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Internet : L'eVilla de Sony, dernière victime en date du PC

La rédaction

Et un de plus. Sony a cessé le 30 août la production de ses terminaux d'accès à Internet eVilla http://www.weblmi.com/daily/2001/0109/telegrammes.htm . Soit à peine deux mois après leur lancement ! Des problèmes techniques, que reconnaît Sony, ont scellé le sort de ce terminal (sous un OS de Be Inc) et des services associés (22 $/mois) dont les ventes ont été bien décevantes.

Qui aurait pu croire que ce serait une firme nippone réputée pour sa vision à long terme qui battrait un record jusque-là détenu par 3Com - le retrait d'Audrey au bout de six mois !

Sony assume les conséquences de son erreur en proposant de rembourser ses quelques clients, dès la fermeture du service d'Earthlink, le 13 septembre.

L'an dernier, il s'est vendu 150 000 terminaux Web aux Etats-Unis contre 46 millions de PC. Avec un million de foyers équipés, seuls les terminaux de WebTV Networks tirent leur épingle du jeu. A la fois grâce à la modicité du prix de l'équipement - qui utilise l'écran du téléviseur - et au prix d'un impressionnant turn-over : selon le Yankee Group, la société achetée par Microsoft en 1997 pour 425 M$ parvient tout juste à recruter suffisamment de nouveaux abonnés pour compenser les défections.

Les analystes d'IDC, qui tablaient auparavant sur la vente de 5,5 millions d'Internet appliances dans le monde en 2004, ne prévoient plus que 2,7 millions d'unités en 2005. Le seul projet grand public encore en cours est celui d'Intel en Espagne. La filiale d'AOL prévoit d'y subventionner 250 000 Dot.Station. En avril dernier, deux Français, Atlinks et Com One, avaient clairement indiqué http://www.weblmi.com/daily/2001/0416/acces1.htm que l'avenir résidait dans des marchés professionnels ou subventionnés. Même discours chez New Internet Computer Inc (NIC) qui vise, avec la bénédiction d'Oracle, des marchés comme celui de l'éducation. Les analystes, qui passent leur temps à se tromper sur ce marché, commencent aussi à parler de débouchés dans les cybercafés des pays en voie de développement. C'est mauvais signe.

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