- EfficientIP racheté par un fonds américain. Selon l’Informé, la société française spécialisée dans la gestion des parcs d'adresses IP et le marché du DDI (DNS DHCP IPAM) a été rachetée par le fonds américain Francisco Partners. Ce dernier dispose déjà d’un portefeuille dans le domaine IT avec New Relic, GoTo, Heat Software le spécialiste français de l’ERP Orisha(ex DL Software). Pour mémoire, EfficientIP a été créé en 2024 par des anciens de l’Epita et dispose d’un catalogue de clients comme Netflix, Boeing, Airbus Defense & Space, Renault, Pfizer, Valeo, Vinci, Air Liquide, Cepsa, Alstrom ou encore Desjardins.
- Cyberattaque contre l'Education Nationale. Déjà touchée en mars dernier par une intrusion dans sa base de données RH Compas ayant débouché sur la fuite de données personnelles de 243 000 agents, tuteurs et stagiaires dans la France entière, l'Education Nationale fait encore les frais d'une attaque informatique ciblée. « L'incident trouve son origine dans l’usurpation d'identité du compte d’un personnel habilité survenue à la fin de l'année 2025, ayant permis un accès frauduleux au service de gestion des comptes des élèves, annexe à EduConnect », explique le ministère. Les données concernées sont les suivantes : prénom, nom, identifiant EduConnect, établissement et classe, adresse email, ainsi que les codes d'activation au moment de l'incident. L'Education nationale explique qu'une faille de sécurité dans ce service, identifiée en décembre 2025 et corrigée par les services du ministère, a été exploitée peu avant sa résolution. « Les comptes EduConnect déjà activés par les élèves et leurs responsables au moment de l'attaque ne sont pas compromis et peuvent continuer à être utilisés en toute sécurité. Pour les comptes qui n'avaient pas été activés au moment de l'attaque, et dont certains ont pu être compromis via l'utilisation du code d'activation, le ministère a procédé à une réinitialisation complète des codes d’accès. L'ensemble des comptes non encore distribués et activés a par ailleurs été bloqué ».
- Une mémoire résistante à 700 degrés. Dans une étude publiée le 26 mars 2026 dans la revue Science, des chercheurs de la School of Engineering de l'USB Viterbi présentent un nouveau type de dispositif de mémoire électronique qui a continué à fonctionner de manière fiable à 700 °C, une température supérieure à celle de la lave en fusion. Ce dispositif est un memristor, un composant à l'échelle nanométrique capable à la fois de stocker des informations et d'effectuer des opérations de calcul. Il faut l'imaginer comme un minuscule sandwich : deux couches d'électrodes à l'extérieur avec une fine couche de céramique au milieu. Jian Zhao, principal auteur de l'article, a fabriqué ce memristor spécial en utilisant du tungstène, le métal ayant le point de fusion le plus élevé de tous les éléments, comme couche supérieure, de la céramique d'oxyde d'hafnium au milieu et du graphène à la base. Le graphène est une feuille de carbone d'une épaisseur d'un seul atome, du même élément que le diamant, et, à l'instar des matériaux qui l'entourent, il peut supporter une chaleur intense sans se dégrader. Le résultat : un dispositif capable de conserver des données pendant plus de 50 heures à 700 degrés sans avoir besoin d'être refroidi, qui a résisté à plus d'un milliard de cycles de commutation à cette température, et qui fonctionnait avec seulement 1,5 volt à une vitesse de traitement de l'ordre de quelques dizaines de nanosecondes.