Le début de l’année démarre mal sur le plan social chez Capgemini. La SSII vient en effet d’annoncer son intention de supprimer jusqu’à 2 400 postes en France via des reclassements et des départs volontaires. Cela correspond à 7% de sa masse salariale dans l’Hexagone, qui comprend 35 000 salariés. Dans une déclaration fournie à l’AFP, la société souligne qu’elle « doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle ». Cette restructuration est surtout la conséquence d’un ralentissement de l’activité de l’entreprise en France.

Les résultats du premier semestre 2025 ont vu le chiffre d’affaires en France reculer de 5% par rapport au semestre de l’année précédente. Capgemini constatait alors un « ralentissement notable des secteurs de l’industrie et des biens de consommation & commerce ». Le revenu a encore chuté au 3ème trimestre 2025 de 4,7% pénalisé par la faiblesse persistante du segment de marché industriel. Dans son bilan 2025, le syndicat professionnel Numeum montrait que plusieurs secteurs, dont celui de l’automobile, avaient ralenti leurs investissements IT.

Modalités et mesures d'accompagnement en négociation

Dans le détail, Capgemini va proposer aux salariés concernés deux options. La première est une reconversion interne où les collaborateurs seront orientés vers des « métiers d’avenir et des parcours certifiants », précise un porte-parole de la SSII. L’autre option est l’ouverture d’un dispositif de rupture conventionnelle collective. Les deux options se feront sur la base du volontariat. Ce projet doit être maintenant présenté aux instances représentatives du personnel et va faire l’objet d’une négociation avec les organisations syndicales pour définir les modalités et les mesures d’accompagnement.