- IPv8, une alternative à l'IPv6 soumise à l'IETF. Un ingénieur britannique, James Thain, a soumis en avril 2026 à l'IETF un prémice d’IPv8, un protocole réseau conçu comme alternative directe à l'IPv6. Plutôt que d'abandonner IPv4, IPv8 l'étend : il adopte un espace d'adressage sur 64 bits, totalement rétrocompatible avec IPv4, dont il constitue un sur-ensemble naturel. Chaque système autonome (ASN) se voit attribuer un pool complet de plus de 4 milliards d'adresses hôtes, ce qui résout structurellement la pénurie d'adresses tout en limitant la table de routage BGP mondiale à une seule entrée par ASN. IPv8 intègre également une approche Zero Trust native, s'appuyant sur des jetons JWT via OAuth2 pour authentifier chaque équipement du réseau. Un serveur de zone unifié centralise DHCP, DNS, NTP et la télémétrie. Ce draft, déjà révisé en version 02, n'engage pas officiellement l'IETF et reste pour l'heure une proposition individuelle sans feuille de route de standardisation. 

- SoftBank prêt à investir dans un datacenter IA en France. Le fondateur de SoftBank, Masayoshi Son, serait en discussions avancées avec le président Emmanuel Macron pour l'implantation d’un vaste centre de données dédié à l'intelligence artificielle en France. C'est lors d'une rencontre à Tokyo, fin mars 2026, que le dirigeant français a directement proposé au Japonais d'investir dans des infrastructures IA sur le sol hexagonale - une démarche inhabituelle venant d'un chef d'État qui a particulièrement intrigué l'entrepreneur japonais. Le montant évoqué en interne atteindrait jusqu'à 100 milliards de dollars, bien que ce chiffre reste incertain et pourrait être revu à la baisse selon les priorités du groupe. L'annonce officielle pourrait intervenir lors du sommet « Choose France » prévu le 19 mai prochain. SoftBank est déjà engagé à hauteur de plus de 60 milliards de dollars dans OpenAI, dont il détient 13% du capital, et cofinance l'initiative Stargate aux États-Unis. Si l'investissement se concrétise, la France consoliderait son positionnement comme un hub européen pour l'IA, notamment grâce à son électricité nucléaire et hydraulique décarbonée. 

- Equinix, Nokia et Arteria sécurisent le réseau avec du quantique.  Les trois fournisseurs ont présenté un POC de réseau Quantum Safe entre les datacenters Equinix de Pantin et de Bordeaux. Mené sur le réseau optique d'Arteria, filiale de RTE, ce pilote vise à anticiper la menace de l'informatique quantique - le redouté « Quantum Day » attendu vers 2030 - et à sécuriser les flux de données critiques à l'heure où les attaques assistées par IA se multiplient. Les résultats laissent filer un débit de 100 Gbps maintenu sur près de 1 800 kilomètres, sans impact sur la bande passante ni la latence, tout en répondant aux standards européens de sécurité. La solution repose sur un chiffrement symétrique combinée à des mécanismes de protection physique, offrant une défense en profondeur complémentaire aux approches applicatives classiques. Ce POC cible en priorité les secteurs stratégiques : finance, énergie, santé et défense.