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Gérer la fin de Windows 7 et Windows Server 2008

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Dans l'univers de Microsoft, un peu plus d'un tiers des postes de travail professionnels fonctionnent toujours sous Windows 7 et près d'un serveur sur deux sous Windows Server 2008, alors que le support étendu de ces deux OS est officiellement terminé depuis la mi-janvier 2020. Un délai d'un à trois ans est toutefois proposé sous conditions aux nombreuses entreprises en projet ou en cours de migration vers Windows 10 pour les PC et vers Windows Server 2012 (et plus) ou vers Azure pour les serveurs, Dans ce dossier, nous vous rapportons les choix possibles et les éléments clés qu'impliquent ces migrations en termes d'organisation et de ressources.

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Article 1 sur 4

Fin de partie pour Windows 7 et Windows Server 2008

Par Benoît HuetPublié le 2 mars 20203 min de lecture

Depuis le 14 janvier 2020, Microsoft ne fournit plus le support technique, les mises à jour logicielles et les correctifs de sécurité pour Windows 7 et Windows Server 2008 R2. Pour la suite, les recommandations de Microsoft sont clairement identifiées sur le site de l’éditeur. Ainsi, pour les utilisateurs de Windows 7, Windows 10 est la meilleure solution mais avec un PC neuf, bien sûr, l’éditeur met en garde ceux qui resteront sous l’ancien OS sans recevoir de mises à jour logicielles et de sécurité continues, ils seront plus vulnérables aux attaques. N’oublions pas que Windows 7 a été fortement impacté par le ransomware WannaCry en 2017. Cela dit, il existe, pour les grandes entreprises privées et publiques avec des contrats de licence en volume qui souhaitent malgré tout conserver Windows 7 (Professionnel et Entreprise), le programme de mise à jour de sécurité étendue (ESU pour Extended Security Updates) incluant des mises à jour de sécurité pour les questions critiques et importantes telles que définies par le MSRC (Microsoft Security Response Center) pour une durée maximale de trois ans (Windows 7 ESU 2020 jusqu’au 12 janvier 2021, Windows 7 ESU 2021 jusqu’au 11 janvier 2022 et Windows 7 ESU 2022 jusqu’au 10 janvier 2023). Mais pour bénéficier de l’ESU, qui pose aussi quelques conditions d’installations, l’entreprise devra payer environ 75 % du prix de la licence initiale (achat valable 1 an avec un prix qui augmente chaque année). Le programme ESU est aussi valable pour les petites et moyennes entreprises depuis le 2 décembre. Au final, l’acquisition d'un support étendu pour Windows 7 reste une solution coûteuse et temporaire.

Azure, l’alternative à Server 2008

Concernant les utilisateurs de Windows Server 2008 ou Windows Server 2008 R2, ceux-ci devront migrer les charges de travail Windows Server 2008 et 2008 R2 existantes en l’état vers des machines virtuelles Azure pour tirer parti de 3 années supplémentaires de mises à jour de sécurité critiques et importantes sans frais supplémentaires ainsi que pour la modernisation le moment venu. Les utilisateurs peuvent aussi bénéficier du programme ESU pour une durée maximum de trois ans après la fin du cycle de support. Les entreprises qui ne souhaitent pas migrer vers le cloud Azure se voient conseiller d'opter pour Windows Server 2012 qui bénéficie d’un support complet jusqu'en 2023, Windows Server 2016 pour un support étendu jusqu’à 2027 ou Windows Server 2019 (fin du support 2029). A noter qu’avec Windows Server 2019, les utilisateurs bénéficient de fonctionnalités de cloud hybride permettant une intégration avec Azure et du support de Kubernetes pour les containers Windows. Sur le terrain, entre 50 et 60 % du parc serveurs, selon diverses sources, fonctionne encore sous Windows Server 2008, ce pourcentage très élevé s’explique essentiellement par la rupture technologique engagée dans la version Windows Server 2012, celle-ci ayant mis fin à la compatibilité de nombreuses applications, incitant certains utilisateurs à reporter toute mise à niveau.

