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Place à un environnement de travail très flexible et multi-utilisateurs
Selon l’Arseg (Association des directeurs de l’environnement de travail), en 2019, l’entreprise a déboursé 13 596 € HT (ou 789 €/m²) pour assoir un salarié dans un bureau, ce chiffre est ramené à 11 116 € hors voyages et déplacements, soit 621 €/m². Dans le détail, 45 % des coûts sont impactés par les loyers et les assurances (une moyenne élevée surtout liée à la cherté de l’Île-de-France), 6 % par les taxes, 13 % par les charges d’exploitation du bâtiment, 7 % par les fournitures de services, 1 % par le management RH et enfin 28 % par les moyens et équipements. L’étude ayant été réalisée hors crise sanitaire, il est évident, aujourd’hui et encore plus demain, que la donne va changer avec le télétravail entrainant à moyen terme une baisse drastique et globale des coûts pour les entreprises. Les entreprises devraient d’ailleurs accélérer leur stratégie vers le flex office dont l’objectif est bien de diminuer les espaces personnels au profit d’espaces collaboratifs. « Le flex office devient une réalité aujourd’hui, ce n’est pas une place par collaborateur que l’entreprise va accorder, mais bien une place pour 5 à 6 collaborateurs », prévient Christophe Corne, président de Systancia. L’Arseg, par la voix de Thierry Cadiot, membre du Comité exécutif du réseau, confirme cette tendance dans une vidéo publiée sur YouTube le 3 novembre dernier.
Le flex office s’est fortement accéléré suite au premier confinement avec le télétravail forcé, les entreprises étant quelque part contraintes de mettre en place ces nouvelles organisations. Pour y faire face, certaines d’entre elles ont dû investir, mais toutes n’avaient pas non plus la capacité à acheter des terminaux portables pour assurer la productivité de leurs salariés d’où un usage massif des équipements personnels, le fameux BYOD, pas toujours très sécurisé par défaut. Et pourtant, il existe, comme nous le verrons dans ce dossier, des solutions qui sécurisent l’environnement de travail des salariés, quel que soit le terminal utilisé.
Un nouvel argument de recrutement pour les RH
Effet boule de neige, cette crise sanitaire a, in fine, participé à la modernisation de l’environnement de travail en apportant une meilleure expérience aux utilisateurs, peut-être pas pour tous. Cette modernisation, quant à elle, a un impact important sur un certain nombre de services internes à l’entreprise comme la DSI qui bénéficie de plus d’agilité et de souplesse dans la gestion, la maintenance et la sécurité des multiples appareils. De même, la mise en place de cet espace de travail numérique est désormais perçue par les responsables des ressources humaines comme un atout dans le recrutement des nouveaux candidats. « L’entreprise doit être capable de délivrer un environnement de travail à l’utilisateur avec les bonnes règles de compliances et le package d’applications nécessaire à son onboarding dans l’entreprise avant même sa rentrée officielle. Rentrée faite, il accède naturellement à travers ce même espace à son environnement et à toutes ses applications professionnelles, ce processus d’onboarding est devenu un critère différenciant pour les RH », indique Charles Comlan, Systems Engineer VMware chez Dell Technologies. Une étude de Deloitte montrait d’ailleurs, dès 2015, une réelle efficacité du digital workplace sur la rétention des collaborateurs, les entreprises observant déjà à cette époque une augmentation de 3 % de la fidélisation de leurs collaborateurs.
De plus, comme le concède Karine Calvet, DG France de Citrix : « Pour les RH, c’est un enjeu majeur de faire en sorte que les employés bénéficient d’un environnement de travail sécurisé et automatisé afin qu’ils ne s’épuisent pas sur des tâches inutiles et répétitives. Selon une étude du cabinet Mc Kinsey, un salarié passe une journée par semaine à des tâches inutiles. C’est donc important pour les dirigeants de réorienter leurs employés vers le cœur de métier de l’entreprise. »
Un débord vers le cloud public
Pour absorber la montée en charge, les entreprises n’hésitent plus à aller chercher, via le DaaS (ou Desktop as a Service), des postes de travail dans le cloud public (Azure, OVH, Alibaba, AWS, etc.). Les conditions actuelles favorisent l’émergence du DaaS en France, notre rédaction a d’ailleurs publié il y a trois mois une vaste enquête sur ce sujet (((lien vers). Le Desktop as a Service apporte un certain nombre d’avantages, économiques déjà puisque les coûts (généralement mensuels) sont portés en dépenses d’exploitation (Opex). Ce service réduit ensuite considérablement la gestion de l’obsolescence des produits, les coûts de maintenance et la charge de travail pour la DSI. Il offre enfin plus d’évolutivité et d’autonomie aux utilisateurs dans leur choix matériel, de système d’exploitation et applicatif.