Quatre ans, c’est le temps qu'il a fallu à Wimi pour obtenir la qualification SecNumCloud 3.2 de l’Anssi pour certaines fonctionnalités de sa suite collaborative. L’aventure est loin d’avoir été un long fleuve tranquille comme l’indiquent Antoine Duboscq, président et Lionel Roux, directeur général de Wimi. « Il y a 2 ans, nous avons été obligés de revoir et de rehausser les niveaux de sécurité de notre architecture face à l’évolution de la menace ». Ils constatent aussi qu’indépendamment du volet technique complexe, « ce projet nécessite un changement organisationnel pour adopter une culture de cybersécurité et cela prend du temps ».

Sur la partie hébergement, la société s’est appuyée sur les datacenters d’OpCore, filiale du groupe Iliad et co-détenue par le fonds Infravia. « Nous sommes présents dans deux datacenters franciliens redondés », assurent les dirigeants. Un élément différentiateur par rapport à la concurrence du français Whaller et son offre Donjon qui a obtenu sa qualification en 2024 et qui est hébergé sur la partie SecNumCloud d’OVHCloud, un cloud privé sous VMware.

La partie SaaS qualifiée

Le périmètre couvert par SecNumCloud de Wimi Trust comprend les briques en mode SaaS dont le partage de fichier, la visio, le chat, la messagerie, les agendas partagés, les outils bureautiques (traitement de texte, tableur, slides, documents), la gestion de taches et de projet, le réseau social d'entreprise et le filigrane numérique. Par contre certains éléments feront l'objet d'une intégration à l'occasion d'un audit de surveillance dans 12 mois. C'est le cas des applications mobiles qui nécessitent des efforts techniques particuliers. Idem sur l’IA, « la mise en place d’une isolation cryptographique des échanges implique le recours à des composants qui peuvent être vulnérables à des failles de type zero-day », ajoute-t-il.

Côté tarification, la qualification entraînera une hausse des tarifs pour l’offre SecNumCloud « dans les standards du marché », glisse Antoine Duboscq. Le surcoût se situe en général entre 15 et 20%. Avec ce précieux sésame, Wimi va accélérer le déploiement de son offre dans le cadre des accords passés avec Atos et Docaposte. Avec la SSII, il pousse sa plateforme collaborative alternative à Microsoft 365 à destination du secteur public, des OIV (Opérateurs d'importance vitale) et OSE (Opérateurs de services essentiels). « La qualification devrait aussi nous ouvrir à d’autres partenariats », reconnait Antoine Duboscq.

MAJ: des éléments ont été corrigés sur le périmètre de la qualification SecNumCloud de l'offre Wimi Trust