Les cycles de vie de Windows et Windows Server

Versions de Windows

Date de début du cycle de vie

Date de fin du support standard

Date de fin du support étendu

Windows 7 Pro

22 octobre 2009

13 janvier 2015

14 janvier 2020

Windows 8.1 Pro

13 novembre 2013

9 janvier 2018

10 janvier 2023

Windows 10 Enterprise (LTSB 2015)

29 aout 2015

13 octobre 2020

14 octobre 2025

Windows 10 Enterprise (LTSB 2016)

2 aout 2016

12 septembre 2021

13 octobre 2026

Windows 10 Enterprise (LTSC 2019)

13 novembre 2018

9 janvier 2024

9 janvier 2029

Windows Server 2008

6 mai 2008

13 janvier 2015

14 janvier 2020

Windows Server 2012 R2 (standard)

25 novembre 2013

9 octobre 2018

10 octobre 2023

Windows Server 2016 (standard)

15 octobre 2016

10 janvier 2022

12 janvier 2027

Windows Server 2019 (standard)

13 novembre 2018

9 janvier 2024

9 janvier 2029

Article 2 sur 4

Postes de travail : des services packs à Windows as a service

Par Benoît HuetPublié le 2 mars 20204 min de lecture

« Environ 35 à 40 % des entreprises disposent encore de postes fonctionnant sous Windows 7. Nous constatons, de notre côté, que les sociétés sont déjà nombreuses à avoir migré vers Windows 10. Toutefois, des très grands comptes avec des parcs volumineux de plusieurs dizaines de milliers de machines comme le secteur public en Allemagne n’ont pas encore terminé leur migration d’où leur intention d’acquérir le programme ESU qui propose des mises à jour de sécurité jusqu’au 10 janvier 2023 », explique Nicolas Guetin, Head of Client Solutions France chez Dell. En soi, l’ESU n’est pas nouveau, il existait sous d’autres dénominations pour les versions antérieures de Windows, ce programme a été créé pour assurer la transition en douceur vers un nouvel environnement. « L’ESU est effectivement une réponse à une phase de transition surtout lorsque vous avez des clients qui ont des contraintes de sécurité. Et le coût d’une ESU n’est rien comparé au coût généré par un virus de type ransomware. Ces grandes entreprises ne se posent pas la question, elles veulent être en conformité en attendant la fin de leur migration », admet Pierre Sylvie-Surget, responsable division end-users services chez Capgemini. De son côté, Christophe Fréalle, directeur d’offre Windows chez Econocom, recommande bien sûr l’usage de l’ESU pour couvrir le risque mais indique en parallèle que la meilleure solution reste la migration. De plus, Christophe Fréalle fait savoir qu’en grande majorité, les premières migrations vers Windows 10 ont été réalisées avec les versions 1803 et antérieures, plus longues à migrer d’un point de vue utilisateur ; contrairement à celles, à partir de septembre 2019 et plus, pour lesquelles Microsoft a revu les processus.

Des changements organisationnels avec Windows 10

Contrairement à la migration de Windows XP vers Windows 7 où les entreprises passaient d’un OS figé qui évoluait avec les services packs, la transition vers Windows 10 implique un modèle de mises à jour en continu, on parle désormais d’approche de Windows as a service ou de poste as a service. Résultat : l’entreprise a dû se structurer par rapport à ce rythme en continu. « Avec Windows 10, les entreprises, via la DSI et les métiers, ont un contact permanent avec les utilisateurs dans tous les départements pour identifier les impacts sur les applications, d’autant qu’un certain nombre d’applications n’est pas ou plus adapté à ce système d’exploitation. N’oublions pas que c’est un modèle venu du monde mobile », souligne Pierre Sylvie-Surget. Un point que partage aussi Christophe Fréalle : « Cette évolution en continu s’apparente à ce qui se fait au niveau des smartphones sous Android à la différence que Microsoft essaie de garantir le fonctionnement des applications par de l’outillage et du service. » La migration vers Windows 10 n’est donc pas seulement un bouleversement technologique mais aussi organisationnel au niveau du service desk et de l’administration du parc. Cet impact sur l’organisation est d’ailleurs considéré pour beaucoup comme l’un des plus gros chantiers. Pour apporter de l’agilité dans cette migration, les ESN ont créé des programmes spécifiques, c’est par exemple le cas de Capgemini qui mise sur ses entités de production (basées en Inde et en Pologne) pour accélérer les migrations. Ces usines d’ingénierie fournissent des ressources humaines, des outils d’automatisation, des formations et de l’accompagnement dans la conduite de changement auprès des DSI. Et les résultats semblent probants, selon Pierre Sylvie-Surget : « A parc applicatif égal, on peut arriver à des ratios de un pour trois. » Chez Econocom, les équipes proposent, via l’entité infeeny, une stratégie de transformation numérique de l’environnement de travail (Digital Workplace). « Nous les accompagnons dans la phase d’ingénierie, nous les conseillons dans leur processus technique et nous les aidons à choisir les bonnes stratégies et les outils », conclut Christophe Fréalle

