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L'iPhone prêt à bousculer les systèmes d'information

Dossier de la rédaction

Le Monde Informatique

Rarement la genèse d'un téléphone mobile aura autant fait parler d'elle. Depuis les premières annonces en janvier dernier, et jusqu'à sa mise en vente le 29 juin aux Etats-Unis, l'iPhone aura suscité un buzz rarement atteint par une industrie pourtant prompte à s'enflammer.

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Article 1 sur 7

Apple vise aussi bien le grand public que les professionnels

Par La RédactionPublié le 28 juin 20072 min de lecture

Depuis qu'Apple a annoncé son intention de sortir un téléphone, les analystes spécialisés se perdent en conjectures sur le marché visé par cet iPhone. Dès janvier, certains expliquaient que l'iPhone ne serait qu'un iPod avec des fonctions de téléphonie. D'autres analystes ont ensuite affirmé qu'Apple redéfinirait le haut de gamme des téléphones mobiles. Plus récemment, Gartner a mis en garde les services informatiques des entreprises contre la tentation future des cadres d'introduire ce smartphone dans l'équation du système informatique. Et IDC a fait écho à son concurrent en décrivant l'iPhone comme « un outil personnel », « pas du tout positionné pour le monde de l'IT ». Toutefois, à lire le comparatif envoyé par Apple aux rédactions, il est clair que la firme de Cupertino entend positionner l'iPhone comme un concurrent de ces smartphones disposant de fonctions dites business mais qui peuvent aussi séduire le grand public avide de nouvelles fonctionnalités. Le comparatif établi par Apple place - avantageusement - l'iPhone face au Nokia N95, au Samsung Blackjack (vendu ici sous le nom i600), au Blackberry Curve 8300 et au Palm Treo 750. Tous appareils plébiscités par les cadres pour rester en contact avec leur bureau, alors même que les premiers mots d'Apple pour présenter son produit concernent plutôt un usage grand public : « le meilleur iPod que nous ayons jamais créé ». De fait, la marque à la pomme a récemment décidé d'accroître la durée de vie de la batterie de l'iPhone, un élément essentiel pour un usage multimédia d'un téléphone mobile. Le comparatif - établi après cette révision des spécifications - insiste d'ailleurs sur ce point en mentionnant l'autonomie de l'iPhone pour tous les usages multimédias (lecture audio, vidéo, navigation sur Internet), tout en indiquant que les autres constructeurs ne livrent pas ces données. Reste le problème du prix. L'iPhone devrait être vendu dans la même gamme de prix que les smartphones auxquels Apple le compare (entre 400 et 650 euros environ). Enfin, si l'on considère leur prix de vente sans abonnement, car les packs des opérateurs les positionnent beaucoup moins chers. Mais comme l'expliquait récemment Gartner, quand il s'agit d'Apple, le prix n'a qu'une importance relative : la marque et le design font vendre. Lemondeinformatique.fr met à votre disposition en téléchargement le comparatif établi par Apple (PDF en anglais)

Article 2 sur 7

Gartner juge l'iPhone inapproprié pour les entreprises

Par La RédactionPublié le 28 juin 20072 min de lecture

« L'iPhone n'est pas une option viable pour les services informatiques d'entreprise, estime Gartner. Par exemple, ses fonctions de pushmail, de sécurité ou d'administration ne sont pas équivalentes à celles d'un Blackberry, toutefois les responsables informatiques devraient s'attendre à voir les utilisateurs d'iPhone réclamer du support. » Alors que le téléphone d'Apple est attendu pour le 29 juin aux Etats-Unis et espéré en Europe pour la fin de l'année 2007, Gartner s'est penché sur ses facteurs de succès. Si les analystes du cabinet jugent l'iPhone inapproprié pour les utilisateurs professionnels, ils ne doutent pas de sa future réussite. Cela ne tiendra pas à la partie matérielle. Sur ce point, l'iPhone affiche en effet des caractéristiques honorables mais un peu en retard sur la concurrence. Le terminal n'est pas 3G pour le moment, mais il est quadribande, Edge, et est doté du Wifi. Il intègre une caméra 2 Mégapixels (certains terminaux sont déjà passés à 5 Mpx) et ne possède pas de GPS, valeur très en vogue sur les mobiles (fin 2007, Gartner estime que plus de 60% des terminaux vendus aux Etats-Unis intégreront le GPS). Un objectif de 10 millions de terminaux vendus en 2008 En revanche, Gartner estime qu'Apple a le potentiel pour redéfinir le marché des téléphones cellulaires, répliquant ainsi le succès du couple iPod/iTunes, grâce à son approche unique, focalisée sur le logiciel et l'usage. Les facteurs réels de différenciation sont l'interface utilisateur, le design et... la marque ! Bien qu'HTC, LG et Sony Ericsson proposent des smartphones à écrans tactiles, la conception de l'iPhone est unique. Il est quasiment sans bouton (à part une touche 'Home'), très fin, et arbore un design minimaliste. Allié au service de téléchargement de musique iTunes, il dispose d'un positionnement unique (on notera d'ailleurs que l'inscription à iTunes est obligatoire). Côté technologie d'interface, on attend de voir, mais plusieurs rumeurs évoquent une possible utilisation d'AIR, Adobe Integrated Runtime. AIR, nom officiel d'Apollo, permet de mixer les contenus Flash, PDF, HTML... Gartner croit donc fermement au succès de l'iPhone et estime que l'objectif de 10 millions de terminaux vendus en 2008 est certes ambitieux mais atteignable.

