« Nous allons investir plus de 2 milliards de dollars dans nos produits sur les cinq prochaines années, à la fois en développement et au travers d'acquisitions », a lancé hier matin, jeudi 7 juin, Mark Barrenechea, PDG d'OpenText, devant les clients français de ses solutions de gestion des contenus d'entreprise (ECM). Celui qui a pris ses fonctions en janvier dernier, à la suite de John Schackleton, a dressé un tableau très clair des ambitions de l'éditeur canadien centré sur la gestion des informations non structurées. « Seuls 4% des contenus web -environ 8 milliards de pages- sont disponibles à travers les moteurs de recherche comme Google. De 95 à 96% des contenus web se trouvent à l'intérieur des firewalls et c'est ce dont nous nous occupons », a rappelé Mark Barrenechea. « Nous voulons offrir une seule source de vérité pour toutes les informations non structurées, à côté des plateformes ERP qui automatisent les processus pour les données structurées ».

Une plateforme de création d'applications mobiles

Cette société de 5 000 collaborateurs a réalisé 1,2 milliard de dollars sur son dernier exercice fiscal. Depuis des années, elle figure parmi les trois premiers acteurs du marché mondial de l'ECM, avec IBM/Filenet et EMC/Documentum. Au-delà de l'ECM et des outils de capture de l'information, le spectre fonctionnel couvert par OpenText s'étend à la gestion de contenus web (rachat de Vignette) et des actifs numériques et aux fonctions de recherche (analyse sémantique avancée*). Et depuis un an, l'offre couvre la gestion des processus métiers (BPM), avec le rachat des sociétés  Metastorm et Global 360. Dans le domaine des applications mobiles, l'acquisition de weComm lui a également apporté une plateforme de développement d'applications mobiles. Et tout récemment, OpenText a racheté EasyLink, spécialisé sur les échanges B2B et l'EDI, une acquisition qui va lui permettre de conforter sa présence dans le cloud.  Hier, Mark Barrenechea a indiqué aux clients français vouloir fournir un cloud mondial, en précisant que son groupe disposait de datacenters dans plusieurs pays, en particulier en France : « Vous pourrez déployer localement, en vous appuyant sur un partenaire ou dans notre cloud ».


Sur Content Days, Mark Barrenachea, PDG d'OpenText, a décomposé l'offre d'EIM (Entreprise Information Management) de l'éditeur, en faisant une analogie avec le fonctionnement du cerveau (cliquer ici pour agrandir l'image).

Passage à la version 10 de Content Server

Avant son intervention, David Godenne, DG de la filiale française depuis huit mois, a indiqué que la filiale française avait augmenté son effectif de 15% par rapport à l'an dernier, à 87 collaborateurs, les deux tiers d'entre eux accompagnant les projets des clients. Pour compléter ces ressources, le DG français évoque la possibilité de recourir à 2 000 personnes «  à moins de deux heures de Paris ».

Deux membres du comité directeur(**) du club utilisateurs français des solutions Open Text, le Clusot, sont par ailleurs venues annoncer la tenue d'une réunion, le 25 septembre prochain à La Défense. Au programme figure notamment la migration vers la version 10 de la solution d'ECM Content Server. Parmi les dernières nouveautés en date rappelées hier par Mark Barrenechea à la fin de son exposé, outre Content Server 10 figure l'arrivée de Tempo, la version 9.2 de MBPM, la v.7.1 de Media Manager et la v.105 de RightFax.

(*) Pendant son intervention, Mark Barrenachea s'est amusé à mentionner que HP.com utilisait toujours les technologies d'OpenText malgré son rachat du Britannique Autonomy.

(**)  Le Clusot compte parmi ses adhérents Afnor, Atos-Origin, Bio Mérieux, Cigref, CNES, La Mondiale, La Poste, RFF, Thalès. Le comité directeur est animé par La SNCF, Air Liquide, AGS Europe.