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Windows 10 : Une bonne cuvée pour les entreprises

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Avec l'arrivée de Windows 10, Microsoft est passé à un nouveau modèle de distribution, du moins dans la décennie à venir. Après l'échec de Windows 8, la firme de Redmond a en effet décidé d'adopter un mode de diffusion inédit avec des mises à jour en continu.

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Article 1 sur 4

Windows 10 : Un OS vraiment multi-plateforme

Par La RédactionPublié le 1 septembre 20154 min de lecture

Disponible depuis le 29 juillet dernier en versions Home, Pro et Enterprise (peut-être une version RT à venir selon Microsoft), Windows 10 pourrait être le dernier système d’exploitation de Microsoft puisque l’éditeur souhaite désormais proposer son OS comme un service mis à jour régulièrement à l’instar d’un Office 365. Selon Agnès Van de Walle, directrice de la division Windows et Devices chez Microsoft France, de deux à trois mises à jour majeures pourraient être proposées par an aux entreprises suivant trois types de contrats. Le premier baptisé Current Branch, qui vise la version grand public de Windows 10 mais qui est aussi accessible aux entreprises, fournit une mise à jour en continu du système pendant plus de 10 ans. Dans ce cas, l’entreprise ne contrôle pas les mises à jour. Le deuxième contrat Current Branch For Business donne la possibilité aux entreprises de bloquer les mises à jour pendant 8 mois et le troisième contrat Long Term Servicing Branch, quant à lui, permet de bloquer, surtout pour les grandes entreprises ayant des politiques de mises à jour soumises à plus de contrôle, les upgrades pendant une durée de cinq ans. « Suivant leurs besoins et les métiers, les entreprises décideront de leur fréquence de mises à jour ; elles peuvent exploiter les trois types de contrats. Bien sûr, les mises à jour liées à la sécurité ne sont pas concernées par les contrats ; elles seront régulièrement proposées pour corriger les éventuelles failles », indique la dirigeante.

Un cycle de mises à jour en continu

Ce mode de diffusion de Windows est inédit pour les entreprises, fini les services packs et les nouvelles versions, place à un cycle de mises à jour en continu. Pour Pierre Sylvie, responsable environnement utilisateur chez SCC, Windows 10 s’oriente clairement vers le modèle online à l’instar d’un Office 365. Evidemment, la politique commerciale de Windows 10 n’est pas comparable à celle d’Office 365. Il faut savoir que la migration vers Windows 10 depuis Windows 7.1 et Windows 8.1 est gratuite la première année. Ainsi, n’importe quel utilisateur disposera d’un an pour migrer son PC vers le nouvel OS de Microsoft sans débourser un euro. Par la suite, tous les utilisateurs ayant fait le choix de cette option bénéficieront aussi de la gratuité des mises à jour. Il est, bien sûr, fort à parier que de nombreuses petites entreprises qui disposent déjà de postes sous Windows 7.1 et 8.1 migreront sous ce nouvel OS pour profiter de cette offre, là encore, inédite pour Microsoft. Pas de changement en revanche, pour les constructeurs d'ordinateurs qui paieront pour préinstaller le logiciel sur leurs postes et pour les entreprises ayant souscrit à la Software Assurance ; ces derniers bénéficieront de l’upgrade gratuitement. Passé un an l’offre de gratuité de Microsoft, Windows sera payant, environ 135 euros pour une licence « famille » et 279 euros pour une licence professionnelle.

Pas de migration de masse à prévoir dans les grandes entreprises, les ETI et les PME 

