts, le concept a surtout été lu par l'industrie informatique sous l'angle de la réduction de la consommation énergétique. Et en toute logique, les datacenters se sont trouvés dans la ligne de mire. Ces centres serveurs ont la mauvaise habitude d'avaler les kW en mode glouton. Mais ce n'est pas tout. Ils émettent aussi de la chaleur en grande quantité. Il faut donc les refroidir pour qu'ils ne tombent pas en panne, avec des systèmes qui eux-mêmes consomment beaucoup d'électricité. Dans un datacenter, l'informatique n'est responsable que d'un tiers de la consommation électrique ! Pour le reste, il faut blâmer la climatisation et... l'alimentation électrique. Il est urgent d'agir. Et pour une fois, la crise tombe plutôt bien. Les économies d'énergie riment en effet avec des économies sonnantes et trébuchantes, incitant les industriels et les utilisateurs à se mobiliser. Tout au long de l'année, analystes et fournisseurs se sont battus pour dispenser des conseils afin d'améliorer la performance énergétique des datacenters. Les plus pragmatiques, comme Bull et APC, ont expliqué comment réorganiser les salles serveurs afin de les optimiser : définition d'allées de confinement, climatisation près des points chauds, etc. VMware et les autres adeptes de la virtualisation ont rappelé qu'il est possible d'augmenter l'efficacité des serveurs souvent exploités à tout juste 10% de leur puissance. En diminuant leur nombre, on réduit mécaniquement la consommation électrique. Un datacenter sur un bateau et un autre sous une tente D'autres acteurs du marché ont fait fonctionner leur imagination sans crainte de passer pour illuminés : ainsi, Google a-t-il réfléchi à installer un datacenter sur des bateaux alimentés par l'énergie des vagues, quand Microsoft a testé le rafraîchissement à l'air libre de ses machines, sous une tente exposée à tous vents. Plus sérieusement, du côté de la dissipation de chaleur, IBM a utilisé les calories rejetées par un de ses centres situé en Suisse pour chauffer la piscine municipale. Système qu'il décline aujourd'hui pour tout type de bâtiment. Le géant a aussi installé un datacenter 'vert' témoin à Montpellier pour ses clients. L'heure est grave, au point que même les gouvernements se sentent concernés. Le prix Nobel de physique Steven Chu, chargé des questions relatives à l'énergie par Barack Obama, fait partie des plus concernés par le sujet. Pour le futur centre de calcul du laboratoire Lawrence Berkeley National qu'il dirigeait, il a ainsi opté pour des processeurs spécialisés particulièrement économes. Et hier, le gouvernement français a lancé un groupe de réflexion sur le green IT dans lequel la réduction de la consommation énergétique des datacenters est en bonne place. L'optimisation énergétique des datacenters est en route. Et c'est tant mieux. Car ils sont de plus en plus puissants. Et nombre d'entre eux servent à mieux comprendre le réchauffement climatique. A lire sur le sujet : - le 23 décembre : Le gouvernement lance un groupe de réflexion sur le Green IT - Le 17 décembre : Un adepte du green IT en charge de l'énergie et de l'environnement pour Obama - Le 26 novembre : IBM améliore l'outil de gestion de l'énergie de ses serveurs - Le 19 novembre : Onze conseils de Gartner pour optimiser l'efficacité énergétique des datacenters - Le 10 novembre : Poussés par la réglementation, les clients japonais d'Accenture prisent le green IT - le 5 novembre : HP commercialise des outils pour limiter la consommation de ses serveurs - Le 24 septembre : Les datacenters refroidissent à l'air libre - le 17 septembre : Le datacenter est dans un bateau - Le 19 aout : IDF 2008 : le "Green IT" tente de faire débat - Le 30 juin : Microsoft croit aux datacenters en container - Le 3 juin : Bull et APC s'associent sur des audits complets de datacenters - Le 13 mai : AMD réduit la consommation de ses quadri-coeurs - Le 2 mai : Les datacenters véritables gâchis énergétiques - Le 28 avril : HDS se lance à son tour dans la course au datacenter vert - Le 3 avril : Une piscine publique chauffée par des serveurs IBM - Le 5 février : Datacenter : l'utilisation du courant continu permet une économie de 40%