Avec Windows 10, la mobilité gagne du terrain

Les fins de support des OS de Microsoft ont toujours eu un impact significatif mais ponctuel sur les ventes de PC, il suffit d’observer les chiffres des cabinets d’études Gartner ou d’IDC. Avec Windows 10, cette tendance n’échappe pas à la règle. C’est d’autant plus marquant que ce nouvel OS réclame plutôt des équipements de dernière génération qui embarquent des disques SSD correctement dimensionnés. Concernant le choix du matériel, place à la mobilité. « Chez Dell, les demandes professionnelles s’orientent essentiellement vers des PC portables de moyen et haut de gamme », note Nicolas Guetin, Head of Client Solutions France chez Dell. Les ventes de modèles convertibles 2-en-1 restent en-deçà, les acheteurs les associant toujours à un cas d’usage précis. Bien sûr, quel que soit le modèle, le PC portable dispose d’une durée de vie inférieure à un poste fixe. Ce n’est donc plus l’OS Windows 10 en lui-même qui sera la source du changement de machine mais bien sa vétusté. Au-delà des équipements, les projets de migration vers Windows 10 s’inscrivent plus souvent dans une transformation de l’environnement de travail qui s’accompagne aussi d’outils collaboratifs par exemple, ce n’est plus simplement une migration qualifiée de technique.

Article 3 sur 4

Azure : la relève de Windows Server 2008 ?

Par Benoît HuetPublié le 2 mars 20204 min de lecture

« La migration des serveurs sous Windows Server 2008 vers une version plus récente est compliquée et est surtout ralentie par les serveurs d’applications, il existe une très forte adhérence des applications avec l’OS », constate Christophe Fréalle, directeur d’offre Windows chez Econocom. C’est un constat, l’applicatif pose souvent problème dans ces cas précis. « Dans certains secteurs, de nombreuses applications spécifiques, souvent développées en interne ou par des éditeurs qui n’existent plus, ne sont plus ou moins ou pas du tout maintenues. Ceux qui s’en sortent le mieux ont souvent choisi des applications métiers standards », indique Rodolphe Fradin, consultant senior, Infrastructure & End User chez Capgemini. Face à ce constat, les migrations vers une version plus récente de Windows Server ont pris beaucoup de retard dans les entreprises. Aujourd’hui, ces dernières s’engagent vers différentes voies. Certaines d’entre elles étudient les contrats ESU pour se laisser du temps (de un à trois ans) pour revoir leur applicatif (redéveloppement ou remplacement de l’application). « Le choix de l’ESU nécessite toutefois un travail préparatoire non négligeable car il faut redéployer une licence sur tous les serveurs. Cela implique parfois des redémarrages de workloads, ce n’est pas si simple », met en garde Rodolphe Fradin. D’autres entreprises s’engagent plutôt vers la voie du cloud en migrant, dans un premier temps, vers des instances virtuelles sous Azure pour sortir de Windows Server 2008, l’objectif de Microsoft étant d’ailleurs d’encourager ce choix vers Azure pour le généraliser par la suite. Cela dit, il subsiste une certaine réticence liée à la réglementation comme le rappelle Rodolphe Fradin, mais le porte-parole de Capgemini tempère : « Un certain nombre de nos clients a franchi le pas d’Azure ou tout est géré par Microsoft, l’entreprise paie juste un service. A ma connaissance, ces entreprises n’ont pas rencontré de problèmes graves liés à la sécurité ou à la disponibilité du service ».

Un compromis entre le cloud et le on premise

Côté constructeurs, le message est plus tranché. Dell, par exemple, recommande aux entreprises de moderniser leur infrastructure. « Nous constatons chez Dell un retour du tout-cloud car ce modèle économique est parfois difficilement tenable. De ce fait, certaines entreprises rapatrient une partie de leurs workloads en interne. Si nous faisons l’analogie avec l’immobilier, acheter une maison ou un appartement est quelque fois plus rentable que de les louer. L’issue est donc de repartir sur un cycle complet en modernisant l’infrastructure, la plupart des sociétés effectue des renouvellements entre trois et cinq ans », explique Jean-Sebastien Volte, Brand Manager Offres Serveurs et Réseaux chez Dell Technologie.