Si les petites entreprises peuvent migrer vers Windows 10 sans réelles contraintes et avec plus d’opportunisme, ce n’est pas le cas des entreprises de taille moyenne, des ETI et des grands groupes qui possèdent en général une gouvernance IT plus structurée. « Le déploiement d’un nouvel OS s’est toujours accompagné d’une vraie réflexion. Mais dans le cas précis de Windows 10, je ne pense pas que l’on assistera à une migration de masse. Au contraire, les nouvelles modalités mises en œuvre vont indirectement engager les entreprises à rentrer dans un plan plus global de transformation vers le digital. Ce plan sera même, de mon point de vue, vital pour l’entreprise mais il prendra un certain temps. C’est ce que fait par exemple La Poste avec son projet Facteo », explique Pierre Sylvie. Rappelons que l’objectif de La Poste avec Facteo est, pour résumer, d’équiper tous ses facteurs d’un smartphone d’ici à la fin de l’année pour faciliter les opérations courantes quotidiennes et permettre à terme de créer de nouvelles fonctionnalités. Pour l’heure, étant donné la récente annonce de Windows 10, les entreprises, à en croire nos interlocuteurs, sont en phase d’attente ; certaines même sont encore en finalisation de migration vers Windows 7 depuis l’arrêt du support de Windows XP en avril 2014.

Bouygues Construction déjà conquis par Windows 10

Quelques grandes entreprises ont néanmoins franchi le pas de l’adoption de Windows 10, c’est le cas de Bouygues Construction qui avait annoncé, lors des derniers TechDays 2015 en février dernier, une expérimentation de Windows 10 dans le cadre du TAP (Technology Adoption Program) mis en place par Microsoft. Pour Frédéric Van Boxsom, responsable architecture poste de travail chez Bouygues Construction, l’objectif avec ce test grandeur nature était de moderniser les usages IT dans son entreprise et de pousser les scénarios en termes de sécurité, notamment sur la gestion des utilisateurs et leurs données personnelles et professionnelles, une fonctionnalité que propose Windows 10. D’autre part avec l’adoption de Windows 10, l’entreprise souhaitait rationnaliser ses OS et ses terminaux en privilégiant en priorité les modèles hybrides (ordinateurs convertibles en tablettes). Notons qu’en interne, Bouygues Construction dispose d’une cinquantaine d’équipements différents. Satisfait des résultats acquis, Bouygues Construction devrait, dès la sortie officielle de Windows 10, intégrer définitivement l’OS à son système d’information.

Article 2 sur 4

Des nouvelles fonctionnalités loin d'être superflues pour les administrateurs

Par La RédactionPublié le 1 septembre 20155 min de lecture

Avec chaque version de Windows, Microsoft nous a habitués à son lot de nouveautés ; cette nouvelle mouture ne déroge pas à la règle. Déjà, comme le rappelle Agnès Van de Walle, directrice de la division Windows et Devices chez Microsoft, Windows 10 est multiplateforme, cela signifie qu’un unique noyau est disponible à la fois pour les PC de bureau, les PC portables, les tablettes, les smartphones et même les objets connectés. Un « workplace as a service » en quelque sorte où je dispose d’un environnement de travail unique peu importe le terminal. Bien sûr, des fonctionnalités spécifiques au terminal sont intégrées comme l’adaptation de l’OS à la taille de l’écran par exemple.

Plus de fonctions de sécurité

 Ensuite, l’axe sécurité a été renforcé pour cette nouvelle version. Par exemple, Windows 10 propose la double authentification via la technologie MFA (Multi Factor Authentification), mais surtout l’éditeur introduit Windows Hello qui supprime le mot de passe de l’utilisateur au profit d’un système de biométrie (faciale, iris ou empreinte digitale). A terme, selon Microsoft, tous les devices devraient intégrer ces nouvelles technologies. Autre innovation, Windows 10 va s’enrichir d’un outil de marquage pour identifier les données professionnelles et personnelles. Ce système vient ainsi en complément d’un logiciel de MDM (Mobile Device Management) de type MobileIron ou Aiwatch à conditio bien sûr que ces derniers le supportent.

