En octobre dernier, Salesforce avait présenté quelques évolutions de son assistant IA Slackbot en version pilote notamment vers les agents IA. Aujourd’hui, l’outil est accessible pour tous et donne la possibilité aux collaborateurs de trouver plus aisément des informations et de créer des documents. Les employés peuvent déjà avoir accès à de nombreux assistants IA, aussi bien des assistants généralistes comme ChatGPT, OpenAI et Claude d'Anthropic ou des outils IA intégrés dans les applications de productivité de Google, Microsoft, Notion, Zoom et d'autres. « La force de Slackbot réside dans le fait qu'il est intégré de manière native à l'application collaborative Slack », a fait valoir Rob Seaman, directeur produit et CEO par intérim de Slack.

Cela signifie qu'il dispose immédiatement d'informations sur le contexte de travail de l'utilisateur, avec un accès aux conversations et aux fichiers, ainsi qu'aux données d'entreprise provenant de sources connectées. « Les avantages sont la proximité et le contexte », a ajouté M. Seaman lors d'une présentation « Il sait sur quoi travaille l’utilisateur et connaît les priorités de son entreprise, car il peut accéder à tout ce à quoi il a accès dans Slack. » Pour cette dernière version, l’assistant est alimenté par un LLM dont Slack n’a pas voulu donner le nom. CNBC et Venturebeat croit savoir qu’il s’agit de Claude d’Anthropic. La recherche est l'un des principaux cas d’usage : Slackbot peut interroger toutes les données auxquelles un utilisateur est autorisé à accéder sur Slack et Salesforce, ainsi que sur des sources tiers comme Google Drive et Microsoft OneDrive. Cela peut les aider à retrouver des fichiers ou à obtenir un résumé de l'avancement d'un projet particulier, par exemple. Slackbot peut également générer des documents canevas ( espace pour créer, organiser et partager les informations essentielles) à partir des invites des utilisateurs et consulter les calendriers pour organiser des réunions entre collègues.

Plus de connexion avec les agents IA

« Testé en interne avant son lancement chez Salesforce, la société mère de Slack, l'assistant IA a attiré 25 000 utilisateurs actifs hebdomadaires en seulement quelques semaines grâce au bouche-à-oreille », s’est félicité M. Seaman. « Nous n'avons fait aucune promotion du produit. » Il a cité plusieurs exemples d’utilisation par l'équipe d'ingénierie produit de Slack. Ainsi, lors d’une récente réunion, elle a demandé à Slackbot de vérifier le dossier de la réunion et de fournir des conseils sur la prononciation des noms de plus de 60 employés récents. L'assistant IA a également servi pour rassembler les commentaires sur le développement des produits provenant d'un canal Slack. « En quelques secondes, il a fourni un résumé des commentaires, positifs et négatifs, ce qui aurait auparavant pris des heures, voire une semaine, à un chef de produit », a-t-il souligné. « Slackbot a ensuite transformé ces commentaires en une fiche produit et un plan de sprint, créant des canevas contenant des informations pour l'équipe d'ingénieurs », a-t-il ajouté. De leurs côtés, les équipes commerciales ont pu obtenir un aperçu rapide des clients avec lesquels elles n'avaient pas encore discuté d'un produit particulier

Faire interagir Slackbot avec d'autres agents IA fait aussi partie des projets de M. Seaman. « Les exemples de clients qui déploient des agents dans Slack ne manquent pas », observe-t-il, que ce soit via Agentforce ou Atlassian, Cursor, Claude Code et OpenAI Codex. « Les utilisateurs ne devraient pas avoir à réfléchir à l'agent vers lequel se tourner et à la tâche à accomplir », a-t-il estimé, insistant sur le fait que l'entreprise souhaite que le bot « agisse comme un concierge et transfère les tâches, les outils ou les agents appropriés au moment opportun ». Cela signifie qu’il agira à la fois « comme un client MCP (Model Context Protocol) et comme un serveur », a-t-il expliqué, même si le « transfert » est intégré à l'interface utilisateur de Slack. « Nous le considérons comme un super agent qui aidera les utilisateurs à se connecter à ces autres agents… et, dans l'idéal, ils communiqueront entre eux », a avancé le dirigeant. Ces fonctionnalités sont encore en cours de développement et ne sont pas disponibles pour le moment. Parmi les autres capacités prévues, Slackbot pourra accéder à l'écran d'un utilisateur (avec son accord) pour afficher des informations comme un document canevas sur lequel il travaille.

Slackbot est désormais disponible pour tous les clients abonnés aux plans Business+ et Enterprise+. Ce lancement fait suite aux changements de tarification intervenus l'année dernière, qui ont supprimé les modules complémentaires IA distincts et augmenté le prix de la formule Business+ à 18€ HT par utilisateur et par mois.