Créé en 2014 par Michel Cicurel, ancien président du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, le club d'investisseurs La Maison ne manque pas d'ambition. Composé par une vingtaine de grandes fortunes de France, parmi lesquelles la famille Dassault, Henri Seydoux, Martin Bouygues ou encore Xavier Niel, cette structure prévoit d'atteindre d'ici la fin de l'année les 500 millions d'euros d'actifs. Parmi ses champs d'action, figure en bonne place plus d'une vingtaine d'entreprises en cybersécurité, intelligence artificielle ou encore objets connectés (Guardicore, ThetaRay, Via, AppsFlyer...) qui ont déjà pu bénéficier d'un premier plan d'investissement de 70 millions de dollars.

La Maison va aujourd'hui plus loin avec l'annonce d'un deuxième plan encore plus ambitieux, doté de 100 millions de dollars, qui vont aller irriguer des start-ups en cybersécurité israëliennes. « La cybersécurité est devenue un enjeu majeur des grands groupes dans tous les secteurs, qu'il s'agisse de sécuriser des pipelines, des trains ou des avions. D'ici à 2020, les besoins dans le monde dépasseront les 100 milliards de dollars. Nous voulons apporter une ouverture européenne à l'écosystème israëlien. C'est le deuxième plus puissant dans ces technologies et la tech en général, après les Etats-Unis, et devant l'Asie, la France, la Suède et l'Allemagne réunies », ont fait savoir Michel Cicurel et Isabelle Amiel Azoulai, respectivement fondateur et managing partner de La Maison.

Israël, terreau fertile des start-ups tech

Israël constitue un terreau fertile pour les start-ups en cybersécurité. Microsoft ne s'y est d'ailleurs pas trompé puisqu'il a déjà procédé à plusieurs rachats dont ceux d'Hexadite, Aorato, Adallom et Secure Islands. Parmi les jeunes pousses à suivre là-bas, on trouve par ailleurs Cyberbit qui a récemment annoncé une levée de 30 millions de dollars auprès du fonds Claridge Israel. Outre la cybersécurité, les start-ups locales sont présentes dans de nombreux autres secteurs. Hyundai a par exemple investi dans la start-up Allegro.ai, spécialisée dans l'apprentissage profond et la vision par ordinateur. McDonald's a de son côté mis la main sur Dynamic Yield, un jeune éditeur israélien spécialisé dans les solutions de personnalisation de l'expérience client.