Les entreprises qui déploient une IA agentique sont confrontées à un défi : quels outils doivent-elles autoriser leurs agents à utiliser, où peuvent-ils être trouvés et comment peuvent-ils être utilisés en toute sécurité ? Le protocole, Agentic Resource Discovery, ou ARD, vise à permettre aux agents de répondre eux-mêmes à ces questions. Derrière cette initiative, on retrouve Google, Microsoft, Cisco, Nvidia, Salesforce et d’autres. L’ARD vise à normaliser la manière dont les outils et les services sont partagés entre les systèmes au sein d’un domaine d’entreprise. Par exemple, lorsqu’il enquête sur un problème de production, un agent peut souhaiter consulter la documentation technique, ouvrir des tickets d’assistance, accéder à l’historique des déploiements et aux systèmes d’observabilité, autant d’éléments qui peuvent être gérés par différents registres et répartis dans différents silos. Il n’existe pas de couche commune permettant de les regrouper. L’ARD a été conçu pour jouer ce rôle.
Il fonctionne à deux niveaux : les catalogues et les registres. Au premier niveau, une organisation publie un catalogue présentant ses capacités disponibles. La couche des registres agit comme une sorte de moteur de recherche, en explorant ces catalogues publiés.La spécification ARD est désormais disponible. Les organisations sont invitées à publier leurs propres catalogues à l’aide du guide de démarrage rapide. Elles pourront ensuite rejoindre la communauté et participer à l’évolution d’ARD.