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DoubleClick dans le rôle de Big Brother
Dans son édition du 16 février, le quotidien Libération, relate les déboires de la régie publicitaire DoubleClick avec la justice américaine. Sur plainte de l'Epic (Electronic privacy information center), groupe américain de défense des consommateurs, la justice enquête sur les pratiques de cette régie en ligne. Depuis le rachat d'Abacus, elle met à profit les bases de données nominatives de cette société d'étude du comportement des consommateurs pour vérifier l'identité des internautes qui naviguent sur les sites dont elle a en charge la régie. A partir d'un cookie déposé sur l'ordinateur de l'internaute lors de la visite d'un site elle suit ses déplacements sur tous ceux qu'elle gère. Le filet se resserre jusqu'à ce que l'internaute complète lui-même sa fiche de comportement en donnant ses coordonnées sur un site qu'il trouve plus intéressant que les autres. Le cookie est alors directement associé à une identité.
En réaction à ces accusations, DoubleClick annonce la mise en place d'un système qui permet à l'internaute de se désinscrire. Le choix de la démarche volontaire est-elle la plus juste ?PS : Libération, comme le Monde Informatique, utilise à ce jour les services de cette régie.