- Microsoft lance ses propres modèles MAI. Le fournisseur américain a présenté trois LLM entièrement développés en interne : un système de transcription vocale (MAI-Transcribe-1), un moteur de synthèse vocale (MAI-Voice-1) et un générateur d'images (MAI-Image-2). Habituellement, ces modèles avaient été développés avec des partenaires comme OpenAI. Là, les LLM ont été élaborés par l'équipe "superintelligence" de l'éditeur, emmenée par Mustafa Suleyman à la tête de la division IA créée en mars 2024. Ce dernier avait dans sa feuille de route le développement de modèles de raisonnement afin de rattraper son retard et sa dépendance à d'autres fournisseurs IA comme Anthropic, OpenAI ou encore Deepseek. Et il semble sur la bonne voie : d'après ses tests de performance, MAI-Transcribe-1 surpasse par exemple Whisper-large-v3 d'OpenAI dans 25 langues testées, Gemini 3.1 Flash de Google dans 22 d'entre elles, ainsi que Scribe v2 d'ElevenLabs et GPT-Transcribe d'OpenAI dans 15 langues chacun.
- Intel investirait davantage dans SambaNova. Selon Reuters, le fondeur de Santa Clara envisage d’investir 15 M$ supplémentaires dans le spécialiste des accélérateurs IA après une opération de 35 M$ en février dernier. Si cette opération est approuvée, Intel disposera de 9 % du capital de SambaNova. En novembre dernier, Bloomberg avait évoqué la volonté d’Intel de racheter SambaNova. Fondée en 2017, cette dernière est spécialisée dans le traitement IA et propose plusieurs éléments : une puce dont la dernière génération se nomme SN40L basée sur des RDU (reconfigurable dataflow unit) et fabriquée par TSMC en 5 nm, une armoire dédiée baptisée Sambarack pouvant embarquer 16 puces SN40L et une plateforme cloud prenant en charge divers modèles d’inférence, dont DeepSeek, Llama et Qwen. A noter que SambaNova est présidé par Lip-Bu Tan, aussi directeur général d’Intel.
- Outlook en panne dans l'espace. Dans le cadre de la dernière mission Artemis 2 préfigurant un retour de l'Homme sur la lune, l'informatique a fait des siennes. En tout cas celle venant de Microsoft : dans un live stream en direct de la navette Orion, on entend un des astronautes a ainsi déclaré : « J'ai deux versions de Microsoft Outlook, et aucune des deux ne fonctionne. » Les défaillances logicielles dans l'espace ne sont pas un phénomène inédit. Le premier commandant de la Station spatiale internationale (ISS), Bill Shepherd, s'était plaint des défaillances répétées qu'il rencontrait en essayant d'utiliser une application appelée « Crew Squawk », qui servait à consigner les commentaires et les plaintes, rappelle notre confrère The Register.