Article 3 sur 7

Les développeurs pour iPhone mécontents de la limitation au Web

Par La RédactionPublié le 28 juin 20072 min de lecture

Si des développeurs indépendants veulent écrire des applications pour l'iPhone, ils devront passer par le Web. En effet, lors de sa WWDC (WorldWide Developer Conférence), Apple a annoncé qu'il n'y aurait pas de kit de développement (SDK) pour l'iPhone. Les développeurs devront passer par le navigateur Safari. Une annonce qui ne convainc pas. Pour Austin Sarner, créateur de Disco et d'Appzapper : « Sans possibilité d'écrire du code avec un SDK et d'en tirer une application, ce n'est rien de plus qu'une page Web. » John Casasanta, président d'Inventive Software, a lui l'impression d'être un citoyen de seconde zone : « Les applications ressemblent plus à des Widgets, avec un peu plus de restrictions. En l'état, il ne sera même pas possible d'intégrer ses applications en page d'accueil ! » Steve Jobs a précisé que cette situation n'était que temporaire, et un kit de développement pourrait être disponible une fois que l'iPhone sera bien implanté. En attendant, les développeurs se contenteront d'extensions ou de porter sur l'iPhone des applications déjà existantes. « Je ne ferai aucun programme purement iPhone, précise Austin Sarner. Je garderai l'esprit ouvert et verrai comment les choses vont progresser. » Steve Jobs ne veut pas compromettre la sécurité du terminal Steve Jobs a également précisé que l'iPhone utiliserait le système d'exploitation maison, Mac OS X, dans une version identique à ce que propose Apple sur ses micro-ordinateurs. Un choix qui explique le retard pris par Leopard (la mouture 10.5 de Mac OS) puisque certains développeurs ont été affectés à l'intégration de l'OS dans l'iPhone. Pour autant, pas question de disposer des programmes d'un Mac Book, par exemple, sur le terminal : « Nous ne pensons pas que cela soit une bonne idée. Il n'y a pas de souris, pas de menus déroulants. L'interface du mobile est vraiment différente », a expliqué Steve Jobs. Dans un premier temps, il sera même difficile d'utiliser des applications d'un éditeur tiers pour des raisons de sécurité et de stabilité. « Nous faisons en sorte de préserver l'iPhone tout en laissant des tiers créer leurs propres applications. Mais tant que nous ne trouverons pas de solution satisfaisante, nous ne compromettrons pas la sécurité du terminal. [...] Plus vous ajoutez d'applications tierces, plus le mobile plante. [...] Soyez un petit peu patients, je pense que tout le monde aura ce qu'il veut », s'est justifié le PDG d'Apple.

