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Poste de travailGrand dossier8 articlesPublié le

Digital Workplace : vers une profonde mutation de l'espace de travail

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Selon une étude publiée en septembre 2016, 57 % des salariés français pensent qu'ils travailleront dans un bureau intelligent d'ici à 5 ans. Intelligent par les technologies (Digital Workplace) qui envahissent notre environnement de travail comme les terminaux mobiles, les applications dans le cloud sans oublier la multiplicité des interfaces sans fil. Au-delà des technologies, les salariés recherchent aussi à créer des conditions de travail proches de celles qui animent leur quotidien qu'ils soient à la maison ou en déplacement. Bref, l'employé réclame un environnement qui lui ressemble. Et dans ce contexte, il faut bien comprendre que le Digital Workplace ne concerne pas uniquement les jeunes salariés mais toutes les populations de l'entreprise d'où la nécessité d'impliquer toutes ces générations dans ce vaste projet de transformation numérique y compris les différents services de l'entreprise (métiers, IT et RH). Et l'un des moyens qui facilitera cette mutation est l'indispensable formation.

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Article 1 sur 8

Le Digital Workplace, vers un espace mobile connecté, adapté et collectif

Par Benoît HuetPublié le 20 mars 20174 min de lecture

Paradoxalement, la consumérisation de l’IT a aujourd’hui littéralement ringardisé le concept même de l’environnement de travail de bureau souvent identifié à un utilisateur muni d’un ordinateur de bureau et d’un téléphone fixe. Les usages personnels (Byod, Apps, réseaux sociaux, web, etc.) se sont invités dans le monde professionnel. Pour Alain Raison, directeur exécutif EMEA commercial PC Product Marketing chez Lenovo, le poste de travail a su évoluer au rythme de l’évolution des entreprises et surtout des modes de travail des collaborateurs. « Nous observons plusieurs phénomènes. Déjà, l’accélération de la mobilité, une transformation qui s’opère depuis longtemps mais qui continue. Ensuite, nous constatons une nécessité impériale de la compétitivité : être rapide, flexible, agile, lié au besoin d’une information en temps réel de plus en plus poussé par les phénomènes culturels (réseaux sociaux, information en permanence…). Les changements de mode de travail (flexibilité), le besoin des salariés d’avoir un outil de travail qui leur ressemble (PC as a Service) doté d’applications collaboratives (fin du poste téléphonique classique) et la génération du multiple device contribuent à l’évolution du poste de travail. »

Aujourd’hui, pour satisfaire aux critères de séduction des salariés, surtout la nouvelle génération ultra connectée, les entreprises sont effectivement plus enclines à concevoir des espaces collaboratifs et à équiper leurs salariés d’une tablette, d’un ordinateur portable, d’un ultrabook, d’un smartphone… Elles leur fournissent aussi toutes les solutions logicielles de communication et collaboratives adaptées aux nouveaux usages pour échanger et partager leurs informations, leurs travaux et même leurs loisirs, qui plus est, en sans-fil. Bref, au-delà de la technologie, le Digital Workplace s’installe dans une approche d’abord centrée sur l’utilisateur, lequel réclame de plus en plus un environnement de travail qui lui ressemble, connecté, libre et collectif. Aujourd’hui, l’évolution de l’environnement de travail fait partie d’un long processus de transformation dans la manière de penser les évolutions et les services à produire vers tous les utilisateurs et pas seulement les digitals natives qui représenteront près de 45 % des utilisateurs en 2020.