Article 6 sur 12

Microsoft et Yahoo jouent à je t'aime, moi non plus

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20094 min de lecture

Tout commence en janvier dernier, lorsque Microsoft lance une offre d'achat sur Yahoo. Le montant proposé est alléchant : 44,6 Md$ pour l'ensemble de la société. Pourtant, Jerry Yang, PDG de Yahoo, refuse. Pour lui, la proposition sous-évalue le potentiel de la société. Mais plusieurs actionnaires de la société ne sont pas du même avis : d'une part, la somme proposée par Microsoft leur semble plus qu'honnête, d'autre part, ils reprochent à Jerry Yang de faire passer ses ressentiments vis à vis de Microsoft avant les intérêts de l'entreprise. Microsoft pose un ultimatum S'engage alors un véritable jeu du chat et de la souris. Tout y passe : Microsoft courtise Yahoo, qui joue les effarouchées et cherche refuge auprès d'AOL et de Google. Face à de telles réticences, Microsoft finit par poser un ultimatum. Jerry Yang joue alors toutes les cartes dont il dispose. Il tente ainsi de convaincre ses actionnaires de la pertinence de sa stratégie et prédit le pire à ses employés en cas de succès de l'OPA de Microsoft. En avril, Yahoo crie victoire : Google, le géant du Net, ennemi juré de Microsoft, le prend sous son aile en lui proposant un contrat autour de la publicité en ligne sur son moteur de recherche. Contrat sensé apporter à Yahoo un revenu de 800 M$ par an. Une chance pour l'éditeur car début mai, l'ultimatum de Microsoft qui avait augmenté son offre à 33$ par action, valorisant la société à plus de 50 Md$, expire sans qu'un accord ait pu être trouvé. En novembre, l'accord entre Yahoo et Google tombre à l'eau Mi-novembre, blâmé d'avoir refusé une telle proposition, Jerry Yang est discrètement poussé vers la sortie. Il abandonne son poste de PDG mais reste officiellement au sein du conseil d'administration de Yahoo. L'action s'écroule sous les 10$. Début décembre, patatras. Sous la pression du département américain de la justice (DoJ), Google laisse tomber Yahoo. Penaud, Jerry Yang se tourne à nouveau vers Microsoft, le suppliant de revenir sur sa décision. En toute logique, Steve Ballmer répond par le dédain : Microsoft n'est plus intéressé et peut même poursuivre son chemin seul dans le monde des moteurs de recherche en ligne. Mais le géant de Redmond pèse bien peu sur ce secteur (9%) face au mastodonte Google (65 %). Un rapprochement avec Yahoo (20%) semble donc inéluctable. Reste à savoir quand. A lire sur le sujet : Le 8 décembre : Steve Ballmer à propos d'un accord avec Yahoo : « le plus tôt sera le mieux » Le 5 décembre : L'accord Google/Yahoo abandonné juste avant que la justice américaine ne s'y attaque Le 18 novembre : Après une gestion désastreuse de Yahoo, Jerry Yang quitte son poste de PDG Le 7 novembre : Microsoft reste de marbre face aux supplications de Jerry Yang Le 6 novembre : Yahoo à Microsoft : « au secours, revenez nous rachetez ! » Le 22 octobre : Trimestriels Yahoo : hémorragie du bénéfice et des effectifs Le 7 juillet : Microsoft trépigne d'impatience à l'approche de l'AG de Yahoo Le 13 juin : Yahoo abandonne définitivement Microsoft pour Google Le 16 mai : Carl Icahn veut renouveler le conseil d'administration de Yahoo Le 14 mai : Microsoft/Yahoo : un épilogue en forme de proxy fight Le 6 mai : Sous pression, Jerry Yang joue une dernière carte Le 5 mai : Microsoft retire son offre sur Yahoo Le 28 avril : Yahoo/Microsoft : l'accord expire sans accord trouvé Le 24 avril : Microsoft / Yahoo : Steve Ballmer soigne son bluff Le 18 avril : Yahoo et Google prolongent leur accord Le 10 avril : Microsoft et Yahoo multiplient les alliances chacun de leur côté Le 6 mars : Yahoo est décidé à dégoûter Microsoft Le 20 février : Microsoft se tourne vers les actionnaires de Yahoo Le 11 février : Yahoo pourrait se retourner vers AOL pour esquiver Microsoft Le 11 février : Yahoo rejette officiellement l'offre de rachat de Microsoft Le 7 février Yahoo traîne des pieds devant l'offre de rachat de Microsoft Le 4 février : OPA sur Yahoo : Google s'inquiète, Microsoft le rassure Le 1er février : Microsoft veut racheter Yahoo pour 44,6 Md$

