Il y a un mois une enquête menée aux Etats-Unis par CloudBolt montrait que les sociétés étaient résignées aux changements tarifaires et contractuels opérés par Broadcom sur VMware depuis deux ans. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles ne réfléchissent pas à réduire leur dépendance au spécialiste de la virtualisation. Selon une étude du cabinet Virtified auprès de 450 utilisateurs de VMware dans 14 pays consultée par The Register, la moitié des clients VMware ont cette ambition d’ici 2028.
Au cœur de la problématique est le passage forcé à VCF 9 (Cloud Foundation), un package comprenant des solutions et de services. Certaines sociétés considèrent que cette évolution est hors de portée et d’autres ne souhaitent pas utiliser tous les outils de la suite de cloud privé. Elles réfléchissent donc à migrer leur parc de machines virtuelles sur d’autres plateformes ou dans le cloud public. Mais la migration est quelque chose de complexe et coûteux, rappelait Gartner dans une de ses études.
Une stratégie de rétention de la part de Broadcom
Des bascules rendues plus difficiles par la politique commerciale de Broadcom. L’analyste interrogé par notre confrère britannique a entendu dire que quand le fournisseur soupçonne des clients de réduire le périmètre de leurs parcs VMware, il propose des remises moins importantes, voire aucune. Par ailleurs, Broadcom pourrait profiter de la fin du support des produits VMware en version 8.x prévue en octobre 2027 pour pousser certains clients à acquérir VCF 9 pour rester conforme. En effet, ceux qui feront le choix de continuer à se servir d’un logiciel non pris en charge seront probablement soumis à un audit de licence.
Sur le plan des alternatives, le choix du cloud public était l'option la plus populaire dans l'enquête de CloudBolt. Ensuite, les entreprises misent sur Hyper-V et Azure Stack de Microsoft. Elles regardent aussi les offres Red Hat et Nutanix.