Des espaces protéiformes

Il faut donc comprendre tous les besoins, les attentes, les capacités de tous ces collaborateurs et concevoir un environnement capable de coller à la réalité démographique de l’entreprise et à sa diversité. Bref, il existe autant de versions de Digital Workplace que d’entreprises. « L’espace de travail est multiforme et se définit selon les collaborateurs. Chez Dell, nous avons ainsi réécrit notre gamme autour de cinq usages du Digital Workplace : le collaborateur sédentaire qui réclame une position optimale et confortable avec un grand écran de qualité, le collaborateur nomade souvent en déplacement, le collaborateur nomade sur site qui utilise régulièrement le réseau WiFi de l’entreprise, le télétravailleur et les collaborateurs spéciaux qui réclament des équipements spécifiques comme des matériels durcis », résume Karim Manar, large institutions & public sector marketing chez Dell, qui prend notamment l’exemple de son offre Canvas, une tablette géante dédiée aux cabinets d’architectes et aux bureaux d’études.

Illustrons cette réflexion par le groupe Manitou, le fabricant de charriots élévateurs et de nacelles, qui, dans son approche de Digital Workplace bien spécifique d’industriel, a parfaitement identifié le besoin de ses utilisateurs sur le terrain en les équipant de tablettes durcies (300 tablettes Panasonic FZ-G1 sont déjà déployées). Ces tablettes sont non seulement utilisées à des fins de production dans des environnements difficiles pour les essais du matériel et pour la traçabilité avec l'usage du code-barres dans le cadre de diagnostiques, mais elles sont également exploitées pour la formation des concessionnaires, la formation produit pour les techniciens, la documentation technique des machines, sans oublier la commande de pièces détachées.

Surface as a Service, une offre mobile sur mesure pour les pros

Pour répondre aux besoins des entreprises en matière de mobilité, SCC en partenariat avec Microsoft lancent l’offre Surface as a Service. L’objectif de cette offre est de fournir pour une redevance mensuelle une tablette Surface Pro 4 (processeur Intel Core i5, 4 Go de Ram et 128 Go de capacité de stockage en SSD) associée à des services fournis en standard ou optionnels (mise à jour technologique, assistance, garantie sur site 24h/24 pendant deux ans, gestion de parcs, reconditionnement des anciens équipements, etc.). Des services additionnels sont également proposés par SCC, par exemple autour des offres logicielles dans le Cloud comme l’accès à Office 365. L’objectif de Surface as a Service est de livrer une offre à la carte plus flexible et plus économique (ajuster les dépenses en fonction des besoins) et d’accompagner les entreprises, de manière verticale, dans leur projet de mobilité.

Article 2 sur 8

Les communications unifiées participent à la mutation de l'environnement de travail

Par Benoît HuetPublié le 20 mars 20173 min de lecture

Il va de soi que les postes de travail mobiles, tels que les tablettes, les ordinateurs portables ou les smartphones sont aujourd’hui des éléments indispensables aux processus de travail modernes quotidiens. Mais pas seulement, les communications jouent, elles aussi, un rôle essentiel dans l’approche du Digital Workplace. Réunir dans une interface homogène la téléphonie IP classique, la visiophonie, les conférences téléphoniques, les informations de présence, les sessions collaboratives, etc., permet de bénéficier de conditions de travail proches de celles que les collaborateurs rencontrent au quotidien dans leurs usages personnels et favoriser ainsi la créativité, la compétitivité et l’intelligence collective. Car toutes ces fonctionnalités de communications unifiées, surtout celles qui sont accessibles dans le cloud, ont l’avantage d’être utilisées au bureau, à la maison ou en déplacement, indépendamment du dispositif de communication utilisé. Pour David Brette, directeur général de l’opérateur Sewan, les communications unifiées dans le cloud participent à la mutation du poste de travail de l’entreprise suivant deux axes : « Déjà, par la mobilité, car ces fonctions de communications unifiées sont facilement accessibles depuis n’importe quel terminal (PC portable, smartphone ou tablette). Ensuite, l’intégration des communications unifiées dans les applications métiers d’entreprise (ERP et autres CRM) facilite le travail collaboratif des utilisateurs, lesquels sont plus enclins à exploiter d’autres moyens pour communiquer comme la messagerie instantanée, la vidéo ou le chat room multiservices. »

Un collaborateur bientôt virtuel ?