Article 7 sur 12

L'année où les netbooks ont explosé (et où leur nom a dû changer)

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20094 min de lecture

Parmi les mots-clés qui auront marqué l'année 2008, aux côtés de Facebook, iPhone 3G ou Green IT, trône sans ambages le terme netbook. Encore inconnu il y a un an, ce nom s'est imposé en seulement quelques mois jusqu'à représenter une part importante de l'activité des constructeurs informatiques. Chez ces derniers, il n'est plus guère d'acteur qui puisse bouder ces petites machines ultra-portables, dont l'écran mesure entre 7 et 10,2 pouces, et qui offrent l'opportunité de rester connecté n'importe où, ou presque (au prix d'une connexion 3G). Si Asus était le premier à se lancer sur ce créneau avec son Eee PC, c'est Acer qui termine l'année en tête des ventes avec près de 40% de parts de marché. A eux deux, les constructeurs totalisent environ 70% des ventes (sur le troisième trimestre). Et au final, sur l'ensemble de l'année, ce sont 14 millions de ces petites machines qui auront trouvé un acquéreur. Les constructeurs s'y sont donc tous mis, de Lenovo à Packard-Bell, en passant par des acteurs plus petits comme Hercules ou Everex. Et les rumeurs ne dégonflent pas sur l'arrivée prochaine de Sony et d'Apple sur ce marché. Tous veulent croquer dans ce gâteau leur permettant de voir leurs ventes se maintenir à un niveau acceptable en cette période de crise économique. Fût-ce au prix de marges réduites. Du côté des fondeurs aussi, le marché est alléchant. Ainsi, si Intel est omniprésent avec son processeur Atom N270, ses concurrents n'entendent pas le laisser sans alternative intéressante et fourbissent leurs armes. A l'image de Via, et son Nano ou d'AMD, jusqu'alors absent sur le segment des netbooks mais désireux de bouleverser la donne en 2009. Enfin, les netbooks ont permis à Windows XP de bénéficier d'un sursis avant d'être définitivement abandonné par Microsoft. Les ultra-portables sont trop peu musclés pour fonctionner avec Vista et les consommateurs restent nombreux à préférer XP à Linux. Conscient de l'opportunité que représente le créneau des OS pour netbooks, l'éditeur a ainsi annoncé en avril qu'il prolongeait la vie de XP Starter Edition jusqu'au 30 juin 2010. Soit un sursis de 18 mois. Seule ombre au tableau : suite à une démarche juridique de Psion, qui dit avoir déposé il y a plusieurs années le terme netbook, les fabricants vont devoir leur trouver un autre nom... et abandonner ainsi un référencement naturel sur les moteurs de recherche. A lire sur le sujet : Le 30 décembre : Netbook, marque déposée par Psion Le 26 décembre : Avalanche de rumeurs sur un netbook signé Sony Le 24 décembre : Des netbooks à la carte chez RueduCommerce Le 10 décembre : Dossier : Netbook, l'heure du choix Le 8 décembre : Intel prépare une plateforme en 32 nm pour Netbook pour 2010 Le 26 novembre : "Nos ventes de PC portables tripleront en 2009", Grégory Coillot, Directeur Marketing de The Phone House Le 14 novembre : AMD confirme son intérêt pour les netbooks Le 6 novembre : Bouygues lance son offre netbook + 3G illimitée Le 4 novembre : MSI Wind U100, le même en mieux Le 30 octobre : HP revient sur le marché des netbooks avec ses Mini 1000 Le 27 octobre : Dell élargit la famille des netbooks avec son grand Inspiron Mini 12 Le 22 octobre : AMD prépare son entrée sur le marché des netbooks Le 22 octobre : Des Netbooks 3G+ pour les étudiants Le 10 octobre : Les analystes subodorent un netbook Apple Le 9 octobre : Novell croit aux netbooks sous Linux Le 7 octobre : Avec le S101, l'Eee PC vise le haut de gamme Le 2 octobre : Surfone, un netbook à moins de 200 euros chez Rueducommerce Le 26 septembre : L'Eee PC 901 intègre la 3G+ chez SFR Le 25 septembre : eCafé, le netbook français d'Hercules Le 23 septembre : Netbooks : Packard Bell aussi a le sien Le 22 septembre : Toshiba arrive sur le marché des netbooks avec deux modèles Le 5 septembre : Inspiron Mini 9 : le Netbook de Dell est arrivé Le 3 septembre : Fujitsu-Siemens se lance dans le Netbook Le 1er septembre : Intel offre un éditeur à son Atom Le 5 août : Lenovo s'attaque enfin au marché des netbooks avec l'IdeaPad S10 Le 30 juillet : Le Nano de Via affiche de meilleures performances que l'Atom d'Intel Le 2 juillet : Everex prépare un netbook de 10,2 pouces pour novembre Le 20 juin : Sondage flash : la moitié de nos lecteurs plébiscitent les netbooks Le 7 juin : Computex 2008 : l'offensive des ultraportables bon marché Le 2 avril : Les PC à bas coût offrent un sursis à Windows XP