Une interface adaptée aux usages des utilisateurs

Concernant l’interface, les utilisateurs de Windows 7 ne seront pas dépaysés, puisqu’ils retrouvent l’environnement classique de bureau avec le menu « Démarrer » très apprécié dans les entreprises avec bien sûr quelques changements organisationnels. Ainsi, à droite, on retrouve toutes les vignettes déjà existantes dans Windows 8 pour accéder aux applications et à gauche, les applications classées par ordre alphabétique, un mécanisme hérité de Windows Phone. Microsoft introduit aussi des fonctions pour créer des bureaux virtuels personnalisés permettant d’améliorer ainsi la navigation et la productivité. Globalement, la conception de cette interface semble à première vue réunir le meilleur de Windows 7 et de Windows 8. En ce qui concerne le navigateur Internet, Microsoft en intègre un tout nouveau activé par défaut (Edge). Celui-ci se dote d’une fonction native de prise de notes et la possibilité d'adjoindre des extensions pour l'enrichir (donner des codes couleurs spécifiques aux onglets, répertorier les favoris d'une nouvelle façon, archiver en local les pages web, etc.). Pour des raisons de compatibilité, Internet Explorer est toujours disponible dans Windows 10.

Des outils hérités de Windows Phone et un support des apps Android et iOS

D’autre part, Microsoft dote son dernier OS d’un centre de notification ou de collecte des informations (informer des nouveaux emails, des divers changements ou d’événements) issu de Windows Phone ; ce centre est complété de l’assistant virtuel Cortana (concurrent de Siri d’Apple) qui fait aussi son apparition dans cette version et qui lui aussi est issu de Windows Phone. Rappelons que Cortana, désormais disponible en français, est une application d’assistance personnelle permettant d’effectuer des recherches sur le web, de rechercher des éléments sur l’ordinateur, d’assurer le suivi du calendrier et même de reconnaître une musique. Point important, Windows 10 pourra supporter les applications développées nativement sous Android et sous iOS ; l’idée est de donner la possibilité aux développeurs, via des extensions spécifiques dans la future version de Visual Studio, de porter plus simplement les apps mobiles dans cet OS.

Vers le zéro master

Enfin, deux fonctionnalités vont simplifier les déploiements de Windows 10 dans les entreprises, l’objectif étant pour Microsoft d’encourager le « zéro master » ou le déploiement agile. Déjà la fonction « Inplace  Upgrade» qui est une solution automatisée pour passer simplement de Windows 7.1 et supérieur vers Windows 10. Ensuite, la fonction « Provisioning » qui permet de descendre à distance des packages entreprises, là aussi de façon automatisée, à la fois sur des terminaux professionnels ou personnels, le but étant de responsabiliser, dès la réception du poste de travail, les utilisateurs dans les entreprises qui souhaitent de plus en plus exploiter leurs applications personnelles tout en ayant un accès au système d’information. Et du côté de l’entreprise, les bénéfices sont multiples, à savoir une diminution du temps de mise à disposition du device, plus de gestion de masters ni de matériels et une baisse sensible d’intervenants dans la phase d’installation. Pour Pierre Sylvie, responsable environnement utilisateur chez SCC, les nouveaux modes de déploiement de Windows 10 annonce, à terme, la fin de l’Active Directory et du mode OSD (Operating System Deployment) de Microsoft.

Point de vue d'Alex Dos Santos, sénior avant-ventes grands comptes chez Citrix

Pour le porte-parole chez Citrix France, Alex Dos Santos, la virtualisation a un rôle primordial à jouer pour contrer les principaux obstacles auxquels les entreprises devront faire face dans le cadre de ce passage à Windows 10. Déjà, la diversité des systèmes d’exploitation dans les entreprises va obliger les décideurs IT à prendre davantage en compte la compatibilité des applications existantes. D’autre part, l’arrivée du nouveau navigateur « Edge » et ses composants représente pour l’éditeur Citrix la première application à virtualiser pour éviter des problèmes de rétrocompatibilité. La stratégie est de publier les anciennes versions des navigateurs pour avoir une parfaite compatibilité. A ce titre, Citrix a déjà diffusé en version béta ses applications de virtualisation compatibles Windows 10, à savoir le Receiver (côté client) et le Virtual Delivery Agent pour XenApp et XenDesktop (côté serveur).