A ce titre, ces plateformes de communications unifiées devraient davantage se généraliser dans les entreprises avec la fin du réseau classique RTC annoncé dès 2018 par l’opérateur Orange. Pour Bernard Etchenagucia, directeur général de l’équipementier Mitel France, il ne fait aucun doute que les communications unifiées évolueront de plus en plus vers le Cloud et que l’entreprise deviendra de plus en plus mobile. C’est d’ailleurs dans ce contexte que Mitel a annoncé World Cloud, une solution destinée à simplifier les services et la gestion des communications Cloud pour les entreprises de dimension internationale, et MiTeam, une application orientée mobilité et travail collaboratif. Une démarche similaire s’organise aussi chez Alcatel Lucent Enterprise qui a récemment lancé Oxo Connect, une nouvelle plateforme UC hybride pour les PME qui vient succéder à l’offre OmniPCX Office. Hybride, car il existe toujours cette partie matérielle (IPBX) à laquelle viennent s’ajouter des services de communications unifiées (Rainbow Ready avec des fonctions de présence, de tchat, d’appels vidéo, etc.) pour les utilisateurs accessibles dans le Cloud, et ce, depuis n’importe quel device. Et dans ce contexte, il est faux de dire que le poste téléphonique n’aura plus sa place dans l’entreprise, du moins à court et moyen terme. Ce poste téléphonique a su évoluer et embarque, lui aussi, des fonctions de communications unifiées à l’instar du Mawell de Gigaset ou des SmartStations de Keyyo. Mieux encore, le nouveau téléphone fera aussi office de collaborateur virtuel comme la Surface Hub 84 de Microsoft ou la Cisco Spark Board, un grand écran collaboratif considéré comme un membre à part de l’équipe et s’intégrant à l’environnement de travail. En effet, ces tablettes XXL réinventent l’expérience de la réunion grâce à sa personnalisation et à son large éventail d’applications.

Article 3 sur 8

Accompagner les utilisateurs : clef du succès d'un projet Digital Workplace

Par Benoît HuetPublié le 20 mars 20172 min de lecture

A en croire nos différents interlocuteurs, les jeunes générations n’ont pas besoin de formation, au contraire, ce sont elles qui imposent leurs propres codes et entrainent les entreprises vers ce changement du Digital Workplace. « Si les jeunes générations n’ont pas forcément besoin de formation, les générations précédentes, en revanche, sont plus demandeuses de support, certaines technologies peuvent leur paraître compliquées à aborder. La migration des outils se fait en permanence, c’est un changement perpétuel. Une migration suit la précédente et la remise en cause est la clé du succès pour rester compétitif. L’entreprise qui accompagne la collaboration entre générations est certainement le moyen le plus efficace pour réussir cette transformation », souligne Alain Raison, directeur exécutif EMEA commercial PC Product Marketing chez Lenovo.

Le vrai élément différenciant entre les générations, selon Karim Manar, large institutions & public sector marketing chez Dell, concerne le mode de communication, très vertical du côté des collaborateurs séniors qui n’hésitent pas à lire un livre blanc de 120 pages, et fortement transversal pour la génération Y qui exploite plus les outils de chat, vidéo et audio. Le défi est donc important pour les DSI qui doivent faire converger ces deux générations. C’est ainsi, l’entreprise renferme une population de salariés où différentes tranches d’âge cohabitent. Ainsi, l’approche dans l’adoption des nouveaux usages n’est pas la même entre un jeune salarié ultra connecté et né avec les réseaux sociaux, les smartphones et les apps et un salarié sénior de 45-55 ans plutôt adepte de l’Internet, de la messagerie et de son poste téléphonique.

