- Nokia prépare un autre plan social en France. Selon Le Monde, l'équipementier a annoncé en interne le lancement d'un projet de rupture conventionnelle collective (RCC) visant à supprimer des postes en France sur la base du volontariat. Le finlandais, encore présent sur les sites de Lannion (Côtes-d'Armor), Massy et Nozay (Essonne), a convoqué les syndicats à une réunion extraordinaire du comité social et économique central fixée au 24 juin, afin de détailler ce plan. Selon deux sources syndicales citées par Le Monde, environ 200 emplois seraient menacés sur un effectif total d'environ 2 000 salariés en France. Nokia n'a pas précisé ni le nombre exact de postes concernés, ni les sites touchés.
- DeepSeek et CXMT échappent (pour l'instant) à la liste noire américaine. L'administration Trump a suspendu l'ajout de la start-up IA et du fabricant de puces mémoire et de plus de 100 autres entreprises chinoises à l'Entity List du département du Commerce américain. Pourtant, un comité interministériel avait approuvé leur inscription l'an dernier, les jugeant à risque pour la sécurité nationale. Washington cherche ainsi à éviter une nouvelle escalade dans ses relations avec Pékin. Cette inaction est sans précédent : aucune mise à jour de la liste n'a eu lieu depuis octobre 2025, soit l'intervalle le plus long depuis plus d'une décennie, selon le Center for Strategic and International Studies. Au total, au moins 75 entités chinoises actives dans les semi-conducteurs avancés, les équipements de fabrication de puces et la modélisation IA auraient été validées pour inscription, mais restent en suspens. CXMT avait déjà été désignée comme une entreprise proche des militaires chinois par le Pentagone.
- Marvell Teralynx T100 : une puce 102,4 Tbit/s taillée pour l'IA. Gravée en 3 nm, cette puce de commutation monolithique a été spécifiquement conçue pour les data centers IA et cloud. Elle se distingue de ses concurrents par une consommation inférieure à 1000 W en utilisation typique, soit jusqu'à 25% de moins que les solutions comparables. Cette efficacité énergétique répond directement au défi posé par des baies GPU atteignant désormais 120 kW. La T100 prend en charge un radix de 512 ports, ce qui permet de réduire le nombre de lignes réseau dans les clusters IA de grande envergure. Il est compatible avec les protocoles Ethernet Scale-Up Networking (ESUN) et les spécifications de l'Ultra Ethernet Consortium (UEC), et peut être déployé en configurations BGA, cuivre co-packagé (CPC) ou optique co-packagée (CPO). L'échantillonnage client a débuté au second trimestre 2026.