Article 8 sur 12

Le plan numérique 2012 prévoit un haut débit universel en 2010

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20093 min de lecture

Le 20 octobre, après un report d'annonce dû à la crise économique qui se déclare, Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'Economie numérique présente 154 mesures susceptibles de transformer la France en champion du numérique d'ici à 2012. Son plan va de l'équipement du grand public à l'aide aux PME, en passant le développement de l'industrie des logiciels. Parmi les idées phares figure le lancement d'un appel d'offres en 2009 pour un haut débit universel dans les zones blanches afin d'en étendre l'accès à tous les Français d'ici à 2010, pour moins de 35 euros par mois en incluant le matériel. Aux tenants du Libre qui s'estiment oubliés, Eric Besson affirme l'importance de l'Open Source quelques jours plus tard, à l'occasion de l'Open World Forum qui se tient à Paris. C'est le 18 mars 2008 que la nécessité de développer l'économie numérique s'impose enfin au gouvernement français, sous la forme d'un secrétariat d'Etat que le président Nicolas Sarkozy attribue à Eric Besson, ex-membre du parti socialiste rallié au candidat de l'UMP avant l'élection présidentielle. Un mois plus tard, le premier ministre demande à Eric Besson d'élaborer un plan de développement permettant d'accroître la place des TIC dans l'économie française d'ici à 2012. Dans sa lettre de mission, François Fillon regrette, notamment, que l'Europe investisse deux fois moins que les Etats-Unis dans le numérique, en proportion du PIB (produit intérieur brut). Le coup d'envoi des « Assises du numérique » est donné le 25 mai à Paris Dauphine par Viviane Reding et Eric Besson. Commence alors un marathon qui voit le secrétaire d'Etat multiplier les rencontres avec les représentants de l'IT. 27 axes de travail sont définis et une centaine d'ateliers couvrant « toutes les dimensions du numérique » sont organisés pendant le mois de juin dans toute la France et sur le Web. Ils réunissent politiques, citoyens, consommateurs, blogueurs et entreprises. De son côté, l'Afdel (association française des éditeurs de logiciels) tient ses Assises du logiciel. De cet ensemble de concertations débouche, à l'automne, le plan numérique 2012. A lire sur le sujet : - le 5 décembre : Déçue par le plan Besson, Renaissance numérique lance son plan d'action contre la fracture numérique - le 3 décembre 08 : Eric Besson épaule le Libre à l'Open World Forum - le 21 octobre : Deux mesures vertes dans le plan France numérique 2012 - le 20 octobre : Plan Besson : premier tour d'horizon des principales mesures - le 20 octobre : Plan Besson : le haut débit universel en 2010 - le 17 octobre : L'April déplore l'absence du Libre du plan Besson - le 13 octobre : La crise économique ajourne la présentation du plan numérique - le 24 septembre : Le bilan des Assises du numérique attendu pour le 15 octobre - le 4 août : Le fruit des assises du logiciel entre les mains d'Eric Besson - le 30 juin : Eric Besson cloture les Assises du logiciel organisées par l'Afdel - le 11 juin : L'Afdel ouvre en ligne ses assises du logiciel - le 4 juin : Un comité pour instaurer le haut débit sur toute la France - le 29 mai : Assises du numérique : 27 pistes de travail pour un budget nul - le 17 avril : Eric Besson à la rencontre des acteurs de l'économie numérique - le 10 avril : Matignon charge Eric Besson de planifier le développement des TIC - le 25 mars : Trois priorités de l'Aful pour le secrétaire d'Etat à l'Economie - le 19 mars : L'économie numérique fait son entrée au gouvernement