La formation pour éviter l’échec

D’où l’importance de la sensibilisation et de la formation de tous ces nouveaux usages auprès des utilisateurs finaux. Il faut savoir que de nombreux projets avortent faute de formation et de sensibilisation auprès des salariés. Selon les différents rapports (CHAOS Reports) annuels du Standish Group, en moyenne, 33 à 38 % des projets informatiques atteignent leurs objectifs initiaux. 30 à 33 % aboutissent à un échec et 25 à 30 % sont purement et simplement abandonnés, et parmi les principaux facteurs d’échecs ou d’abandons figure le manque d’accompagnement. La formation est donc devenue l’un des éléments essentiels dans le bouquet de services que peuvent offrir les fournisseurs et autres prestataires.

Les fournisseurs accordent d’ailleurs une grande importance à travailler avec l’ensemble de leur écosystème (revendeurs, intégrateurs et prestataires) pour aider à transformer le lieu de travail de l’entreprise. Nous comprenons mieux pourquoi le plan de formation occupe ainsi une place dominante dans la majorité des programmes de certification des fournisseurs. « Aujourd’hui, il est impensable de répondre à des propositions commerciales sans inclure ce volet formation », conclut Emmanuel Schupp, en charge de la filiale française de Citrix.

Article 4 sur 8

Le Digital Workplace peine encore à se déplacer au domicile

Par Benoît HuetPublié le 20 mars 20173 min de lecture

Selon une étude publiée en novembre 2016 par Ipsos et Revolution @ Work, un programme international d'invention du travail de demain, 65 % des français travaillant dans un bureau sont intéressés par le télétravail. Plus globalement, les français interrogés voient dans le télétravail de nombreux avantages dont le bien être pour 70 % des répondants, la productivité pour 55 % et l’environnement et l’économie pour 79 % des sondés. Ils admettent néanmoins que le télétravail peut limiter les relations entre collègues (44 %) et les échanges avec d’autres professionnels (28 %). Cela dit, pour les jeunes employés, ils sont 38 % à estimer que le travail à distance offre un meilleur équilibre entre le travail et la vie privée contre 32 % des plus de 35 ans (selon l’étude Future Workforce Study faite par Dell EMC en septembre 2016).

En théorie, si les français semblent très ouverts au télétravail, sur le terrain en revanche, seulement 16 % des salariés déclarent que leur employeur leur propose d’avoir recours au télétravail, selon une étude menée en 2016 par l’agence intérimaire Ranstad. Il reste donc encore du chemin à parcourir du côté des entreprises pour satisfaire les attentes des salariés vis-à-vis du télétravail. Cette défiance envers le télétravail est d’autant plus paradoxale aujourd’hui, étant donné la démocratisation des terminaux mobiles (ordinateurs portables, tablettes, smartphones) et l’accessibilité fortement simplifiée au système d’information de l’entreprise par les réseaux sans fil (Wifi, 3G, 4G/LTE, etc.).

Ces contraires réglementaires qui pénalisent le télétravail

Cette réticence des entreprises au télétravail s’explique, d’une part, par la crainte des employeurs et managers de perdre le contrôle sur l’activité de leurs salariés mais, d’autre part, par les contraintes réglementaires et juridiques : consultation des partenaires sociaux, négociation d’un accord, signatures des avenants au contrat de travail, équipements informatiques spécifiques… La question du télétravail pose aussi celle de l’amplitude des horaires de travail et du droit à la déconnexion pour les salariés. Enfin, et de façon évidente, toutes les professions ne peuvent profiter de cette nouvelle forme de travail, puisque de nombreux métiers, notamment dans la construction ou l’industrie, nécessitent une présence physique obligatoire. Et pourtant, une étude du Massachusetts Institute of Technology a même démontré que les salariés, qui ont eu la possibilité de travailler à leur domicile pendant six mois, ont vu leur productivité augmenter de manière significative et leur stress diminuer.

