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Annuaire : Le référencement payant à la française
Le référencement payant sur les annuaires en ligne arrive en France (*). Nomade.fr se lance le premier et sera suivi, dès cette semaine, par Voila.fr puis - vraisemblablement en octobre - par Yahoo France. Jean-François Marti, directeur général adjoint de Nomade.fr, l'affirme " le développement d'un modèle payant est inéluctable ". Clotilde de Mersan, responsable du développement de Yahoo France, évoque plus sobrement " la professionnalisation nécessaire d'une partie de l'annuaire ". Objectif : enfin gagner de l'argent. Tandis que les moteurs de recherche montrent les limites du recensement quantitatif, les annuaires commerciaux deviennent le passage obligé des entreprises en quête de visibilité, cibles du référencement payant.
Nomade prétend équilibrer gratuit et payant
Si Nomade.fr refuse de communiquer ses résultats financiers, Jean-François Marti prévoit que les services payants " généreront de 5 à 10 % des revenus d'ici la fin de l'année, le reste provenant toujours de la publicité ". La filiale du FAI d'origine italienne Tiscali revendique 155 000 sites recensés et 2 000 demandes hebdomadaires d'enregistrement, dont 55 % en provenance des entreprises. Désormais, avec l'offre de traitement en 48 heures, celles qui mettent la main au portefeuille (99 E) sont les premières servies. Par ailleurs, des prestations de référencement sophistiquées sont mises en place. Elles permettent l'enregistrement de liens multiples, à la pertinence accrue. Destinées aux grands comptes, leurs prix sont négociés au cas par cas.
Jean-François Marti promet que " le référencement gratuit n'est absolument pas abandonné ". Les dix-sept documentalistes employés par Nomade.fr, qui se consacrent prioritairement au service payant, continueront à traiter aussi les demandes gratuites à leurs moments perdus.
Jean-François Marti assure que " Google, le moteur de recherche utilisé par Nomade, complète un annuaire de plus en plus sélectif en proposant des réponses quasi exhaustives ".
Il concède cependant que " peu d'internautes se promènent au-delà des vingt premiers liens proposés ". De plus, les moteurs de recherche tendent à hiérarchiser les réponses en fonction de la popularité des sites, elle-même liée à leur référencement dans les annuaires. La visibilité du Web amateur et associatif risque de disparaître, faute d'exister aux yeux des annuaires.
Yahoo s'attaque aux Pages jaunes
Chez Yahoo France, on avance en ménageant la chèvre et le chou. Dans un premier temps, le référencement des entreprises par le biais du service Business Express sera optionnel. Au programme, un référencement garanti sous 7 jours en lieu et place des soixante nécessaires aujourd'hui. Mais à court terme, l'indexation dans la catégorie Commerce/Economie deviendra obligatoirement payante. Clotilde de Mersan explique que le service " bénéficiera de ressources propres ". Des embauches sont donc prévues, les effectifs affectés au référencement gratuit étant maintenus.
Selon Clotilde de Mersan, " un site enregistré dans les Catégories de Yahoo - l'annuaire maison - draine jusqu'à 30 % de trafic supplémentaire ". Un gain qui sera facturé entre 220 et 340 E par le service Business Express, qui se pose donc en concurrent des Pages jaunes ou de l'annuaire Compass (lui aussi filiale de Wanadoo). Revers de la médaille : Clotilde de Mersan admet que " les petites sociétés qui ne paieront pas disparaîtront de la catégorie commerciale ". Elles n'existeront plus que dans les autres classements thématiques.
(*) Aux Etats-Unis http://www.weblmi.com/daily/2000/1123/moteurs.htm , la plupart des moteurs de recherche proposent le référencement payant depuis l'automne 2000.