Article 9 sur 12

L'emploi informatique pâtit de la crise

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20093 min de lecture

Conséquence de la crise financière, le marché de l'emploi informatique s'est fortement dégradé outre-Atlantique, une situation qui a rapidement touché les pays d'Europe : les derniers chiffres publiés par la National association of computer consultant business (NACCB) pointaient 34 000 emplois supprimés dans la high-tech au cours du seul mois de novembre 2008, soit 0,87% du total de la masse salariale IT aux Etats-Unis. Inévitablement, la dégradation du marché devait gagner les pays européens et notamment la France. Signe de l'aggravation de la situation économique dans l'Hexagone, l'indicateur des offres d'emplois cadres publié en novembre 2008 par l'Apec reculait pour la première fois depuis cinq ans dans la plupart des catégories professionnelles, y compris l'informatique, secteur qui tire habituellement l'emploi cadre. Autre effet des difficultés économiques, la hausse du chômage des informaticiens en France : les derniers chiffres publiés par la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, ministère du Travail) montraient que le nombre d'informaticiens chômeurs avait augmenté pour la seconde fois consécutive de l'année pour représenter un taux de chômage compris entre 3,9% et 5,9%. Rien d'étonnant, au regard de l'avalanche des plans de restructuration et des suppressions de postes annoncés en 2008 par l'ensemble de la filière, au niveau mondial. Sélection de nos articles sur le sujet : - Le 24 décembre : Unisys supprime 1 300 emplois dans le monde - Le 23 décembre : La crise automobile préoccupe les sociétés de conseil selon la CFDT - Le 22 décembre : Freescale supprime près de 200 emplois à Toulouse - Le 16 décembre : SGI supprime 15% de ses effectifs pour mieux résister à la crise - Le 9 décembre : Sony supprime 8 000 postes dans le monde et ferme un site en France - Le 27 octobre : Xerox va supprimer 3 000 emplois dans le monde - Le 2 octobre : Les salariés d'Alice manifestent contre les suppressions de postes - Le 6 octobre : Les salariés de France Telecom, HP et EDS appelés à se mobiliser - Le 25 septembre : HP supprime 9 330 emplois en Europe dont 90% chez EDS - Le 25 août : Les telecoms, premier secteur européen touché par les restructurations - Le 22 avril : Logica supprime 1 300 emplois en Europe - Le 21 avril : France Telecom coupe 10% de ses effectifs en R&D - Le 9 avril: 2 000 postes menacés par le rapprochement SFR Neuf Cegetel - Le 4 avril : Dell supprime plus de postes que prévu - Le 3 avril : Google licencie 300 salariés de Doubleclick - Le 28 février : Nortel enregistre de nouvelles pertes et supprime encore 2 100 emplois - Le 4 février : Alcatel-Lucent supprime à nouveau 400 postes en France