Alors que les Français mettent en moyenne chaque matin 26 minutes à se rendre au bureau, avec des disparités importantes en fonction des régions (surtout en Ile-de-France dont la durée moyenne s’approche plus de l’heure), exercer sa profession depuis son domicile permet de supprimer un temps de trajet chronophage et très souvent source de stress. Le transport n’est pas la seule explication au mal-être des salariés, la conception même de l’environnement de travail dans l’entreprise est à revoir. Et l’actuelle ouverture des bureaux sur des vastes open spaces n’est pas forcément la solution. Si l’open space convient à des salariés disons expansifs, il devient vite anxiogène pour les salariés plus réservés qui réclament plus de calme et de concentration pour travailler.

Article 5 sur 8

Vers un guichet unique pour distribuer les applications

Par Benoît HuetPublié le 20 mars 20173 min de lecture

Dans une approche idéale du Digital Workplace, le poste de travail n’est plus attribué à un collaborateur mais disponible en libre-service avec une utilisation temporaire où l’utilisateur a accès à son bureau virtuel et ses applications grâce à une politique de gestion des identités rigoureuse mise en place dans l’entreprise. « Le système d’information s’est bâti sur des socles au fil des évolutions et des usages (client-serveur, web, mobilité, Cloud). Ces socles fonctionnent indépendamment via des consoles d’administration dédiées et via des chemins d’accès qui leur sont propres. Le but est de fédérer l’ensemble de ces silos dans un espace unique, conteneurisé et sécurisé afin de délivrer des applications à l’utilisateur depuis n’importe quel terminal, un ordinateur portable, un PC de bureau ou un smartphone ».

« C’est à partir de ces constats que nous avons créés Workspace ONE, une plateforme de Digital Workspace qui fait office de guichet unique pour l’accès aux applications diverses (applications web, apps mobiles natives, applications en mode SaaS, applications sous Windows 10, applications publiées Citrix ou VMware, etc.) et aux fichiers », explique Edouard Lorrain, sales manager end user computing solutions chez VMware. Chez Citrix, le vrai ROI est de rendre l’utilisateur mobile en prenant en compte la productivité, la centralisation et l’expérience utilisateur : « C’est ce que nous appliquons avec notre portail d’accès aux applications à distance Storefront (et le client léger Receiver) qui agit comme un conteneur sécurisé », souligne Emmanuel Schupp, en charge de la filiale française de Citrix.

Mieux contrôler ses applications

Ces plateformes de distribution des applications appliquent le modèle des app stores grand public dans l’entreprise. Le but est de fournir à la demande des applications et des services de façon centralisée, simplifiée et sécurisée. Selon Gartner, environ un quart des entreprises vont déployer un app store privé d’ici à la fin de cette année. Plusieurs bénéfices sont souvent mis en avant par l’apport d’un app store privé dont une meilleure maîtrise des applications en termes de sécurité et de distribution, un contrôle accru des dépenses logicielles, une publication bien plus réactive des applications avec une mise en ligne immédiate et la fourniture d'updates régulière, sans oublier un outil de distribution de nouvelles applications clairement orienté métier auprès des utilisateurs. Prenons l’exemple du cabinet d’audit et de conseil PwC qui a mis en place, en partenariat avec EasyVista et son offre Mobile-First, un catalogue de services accessible aux salariés de l’entreprise dans lequel ils puisent des ressources et des applications. En interne, cette solution est aussi simple à utiliser que le store d’Apple. Concrètement, les salariés du cabinet d'audit et de conseil peuvent commander des services informatiques via des applications professionnelles.