Article 4 sur 7

Apple réserve l'iPhone aux abonnés iTunes

Par La RédactionPublié le 28 juin 20072 min de lecture

« Pour installer l'iPhone, vous aurez besoin d'avoir un compte ouvert sur iTunes Apple Store... Si vous ne possédez pas de compte, vous devriez en ouvrir un maintenant pour gagner du temps. » L'information publiée sur le site d'Apple est un véritable pavé dans la mare des opérateurs. En effet, l'éditeur/constructeur demande à ses clients d'ouvrir un compte sur son service de musique en ligne, séparément du compte opérateur. Apple souhaite ainsi créer sa propre relation de facturation avec les possesseurs de l'iPhone, bouleversant ainsi les relations privilégiées entre l'abonné final et le fournisseur de service mobile. Apple tente ainsi de prendre la main sur certains contenus mobiles aux revenus juteux : musique et vidéo. « Il aurait été naïf d'imaginer qu'Apple n'aurait pas fait la promotion d'iTunes avec l'iPhone » relève Emma Mohr-McLune, analyste senior chez Current Analysis. Mais ce modèle va totalement à l'encontre des relations habituelles entre un équipementier et un opérateur, à savoir une rétribution sur le nombre de terminaux vendus. Cette position ne ravit pas du tout les opérateurs. « Apple devient vraiment arrogant et il devrait se méfier », estime un responsable d'Orange France dans Les Echos. Orange et SFR misent énormément sur les contenus musicaux. Ils disposent de leurs propres plateformes et voient d'un mauvais oeil iTunes venir ainsi cannibaliser leurs parcs gardés d'abonnés. Surtout qu'en embuscade, Motorola et surtout Nokia sont très attentifs à la stratégie d'Apple. Le Finlandais compte aussi cultiver la relation avec l'utilisateur final en lui proposant du contenu audio et video (MyNseries TV). Si l'affaire Apple fait « jurisprudence », ils pourraient alors s'engouffrer dans la brèche. L'iPhone est lancé le 29 juin aux Etats-Unis, de manière exclusive (provisoirement) chez ATT (deux modèles à 499 et 599 dollars). Il est attendu pour le 4e trimestre 2007 en Europe. A cette date, il devrait fonctionner sur les réseaux 3G européens. D'ici là, certains points d'achoppements doivent être cependant réglés, notamment celui du logo de l'opérateur sur l'iPhone... et maintenant, celui du bundle iTunes/iPhone.

Article 5 sur 7

L'iPhone pourrait être compatible avec Exchange

Par La RédactionPublié le 28 juin 20071 min de lecture

Les rumeurs aiment Apple. Et si certaines sont plus folles que d'autres, une récente semble presque logique. L'iPhone serait compatible avec le serveur de messagerie Exchange de Microsoft. Plus exactement, Apple aurait pris une licence ActiveSync pour permettre à cet appareil de se synchroniser avec le serveur de l'entreprise pour de la messagerie instantanée, donner accès aux contacts et aux rendez-vous, en plus de permettre l'envoi en « push » des courriers électroniques reçus. Si, suivant les politiques des deux entreprises, ni Apple ni Microsoft n'ont confirmé cette rumeur, l'iPhone est d'ores et déjà capable de récupérer des courriels sur ce type de serveur en utilisant le standard IMAP. Une solution peu populaire auprès des services informatiques, mais que ceux-ci pourraient adopter pour satisfaire les besoins d'un dirigeant 'Mac-addicted'. On notera par ailleurs que Visto, fournisseur de solutions de connectivité pour l'email, annonce pour le troisième trimestre une offre destinée à connecter l'iPhone tant à Exchange qu'à Lotus Domino.

Article 6 sur 7

L'iPhone dévoilé en 20 minutes de vidéo

Par La RédactionPublié le 28 juin 20071 min de lecture

Apple dévoile l'iPhone en vidéo quatre jours avant sa sortie américaine. Vingt minutes de présentation qui donnent une réelle idée du téléphone-balladeur d'Apple. On y découvre plusieurs fonctions innovantes, et surtout une interface révolutionnaire, révélée sous ses moindres coutures. L'iPhone est entièrement tactile. Tout se pilote aux doigts, par l'intermédiaire de l'écran tactile multipoints. Cette interface permet de zoomer précisément sur une partie d'image, ou de page Web, en joignant deux doigts, en les pressant sur l'écran, puis en les écartant pour délimiter la zone à afficher. L'interface tactile permet également, d'un simple glissement de doigt sur l'écran, de faire défiler la bibliothèque musicale. Côté téléphonie, on peut afficher un échange de dix SMS sur une seule page. Exactement comme une session de messagerie instantanée. On peut également visualiser les messages du répondeur sans l'appeler. Utile pour n'écouter que les messages des correspondants qu'on souhaite entendre. En savoir plus : la vidéo sur le site d'Apple (en anglais)

Article 7 sur 7

AT&T dévoile les abonnements liés à l'iPhone

Par La RédactionPublié le 28 juin 20071 min de lecture

Trois jours avant la commercialisation de l'iPhone, l'opérateur américain AT&T et Apple ont dévoilé les différents abonnements associés au terminal. Si l'on met de côté les abonnés AT&T qui bénéficient de conditions spéciales pour transférer leur forfait, l'option la moins chère est à 59,99$ par mois pour un engagement minimum de deux ans. Elle comprend 450 minutes de communication (7,5 heures, un chiffre que l'on ne peut comparer aux forfaits français tant les usages sont différents), la consultation illimitée des données via Internet, 200 SMS, 5000 minutes de conversations soirs et weekends, report des minutes et conversation illimitée vers les numéros AT&T. Sans compter le prix d'ouverture d'une ligne et celui du terminal. Les autres forfaits s'échelonnent de 79,99$ à 120$ par mois pour l'option « Famille » la plus conséquente. Ces forfaits seront à choisir directement sur iTunes lors de la première utilisation. En savoir plus : Le tableau des offres AT&T/iPhone (en anglais)