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SGBDR : Oracle livre 9i et revient à la facturation par processeur
La base de données Oracle 9i http://www.weblmi.com/daily/2000/1121/sgbdr.htm est disponible. Et Oracle abandonne pour ce logiciel sa facturation à la puissance processeur pour revenir au modèle classique fondé sur le nombre de processeurs. L'éditeur serait aussi sur le point de faire machine arrière pour son serveur d'application 9i AS.
C'est l'aboutissement d'un affrontement de près d'un an entre Oracle et des clients qui, en octobre, se préparaient à porter le conflit devant les tribunaux http://www.weblmi.com/daily/2000/1020/tarifs1.htm , considérant que les nouveaux tarifs grevaient lourdement leurs factures. Cette grogne expliquait aussi en partie les résultats trimestriels décevants http://www.weblmi.com/daily/2001/0306/logiciels.htm
de l'éditeur en mars.
Officiellement, Oracle explique son revirement par sa volonté d'afficher clairement l'agressivité des prix de 9i face à ceux de SQL de Microsoft et, surtout, de DB2 d'IBM. Larry Ellison, PDG d'Oracle, s'est offusqué qu'IBM ait pu soutenir que le SGBDR d'Oracle soit six fois plus cher que DB2 (20 000 $ par processeur).
Et si 9i est effectivement plus cher, c'est qu'il est livré avec plus de fonctionnalités que la base de données d'IBM. Pour Ellison, 9i est une voiture japonaise livrée avec toutes les options et DB2 un modèle de base des années 50 sans air conditionné...
En réalité, la complexité des logiciels de base de données qui s'enrichissent sans cesse de fonctionnalités complémentaires, tant en terme d'outils (Olap) que de configuration (clustering), ne permet pas de tirer des conclusions aussi abruptes.
Une certitude toutefois : Oracle vise plus les clients de DB2 que ceux de SQL. La firme de Redwood Shores veut accroître sa part du gâteau des environnements grands systèmes. Alors qu'ils étaient donnés comme moribonds il y a peu, ils absorbent à eux seuls 25% du budget total informatique des entreprises dans le monde et cette activité croit de 14% par an. Oracle s'est bien gardé d'évoquer les marges d'un marché évidemment plus lucratif que celui des environnements dits ouverts.