Les bénéfices pour le groupe PwC sont multiples : déjà les Business Unit peuvent mieux contrôler leurs dépenses IT. Ensuite, avec cette transformation, le groupe a stoppé les développements spécifiques coûteux qui ne génèrent pas de revenus. D’ailleurs, cet argent gagné permet d’investir dans de nouveaux outils comme les salles d’immersion. L’adoption de ce modèle a été immédiate par les salariés du groupe, ces derniers ont tout de suite adhéré à cette « expérience BtoC ». Des vidéos, des plénières et diverses manifestations ont bien sûr été organisées auprès de tous les collaborateurs

Article 6 sur 8

Sans sécurité, le Digital Workplace est déjà menacé

Par Benoît HuetPublié le 20 mars 20173 min de lecture

Dans un environnement de travail ultra connecté, plutôt autonome et donc très ouvert vers l’extérieur, il est indispensable de le sécuriser. C’est d’autant plus important que les postes de travail sont fortement interopérables avec le back-office et que les technologies embarquées se multiplient, en premier lieu, les terminaux nomades (tablettes et smartphones) qui se verront bientôt complétés de divers objets connectés. Nul doute que les failles seront en conséquence. Depuis deux ans, tous les environnements de travail font déjà face aux déferlantes des ransomwares, notamment Locky et ses multiples variantes. Là où le bât blesse, ce sont les méthodologies et les processus liés à la sécurité souvent désuets ou pas suffisamment aboutis que mettent en place les administrateurs ou les responsables IT.

« Alors qu’une révolution digitale ouverte et ultra connectée se prépare sous nos yeux, la sécurité des systèmes IT dans les entreprises est toujours sous le prisme de la détection des incidents basée sur des modèles de signature et très peu sur la prévention en analysant le comportement des menaces. Les outils de détection sont certes nécessaires mais ils ne sont pas suffisants car ils ne prennent pas en compte la mutation du virus ou de la menace. Un cryptolocker qui mute va aisément s’affranchir du dispositif de détection par signature », prévient Charles Gengembre, responsable de la Business Unit réseaux et sécurité chez SCC.

Une sécurité curative et préventive

« Nos clients nous demandent de plus ne plus des solutions capables de contrôler et d’analyser les comportements à risques. C’est que nous faisons avec notre console paramétrable NetScaler Management and Analytics System (MAS) qui exploite des technologies embarquées intelligentes de type machine learning », indique, de son côté Emmanuel Schupp, en charge de la filiale française de Citrix. Et d’ajouter : « Au-delà de l’automatisation, notre volonté est aussi d’aller vers un security provider. » Ces technologies préventives d’analyse comportementales, souvent déployées dans un SOC (Security Operations Center) interne ou externe et qui viennent souvent en complément d’applications traditionnelles comme l’antivirus, exploitent des procédés intelligents mélangeant des algorithmes et des modèles statistiques, l’objectif étant de récolter des flux d’informations et de les analyser via un moteur et au final de mieux comprendre la menace et d’apporter la réponse appropriée.

Enfin, en parallèle, Karim Manar, large institutions & public sector marketing chez Dell, insiste aussi sur la nécessité des futurs postes de travail d’être en conformité avec la réglementation GDPR ou RGPD en français (Règlement général sur la protection des données), le nouveau texte européen, adopté en avril dernier par le parlement européen, qui fait office de référence juridique en matière de protection des données à caractère personnel. Ce texte qui entrera en vigueur en mai 2018 sanctionnera toutes les entreprises, qui enfreignent cette réglementation, d’amendes à hauteur de 4 % de son chiffre d’affaires, jusqu’à un montant maximal de 20 millions d’euros. Pour le porte-parole de Dell, il y a un devoir des fournisseurs et de leurs partenaires d’informer et d’évangéliser sur le GDPR.

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Accorder le bien-être à la productivité pour un technicien sur site !