Avant de faire son choix, Capgemini conseille les entreprises à bien identifier les contraintes métiers et clients, cela passe par une analyse de l’existant. Ensuite, il faut identifier les stratégies de migrations, quelle est la meilleure solution ? Azure ou un changement de l’OS on premise. Enfin, l’ESN va définir les principes d’organisation clés (tests, rédaction mode opératoire, etc.) et accompagner ses clients dans le pilotage des migrations et la validation à grande échelle. En interne chez Capgemini, cette méthodologie en trois actes se nomme le Scan, Focus, Act. Quels que soient les choix et stratégies, les migrations des serveurs prennent du temps et Rodolphe Fradin l’assure : « D’ici à quatre ans, il y aura toujours des serveurs fonctionnant sous Windows Server 2008 ». D’ailleurs, certaines sociétés disposent encore de machines sous Server 2003 en conteneurisation.

Migration serveurs : peu ou pas d'impacts sur les ventes

Côté serveurs, il est difficile d’avoir aujourd’hui une tendance sur les ventes à chaque fin de support d’un OS serveur. La virtualisation des serveurs est déjà très répandue, ce qui limite aussi l’impact sur les ventes. A en croire le cabinet d’études IDC, le marché mondial des serveurs a connu son second trimestre consécutif de recul entre les mois de juillet et septembre derniers. En termes de revenus, il s'est replié de 6,7 % à 22 Md$ par rapport à la même période en 2018. Quant aux livraisons, elles ont accusé une baisse de 3 % à 3,06 millions d'unités. Du côté de certains constructeurs de serveurs, de nombreux clients ont déjà fait des projets de refonte de leur infrastructure, ces constructeurs reconnaissent également, à l’instar des cabinets d’études, le faible impact sur les ventes d’une fin de support comme Windows Server 2008 et mettent aussi en parallèle la généralisation des serveurs virtualisés.

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Fin de support Windows Server 2008 : quelles options pour moderniser vos infrastructures ?

Proposé par Dell Technologies et MicrosoftPublié le 2 mars 20205 min de lecture

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Partons d’un constat : l’ancien OS Microsoft n’est plus supporté sur les nouvelles générations de serveurs, et parallèlement, le matériel vieillissant ne dispose plus des prérequis techniques pour fonctionner avec les dernières versions de Windows Server. « Qui dit mise à jour de l’OS dit mise à jour des serveurs » résume Jean-Sébastien Volte, rappelant l’interdépendance entre ces deux briques. Puisque la modernisation ne peut se faire à sens unique, certains peuvent être tentés par le statut quo. « Mauvaise idée », répond Jean-Sébastien Volte. Etant donné que Windows Server 2008 ne bénéficie plus des patchs de sécurité, les risques de mettre en péril l’intégrité des données sont très importants, sans parler des risques de pannes qui pèsent sur une infrastructure vieillissante.

La première solution pourrait être de prolonger les mises à jour de sécurité pendant trois ans, option proposée par Microsoft. « Un choix qui permet de gagner du temps et de s’organiser pour réaliser une mise à niveau, mais en aucun cas une solution viable sur le long terme », commente le brand manager, rappelant les coûts importants engendrés par une telle opération. On peut alors envisager de migrer l’infrastructure vers le cloud Azure, ce qui permet de bénéficier de trois ans de support étendu. Là encore, il ne s’agit pas d’une réelle solution pour faire face à la fin du support, mais « plutôt d’une stratégie basée sur le modèle économique du cloud » pour reprendre les mots de Jean-Sébastien Volte, option néanmoins envisageable et pertinente dans le cadre de la mise en place de scénarios d’hybridation. A ce niveau, Azure dispose d'un riche ensemble d'outils de coexistence pour aider les entreprises à trouver la combinaison de services cloud et sur site qui convient le mieux à leurs objectifs.