Article 10 sur 12

La crise financière oblige les acteurs IT à se serrer la ceinture

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20093 min de lecture

La crise économique était latente depuis quelques mois, selon les analystes. Fin août, ils n'observaient toutefois pas encore d'impact significatif sur le marché européen. C'était sans prévoir l'ampleur du krach boursier qui a atteint les places financières américaines, japonaises et européennes entre septembre et octobre, notamment en raison du rejet du plan Paulson, censé relever l'économie américaine à grands renfort de dollars (700 Md$). « Cette crise brutale n'a fait qu'exacerber une situation économique déjà fragilisée », notait alors Virginie Lazes, directrice associée pour la banque d'investissements Bryan Garnier & Co. L'analyste s'attendait par ailleurs à une multiplication des alertes sur résultats dans le courant de l'année, ainsi qu'à un ralentissement de l'activité dans les sociétés IT. L'avenir lui a donné raison. Témoin de la morosité régnante, même l'action de Google est passée sous la barre des 300 $, une première depuis trois ans. De fait, si les entreprises du secteur ne sont pas directement affectées par la crise financière, elles le sont indirectement, du fait de la méfiance des investisseurs et des ralentissements et suspensions de projets décidés par les entreprises utilisatrices. De nombreux acteurs - à l'instar de Microsoft, de Sun ou encore de SAP - ont donc présenté des plans internes de restriction drastique des coûts : gel des embauches, réduction des frais de marketing, examens de tous les frais généraux, notamment liés aux voyages professionnels... Même du côté des SSII indiennes - réputées pour leur croissance flirtant avec les 50% - les résultats restent à deux chiffres, mais sont quasiment divisés par deux. Nombreuses d'entre elles ont par ailleurs annoncé des plans de licenciements et de réduction des coûts. Quant aux analyses des grands cabinets, elles ne sont pas fameuses : selon iSuppli, le marché des ventes de PC, grand abonné des taux de croissance à deux chiffres, devrait subir de plein fouet la crise économique. Même constat pour IDC, qui prédit une croissance de l'ensemble des dépenses high-tech de l'ordre de 2,6% seulement en 2009, contre les 5,9% annoncés en août dernier. A lire sur le sujet : Le 28 novembre 2008 : L'Europe divise par deux ses prévisions de croissance des TIC pour 2009 Le 21 novembre 2008 : Le rythme des ventes de PC devrait s'écrouler l'an prochain Le 14 novembre 2008 : IDC révise à la baisse ses prévisions de dépenses IT pour 2009 Le 13 novembre 2008 : Badaboum: Intel révise fortement ses prévisions à la baisse Le 12 novembre 2008 : Même la Silicon Valley est affectée par la crise, montre le Mercury News Le 6 novembre 2008 : Trimestriels Cisco : l'équipementier contraint de geler ses embauches Le 24 octobre 2008 : Microsoft se serre la ceinture pour affronter la crise Le 21 octobre 2008 : Sun lance un avertissement sur ses résultats trimestriels Le 14 octobre 2008 : Les dépenses IT vont se tasser... mais moins qu'en 2001, prédit Gartner Le 10 octobre 2008 : Trimestriels : l'Indien Infosys reste en croissance, mais subit la crise Le 7 octobre 2008 : SAP avertit que son activité a été touchée par les troubles économiques Le 7 octobre 2008 : La crise boursière ébranle les valeurs IT françaises Le 30 septembre 2008 : Douche froide pour les valeurs technologiques après le rejet du plan Paulson Le 24 septembre 2008 : Le coup de froid se confirme dans les SSII indiennes Le 18 septembre 2008 : La crise bancaire américaine n'épargnera pas l'informatique Le 27 août 2008 : La crise des subprimes n'impacte pas encore les services informatiques bancaires

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Le cloud prend forme dans la plus grande confusion