Proposé par SCC et MicrosoftPublié le 20 mars 20173 min de lecture

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Comment superviser efficacement des installations de protection incendie sur site d’une entreprise cliente pour un technicien de maintenance ? En lui apportant un outil flexible capable de simplifier le contrôle de tous les systèmes chez les clients mais aussi de lui fournir un environnement de travail propice à son bien-être. Il ne faut pas oublier qu’un technicien de maintenance sur site est par définition très mobile et se déplace quotidiennement sur de longues distances, il est donc indispensable de lui trouver une solution capable d’optimiser son temps d’intervention et de trajet. En effet, auparavant, les techniciens qui intervenaient sur site prenaient des notes sur le terrain puis rentraient au bureau pour ressaisir ces mêmes notes sur leur PC fixe. Résultat : un temps de trajet chronophage, des tâches de saisie répétitives et donc une fatigue cumulée plus importante pour le technicien. Pour remédier à ces constats négatifs et peu productifs, une entreprise spécialisée dans la protection incendie a donc choisi d’équiper ses 150 collaborateurs sur le terrain de tablettes Microsoft Surface Pro, des équipements leur permettant ainsi de cumuler le temps d’intervention et la rédaction du rapport en temps réel.

Le choix de la tablette Surface Pro est d’abord un choix technique pour plusieurs raisons : les techniciens apprécient sa légèreté, sa facilité de prise en main, sa fiabilité, sa grande autonomie mais aussi la présence d’un stylet qui leur permet de faire signer les comptes rendus par le client directement sur l’écran tactile. D’autre part, la présence du clavier mobile facilite au technicien la rédaction du contenu. Ce double usage stylet tactile et clavier détachable procure donc un réel gain sur l’intervention. Le choix de de la tablette Surface Pro est aussi un choix d’efficacité fonctionnelle car les techniciens travaillent à distance et ont accès à leur planning, à leur messagerie et à des informations en temps réel. Ils peuvent donc expédier leur rapport d’intervention en deux fois moins de temps. Au total, l’entreprise a enregistré un gain de temps important de 2 à 3 heures par intervention. Ce temps gagné permet donc aux techniciens de réaliser plus d’interventions et donc une meilleure productivité sans pour autant sacrifier le bien-être du salarié. D’ailleurs, l’entreprise a pu mesurer un vrai satisfecit de la part des techniciens. Ces retours positifs encouragent d’ailleurs la société à équiper, à leur tour, les collaborateurs du service SAV de tablettes Surface Pro.

Témoignage de Guillaume Ramos, responsable des offres digitales « Field Services » chez SCC.

Afin de bien identifier les besoins des techniciens ou des intervenants sur site, SCC travaille sur plusieurs fronts. Déjà en amont, SCC réalise un travail d’ingénierie avec ses partenaires fournisseurs et accessoiristes qui consiste à livrer aux techniciens des matériels spécifiques (conditions des interventions sur le terrain, analyse de l’environnement de travail, météo, etc.). D’autre part, l’applicatif joue un rôle décisif dans la réponse aux besoins. SCC sait par exemple accompagner les techniciens sur l’usage et les avantages d’Office 365, ils peuvent ainsi partager des documents avec leur client, organiser leur intervention, modifier un devis, exploiter le CRM et interagir avec le backoffice ou encore signer électroniquement un document depuis le terminal mobile. Après cette phase d’ingénierie, SCC se focalise sur la conduite du changement et l’accompagnement car la prise en main et la maîtrise des outils par les intervenants sont indispensables à la réussite du projet. En outre, SCC sait bien sûr gérer le cycle de vie du produit en livrant, par exemple, des terminaux de remplacement dans les plus brefs délais en cas de panne ou d’incident, SCC intervient même jusqu’à la phase de recyclage du produit. Enfin, notre métier est aussi de prévoir et d’anticiper l’arrivée de nouveaux dispositifs et solutions, comme les objets connectés, dans les processus des entreprises. Sur ce sujet, SCC et Microsoft ouvrent le spectre des champs de possibilités avec des initiatives déjà très abouties.

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Il était une fois le conseiller financier et son bureau mobile...

