Le programme French Tech 2030 fait son retour avec une troisième promotion. Le 16 octobre 2026, le gouvernement a dévoilé les 80 start-up et scale-up retenues pour bénéficier de ce dispositif piloté par la Mission French Tech. L'ambition est de consolider les capacités nationales dans des domaines stratégiques, tout en accélérant le passage de l'innovation à l'industrialisation.
Cette promotion couvre plusieurs secteurs stratégiques, dont l’IA, l’informatique quantique, la cybersécurité, le spatial, la robotique, les semi-conducteurs, la santé et la transition énergétique. Autant de domaines où la France entend développer ses compétences, sécuriser ses infrastructures et limiter sa dépendance aux technologies étrangères. Pour aider les entreprises sélectionnées à franchir un cap, le programme leur propose un accompagnement individualisé et collectif pendant un an, assuré par la Mission French Tech et ses partenaires. Celui-ci comprend notamment la mise en relation avec des partenaires industriels et commerciaux, la préparation des levées de fonds, le développement à l’international et un appui face aux contraintes réglementaires. Le dispositif vise également à faciliter les échanges avec les acteurs publics et à renforcer la visibilité des entreprises. La Mission French Tech indique ainsi déployer plus de 250 actions de suivi par mois pour les lauréats, en s’appuyant sur un réseau de correspondants présent dans plus de 60 administrations et services publics.
Un programme axé sur les technologies de rupture
French Tech 2030 cible des entreprises dont les innovations reposent notamment sur des avancées scientifiques et technologiques susceptibles de déboucher sur des applications industrielles. Le dispositif complète les mécanismes de soutien destinés aux entreprises en forte croissance, comme le French Tech Next40/120, en accompagnant des sociétés qui cherchent encore à consolider leur développement et à changer d’échelle. Parmi les lauréats figurent Quandela, spécialisée dans l’informatique quantique photonique, et Robeauté, qui développe des microrobots destinés à des applications en neurochirurgie. Dans le domaine de l’IA, PyannoteAI travaille sur les technologies vocales, tandis que Tsuga développe une plateforme d’observabilité de l’infrastructure conçue pour l’ère de l’IA.
D’autres entreprises se positionnent sur des briques technologiques moins visibles, mais essentielles aux infrastructures de demain. Diamfab développe des matériaux semi-conducteurs à base de diamant synthétique, tandis que Look Up Space travaille sur la surveillance des objets en orbite. Ces activités illustrent la diversité des compétences nécessaires pour renforcer les chaînes de valeur technologiques françaises.
1,5 Md€ et 46 sites industriels en activité ou en projet
Les chiffres présentés lors de l’annonce témoignent du poids économique de cette promotion. Depuis leur création, les 80 entreprises ont levé au total 1,5 Md€ et génèrent près de 4 000 emplois en France. Sur le plan industriel, 23 usines sont déjà en activité et 23 autres sont en projet, soit 46 sites au total. Pour cette promotion, 44 entreprises sont reconduites de la promotion 2025, trois proviennent de la première promotion et 33 intègrent le programme pour la première fois. Plusieurs anciens lauréats ont également rejoint des dispositifs destinés aux entreprises en forte croissance. Quobly a ainsi intégré le French Tech Next40 en 2026, tandis que GitGuardian, Latitude et Spore.bio ont rejoint le French Tech 120.
L’ancrage territorial constitue un autre enjeu du programme. Près de la moitié des entreprises sélectionnées sont implantées hors de l’Île-de-France. À travers cet accompagnement, French Tech 2030 entend soutenir leur développement, favoriser l’industrialisation de leurs innovations et contribuer au renforcement de la souveraineté technologique française.