Depuis le début d'année, Charles-Pierre Astolfi occupe le poste de DSI de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN). Il remplace Blandine Marchand, désormais déléguée adjointe à la transformation numérique de la DGFiP. Le nouveau DSI a trois missions principales, à commencer par le développement de l'IA au sein de l'Institut. Il s'occupe également de la géoplateforme, dont la vocation est de mettre à disposition des données géolocalisées principalement issues de l'IGN. « Notre troisième mission, précise enfin le DSI, c'est la réorientation du start-up studio vers la production de démonstrateurs technologiques pour mettre en avant les compétences de l'IGN, y compris ce qui sort de notre R&D. C'est aussi un outil pour travailler avec d'autres écosystèmes. »

Des développeurs et des ingénieurs IA

Le service de Charles-Pierre Astolfi compte 200 informaticiens, pour un effectif d'un peu plus de 1300 personnes à l'IGN. Outre une équipe de 60 informaticiens pour la production, il chapeaute 100 développeurs et 40 ingénieurs IA au service de l'IGN et des différents ministères « à la façon d'une ESN interne », comme il l'explique. Ces deux équipes travaillent également en R&D sur des projets comme Maestro, un modèle de fondation d'IA pour traiter les images aériennes et satellites.

Ingénieur de l'École des Mines de Paris, Charles-Pierre Astolfi a travaillé à l'Anssi, au conseil national du numérique (Cnnum, devenu conseil de l'intelligence artificielle et du numérique) et sur le sujet des Communs numériques au secrétariat d'État chargé du numérique. Il a également dirigé le projet du SI vaccination covid-19 entre 2020 et 2021.