Proposé par SCC et MicrosoftPublié le 20 mars 20174 min de lecture

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La transformation numérique gagne aussi le secteur financier, les agences bancaires vont se moderniser, se dématérialiser et le métier de conseiller va lui aussi logiquement évolué. En soi, il n’est pas question de supprimer le conseiller qui reste au centre de la relation client, bien au contraire, le numérique va aider à améliorer cette relation entre le conseiller et son client. Et là, un dispositif comme la Surface Pro de Microsoft représente en quelque sorte ce chainon manquant. De par son côté hybride, à la fois PC portable et tablette, la Surface Pro anticipe déjà sur ce qu’est et sera le conseiller de demain. En effet, en bénéficiant d’un outil tactile, léger, performant, pérenne et autonome, le conseiller se positionne au plus près des besoins de ses clients en proposant des produits financiers qui leur correspondent. L’objectif étant d’avoir une relation très individualisée pour chaque client. La taille de l’écran (proche de celle d’une feuille de papier au format A4) et la qualité des vidéos que procure la Surface Pro sont également des éléments déterminants dans le choix des établissements bancaires.

De même, des applicatifs intégrés comme Office 365 ou Microsoft OneNote pour inscrire les informations du profil d’un client et ses attentes facilitent le travail du conseiller. Et côté client, il ne fait plus face à des multiples impressions papier qui deviennent vite illisibles, il est partie prenante et participe directement à cette interactivité en signant par exemple directement ses contrats sur la tablette via le stylet. En adoptant ce type de device, les banques peuvent aussi porter leurs applications métiers pour plus de confort et d’interactivité mais aussi de pouvoir synchroniser toutes les données via un Sharepoint Online par exemple. Alban Jarry, expert en finance, en assurance et sur les stratégies numériques est l’exemple parfait de ce que pourrait être le conseiller de demain à la fois mobile et connecté.

Très souvent en déplacement, Alban Jarry participe à des travaux avec d’autres experts financiers et même avec la French Tech. Dans le cadre de ses fonctions, il apprécie particulièrement l’usage de la tablette Surface Pro qu’il qualifie de véritable bureau mobile léger et autonome qu’il soit à son domicile, dans une voiture, un avion ou un train. En permanence connecté, Alban Jarry doit pouvoir accéder à toutes ses informations en temps réel. Il profite même de sa pause déjeuner pour organiser son agenda, répondre à ses mails, partager ses informations avec son réseau et mettre à jour ses slides de présentations.

Deux questions à Christian Delaroque, directeur agence Finance chez SCCEn quoi le numérique révolutionne-t-il le métier des conseillers dans le secteur de la banque et des assurances ?

Le secteur de la banque et des assurances se modernise avec l’arrivée du numérique et évolue dans un mode multicanal (présence au guichet, usages en mobilité depuis un smartphone, une tablette, etc.). En parallèle, le métier de conseiller ou celui d’agent d’assurances évolue également vers plus de dématérialisation et se positionne clairement dans une situation de mobilité. En effet, il est amené à se déplacer chez son client pour présenter ses nouveaux produits ou effectuer des simulations. Il lui faut donc des outils adaptés comme la surface de Microsoft sous Windows 10 qui séduit par son côté hybride (PC portable et/ou tablette) couplés à des outils de partage et de communication par exemple comme Skype pour contacter son client à distance.

Quel est le rôle de SCC dans cette transformation qui s’opère dans le secteur financier ?

Notre rôle est déjà d’identifier les usages de nos clients et de les accompagner durant tout le cycle de vie des solutions choisies (matériels et applicatifs). Le choix du terminal, la mastérisation, le déploiement, le support, la maintenance, le recyclage, le financement, un coût à l’usage (porté en Opex et non plus en Capex) sont autant de services à la carte que nous pouvons leur apporter. Et ce qui est fondamental, ce n’est pas de casser les silos et le patrimoine de l’entreprise mais bien de prendre en compte intelligemment l’existant. Même si, dans certains cas, le patrimoine applicatif (ndlr : présence de nombreux mainframes) freine encore la transformation numérique dans ce secteur.