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Administration : OpenMaster évalue les niveaux de service
Avec la version 6.0 d'OpenMaster, Evidian oriente sa plate-forme d'administration de systèmes vers une solution de suivi des niveaux de service. La filiale de Bull http://www.weblmi.com/daily/2000/0628/okbulllog.htm , qui revendique une soixantaine de clients, quitte ainsi le terrain de la surenchère technologique pour une offre plus orientée métier. Celle-ci est constituée de deux logiciels complémentaires, finement baptisés SLA (service level agreement, garantie de service) et SLM (service level management, suivi de la qualité de service). Il faut compter environ 30 000 euros par module pour l'administration du système d'une petite PME.
Comme ses concurrents Tivoli, Hewlett-Packard ou Computer Associates, Evidian n'abandonne cependant pas le credo du framework, la plate-forme universelle capable de suivre les performances des équipements réseaux, bases de données, applications spécifiques, etc. Mais ces outils généralistes, en vogue au milieu des années 90, se font aujourd'hui tailler des croupières par les spécialistes du suivi de la qualité de service du type Infovista, Proviso ou autres DashBoard. Le champ de supervision de ces derniers est généralement plus étroit, ils disposent de moins de "capteurs" pour remonter l'information. De plus, ils mettent l'accent sur la production de rapports des niveaux de service atteints.
Du coup, "cela fait longtemps que les éditeurs de frameworks entendaient se positionner sur ce créneau", analyse Olivier Barral, du cabinet d'expertises Yphise. Il ajoute cependant que "lors de notre dernière évaluation, il y a environ un an, cela ne se voyait pas dans les faits".
Une gestion adaptée à chaque service
Evidian espère y remédier avec cette mouture d'OpenMaster, qui considère les directions opérationnelles comme des clients du service informatique de l'entreprise. "La version 5.2 était centrée sur les aspects techniques" explique Bertrand Bouniol, chef de produit chez Evidian. "Dans la 6.0, le responsable d'exploitation peut décrire en XML, sous une forme arborescente, les services opérationnels de l'entreprise en leur associant les éléments techniques". En outre, il peut attribuer des droits et des champs d'intervention aux différents administrateurs, en fonction de leurs compétences techniques ou géographiques, par exemple.
Le suivi au quotidien est assuré par SLM, agrémenté de "packs experts". Ces outils, qui fournissent un paramétrage type pour surveiller les principaux OS, SGBD ou progiciels du marché, s'étendent désormais à des applications Internet/Intranet comme celles de BEA ou de Lotus. OpenMaster est capable de traiter de l'information remontée par divers types de protocoles (SNMP, SNA, WBEM...) ou de produits tiers, comme Patrol de BMC, mais surtout, insiste Bertrand Bouniol, le logiciel peut corréler les informations, "ne serait-ce que pour filtrer les alarmes identiques" ou déceler la source unique d'alarmes différentes.
En revanche, OpenMaster n'offre toujours pas la possibilité d'établir un modèle de fonctionnement théorique et de prédire son comportement - un manque déjà relevé par le Meta Group lors de l'évaluation de la version 5.2, disponible en téléchargement sur le site d'Evidian http://www.evidian.com/openmaster/index.htm .
Enfin, SLA fournit des rapports, au format HTML, sur la base des engagements pris par le service informatique. Une brique d'aide à la décision (utilisant une technologie Business Objects) qui a en plus le mérite, note Olivier Barral, d'Yphise, "de réconcilier l'informatique et ses utilisateurs". Mais le meilleur moyen d'aller dans cette direction, ajoute-t-il, est encore de coupler à des frameworks du type d'OpenMaster "des outils qui mesurent, côté utilisateurs, la performance de l'informatique telle que ces derniers la perçoivent ".