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20094 min de lecture

Si Dell a tenté de s'accaparer l'idée sans complexe en déposant un brevet sur le terme 'cloud', tous les acteurs de l'IT sans exception ont adopté le concept cette année. Le résultat est plutôt en contradiction avec l'intention : nous sommes dans le règne de la plus totale confusion, savamment entretenue par les fournisseurs. Le cloud computing, assorti de son inséparable acolyte le Saas (Software as a service, service applicatif en ligne), est sensé offrir aux entreprises des services informatiques complets et sécurisés à la demande. Autant de services qui seront donc installés sur des infrastructures distantes, hors l'entreprise, voire distribuées. Il ne s'agit pas seulement, comme on le laisse souvent entendre, d'héberger les applications et les données de l'entreprise à distance, mais bel et bien de rebâtir son système d'information en mode réparti entre ses propres sites et le 'nuage' (cloud). En 2008, constructeurs de serveurs, offreurs de stockage, éditeurs d'OS, éditeurs d'hyperviseurs, s'y sont tous mis. Bien sûr, il y eut Google, Amazon et Microsoft. Ces deux-là se sont illustrés le même jour d'octobre. Amazon a alors sorti son EC2 de sa phase bêta et Microsoft a enfin levé le voile sur le très attendu Azure. Mais les IBM, Sun, HP, Dell, Intel, EMC, VMware, Citrix ou Yahoo s'en sont aussi donné à coeur joie. Chacun avec sa propre définition. C'est pour cette raison, entre autres, que les dernières études de cabinets d'analystes préconisent la prudence vis à vis de tels environnements. Dans l'intérêt des entreprises utilisatrices, mais aussi celui des fournisseurs, 2009 devra être l'année de la clarification du concept de cloud. Le cloud ou le retour des environnements propriétaires Mais les DSI pourraient bien passer outre les conseils de prudence. Crise oblige. A priori, louer son infrastructure et ses applications apparaît moins cher que d'acquérir le tout. D'autant qu'avec le cloud, on peut commencer petit, et faire évoluer son 'SI dans les nuages' en fonction de ses besoins. Reste que pour connaître le coût total véritable d'un environnement de cloud, il faudra attendre que les premières entreprises aient essuyé les plâtres. Même si cela ne concerne qu'une partie du SI, pour migrer d'une bonne vieille installation en client-serveur vers un modèle de type cloud, il faudra repenser son système d'information, migrer ses applications, former les développeurs et les mainteneurs, etc. Et que dire de la nouvelle dépendance à un fournisseur qui se profile à l'horizon ? Les nuages pourraient bel et bien rappeler les années bleues des systèmes propriétaires. Et ce, même si les premiers partenariats se sont noués cette année (entre Salesforce et Google, par exemple). Aujourd'hui, difficile de dire combien coûtera, en temps et en argent, le passage d'un système d'information depuis l'EC2 d'Amazon vers l'Azure de Microsoft, par exemple. A lire sur le sujet : - Le 22 décembre : Ovum regarde le cloud computing avec circonspection - Le 12 décembre : Microsoft pense que la crise financière dopera son cloud Azure - Le 12 décembre : Le cloud d'Amazon EC2 arrive en Europe - Le 8 décembre : Salesforce interface son Force.com avec l'App Engine de Google - Le 19 novembre : Capgemini utilise le 'cloud' d'Amazon pour développer des applications - Le 19 novembre : Avec Decho, EMC prépare un nuage de stockage pour particuliers et PME - Le 18 novembre : Adobe Max : CoCoMo rappelle la stratégie S+S de Microsoft - Le 17 novembre : Exchange et SharePoint officiellement utilisables en ligne - Le 14 novembre : Le Gartner prédit l'émergence de clouds privés chez les grands comptes - Le 13 novembre : EMC recouvre la planète d'un immense nuage de données - Le 4 novembre : Dreamforce : Salesforce s'accroche à Amazon et Facebook - Le 30 octobre : PDC 2008 : Ray Ozzie, architecte en chef de Microsoft, donne sa vision d'Azure - Le 27 octobre : PDC 2008 : Microsoft dévoile Azure, son offre de 'cloud computing' - Le 27 octobre : Amazon EC2 sort de sa phase bêta et héberge WS Server 2003 - Le 15 octobre : Google et le Cigref partenaires pour étudier le Saas et le 'cloud computing' - Le 8 octobre : IBM ouvre ses services collaboratifs et un réseau social d'entreprise en mode cloud - Le 6 octobre : Premier Oracle OpenWorld après le rachat de BEA : Oracle accoste le 'cloud' d'Amazon - Le 26 septembre : Steve Ballmer se donne 5 ans pour concurrencer Google - Le 18 septembre : Citrix place la V5 de XenServer au coeur de son cloud - Le 16 septembre : VMware propose un OS pour les datacenters - Le 18 août : Dell n'a pas réussi à déposer la marque 'cloud computing' - Le 8 août : SQL Server 2008 paré au téléchargement - Le 30 juillet : HP, Intel et Yahoo collaborent autour du cloud computing - Le 8 juillet : Le Gartner identifie sept risques dans le 'cloud computing' - Le 25 juin : Allié à Google, Salesforce.com affirme disposer d'une plateforme en ligne complète - Le 18 juin : Red Hat rend JBoss disponible sur Amazon EC2 - Le 2 mai : IBM et Google font cloud computing commun - Le 14 avril : Les Google Apps à l'assaut du million d'utilisateurs de Salesforce - Le 20 mars : IBM ouvre son premier centre 'cloud computing' européen à Dublin - Le 10 mars : Le 'cloud computing' paré pour l'entreprise d'ici un an ou deux, estime Forrester

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La guerre des RIA réconcilie SOA, mash-up et Web 2