Enfin, Citrix insiste aussi sur l’importance d’accompagner les entreprises dans les choix et les méthodologies de portabilité des applications, nouvelles ou non. Faut-il redévelopper les applications ? Vers quel OS ? Autant de questions pour lesquelles Citrix souhaite apporter des réponses claires. Par exemple, Citrix préconise toujours d’adapter les applications selon les usages et de ne pas obligatoirement les redévelopper. Et si l’on doit vraiment en passer par là, le développement des applications en mode web se montrera plus simple à adapter. Alex Dos Santos avance d’ailleurs deux arguments : le mode web est disponible sur toutes les plateformes et il dispose d’un bon vivier de développeurs.

Article 3 sur 4

Interview de Karim Manar, responsable marketing « utilisateurs finaux » chez Dell

Par La RédactionPublié le 1 septembre 20154 min de lecture

LMI : Une nouvelle version de Windows est souvent synonyme de pics de ventes de terminaux et de postes de travail pour les constructeurs. Windows 10 devrait être selon Microsoft la dernière version de l’OS, ne craignez-vous pas une baisse de vos ventes sur le long terme ?

Karim Manar : C’est vrai, à chaque nouvelle version de Windows, Dell enregistre un pic de ventes mais aussi paradoxalement un frein à l’achat car certains utilisateurs déportent leur acte d’achat sous prétexte qu’un service pack ou qu’une mise à jour majeure allait sortir peu de temps après. Concernant l’après Windows 10, je ne pense pas qu’il y aura d’impacts négatifs sur les ventes, les utilisateurs changeront de postes selon leurs besoins. Au contraire, les achats seront lissés tout au long de l’année. Enfin, je souhaite préciser que l’innovation ne vient pas seulement de Microsoft ; d’autres acteurs par exemple comme Intel savent également innover, ils participent aussi indirectement aux renouvellements des équipements.

Pensez-vous que la gratuité de Windows 10 la première année va amener les entreprises à migrer massivement ?

Cette gratuité va surtout encourager les très petites entreprises à migrer mais cela ne va certainement pas changer le cycle pour les entreprises de taille intermédiaire qui ont d’autres impératifs. En effet, les utilisateurs dans les PME, les ETI ou dans les grands comptes ont besoin d’accompagnement. Chez Dell, nous l’avons par exemple bien observé avec Windows 8 où les migrations ont été réalisées par typologie d’utilisateurs notamment autour de la mobilité. Certes, le cas de Windows 8 est très particulier avec l’apport de ses fonctionnalités liées à la mobilité qui a nécessité plus d’apprentissage auprès des utilisateurs, la marche était un peu haute. De plus, les entreprises se positionnaient plutôt dans une phase de migration vers Windows 7.

La nouvelle politique de mises à jour de Windows 10 par Microsoft répond-elle à la demande des entreprises ?

Oui, elle répond clairement à leur demande. Les entreprises souhaitent effectivement faire évoluer le système d’exploitation à leur rythme sans subir de changements fonctionnels importants. Microsoft les soutiendra grâce à un support adapté. Nous concernant, nous travaillons en étroite collaboration avec Microsoft depuis plus d’un an sur cette nouvelle version de Windows. De nombreuses consultations ont eu lieu ; c’est d’ailleurs un réel changement pour l’éditeur qui a très tôt ouvert son nouveau système d’exploitation via le programme TAP. Microsoft a également inclus très tôt les constructeurs sur le design des différentes plateformes à venir.

Le fait de disposer d’un noyau commun à toutes les plateformes matérielles PC, portables, tablettes et smartphones, peut-on songer à l’arrivée de Dell sur le marché du smartphone ?

C’est une excellente idée d’avoir créé un seul noyau pour Windows sur différentes plateformes. En ce qui nous concerne, nous n’envisageons pas de nous lancer sur le marché concurrentiel des smartphones, ce n’est pas planifié dans la politique de l’entreprise dans l’immédiat ; différents acteurs sont déjà très bien implantés sur ce marché et le font très bien.

Que pensez-vous des fonctions de sécurité (conteneurisation des données, double authentification, système de biométrie, etc.) apportées par la nouvelle version de Windows ?

Ces fonctions vont d’abord être bénéfiques pour les utilisateurs en général car elles participent à la « démocratisation » de la sécurité. De notre côte, je tiens à préciser que nous avons des clients très exigeants en termes de sécurité. De ce fait, nous n’avons pas attendu Microsoft pour proposer des offres de sécurité packagées qui se positionnent à un niveau supérieur.

