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Des apps mobiles pour plus de productivité dans l'entreprise
Plus de 100 millions d’applications mobiles sont téléchargées par jour dans le monde. Bien sûr, une très large majorité de ces applications, des jeux essentiellement, cible avant tout le grand public. Mais la demande augmente également dans l’entreprise et ne concerne plus seulement l’agenda, le partage de fichiers ou l’email. En effet, les métiers réclament désormais des applications mobiles capables de s’interfacer avec le système d’information de l’entreprise. « Dans leur transformation digitale, les entreprises portées par les métiers ont besoin sur le terrain d’outils mobiles d’aide à la vente, d’analyse et de reporting, toutes ces applications mobiles sont perçues comme des accélérateurs d’activités et participent à cette nouvelle expérience utilisateur. Il faut ainsi prendre en compte tous les scénarios liés à la mobilité, l’agent bancaire qui rencontre ses clients ou encore le technicien qui va réparer une ligne Internet », souligne Xavier Berberian, leader business development, solutions Mobilité chez IBM France.
Des grands acteurs de l’IT s’emparent de la mobilité
A ce titre, 18 mois après l’annonce de son partenariat avec Apple, IBM propose déjà une centaine d’applications mobiles professionnelles fonctionnant sous iOS. Ces applications répondent, selon le porte-parole d’IBM, à divers cas d’usages, et ce, dans plusieurs secteurs d’activités. Par exemple, dans le secteur « banque et marchés financiers », IBM a développé Advisor Alerts, une application qui aide les conseillers en gestion de patrimoine en fournissant, via des notifications push, des informations sur le statut des transactions, des questions commerciales ou sur des échéances de comptes. De même, dans le secteur de la santé, IBM propose Message for Healthcare qui permet aux équipes soignantes de rester connectées tout en assurant la sécurité des informations des patients. A court terme, IBM table sur une centaine d’applications fonctionnant sous les terminaux d’Apple, mais plus globalement IBM tient à préciser qu’il se veut aussi un acteur de la mobilité agnostique qui travaille sur le cycle de vie des applications peu importe le type de plateforme (Windows, iOS, Android).
Face au partenariat IBM-Apple, Oracle a officialisé un accord en 2015 avec Samsung lors du dernier événement OpenWorld en octobre dernier. Samsung et ses partenaires intégrateurs souhaitent exploiter la plateforme Oracle Mobile Cloud Services (intégrée au PaaS Oracle Cloud Platform) pour développer des applications mobiles professionnelles compatibles avec les smartphones de la gamme Galaxy et même avec les montres Gear. Le fabricant coréen a d’ailleurs cité l’exemple de l’entreprise Australian Agricultural Company où les éleveurs utilisent une application mobile fonctionnant sur la montre Gear S2 pour améliorer la gestion du bétail. Bien sûr, ce partenariat avec Samsung, selon Frédéric Decaudin, senior presales manager chez Oracle France, n’engage pas Oracle à se lier avec un seul fournisseur en particulier. « L’ADN d’Oracle est de proposer des solutions hétérogènes, nous fournissons une plateforme sur mesure, accessible à tous nos partenaires, permettant de mettre rapidement en production des applications mobiles, et ce, dans tous les secteurs d’activités, d’une enseigne pour apporter une nouvelle expérience client aux fonctionnalités mobiles d’un progiciel de ressources humaines. Nous sommes de moins en moins dans une spécialisation verticale. De plus, en tant qu’éditeur, nous proposons pour nos propres applications métiers cette expérience de mobilité prête à l’emploi. »
Tous les métiers concernés du marketing aux ressources humaines
Cette grande offensive des géants de l’IT sur les applications mobiles participe à leur démocratisation et à leur diffusion dans l’entreprise, c’est le constat de Marc Lemaire, président de Yoocan, qui a lancé Yoocan Moove une application mobile multiplateformes de saisie de rapports d’interventions. « Les grands faiseurs de l’IT comme IBM, Oracle ou encore SAP montrent l’exemple et encouragent ainsi les usages mobiles dans les entreprises et les bénéfices qu’elles peuvent en tirer ». Pour Marc Lemaire, le marché des applications mobiles BtoB arrive d’ailleurs à maturité et rentre dans une phase d’industrialisation. Un avis que partage Xavier Berberian qui indique avoir constaté un vrai décollage depuis six mois. Aujourd’hui, selon Marc Lemaire, la majorité des applications mobiles interagit avec les solutions de GRC (ou CRM). Les métiers souhaitent étendre leur service client aux terminaux mobiles en profitant de la synchronisation et de l’accès en temps réel aux données du système d’information.
En 2014, le cabinet Gartner estimait même à 1 200 le nombre d’apps mobiles CRM. Tous les grands éditeurs de Salesforce aux adeptes du logiciel libre et de l’open source comme Odoo (ex OpenERP) proposent des solutions CRM mobiles qui ne se contentent pas seulement de visualisation ou de simples extensions mobiles mais offrent des fonctionnalités très évoluées. Si le CRM mobile se développe fortement dans les entreprises, la géolocalisation y reste aussi un élément clef des applications mobiles. Il suffit d’observer les multiples applications mobiles existantes dédiées aux flottes d’entreprise et des tournées de livraison notamment dans les domaines de la grande distribution et de la logistique. De même pour le secteur de la santé où dmd Santé, qui a créé une plateforme communautaire dédiée à la santé mobile, a déjà évalué plus de 1100 applications mobiles dédiées en France. Enfin, entre les apps mobiles pour les notes de frais en passant par celles destinées aux évaluations annuelles jusqu’aux apps dédiées au recrutement des candidats, les services RH (Ressources Humaines) se voient aussi de plus en plus sollicités et gagnés par la mobilité.