Par La RédactionPublié le 2 janvier 20094 min de lecture

Les clients lourds, à installer sur chaque ordinateur, n'ont plus la cote : trop complexes à installer et mettre à jour, incompatibles avec la vaste majorité des terminaux, ils se sont fait voler la vedette par les interfaces Web. Mais les interfaces HTML, même mâtinées de Javascript (concept Ajax), restent trop simplistes pour des usages avancés, et impliquent de rester connecté en permanence. Le constat ne date pas d'hier, et on parle depuis des années des clients pour les applications Internet riches (RIA), qui reprendraient le meilleur des deux mondes : projets XUL chez Mozilla, GWT chez Google, Apollo chez Adobe, WPF/E chez Microsoft, RCP chez Eclipse et chez Sun Netbeans, OpenLaszlo (implémentation Open Source de Flex)... La véritable émergence des RIA, toutefois, peut vraiment être située en 2008. C'est en effet ces derniers mois que les quatre gros acteurs du secteur ont peaufiné leur stratégie et leur technologie. Google, avec son offre en Open Source, qui permet à tous les développeurs Java de créer simplement des interfaces riches, a su habilement diffuser son GWT (Google Web Toolkit). Adobe a enfin compris qu'il lui fallait diffuser le plus largement possible - donc gratuitement pour les terminaux mobiles, comme pour les PC - sa plateforme d'exécution Flash, car son installation conditionne en partie le succès de ses offres Flex (client Flash permettant la manipulation des sources de données) et AIR (Adobe Integrated Runtime, client riche complet) ; l'autre condition du succès étant le soutien de la communauté de développeurs et de créatifs. Avec la deuxième version de Silverlight, Microsoft a concrétisé la promesse d'un client riche s'adressant - comme chez Adobe - à la fois aux créatifs et aux développeurs. Sachant que si la communauté .Net est extrêmement importante, Microsoft doit encore faire ses preuves pour séduire les graphistes. Et Sun a - enfin ! - sorti sa propre solution, dont il parlait depuis plus d'un an et demi, JavaFX. L'inventeur de Java part évidemment avec un atout sérieux, la diffusion de la plateforme d'exécution Java. En revanche, la version 1.0 a franchement laissé sceptiques les spécialistes du domaine : Sun a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'atteindre la productivité et le résultat des solutions concurrentes. Il est probable que ces différentes technologies cohabitent. Mais plusieurs tendances devraient assurer leur succès. D'abord, les RIA peuvent aussi bien servir aux applications professionnelles, pour remplacer des clients complexes ou vieillissants, que grand public, notamment dans le monde du Web 2.0 qui mise avant tout sur l'interactivité. Elles bénéficient donc de facto d'une large audience potentielle, renforcée par le fait que les utilisateurs en entreprise (notamment les 'digital natives') souhaitent de plus en plus pouvoir travailler avec des interfaces aussi ergonomiques que ce qu'ils utilisent au quotidien dans leur vie personnelle. Ensuite, les types de terminaux se multiplient (ordinateur, netbook, smartphone...), et leur seul point commun est Internet - et la capacité du navigateur embarqué à télécharger la plateforme d'exécution idoine. Enfin, les RIA correspondent exactement à la philosophie guidant actuellement les développements : architectures orientées services (SOA) et mash-up (combinaisons de services applicatifs au niveau du poste client ou des serveurs Web). Ce sont en effet les clients idéaux pour accéder à des services divers et les agréger avec une interface fonctionnelle et agréable. A lire sur le sujet : - Le 29 décembre : Sun assure que JavaFX sera entièrement disponible en Open Source - Le 19 décembre : Adobe sort une version Linux de son client riche AIR - Le 19 novembre : Adobe Max : AIR 1.5 s'adapte aux capacités de Flash 10 - Le 19 mai : Moonlight, la version libre de Silverlight fait ses premiers pas - Le 16 décembre : Les clients Adobe témoignent de leur utilisation des RIA - Le 5 décembre : Sun JavaFX : technologie RIA à la traîne et stratégie à revoir - Le 14 octobre : Silverlight 2 convoque Eclipse via le Français Soyatec - Le 1er juillet : Le contenu Flash accessible aux moteurs de Google et Yahoo - Le 7 mai : JavaOne : Sun présente sa technologie de client riche JavaFX - Le 17 avril : Microsoft rejoue Mix au public français - Le 25 février : Adobe lance officiellement son offre de clients riches - Le 1er décembre : Adobe Max : Flash et AIR mixent vidéo et réseaux sociaux - Le 9 juin : Silverlight 2 pourra être programmé en Ruby ou Python - Le 7 mai : Adobe veut diffuser Flash gratuitement sur les mobiles - Le 18 avril : Silverlight supportera les DRM avant la fin de l'année - Le 17 mars : Flash Lite et PDF bientôt sur Windows Mobile - Le 11 mars : Microsoft dévoile ses ambitions pour un Silverlight mobile - Le 25 février : Ilog intègre ses composants de visualisation à AIR et Flex