Il est préférable que l’arrivée de Windows 10 dans les entreprises s’accompagne d’un plan de transformation vers le digital, êtes-vous d’accord avec cette affirmation ?

Sans attendre Windows 10, certaines entreprises ont déjà bien compris ce qu’apporte le digital. Sous nos yeux quotidiennement, nous avons déjà deux exemples très médiatisés Airbnb et UberPop, ces deux acteurs ont révolutionné leur secteur respectif avec l’usage des outils numériques. Aujourd’hui, un tiers des développements se fait sur des plateformes mobiles ; les DSI, de leur côté, en ont également pris conscience. Pour revenir à Windows 10, oui, ce nouveau système d’exploitation contribuera un peu plus à cette révolution car Windows reste une plateforme de référence dans l’entreprise mais cela s’applique aussi à d’autres plateformes concurrentes.

Article 4 sur 4

Trois questions à Grégory Clave, directeur alliance Microsoft chez Sogeti

Par La RédactionPublié le 1 septembre 20153 min de lecture

LMI : De votre point de vue, quelles sont les nouveautés de Windows 10 les plus marquantes ?

Grégory Clave : Déjà, l’environnement de bureau classique tel que nous le connaissons sous Windows 7 fait son retour, une bonne nouvelle pour les utilisateurs dans les entreprises, cela facilitera l’adoption de Windows 10. Ensuite, de gros efforts ont également été consentis sur la sécurité et l’universalité du système d’exploitation. Par exemple, une application développée pour une tablette sera 100 % compatible avec la version installée sous un PC. De ce fait, les entreprises seront incitées à développer davantage d’applications métiers multiplateformes. En termes de sécurité, l’outil intégré dans Windows 10 permettant d’annoter les fichiers personnels et professionnels est un excellent moyen pour démocratiser la gestion des données des utilisateurs. Il ne faut pas oublier que de plus en plus d’employés utilisent aussi leurs devices personnels.

Pensez-vous que les entreprises seront nombreuses à migrer vers Windows 10 ? De plus, allez-vous mettre en place des actions spécifiques auprès de vos clients sur l’arrivée de ce nouvel OS ?

Contrairement à Windows 8, nous avons déjà quelques clients qui nous font des demandes pour migrer leurs postes vers Windows 10 dont trois sociétés de plus de 100 000 postes chacune. Le regard porté par les sociétés sur Windows 10 est différent car cette version concerne l’ensemble des plateformes du PC à la tablette. De plus, Microsoft insiste sur la gratuité de l’OS la première année ; nos clients, même les plus gros, restent donc très attentifs sur cette opportunité à prendre.

Concernant les opérations spécifiques autour de Windows 10 à destination des entreprises, Sogeti mène, en parallèle aux actions marketing réalisées par Microsoft, des formations auprès de ses collaborateurs et de ses clients. Pour cela, nous nous appuyons sur nos centres d’excellence.

Etant donné les nouvelles modalités créées par Microsoft sur la diffusion de Windows dans les entreprises, quels sont les impacts chez Sogeti en tant que partenaire ?

Avec les différentes versions de Windows qui se sont succédées, nous avons effectivement été habitués, en tant que partenaire Microsoft, à nous positionner sur des projets en « one-shot ». Mais aujourd’hui, à l’instar d’Office, Windows évolue vers un modèle de « Windows as a service », nous devons donc nous adapter à ce nouveau business model. En tant que tel, il n’y aura plus dans l’avenir de grands projets de migration. Sogeti s’orientera donc vers les services managés et la création de nouveaux services et process. Notre rôle sera donc de proposer davantage d’ingénierie et d’accompagnement par exemple autour de la gestion du poste de travail ou des impacts sur les applications, ce que nous appelons le « Digital Workplace ». D’ailleurs, au début de l’année, Sogeti avait déjà signé un contrat avec une entreprise sur l’ingénierie du poste de travail. Certains de nos clients prennent conscience d’accorder plus d’agilité dans la gestion de leurs postes de travail.