Renouvellement des serveurs, hyperconvergence, mise à jour SQL : les voies de la modernisation

Moderniser les infrastructures apparaît comme la solution la plus naturelle dans ce contexte de fin de support de Windows 2008. « N’oublions pas que l’OS de Microsoft a plus de dix ans, ce qui est long à l’échelle de l’informatique » souligne Jean-Sébastien Volte. Si la modernisation implique des investissements qui rebutent certaines organisations, il ne faut pas perdre de vue les gains qu’elle peut apporter. « Grâce à l’augmentation des capacités des serveurs, des CPUs et des nouveaux composants, on réduit drastiquement le nombre de serveurs nécessaires pour un workload donné ». Outre les performances accrues, la mise à jour simultanée du matériel et de l’OS permet de bénéficier d’un renfort de sécurité ainsi que d’une optimisation des coûts. Si l'on compare un serveur âgé de 4-5 ans à un serveur Dell PowerEdge équipé de Windows Server 2019 et d'un processeur Intel® Xeon® Scalable 2ème génération, un gain de performance pouvant aller jusqu'à 3,9 fois est enregistré. La capacité d'atteindre des niveaux de performance similaires avec un nombre de serveurs réduit signifie pour les entreprises jusqu'à 59% d'économies, selon une étude Microsoft.

Il faut ajouter à cela des avantages en termes d’agilité, du fait d’une meilleure capacité à changer de modèle d’infrastructure, pour passer par exemple d’un modèle classique reposant sur des briques séparées serveur, réseau et stockage vers un modèle « tout intégré » hyperconvergé. Simplicité de gestion et de déploiement, performances élevées, scalabilité et évolutivité, ce type d’architecture permet de gérer plus de serveurs avec moins de personnels, réduisant ainsi les frais d’administration et libérant du temps pour l’innovation. « En combinant l’hyperconvergence avec VMware vSAN ou Azure Stack HCI, on peut monter son propre cloud privé et envisager d’intégrer des disques 100% flash sur des serveurs Dell EMC PowerEdge R640 ». Dans une telle configuration, les disques SSD serviront de cache, ce qui aura pour effet de booster les performances de l’infrastructure.

Un autre axe de modernisation consiste à mettre à jour l’OS Windows conjointement à SQL Server, lui aussi en fin de support depuis juillet 2019. On pourra alors envisager le déploiement de serveurs Dell EMC Power Edge 740, idéal pour améliorer les performances applicatives grâce à des cartes d’accélérateur et un stockage évolutif. Cette configuration ouvre la voie aux projets innovants en permettant de tirer parti des nouvelles fonctionnalités de Microsoft SQL Server 2019, qui regorge de fonctionnalités en matière d’IA ou encore de prise en charge de grands clusters pour le big data. Les entreprises qui se transforment et font évoluer leur modèle économique passent systématiquement par cette phase de modernisation des infrastructures.

Par ailleurs, le déploiement de serveurs de dernière génération peut être le point de départ d’une réflexion sur de nouveaux usages impliquant des tâches de calcul intensif, de visualisation des données ou de rendu les plus exigeantes. Sur ce point, un serveur haute densité tel que le PowerEdge C6525 constitue un levier pour accélérer diverses charges de travail exigeantes comme le calcul hautes performances (HPC).

« « Le déploiement de serveurs de dernière génération peut être le point de départ d’une réflexion sur de nouveaux usages impliquant des tâches de calcul intensif, de visualisation des données ou de rendu les plus exigeantes » »

Enfin, les entreprises équipés de SAP ont également tout intérêt à investir dans des solutions matérielles évolutives pour donner un nouveau souffle aux applications existantes ou simplifier leur migration vers SAP S/4HANA. Dell Technologies propose un ensemble de solutions d’infrastructures optimisées pour SAP : serveurs PowerEdge offrant de hautes performances pour les déploiements SAP, solutions de stockage adaptées aux opérations d’automatisation ou encore « Solutions Ready for SAP » pour les organisations qui souhaitent simplifier l’IT pour leurs environnement SAP en expansion, tout en protégeant leur implémentation S/4HANA et en optimisant ses performances.

Quel que soit le scénario dans lequel vous vous trouvez, Jean-Sébastien Volte rappelle l’importance de réaliser un assessment au démarrage d’un projet de modernisation. « Il est essentiel de dresser une cartographie précise de votre parc de serveurs, de connaître le nombre de machines en fin de garantie, de répertorier vos licences, identifier votre consommation. » C’est en partant de ce constat que vous serez en mesure de déterminer vos besoins et fixer vos objectifs à court et moyen terme.